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Merci Madame la Présidente. Permettez-moi tout d'abord au nom du groupe UDR et de notre président Ciotti de présenter nos sincères condoléances à la famille et aux proches de Monsieur Pengo Bossio Wangui. Monsieur le ministre de l'Intérieur, 3 000 commerces pillés, 1 milliard d'euros de dégâts, des vies de travail réduites en cendres en une nuit. 1 milliard d'euros, c'est déjà la facture de 2023. Qu'avez-vous fait depuis ? Rien. Qui sont ces casseurs ? L'ultra-gauche et ces relais de la France insoumise. Des pillards dont les députés insoumis prennent des nouvelles dans les commissariats pendant que les commerçants balaient les débris et que nos policiers et gendarmes pensent leur plaie. Le peuple, ce n'est pas celui qui casse, ça c'est la racaille. Le peuple, ce n'est pas celui qui agresse, linge d'honnêtes travailleurs, c'est les pompiers, les urgentistes caillassés qui viennent sauver des vies. Le peuple, collègue insoumis, c'est celui qui ouvre sa boutique à 7h du matin. Et à ce peuple-là, le préfet de police a écrit « Ne comptez pas sur l'Etat, assurez votre sécurité vous-même ». Mais pourquoi payons-nous des impôts si l'Etat renonce à sa mission première ? Vous offrez aux commerçants un report, un report de charges et un prêt. Un report, c'est une dette qui reste. Un prêt, c'est une dette de plus. Les commerçants sont à l'agonie et vous allez les achever. les casseurs, pendant ce temps-là, après 10 ans de mandat, 13 mois dans un tiroir, votre loi anti-casseurs arrive enfin au Sénat aujourd'hui. Avec un plafond de 10 000 euros par casseur. 10 000 euros face à 1 milliard de dégâts. Notre président Eric Ciotti propose de faire payer les casseurs et leurs parents jusqu'au dernier euro. Sur leur salaire s'ils en ont un, sur leurs allocations, sur leur logement social. Alors, monsieur le ministre, allez-vous, non pas reporter, non pas... mais effacer les charges des commerçants pillés et promettre aux Français qu'un tel cauchemar ne se reproduira plus. La parole est à monsieur Serge Papin, ministre en charge des PME du commerce de l'artisanat.
Madame la Présidente. Mesdames, Messieurs les députés, Madame la députée, ce que je voudrais vous dire, moi je suis allé à Limoges. Je suis allé à Marseille, je suis allé à Paris. Tous les commerçants que j'ai vus, je peux vous dire, aucun ne sera laissé de côté. C'est une parole de commerçant. Alors qu'est-ce qu'ils m'ont dit, ces commerçants, et qu'est-ce que je leur ai dit ? Ils m'ont dit que d'abord, la journée du 24, ils étaient rassurés par ce qui s'était passé. Je le dis aussi au passage, parce que aussi les manifestations à venir éviteront aussi désormais la trajectoire des centres-villes. Deuxièmement, je leur ai dit en matière d'aide. Voilà ce qu'on leur propose tout de suite. D'abord un premier paquet d'aide qui est l'activité à temps partiel, qui est le report des charges patronales, des charges sociales, qui est le report aussi des échéances à la demande de la Banque de France et de la médiatrice du crédit. Aide à la trésorerie, tout de suite, la banque de la BPI propose un prêt à taux zéro pour refaire les stocks et repartir en chiffre d'affaires. Ça c'est tout de suite et c'est concret, c'est disponible maintenant. Un fonds de soutien de l'Etat qui est en train d'être discuté et dont on pourra communiquer les paramètres dans quelques heures. Un fonds aussi disponible par les régions qui se sont engagées. Je pense à Marseille où la région est aux côtés aussi des commerçants. Les assurances. qui anticipe en mettant en place des accomptes, en différant aussi la possibilité de mettre du temps pour remplir les dossiers. Donc de 5 jours, on passe à 30 jours. Et puis aussi un accompagnement pour tout ça, parce qu'ils ont besoin d'être accompagnés, les commerçants. Et il y a donc les conseillers qui sont à leur disposition, les conseillers départementaux. Voilà toute cette aide et ils ont salué la réactivité. Voilà ce que je vais vous dire, madame la députée.
Monsieur le ministre, les Français et les commerçants n'ont pas à payer la facture de votre incapacité à faire régner l'ordre. Ce que veulent les Français, c'est très simple. Marine Le Pen l'a rappelé à Orléans ce week-end.
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