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Mardi 27 octobre, à l'Assemblée nationale, la séance de questions au gouvernement a dérapé quelques minutes seulement après l'hommage aux victimes de l'attentat de Trappes. Selon France Info, le Premier ministre Sébastien Lecornu a qualifié d'écœurant ce qui venait de se passer dans l'hémicycle. Une séquence électrique à six mois de l'élection présidentielle qui en dit long sur la tension politique du moment. Tout commence par une minute de silence pour les victimes de l'attentat raciste de Trappes dans les Yvelines, qui a fait un mort et cinq blessés selon l'AFP. Puis Sébastien Chenu, le nouveau président du groupe Rassemblement National, prend la parole. Il rend hommage aux victimes, puis dénonce ce qu'il appelle de minable récupération politicarde, et les liens faits entre les discours de son parti et les motivations présumées du tireur. Sous les huées, une partie des députés socialistes et écologistes quitte l'hémicycle en signe de protestation. C'est alors que Sébastien Lecornu répond, et il ne mâche pas ses mots. Le chef du gouvernement dénonce un spectacle dans lequel toussant la campagne présidentielle et le recèle politicien. S'adressant aux bancs clairsemés de la gauche, il leur reproche, en croyant combattre le racisme, de faire précisément le jeu de l'extrême droite du Rassemblement national. Il les invite au contraire à rester dans l'hémicycle, à mener le débat, à défendre l'unité et les valeurs de la République et à faire corps et faire bloc sans rien lâcher. Le Premier ministre dénonce aussi une ambiance particulièrement nauséabonde dans ses questions au gouvernement, une ambiance qui ne laisse présager rien de bon pour les semaines et les mois qui viennent. Il rappelle le réflexe d'unité républicaine qui prévalait après les attentats du passé. Quel que soit le gouvernement en place, et ce délai de décence et de dignité pendant lequel on pleurait les victimes et on respectait le deuil des familles, sans pour autant empêcher le débat démocratique. En toile de fond, une polémique sur les tracts retrouvés dans la voiture du suspect. D'après le parquet antiterroriste cité par plusieurs médias, aucun tract de parti politique n'y a été retrouvé, quelques heures après un article du Monde évoquant des tracts du Rassemblement national, un article corrigé dans l'après-midi. C'est précisément ce point qui a mis le feu au débat, chaque camp accusant l'autre de récupération politique. Au-delà de la passe d'armes, cette séquence pose une question de fond. Comment débattre dans l'hémicycle d'un attentat raciste sans que le deuil des victimes soit immédiatement happé par la campagne présidentielle ? L'attentat de Trappes se poursuit et les réactions politiques continueront dans les prochains jours. On vous tiendra informé de la suite, ici, sur Délule Ventoularès.
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