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Gacker, bonjour.
Bonjour.
Merci d'être avec nous au micro d'Acteur Public TV. Nous sommes ici à la 36e Convention des intercommunalités de France à Dunkerque. Vous êtes sénatrice du Pas-de-Calais, spécialiste des questions de logement au Sénat, vice-présidente de la Commission des affaires économiques, co-rapporteur du projet de loi Relance et d'encentralisation du logement. Précisément, le projet de loi Logement donne de nouvelles responsabilités aux intercommunalités. Que vont-elles changer concrètement ?
j'ai une conviction simple et profonde, c'est que les réponses à la crise du logement que nous rencontrons ne vont pas se résoudre par une politique uniforme décidée à Paris, mais les réponses se trouvent dans les territoires. Et c'est cette conviction qui a guidé nos travaux dans le cadre du projet de loi logement qui a été voté au Sénat en juillet et qui vise... D'abord et surtout à renforcer le statut d'AOH, d'autorité organisatrice de l'habitat, qui permettent de nouvelles prérogatives pour les intercos. Je vais dire de façon très simple, l'idée, c'est quoi ? C'est que les intercos intervenaient déjà beaucoup dans le logement, sur le secteur du logement. Là, l'idée, c'est surtout de leur donner le pouvoir de décider, de décider également du financement et de ne pas forcément seulement le gérer, mais d'être capable de dire voilà, moi, dans mon territoire, la priorité des priorités, c'est d'abord la rénovation de logement plus que la construction et donc d'être capable de le décider, ce qui n'était pas forcément le cas aujourd'hui.
Est-ce qu'elles auront justement, vous parlez de moyens financiers, est-ce qu'elles auront les moyens d'assumer ces nouvelles responsabilités ? au moment où l'Etat leur demande un nouvel effort budgétaire ?
Alors bien sûr que c'est la condition sine qua non, c'est-à-dire qu'on peut avoir toutes les ambitions qu'on veut pour le logement et pour les intercos si on ne donne pas les moyens aux collectivités territoriales d'agir, ça ne fonctionne pas. Et c'est tout le travail qu'on va engager dans le prochain projet de loi de finances en donnant la capacité pour tous ces acteurs, également les acteurs du logement, les acteurs du logement social par exemple, de disposer des moyens alors même qu'on se rend compte que nous sommes vraiment dans des injonctions complètement contradictoires. Pourquoi ? Parce qu'on a tendance à demander plus aux collectivités territoriales, aux intercos, également pour le logement, mais tout en leur demandant d'investir davantage d'efforts dans ce qui nous importe tous aujourd'hui, le redressement bien sûr des finances publiques.
Merci Amel Gacker d'être passée par le micro d'Acteur Public TV ici à Dunkerque. Merci.
Merci à vous. Merci.
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