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Est-ce qu'on
condamnait les yeux crevés ? Parce que là c'est le cas pour une manifestante amulose. Si on condamne la police, il faut que le ministère de l'Intérieur y démissionne.
Il est manifesté demain, c'est ça ? Il y avait un parcours qui était déjà prévu et on vous l'interdit.
Oui c'est ça, en fait on a déposé une manifestation de l'Assemblée Générale Interfac Île-de-France au départ de la Pitié-Salpêtrière et où l'objectif c'était en fait de faire la jonction avec les travailleurs et les travailleuses, de passer par Gare d'Austerlitz, Gare de Lyon pour discuter avec les travailleurs et les travailleuses et faire la jonction. La préfecture nous a annoncé qu'en fait ils interdisaient le parcours de cette manifestation. la manifestation de l'Assemblée Générale Interfa qui est appelée par l'Assemblée Générale d'étudiants et étudiantes mobilisées. Pourquoi ? Parce qu'en fait, ils veulent, même si c'est symbolique, le parcours de la manifestation. Le gouvernement veut empêcher cette jonction-là entre la jeunesse et les travailleurs et les travailleuses. Quelque chose d'extrêmement grave quand même, c'est que le gouvernement, là, il est en train de s'attaquer quand même au droit de manifester.
Le gouvernement veut éviter qu'il y ait des incidents aussi demain, quoi. C'est peut-être pour ça.
Le gouvernement essaye surtout d'imposer la répression, de parler d'état d'urgence, les hélicoptères, le couvre-feu. Là, c'est interdire maintenant les manifestations. C'est la nouveauté de la journée, parce que son objectif, c'est d'éteindre la mobilisation. Et il pense qu'il peut y arriver par le biais de la répression. Mais nous, on le dit, le gouvernement, en fait, il n'arrivera pas par le biais de la répression à éteindre la mobilisation. Et il faut aujourd'hui qu'il réponde à nos revendications. On a entendu les
commerçants qui étaient là, les commerçants qui disent « nous, on a peur ». En pleine guerre, des Allemands et des Français qui vont jouer un match de foot disent « voilà, on arrête une journée de se faire la guerre, on va jouer un match de foot ». Alors, c'est un peu fort comme image.
Sauf que justement, en fait, il n'y a pas de guerre entre les commerçants et les manifestants. C'est le gouvernement qui essaye en fait de diviser. Nous, on dit quelque Le gouvernement est responsable quand même de ce qui se passe. On sait que c'est la galère aussi en fin de mois, que c'est la galère sur le prix de l'essence, sur le carburant. Et on invite les commerçants et les commerçantes à ne pas se faire avoir par Macron, à ne pas lui faire confiance. Parce que là, s'il parle des commerçants, c'est pour salir les manifestations et c'est divisé. Les commerçants et les commerçantes, il faut qu'on fasse bloc ensemble. Parce qu'on vit aujourd'hui les mêmes conséquences de la part du gouvernement. Et que le 5 novembre, il faut que ça soit les rideaux fermés, les mairies, les
commerçants. Que
c'est le gouvernement qui est responsable aujourd'hui. de ce qui est en train de se passer. Parce que là, on parle de condamnés sur la question des mobiliers urbains, mais est-ce que vous condamnez les yeux crevés ? Parce que là, c'est le cas pour une manifestante à Mulhouse. Est-ce que vous condamnez une main qui a été arrachée
? Tout le monde condamne les yeux crevés. Si on condamne la police,
il faut que le ministère de l'Intérieur démissionne. Voilà, donc j'insiste, les commerçants, les commerçantes, et l'ensemble du monde du travail, le 5 noms. Mais justement, il faut qu'ils comprennent que non, il ne faut pas faire confiance à Macron et qu'aujourd'hui, eux aussi, c'est la galère en fin de mois. C'est le principe de la grève. Il faut comprendre qu'en fait, la plus grosse grève et la plus forte, c'est surtout celle des travailleurs et des travailleuses. Et c'est justement, c'est ça qui est intéressant sur le 5 novembre, c'est que les travailleurs appellent à la grève. Et oui, faire grève, ça veut dire baisser les rideaux, ça veut dire perdre une journée d'alerte, mais ça veut dire surtout une occasion de vraiment construire un rapport de force face au gouvernement. Donc le 5 novembre, il faut que ça soit rideau fermé pour les mairies et il faut bloquer l'économie ensemble. Sophie Binet appelle à la grève pour le 5 novembre. Et justement, il faut que ça soit le moment de faire cette fameuse jonction qui fait peur. Rendez-vous Assemblée Générale Interfac qui a lieu demain à 18h à la Bourse du Travail de République. Et ce rendez-vous, on attend tout le monde évidemment.
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