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et bienvenue sur LCP, l'indice et politique avec à mes côtés ce soir Elsa Mondingava, bonsoir Elsa de LCP, bonsoir Emmanuel Duteil, Emmanuel Challange, bonsoir le rien de tout le monde pour Radio Classique et bonsoir Hugo Couturier, Hugo Auperchoir sur la chaîne Twitch LCP Assemblée Nationale en direct. pour nous faire vivre nos échanges et ce débat. Nous allons recevoir plusieurs invités au cours de cette émission spéciale consacrée à la fois à la crise étudiante mais aussi aux questions de pouvoir d'achat, je le disais tout à l'heure. Notre premier invité est Marc Fénaud. Bonsoir. Vous êtes président du groupe Modem à l'Assemblée nationale, député du Loir-et-Cher. A l'issue des rencontres qui ont eu lieu toute la journée à Matignon entre représentants de syndicats lycéens et même d'influenceurs, Sébastien Lecornu a indiqué donc son intention de réformer Parcoursup en prévision de la fin de Parcoursup l'année prochaine en 2028 et une rallonge financière de plusieurs milliards qu'on va détailler tout à l'heure pour rénover les universités mais aussi les collèges et les lycées. Est-ce que c'est ce que vous attendiez vous ? En
tout cas je crois que c'est pas tant ce que j'attendais moi, je crois que c'était ce qu'attendait ceux qui depuis plusieurs semaines... porter un certain nombre de revendications dans la rue, donc la question de la réforme et de l'évolution assez profonde de Parcoursup, la question des moyens, on y reviendra peut-être tout à l'heure, la Des horaires, on n'en a pas parlé, mais qui sont quand même des questions importantes parce qu'on voit bien qu'il y a un sujet d'organisation du temps scolaire, on va l'appeler comme ça. Et donc je pense que ça va dans le bon sens. Elsa
va dans le bon sens, mais est-ce que c'est suffisant pour mettre fin à la mobilisation ?
C'est les éternelles questions d'une mobilisation. Enfin, cette question-là, vous auriez pu me la poser sur à peu près toutes les mobilisations. Est-ce que c'est suffisant ? J'aimerais que dans ce pays, on ne mesure pas simplement la façon dont on répond à une crise uniquement par les espèces sonnantes et trébuchantes compte tenu de ce qu'est la situation du budget. Je trouve que ça serait plus responsable parce que rien n'est pire que de promettre des moyens pour constater qu'à la fin, on ne peut pas les mettre. Et donc je pense qu'il faut à la fois des moyens parfois, mais il y a besoin de réorientation de moyens. Deuxièmement, il y a besoin de regarder comment marche une politique publique. Parcoursup, ce n'est pas une question de moyens. par exemple. Et les horaires, ça n'est pas une question de moyens. Donc il y a déjà une partie des sujets qui sont traités autrement que par les moyens. Et j'entends aussi la question de la démocratie lycéenne. J'ai rencontré un certain nombre de représentants lycéens. La question de la démocratie lycéenne, c'est un espèce de dysfonctionnement général, mais qui n'est pas qu'un dysfonctionnement lycéen. Les gens disent des choses, ils disent ça, ça ne fonctionne pas dans mon lycée, et ça tape dans un tambour vide. Sur Parcoursup,
justement,
ces réformes puis remplacements, est-ce
que
vous, au Modem, vous êtes alignés ? avec cette décision. Oui, François Bayrou, d'ailleurs, lui-même avait dit qu'il y avait quelque chose qui dysfonctionnait. Reconnaissons que ça remplaçait aussi un système qui lui-même dysfonctionnait. C'est comme si on partait d'un endroit où c'était merveilleux. Il n'y avait aucune raison de le changer si ça avait été merveilleux. La vérité, c'est que le mode de sélection était très injuste, que des gens qui avaient des très bonnes notes n'étaient pas sélectionnés. Moi, j'ai connu même la période, et je crois qu'ils l'ont connue aussi pour ceux qui étaient à cette période, avant Parcoursup, où les parents siégeaient, si je peux dire, la nuit. pour être les premiers dans la file parce qu'on était inscrit, premier arrivé, premier servi. Bon, de là où on venait, Parcoursup était plutôt une amélioration. Mais il y a des difficultés qui sont réelles. C'est un, l'appropriation de l'outil, très tardive. Deux, la nécessité de cocher plein d'options pour essayer d'être quelque part. Trois, une espèce de boîte noire dans laquelle on rentre et dont on ne sait pas comment on en sort. Donc il y a tout ça qu'il faut faire évoluer.
Mais là, on parle carrément de remplacer l'outil. Est-ce que pour vous, il aurait fallu réformer ? Ça aurait suffi dans votre contribution au débat ? Est-ce que vous étiez pour un problème ? J'essaie de ne
pas jouer sur la terminologie. Remplacer l'outil, c'est le réformer. Enfin, pardon, ça veut dire quoi ? Il y aura un outil de sélection, parce qu'il faut quand même dire le mot, des jeunes lycéens qui veulent aller à la fac. Alors cette question de la sélection... Il y en aura un de toute façon. Ou alors on explique qu'il y a un million de places, que chacun va dans toutes les filières et qu'il n'y a pas de sélection. C
'est ce que certains proposent. Il y aura un débat à l'Assemblée nationale mercredi.
Proposer ça, c'est proposer d'envoyer les gens dans le mur. Parce qu'à la fin, je vais vous dire comment se fait la sélection. J'ai été à la fac, moi, de science. À la fin, c'est un système darwinien. C'est les plus faibles qui décrochent les premiers. Au bout de trois semaines, vous en avez déjà perdu 10%. Au bout de trois mois, vous en avez... Alors, si c'est ça qu'on souhaite, c'est-à-dire qu'on fait les hypocrites, on laisse les gens s'inscrire... Et après, on dit que le système darwinien se mettra en place et les plus faibles disparaîtront. Ce n'est pas ma vision de l'éducation nationale.
Le gouvernement annonce un débat, ici, à l'Assemblée, mercredi après-midi, sur cette question. Est-ce que c'est une bonne méthode, d'après vous
-ce que ça vous a surpris ? Ça m'a plutôt surpris. Pour tout vous dire, je n'avais pas ça dans mon scope et dans mon agenda. Je pense qu'on a des débats budgétaires qui sont des débats aussi importants. Parce que la question du budget est complète. Donc ce n'est pas forcément la peine d'en rajouter dans l'agenda ? Je ne dis pas que ce n'est pas la peine d'en rajouter. En même temps, on est dans ce Parlement parfois à multiplier la demande de débats. Pour une fois, c'est le gouvernement qui le fait de sa propre initiative. Mais ça vous a surpris quand même. C'est intéressant quand même. Vous vous demandez un petit peu d'où ça vient cette histoire. Oui, mais ça m'a surpris. Après, je me remets des surprises, vous savez, à mon âge. En doute. Il y en a beaucoup. À mon âge, j'en ai vu des plus grosses que celles-là. surprise mais Si ça permet, ce que j'ai essayé de faire devant vous, de poser tranquillement, pacifiquement, si je peux dire, la question de c'est quoi Parcoursup ? Qu'est-ce qui a marché ? Qu'est-ce qui n'a pas marché ? Qu'est-ce que ça a remplacé ? Par quoi ça pourrait être remplacé ? Sans tomber dans la démagogie, c'est open bar et chacun va où il veut. Et en fait, il suffit d'ouvrir des places, comme si c'était quelque chose de cette nature-là qu'il faut... Mais je ne suis pas très étonné de ce qu'il propose, d'ailleurs. Ce qu'il propose, c'est de dire la question, c'est pas de l'avoir... Le marché, en fait, c'est la question, c'est de faire ce qu'on veut. C'est pour ça que le gouvernement
a derrière la tête ? On apprend qu'il ne consulte pas forcément ses partenaires avant d'annoncer un débat ici à l'Assemblée.
Je ne suis pas un enfant. Je n'ai pas besoin que le gouvernement me consulte pour décider d'un cinquantirien. Je serai chez le Premier ministre dans une demi-heure. Nous sommes des êtres adultes qui peuvent prendre des initiatives sans nous. Et même nous, on peut même prendre des initiatives sans nous. Qu'est-ce que vous allez prendre comme initiative autour de ce débat ? Quelles initiatives vous allez prendre ? En général, je disais là, on va débattre et on va essayer de dire ce qu'on a. Nous, d'analyse... Est-ce que la
stratégie du Premier ministre, c'est de dire vous êtes bien marrant tous à proposer la suppression ? Maintenant, on va voir ce que chacun propose. Mais c'est pour ça que c'est intéressant. Il faut voir quel poste on met en place.
C'est qu'est-ce que vous proposez ? C'est qu'est-ce que vous remplacez par Parcoursup ? Est-ce que vous pensez qu'il faut ouvrir les vannes partout et laisser les gens, comme je le disais, comme je le racontais, enfin je raconte la vie vraiment des gens, ce que je raconte, c'est la vérité. C'est pas mal que chacun se confronte à ses propres responsabilités, parce qu'on est quand même dans une grande période d'irresponsabilité individuelle. Mais vous, qu'est-ce que vous allez mettre sur la table
au MoDem, puisque Parcoursup va être réformé ? Moi, il me semble
qu'on a d'abord une question d'appropriation de l'outil, parce que l'outil arrive assez tard dans le cursus, et donc les jeunes le découvrent plutôt en terminale qu'avant. Est-ce qu'on n'a pas intérêt ? Deux, qu'on donne un peu les règles de Parcoursup. Sur quoi on est choisi ? Parce que parfois on nous dit, moi j'ai mes propres enfants l'ont fait, je vois bien comment... Mais peut-être dès la première, dès la seconde, ça veut dire ? Oui. Deux, trois, ça pose la question de l'orientation. qu'on a l'impression que le parcours sup est un espèce d'épée de Damoclase, un espèce d'élément définitif, y compris d'un parcours supérieur. Il faut déstresser ce moment-là. Trois, il y a la question, je crois, d'anominimiser ou pas, et dans quel cadre on anonymise. Vous êtes favorable à dire qu'on
enlève le lycée d'origine, on enlève peut-être même le nom ? Pourquoi pas,
mais ça pose une vraie question derrière, c'est l'harmonisation des notes. Parce qu'on sait très bien qu'il n'y a pas une harmonisation des notes. Donc il faut aller au bout et tirer la pelote. Vous allez tout remettre sur la table.
lycéens et les étudiants sont arrivés plutôt mécontents aujourd'hui à Matignon parce que le gouvernement avait convoqué avant eux des influenceurs. appellent la possibilisation. Mais je voudrais revenir avec vous sur la méthode par rapport à cette colère lycéenne. Le gouvernement a donné le privilège des annonces. à des influenceurs ? Est-ce que là, vous reconnaissez un problème ?
C'est ce que je lis. Je serais étonné qu'ils n'aient pas... C'est sûr, parce qu'elles ont parlé. Pour déjà fait l'exercice, il ne faut pas confondre les sujets qu'on évoque du style « on pourrait réformer Parcoursup et le remplacer », qui n'est pas une annonce, mais qui est un dialogue. Sinon, on ne dit rien. On dit « je prends note ». Moi, je ne crois pas que ça soit en soi gênant. Par ailleurs, on est à la fois les uns et les autres à être très... Sans être trop vieux jeu, mais on est à la fois très réticents vis-à-vis des réseaux sociaux, des influenceurs, mais la vérité oblige à dire. les jeunes regardent plus les influenceurs que d'autres choses.
Ce n'est pas une question comme ça, c'est aussi quand on a des partenaires sociaux, les syndicats lycéens sont des partenaires reconnus, élus, représentatifs, et on les contourne un peu là. Non, non, je
ne crois pas, ils ont été reçus, ils ont été reçus par le président de la République. Il n'y a pas de contournement ? Franchement, je ne vois pas d'entourloupe.
Matignon reçoit des influenceurs et dans le même temps, depuis Marseille, le président de la République lance une charge contre les réseaux sociaux en disant qu'ils abîment notre démocratie. Vous comprenez le message de l'exécutif
? comprend que le message, il est complexe. En même temps ? Non, non, c'est pas en même temps. Celui qui dit qu'il faut interdire les réseaux sociaux ou interdire les influenceurs, il dit quelque chose qui n'est aujourd'hui pas la réalité de ce que vivent les jeunes et même parfois les moins jeunes. Il n'est pas impossible d'ailleurs que dans la crise des scènes, il n'y a pas un petit phénomène autour du retrait des portables à l'intérieur des établissements. Donc il ne faut pas croire que tout ça n'a pas d'influence sur les sociétés. Donc on peut à la fois dénoncer, mettre en garde contre les influenceurs et vivre dans le monde dans lequel on vit. C'est comme si on disait, il ne faut pas dire l'intelligence artificielle, elle existe. Donc les influenceurs, ils existent et ils existent partout dans le monde. Les seuls pays où ils n'ont pas... le droit d'exister, ce n'est pas franchement des démocraties. Donc, notre langage, il doit être double, c'est attention aux influenceurs, mais on ne peut pas faire complètement sans. Et pour les
prochaines manifestations, le gouvernement envisage d'interdire l'accès à certains réseaux sociaux. Vous soutenez cette mesure
Moi, je trouve que quand vous avez des réseaux sociaux ou des outils qui sont utilisés pour dire, venez là, il y a un magasin qui s'ouvre, si je peux dire, à coup de pied dans la porte, et vous pouvez vous servir, et on se donne rendez-vous, il y a quand même un sujet. Donc il y a les bons et les mauvais réseaux sociaux. Non, c'est pas les bons et les mauvais réseaux sociaux, c'est l'utilisation que vous en faites. C'est comme toute révolution technologique. Toute révolution technologique, elle apporte son lot de risques et son lot de chances. Bon, à nous de faire en sorte que ça soit plutôt des chances que du risque. Voilà.
Sur le budget, c'est un peu pareil. Il y a les bonnes et les mauvaises lignes. Là, vous disiez tout à l'heure, on ne va pas regarder ce plan uniquement en regardant les dépenses. Malgré tout, il y en a et elles étaient loin d'être prévues au moment de la présentation du budget. Il y a un milliard, par exemple, pour les universités. Il y a 4 milliards sous forme de prêts pour aider notamment les lycées. Il y a l'abandon d'une partie de la suppression des postes de professeurs qui étaient prévus. Bref, tout ça se calcule en milliards d'euros. Est-ce que déjà pour vous, c'est le bon étiage
Tout ça, ce que je ne calcule pas tout à fait en milliards d'euros, si je peux me permettre de vous contredire. 4 milliards, c'est des prêts. Le milliard, c'est sur plusieurs exercices. Moi, je connais un peu les marchés publics. Vous lancez un milliard, le temps que les marchés publics soient sortis, ça va s'étaler sur 2, 3, 4 ans. Donc, ce n'est pas tout à fait le même exercice budgétaire. Et concernant les profs, c'est assez marginal dans le budget. Donc, je ne dis pas que c'est un... Il y
a des
créations de places pour... Je ne dis pas que c'est zéro coût. Non, vous avez raison. Mais je ne crois pas que ce soit déterminant. Et je rappelle qu'il y a un certain nombre de gens qui disent qu'il faut 10 milliards sans être incapable de les chiffrer. Moi, je pense qu'il vaut mieux dire qu'on a des places. Parce qu'en gros, pourquoi il y a un milliard ? C'est qu'on va créer un certain nombre de milliers de places à la fac. 15 000 en l'occurrence. ça coûte tant la place et donc je mets les moyens qui correspondent à ce qu'est la réalité du coup d'une place. Pour moi ça me paraît pas incohérent parce que vous pouvez pas non plus dire je crée des places et je mets pas les moyens en face
mais c'est pluriannuel. Est-ce que du coup il faut faire des économies à côté ou il faut accepter d'abandonner l'objectif d'un déficit fixé à 5% ? Pour le
coup moi j'ai dit à tous mes parlementaires pour ce qui est des amendements du groupe des démocrates et je suis heureux qu'ils aient pu s'y tenir c'est si vous faites des dépenses supplémentaires faut me trouver des économies ailleurs. Et là ce sera le cas aussi. Non, mais moi, je ne suis pas le gouvernement. Moi, j'alerterai... Mais là, c'est la ligne que vous défendrez aussi dans ce cas-là. Parce que c'est une ligne, y compris pour les jeunes. Parce que si on va dans le mur de... Vous
dites vous-même que vous soutenez ce plan. Donc, par définition, vous soutenez la dépense. Donc, où est-ce qu'on trouve le côté ? Je
trouve
que
ça répond à ce que demandent les lycéens. Je demande à avoir un peu plus de détails. On va aller à Matignon tout à l'heure, on va avoir un peu plus de détails, on verra comment ça s'échelonne dans le temps. Y compris ce que je vous dis du milliard pour les universités, parce que c'est pas un milliard en année 2027. Non, c'est étalé sur
plusieurs exercices. Donc 200 millions, c'est pas pareil, donc il ne faut
pas chercher un milliard d'économies, il ne faut pas chercher que 200. Mais c'est parce que c'est la logique des choses, il n'y a pas d'entourloupe. Pour faire une rénovation d'une université, vous avez des procédures, vous avez des marchés. Ce que vous avez
dit très clairement, c'est que si c'est de l'argent supplémentaire, ce ne sera pas de l'argent en En plus, il faudra le trouver ailleurs. Moi, je pense, je persiste
à dire que la responsabilité, y compris vis-à-vis des jeunes, c'est de ne pas leur laisser une dette qui va les asphyxier. Donc, si on ne fait pas attention à ça... Donc, il faudra trouver
des économies ailleurs. Pareil, des dépenses vont peut-être arriver, là, ce sera plutôt à la charge des entreprises, mais l'idée que le SMIC pourrait être augmenté... plus vite que ce qui aurait dû être le cas. Vous soutenez ? Non, je pense qu'il faut regarder la question
de la compétitivité. Et nous sommes dans une situation financière et économique qui est une situation fragile. Donc on
n'avance pas, selon vous ? Je
pense qu'il ne faut pas faire ça à l'aveugle et sans avoir engagé un dialogue. Surtout qu'on fait faire quand même un effort aux entreprises au travers des allégements de charges, comme vous le savez. Donc il ne faut peut-être pas tout cumuler dans une phase où on a une croissance qui est quand même assez faible. Alors comment on répond
du coup aux demandes ?
Moi je pense que les mesures qu'on a eues, je pense qu'il y a deux éléments. C'est un, qu'est-ce qu'on peut faire ? de détente sur le prix du carburant. C'est ce qu'a fait le président de la République pour essayer de libérer des barils. Ça va durer trois mois on peut espérer que dans trois mois, on va finir par sortir de cette situation UBS qui a été créée par le président Trump. On peut
imaginer que ça peut être pire au lendemain. Oui, très bien.
On peut essayer de faire par séquence. On essaie de faire ça. Deuxième élément, il y a des aides ciblées. Je pense que c'est plutôt bien de le faire comme ça. Parce que sinon, on va là aussi... Je dis juste un mot sur la question des lycées. Je rappelle pour la question des lycées et du prêt, c'est la compétence des régions. Et c'est la compétence des régions, pas depuis 15 jours. C'est la compétence des régions depuis les années 80, c'est les lois de fait. Qu'est-ce que vous voulez dire ? Et donc, qu'on vienne nous raconter maintenant qu'il y a du retard d'investissement, ça fait 40 ans que les régions ont la responsabilité. Il y a certaines régions qui ont fait le travail. D'autres, manifestement, qui ne l'ont pas fait. Même chose pour les départements et les collèges, donc.
Oui. Il faut compter qu'une partie des dépenses, si on veut être honnête, qui ont été annoncées ce soir, la Caisse des dépôles, ils avaient déjà prévues, parce qu'un plan était déjà lancé en partie pour rénover, notamment plutôt les écoles primaires. Oui, c'était un
plan école primaire bloc communal, c'est-à-dire commune et intercommunalité. Donc, que chacun prenne ses responsabilités dans cette affaire. Je suis fasciné que dans cette crise, on ait dit que l'État n'a pas investi dans les collèges et lycées. C'est la compétence exclusive des départements et des régions depuis 40 ans. Donc, c'est les départements et les régions qui n'ont pas fait leur travail. Non, mais je n'ai pas dit qu'il ne faut pas faire son boulot, je dis que chacun regarde devant sa porte. Hugo. Oui, monsieur le
ministre, il y a plusieurs questions pour vous. Une, une. Enfin, sur le même thème, sur Parcoursup, il y a des questions autour de Parcoursup. 75 vous demande, est-ce que ça doit être la fin de la réforme Blanquer, ces options modulaires et les emplois du temps à rallonge associés ? Sur le même thème, il y a pourquoi pas revenir à comme c'était avant Parcoursup.
Il y a deux choses. La réforme Blanquer, c'est plutôt... Déjà la réforme Blanquer. Il ne faut pas revenir avant Parcoursup, parce qu'avant Parcoursup, c'était très injuste. Oui, on l'a déjà dit. Mais on n'est pas obligé de faire moins bien, on peut faire mieux. Mais revenons à la réforme Blanquer. Avant Parcoursup, c'était moins bien que Parcoursup. Parcoursup marche bien, on peut essayer de faire plus. Et la réforme Blanquer, il faut essayer de regarder. C'est vrai que ça a sans doute un peu déstructuré. Je vois bien les orientations qui avaient été proposées par Jean-Michel Blanquer. On peut aussi s'être trompé, essayer d'amodier ou d'améliorer un texte, ou d'améliorer un dispositif. Donc, regardons ce qui ne fonctionne pas. Peut-être qu'il y a beaucoup d'affaires... Est-ce que ça a fonctionné, la réforme Blanquer, pour vous ? Apparemment, ça pose des questions, en tout cas principales et principielles, qui sont des questions d'organisation de l'emploi du temps. Donc, est-ce qu'il ne faut pas revir aux bonnes
vieilles filières d'autrefois ?
Qui ne sont pas si
autrefois,
d'ailleurs. Je me méfie toujours d'un pays qui passe son temps à dire que c'était mieux avant. Non, personne ne dit ça. Non, mais si, vous dites aux bonnes vieilles filières d'autrefois. Oui, parce que vous savez, littéraire, scientifique, économie. Oui, et lesquelles bonnes vieilles filières ? On disait quand on ne fait pas une filière scientifique, j'en sais quelque chose. Oui, mais... On vous ferme les portages. Les options ne changent rien là-dessus. Non, mais c'est pour ça qu'il faut sans doute... Mais la réforme Blanquer, elle a coûté cher, quand même. Oui, elle a coûté cher, non. Ça veut dire quoi, coûté cher ? Financièrement, vous voulez dire ? Non, elle n'a pas coûté cher financièrement. Elle coûte cher aujourd'hui, en tout cas. Socialement, j'entends. C'est un autre sujet. Je vous relance. Socialement, elle coûte cher. Manifestement, elle pose des problèmes d'organisation pratique, en particulier pour les élèves. Deuxièmement, elle pose des questions aussi d'organisation autour d'eux. Comment dirais-je ? L'organisation de la classe. Comme il y a beaucoup d'options, c'est souvent des élèves qui sont dispatchés. Tout les journées à rallonge. Non, mais il n'y a pas que les journées à rallonge. Parce que moi, je n'ai pas quand même souvenir que je commençais à 10h et je finissais à 15h j'étais lycéen. Donc les journées étaient déjà... En tout cas, moi, elles me paraissaient longues. Pour être très honnête. C'est peut-être parce que je n'étais pas un élève très... Assidus. Mais ce n'est pas le seul sujet. C'est journée à rallonge, plus trois heures de trou, plus... Voilà, c'est plutôt ça qui va pas... Plus à quoi ça sert de faire des options, si au fond, comment elles sont valorisées dans Parcoursup. Ça, c'est un sujet. Et donc, on a besoin de travailler. Et deux, je pense qu'il y a un sujet. Une classe, c'était un collectif qui se constituait pour neuf mois. Et les options ont un peu dispatché les classes. Et donc, on a un sujet de collectif, y compris d'ailleurs le rôle du prof principal. Parce que le prof principal, il avait normalement toujours la même... les mêmes effectifs qui travaillaient toujours ensemble. Et là, ce n'est plus tout à fait le cas. Donc il y a une question à se poser. Mais que dans ce pays, on se pose des questions d'évaluation quand un truc ne marche pas bien ou ne marche pas comme on avait voulu... D'accord, c'est bien de se poser des
questions, Marc Fénaud, mais il y a des élèves qui en ont subi les conséquences. Oui, très
bien.
C'est ça, la conséquence. Il y a aussi
des élèves...
Les réformes d'éducation nationale,
il y a eu
des milliers et à chaque fois, chaque génération paye. Il y a des élèves
qui ont subi les conséquences depuis des dizaines et des dizaines d'années du système éducatif. Oui, parce que c'est une réforme tous les ans. Et 8 ministres de l'éducation nationale ces dernières années. La réforme Blanquer, ce n'est pas une réforme d'il y a un an ou il y a deux ans. C'est un peu plus lointain que ça. Et qu'on essaie d'améliorer les dispositifs. Je ne suis pas sûr que le système des années 30 ou des années 20 ou des années, je parle de 1900, ou des années 60 étaient formidables, égalitaires, et que ceux qui ne faisaient pas la classe littéraire, autre chose qu'une classe scientifique, n'étaient pas exclues du système aussi. Vous dites qu
'il y a des mesures qui ne coûtent rien. Pour toutes celles qui coûtent, elles seront donc ajoutées dans le budget. Est-ce que vous dites aux oppositions, ce budget, il faudra le voter
j'essaie de dire aux oppositions, si vous étiez juste, je ne suis pas quelqu'un qui donne des leçons, mais si chacun essaie de se mettre autour de la table et d'être un peu responsable, quand vous regardez le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, on a dérapé de plus de 20 milliards, avec un déficit qui était déjà de 12, autant que je me souvienne, donc on a 30 milliards de déficit et... Là, on n'était qu'en recette. Et
elle n'a pas été adoptée. Non,
mais c'est la même chose. Si on pouvait déjà ne pas faire comme si on était irresponsable collectivement, on est à une dérive sur le PLFSS de 60 milliards. Le PLF, on va arriver dans les mêmes exercices. Je donne de leçons à personne, mais si on veut faire des priorités, on ne met pas de l'argent partout de façon aveugle. Je repose la question
d'Elsa. Est-ce que vous dites aux oppositions, puisque vous tenez tant à ces mesures pour l'éducation, il faut voter
le budget ? Oui, mais ça c'est le rôle du gouvernement. Oui, ça serait le plus logique. Je n'ai pas d'espoir fourni sur le fait. D'ailleurs, vous voyez bien, le PLFSS, ce n'est plus du tout l'immersion du gouvernement ni la nôtre. Ils finissent à la fin par ne pas la voter parce qu'il n'y a pas de contre-proposition. collective, majoritaire.
A l'inverse, s'il y a des discussions sur l'éducation nationale qui font plus ou moins consensus, est-ce que vous dites au gouvernement, il faut aller peut-être plus loin dans le compromis, il faut accepter de céder aussi sur d'autres sujets ?
Oui, mais il n'y a pas de difficulté à ce qu'on puisse essayer d'aller plus loin, mais ça pose la question de l'équation budgétaire néanmoins.
On vous fait réagir à ce qu'a dit Emmanuel Macron, il a dit que ce n'était pas normal que le pays soit dans cet état d'ébullition à six mois des élections, mais est-ce qu'il n'est pas un peu responsable aussi ?
Oui, mais je trouve que cette propension qu'on a, c'est pas la première fois d'ailleurs à la fin d'un quinquennat ou d'un septennat, à chercher des boucs émissaires, ce pays se cherche en permanent que des boucs émissaires. – C'est qui le bouc émissaire en l'occurrence ? – Le président de la République est un bouc… – Mais oui, mais il dit en même temps qu'il ne comprend pas. – Attendez. Nous sommes tous aussi, alors il y a ceux qui ont gouverné et ceux qui n'ont pas gouverné, moi je ne me suis jamais défaussé, mais cette facilité qu'on a quand on a gouverné, c'est comme si je n'avais pas gouverné, mais ceux qui sont dans l'opposition, ils ont aussi une responsabilité.
Reprenons la phrase, c'est pas normal qu'à 6 mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition. Oui,
pourquoi ? Je vois bien ce qu'il veut dire, il veut dire que généralement l'élection présidentielle est le moment où on tranche les questions. et que personne ne peut crédiblement, sans majorité à l'Assemblée nationale et sans esprit de responsabilité, croire qu'on va résoudre en 5 mois ce qu'on n'a pas réussi à faire depuis 4 ans, faute de majorité singulièrement depuis 2024. Non pas pour reporter le problème, mais qu'on se dise c'est l'élection présidentielle qui tranchera quand même, maintenant c'est l'élection présidentielle. Ceux qui disent on va tout changer en 6 mois, ça s'appelle ça. Oui, alors donc je ne comprends pas
ce que vous dites. Qu'est-ce que vous voulez dire ? Qu'Emmanuel Macron, quand il dit ça, qu'il ne comprend pas qu'à 6 mois de l'élection présidentielle, le pays soit en ébullition ? Il
veut dire, alors je recommence... veut dire que la logique généralement institutionnelle... Oui, c'est que quand on en change de président,
on a l'impression que tout va changer.
Oui, mais peut-être que les Français n'y croient plus. Ah, c'est ça que je voulais vous faire dire. Non, mais peut-être, si vous voulez me faire dire ça... Non, pas vous faire
dire, mais qu'on aille plus loin. Je prends acte, mais... Non, mais qu'on aille plus loin. Vous me direz la prochaine fois ce que vous vouliez que je dise,
mais... Non, qu'on aille plus loin. Non, je me présente. Il
dit qu'il ne comprend pas, ça veut dire qu'il ne comprend pas non plus l'État... Non, non, ce n'est pas qu'il ne comprend pas. Non, mais je vois bien
ce que... Non, mais... Ne faisons pas du mot à mot. Ce qui est un peu curieux pour la première fois, c'est vrai, mais ce n'est pas un reproche fait aux Français non plus, d'ailleurs. C'est que normalement, l'élection présidentielle tranche. Or, là, elle ne tranche pas. Éclive. Avant. Vous voyez ce que je veux dire. Or, l'élection présidentielle est le moment catharsique, comme on dit, où on met des choses sur la table. Alors, ça va se terminer comment ? Je n'étais
pas d'accord du tout. Comment ça peut se terminer
Je pense que, d'abord, il faut essayer de répondre à la crise sociale. On n'est pas à l'abri d'autres crises qui sont des crises extérieures. Donc le rôle du gouvernement jusqu'au bout et du président de la République, d'ailleurs, il l'a dit lui-même, c'est de gouverner jusqu'au bout. Deux, c'est de se dire, y compris dans les séquences qu'on a évoquées sur les séquences d'éducation nationale, c'est de se dire qu'est-ce qu'on peut faire là, qu'est-ce qui va être l'objet d'un débat présidentiel et qu'est-ce qui sera fait après ? Parce que six mois, franchement, c'est quand même très court. Pour faire quelque chose ? Pour essayer de... Ceux qui réclament le changement profond de 10, 15, 20 années en six mois, ils sont très forts, mais il faut qu'ils me montrent comment ils le font.
Merci Marc Fénaud d'être venu sur le plateau de l'Indice et Politique.
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