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Mardi 27 octobre, à l'Assemblée nationale, le gouvernement a dû répondre aux députés sur l'attentat de Trappes. Une séance de questions au gouvernement sous très haute tension où le Premier ministre Sébastien Lecornu et la ministre Aurore Berger ont pris la parole l'un après l'autre. Rappelons les faits, selon France Info et l'AFP. Vendredi, un attentat raciste a frappé Trappes et la verrière dans les Yvelines. Un jeune homme de 26 ans, Pengo Bossio Wangui, espoir des arts martiaux mixtes, a été tué. Plusieurs personnes ont été blessées, dont une fillette de 12 ans. La présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet, a indiqué que pas moins de 128 balles avaient été retrouvées sur les lieux. Le parquet national antiterroriste mène l'enquête pour assassinat et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste. C'est dans ce contexte que la séance de questions au gouvernement s'est ouverte mardi après-midi. Premier à interpeller le gouvernement, le député du Rassemblement national Sébastien Chenu a dénoncé ce qu'il appelle un concours de fausses informations et une récupération politique. Sa question a provoqué le départ de plusieurs députés de gauche qui ont quitté l'hémicycle pendant son intervention. Face à lui, Sébastien Lecornu a répondu avec fermeté. Le Premier ministre a dénoncé des discours qui, selon ses mots, finissent par armer ceux qui passent à l'acte. Il a appelé à lutter de la manière la plus claire contre toute forme de violence, de racisme, d'antisémitisme et de discrimination. Il a aussi regretté qu'il n'y ait plus, selon lui, ce délai de décence et de dignité qui existait après les attentats du passé, quel qu'en soit le mobile. Le chef du gouvernement a qualifié l'ambiance de cette séance de particulièrement nauséabonde. Il a dénoncé une forme d'indignité et un spectacle qui sent, selon lui, la campagne présidentielle et l'instrumentalisation politique. Et il a conclu par un appel au sursaut, en demandant à chacun d'être debout pour la République. Après lui, la ministre déléguée Aurore Berger a pris la parole face aux questions de la France insoumise, portée par la députée Nadej Abomangoli. Selon France Info, elle a vivement repoussé les accusations de l'opposition et refusé toute exploitation de ce drame. Elle a réaffirmé les principes d'une République universaliste qui refuse de hiérarchiser les victimes et de faire des différences entre elles. Au-delà des échanges parfois très vifs, le gouvernement a donc réaffirmé une ligne claire. D'après l'AFP, l'attaque est formellement qualifiée d'attentat terroriste raciste, une qualification également retenue par le président de la République. L'enquête antiterroriste, elle, se poursuit pour établir l'ensemble des faits. Reste une question au cœur de cette séance tendue. Après un tel drame, la classe politique sera-t-elle retrouvée le chemin de l'unité et du dialogue que la présidente de l'Assemblée appelait de ses voeux ? Dites-nous ce que vous en pensez en commentaire.
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