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Des milliers de lycéens et d'étudiants se mobilisent. Nous vous avions déjà d'ailleurs interpellé sur le sujet, c'était le 6 octobre dernier. Leur inquiétude mérite des réponses. Leur colère mérite d'être entendue. Les violences, les pillages et les dégradations de ce week-end sont cependant inacceptables. Les casseurs ne doivent pas confisquer la parole d'une jeunesse qui s'inquiète légitimement pour son avenir. Les questions posées par sa jeunesse sont essentielles. Pourra-t-elle choisir son orientation, obtenir un diplôme qui ouvre des perspectives, trouver sa place dans notre société ? Depuis 2017, nous avons agi. Dédoublement des classes, revalorisation des enseignants, réforme du lycée professionnel, développement de l'apprentissage. Nous avons engagé des transformations majeures. Mais nous savons aussi qu'il reste beaucoup à faire. Trop de professeurs nous remplacés. Trop d'orientation subie, trop de pression liée au contrôle continu et trop de conditions de travail indignes. Notre groupe porte avec Gabriel Attal un pacte pour la jeunesse fondé sur l'exigence. son sens à nos diplômes. Davantage d'épreuves terminales, des formations supérieures plus courtes, plus proches des métiers qui recrutent, la garantie d'un emploi, d'une alternance ou d'une poursuite d'études pour chaque lycéen. Une école exigeante, une orientation choisie et mieux accompagnée, des qualifications reconnues des droits et des devoirs, arrêter d'offrir à notre jeunesse des espoirs qui n'existent pas. Nous demandons des actes, reconsidérer les suppressions de postes prévues au budget 2027, améliorer les remplacements et alléger la pression du contrôle continu. Et face à ceux qui réclament la suppression de parcours sub, rappelons une évidence. Supprimer une plateforme ne crée ni place dans les formations, ni débouchés professionnels. La jeunesse française mérite mieux qu'une bataille de slogans. Elle mérite une bataille pour son avenir. Monsieur le Premier ministre, quelles décisions concrètes votre gouvernement prendra-t-il dès le budget 2027 pour répondre à cette ambition ? Je vous remercie. Merci beaucoup, madame la députée. La parole est à Édouard Jeffrey, ministre de l'Éducation nationale.
la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée, je ne tais. Vous avez raison, notre jeunesse mérite mieux que des batailles de slogans. Alors, première chose peut-être, regardons objectivement l'effet. Entre 2017 et 2027, si on prend juste le PLF tel qui vous a été proposé, tel qui sera évidemment amendé, le budget de l'éducation nationale a augmenté 32% avec 900 000 élèves de moins. On ne peut pas tout à fait oublier ça. A la rentrée prochaine, dans le premier degré, nous aurons pour la première fois, et là encore à PLF pour l'instant un changé, un nombre d'élèves par classe inférieur à celui de la moyenne de l'ECDE. Je crois que c'est un objectif qui était régulièrement invoqué sur tous les bancs depuis de nombreuses années. Dans le second degré, je me permets de signaler que nous avons une stabilité, une légère progression du taux d'encadrement des élèves. moins importante que le premier degré, il est vrai. Et par ailleurs, il y a une chose que tout le monde ignore, c'est que la dépense publique pour le lycéen français, la dépense publique moyenne, est supérieure de 28% à celle de l'OCDE. Non, mais c'est important de rappeler les choses telles qu'elles sont. Alors, dans ce contexte, oui, évidemment, il faut répondre aux revendications des lycéens. Si, si, c'est vrai. On a commencé d'abord à le faire avec le remplacement. Excusez-moi, ça vous dérange si je termine et puis on se reparle après. On se donne rendez-vous. Pour le remplacement, nous avons d'ores et déjà attaqué le sujet. Comme vous le saviez, nous avons 114 lycées rouges il y a 15 jours. Nous n'en avons quasiment plus pour la rentrée des vacances de la Toussaint. Mais il y a évidemment d'autres enjeux sur le nombre d'élèves par classe au lycée, sur l'organisation scolaire, sur le bâti, sur parcours super en réalité, sur la procédure globale d'orientation et de poursuite d'études. Sur tous ces sujets-là, nous avons notre plateforme qui ferme vendredi 23 à minuit. Nous allons traiter l'intégralité de ce que nous n'aurons pas eu le temps de traiter d'ici là pendant le week-end. Et en début de semaine prochaine, comme le Premier ministre l'a dit, nous annoncerons des décisions qui seront claires, qui seront fermes et qui seront mesurables en termes d'engagement et qui se traduiront par les amendements du gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances 2027.
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