Chargement...
Chargement...
Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Merci d'être avec nous dans quelques instants. On va poursuivre notre échange avec Jean-Louis Borloo et sans doute avez-vous assisté justement à son échange avec Michel-Edouard Leclerc. Très constructif, beaucoup beaucoup de retours à l'instant, ça fait du bien. Monsieur Borloo, ça fait du bien d'abord par rapport à ce que nous vivons en France et par rapport aux tragédies les plus terribles, les plus désastreuses. On va prendre la direction de l'Espagne sous le choc et en deuil face à une catastrophe. majeur, effroyable, épouvantable. C'est l'une d'ailleurs des plus grandes catastrophes ferroviaires en Europe des 30 dernières années. Au moins 68 morts, des dizaines de blessés après la collision entre deux trains. Accident tragiquement spectaculaire entre Madrid et l'Andalousie. Sur place, notre reporter Chloé Géricloé. On insiste évidemment sur l'émotion abyssale, sur le deuil, sur les questions également qui sont en train de se poser. Mais pour l'instant, on va se concentrer ce soir sur ce qui s'est passé. du silence et les recherches qui se poursuivent.
tout à fait. Les opérations sont toujours en cours ici ce soir sur les lieux de l'accident et désormais elles se... Elle se concentre uniquement sur la recherche d'éventuelles autres personnes décédées. Vous voyez à l'image ces deux grues qui ont été déployées ici depuis plusieurs heures et qui ont pour objectif de dégager les deux wagons les plus endommagés du train Irio. Le train Irio étant celui qui a été percuté de plein fouet alors qu'il était à l'arrêt. Et on s'attend du côté des secouristes, du côté des autorités à ce que le bilan du nombre. de mort évolue encore ces prochaines heures avec le déploiement de ces grues qui va peut-être permettre de dégager des corps de nouvelles personnes. En ce qui concerne maintenant les personnes blessées, il n'y en a plus aucune ici présente sur le site de l'accident à Hurda. Un certain nombre avait été redirigé aujourd'hui vers le gymnase de la commune. Là aussi, elles ont été évacuées, dispatchées vers différents hôpitaux à la fois des... des environs, mais aussi du pays. Et puis il y a les familles, les proches, notamment de ceux qui sont encore portés disparus, qui eux sont invités à se rendre dans des centres déployés par la guardia civile espagnole, notamment pour procéder à des identifications. Il y a des prélèvements ADN, notamment, qui sont effectués auprès de ces proches pour pouvoir identifier si les membres de leur famille font partie des victimes. Voilà pour le temps des recherches qui va se produire. poursuivre encore ici toute la nuit avec ces deux grues que vous voyez. Et puis, vous l'évoquiez, il y a aussi le temps du recueillement avec plusieurs personnalités politiques de haut rang qui se sont rendues ici aujourd'hui, notamment Pedro Sanchez, le chef du gouvernement, mais aussi le président de la région ou encore le ministre des Transports. Trois jours de deuil national vont être observés ici en Espagne. Il y a quelques minutes, à 20h, une minute de silence a été observée. dans toutes les mairies du pays.
Merci Chloé Giraud avec Théo Touché. Vous évoquez évidemment cette émotion abyssale, ces trois jours de deuil, ces questions également qui se posent alors que le pays a connu en l'espace d'un an, imaginez-vous en l'espace d'un an, de chocs terribles, de catastrophes ferroviaires sur cette même ligne. Donc beaucoup de questions. Et Jean-Louis Borloo, j'entendais tout à l'heure déjà dans le débat politique espagnol des attaques fusées, bien sûr qu'il y a des questions légitimes. L'unité dans des moments très graves, je ne fais pas de comparaison, mais en France, nous venons de vivre un attentat raciste, comment on maintient encore l'unité, quand tout de suite, le moment du deuil et de l'émotion volent en éclats, pour parfois des récupérations politiques, dans un contexte électoral, d'ailleurs l'Espagne est bientôt en élection, et nous également.
Pour tout vous dire, je pense que c'est inutile, ridicule et grotesque. Et voilà, ça ne rose personne. C'est une double tragédie, parce qu'en 10 mois, ça fait quand même 120 personnes, ou 130, je ne sais pas exactement. C'est incompréhensible. C'est-à-dire des trains que tout le monde utilise tous les jours. Bon, les polémiques, je ne sais pas. Je pense que ça ne rose jamais ceux qui les lancent. Je veux dire, il y a un temps pour le respect, il y a un temps pour le deuil, il y a un temps... Vous savez, tout le monde se reconstruit ou pas au moment des naissances ou au moment des décès. Une civilisation qui ne sait pas se réconcilier autour d'une naissance ou d'un décès, elle est un peu perdue.
Alors on est mal en point quand on a vu le spectacle à l'Assemblée nationale où le Premier ministre a fini par... Par rappeler tout le monde à la décence et à la dignité. D'ailleurs, il a renvoyé dos à dos chacun en disant que les morts se valent. Et il faut ce moment d'unité. Que dans notre pays, on n'arrive pas. Que ce soit après un attentat islamiste, et on en a connu. Que ce soit après des attaques antisémites, on en a connu. Que ce soit après un attentat raciste, et on en connaît. Comment vous expliquez une telle division ? Comment vous expliquez que le poison s'instille à ce point dans les veines de la France ?
'abord, il y a eu l'unité nationale après les attentats, je rappelle, de l'islamiste, du Bataclan, etc. Donc ce n'est pas congénital à la France. Je pense qu'en ce moment, ce pays n'a plus d'avenir dans sa tête, il n'a plus de rêve. Alors que tu sois jeune, vieux, grand, petit, comptez à l'arrêt. tu détestes tout le monde, et c'est de la faute de l'autre. Mais c'est vrai de toutes les tribus. Depuis que l'homme est homme, une tribu qui n'a plus d'avenir, plus d'expansion, plus de rêve, d'abord, elle élimine les plus fragiles de la tribu, ceux qui ressemblent le moins aux chefs, ça s'appelle une forme de ségrégation ou de racisme, et puis elle meurt, elle se noie dans le fleuve. Eh bien, on est un peu là. Moi, mon sentiment principal, c'est que si on avait... une vraie perspective, une vraie campagne présidentielle dans laquelle on n'est non pas des programmes, un diagnostic, la raison, nos forces. Comment on se réorganise ? Et quels sont nos 5 ou 6 grands buts à atteindre ? Je vous garantis que ce pays, il se remet en mouvement, il retrouve sa puissance et sa joie d'vivre. Il refait le pape Léon, il refait la coupe du monde. Non, je veux dire, il est capable de tout ça. Ce pays, mais en ce moment, il est complètement angoissé parce qu'il a le sentiment que c'est une campagne qui ne va pas servir. Peut-être que je me trompe, madame, mais mon sentiment, c'est que, bon, en gros, Tu vas voter pour un extrême ou l'autre. De toute façon, tu auras les deux à l'arrivée.
Comment ça les deux ?
Ou Marine
Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon. Oui, mais tu auras les deux à l'arrivée parce
que tu auras une majorité et une opposition. Et ce sont deux extrêmes qui s'affronteront après. Et moi, je ne porte pas de jugement de valeur. Je ne donne aucune leçon. Tout le monde a parfaitement le droit de candidat. Simplement. Il n'y a pas une troisième hypothèse structurée. Je ne parle pas de casting. Je ne parle pas ni de primaire, ni de pas primaire. Mais laisse-moi la place, passe-moi le sel. Ce n'est pas ça. Une organisation, moi je vous jure, je discute avec des maires, des patrons de clubs, des syndicats, encore ce matin, je ne donnerai pas le nom, aux petits des, un très grand syndicaliste français. Mais je veux dire, les patrons de bois, des grandes, des petites, des moyennes. Tous
partagent le diagnostic d'une grande inquiétude, d'une grande enquête. Non,
et puis ça, il faut absolument réorganiser ce pays. Quand Michel Édouard dit, il faut ramener le... Oui d'accord, mais si tu ne réorganises pas et que tu continues à fuir... des fuites entre 80 et 140 milliards, c'est à peu près le chiffre, par ta totale désorganisation, tu ne vas pas faire le bruit à côté du net.
On aime ce pays.
Et pour beaucoup, quand
on vient d'autres pays, on l'aime évidemment tout autant que ceux qui sont là depuis longtemps. Mais cette impression, peut-être reste la réalité, mais je prends des précautions, que ça ne fonctionne pas comme ça devrait être, que rien ne fonctionne ? L'éducation, l'hôpital,
pourquoi ? Toutes
ces choses aussi importantes dans une société.
Oui, madame, parce qu'on a le modèle français d'organisation publique. hérité de la monarchie, avec Robespierre qui te dit pas une tête qui dépasse, codifié par Napoléon, avec le temps, il est plus pertinent. On t'a fait croire qu'on était un pays centralisé. Un pays centralisé, il a une justice qui fonctionne, il a une police qui fonctionne, il a des prisons qui fonctionnent. Mais c'est pas vrai, c'est une blague. Regardez l'histoire de l'éducation. Vous avez, il y a trois semaines, PISA... Donc, l'académie mondiale te dit qu'on s'effondre, et les jeunes, ils disent, ben oui, on s'effondre, ben oui, on s'effondre, mais il nous manque 10% des cours, vous avez vu l'emploi du tout, enfin, je veux dire, tout ça ne fonctionne pas. Moi, je vous dis ça, pourquoi ça ne fonctionne pas ? Parce que, comme dans toute boîte en faillite, une boîte en faillite, c'est parce que vous n'avez pas les bonnes ressources humaines. Pas la diversité des ressources humaines et pas le bon process. – Et peut-être
pas les bons patrons ou ceux qui s'estiment patrons, en tous les cas ceux qui veulent présider à la boîte ou à la France. On apprend à l'instant, vous venez de dire primaire ou pas primaire, on apprend à l'instant, c'est aux 20h,
le
TFA que Gabriel Attal dit qu'il faut une primaire. – Oui,
très bien, mais ça c'est leur histoire. – C'est de la petite cuisine, c'est pas… – Non mais j'ai aucun mépris pour ça, attendez, je ne suis pas fabriqué comme ça. Je vous dis, madame, que notre désorganisation ne vient pas du fait… qu'on est un peuple de crétins ni de voyous. Donc, on a un truc qui ne marche pas. Moi, j'ai ouvert le capot de la bagnole plusieurs fois. Il y a dix ans, il y a cinq ans, j'ai écrit l'alarme.
L
'alarme. Pardon, mais l'alarme, ce n'était pas un gros mot. C'était un diagnostic. Ça a continué, ça s'est aggravé. Et comme toute boîte en faillite, ça s'accélère. Parce que vous savez, au début, la faillite, elle ne se voit pas. Comme l'air du navire, vous savez, vous avez des moins bons résultats là, mais enfin, on vous fait confiance, le banquier fait confiance, le client, là, d'habitude, il vient quand même dans votre resto, enfin bon. Puis tout d'un coup, vous vendez les bijoux de famille. Vous vendez le camion qui va bien pour mettre du fuel dans le camion qui ne marche pas, qui est toujours au garage. Puis à un moment donné, vous êtes à l'os. Et là, vous avez une accélération. Nous sommes à l'accélération de ça. Donc on est face à un moment d'une crise. Mais il ne faut pas gâcher une crise. C'est génial qu'il y ait cette crise. Au sens où on peut ouvrir les yeux. On a quelques facilités. On vit dans un pic et le jardin de Dieu. Un climat tempéré, de la mer, des océans, des montagnes, des forêts. On va reprendre la
phrase de Sylvain Tesson. Ils ont tous l'impression de vivre alors que... Mais
quand tu vis dans le jardin de Dieu, tu n'as pas besoin de faire des... Excuse-moi, tu ne t'adaptes pas. Tu n'as pas besoin de t'adapter. — Bon. Donc on s'adapte pas. Donc notre truc, il commence à partir en couilles. C'est ça, ce qui s'est passé depuis un certain temps. Alors l'État, oui, mais t'as 18 autorités administratives indépendantes. L'État, oui, mais t'as 1 200 organismes publics qui viennent. T'as le CRMA, le truc. Le système est complètement dingue. — Oui,
mais on nous a dit... On a élu des gens qui ont pensé... Enfin que certains affirmaient qu'ils étaient plus intelligents. Que la moyenne, si je puis dire. D'ailleurs, on nous a dit, laissez-nous faire.
Oui, oui, mais je suis d'accord. Mais ça, c'est la fin d'un système. On ne va pas dans 300, dans combien ? Dans 150 dodos, 200 dodos. La question, c'est demain. On va arrêter de parler du passé. Voilà, je vous dis. que quand une tribu n'a plus qu'un seul regard, on n'aurait que des profs de sciences, là, on n'a que des inspecteurs des finances, des conseillers de la Cour des comptes, eh bien, la tribu meurt. Donc, si vous ne ramenez pas au pouvoir des maires dans des villes complètes, regardez ces maires qui ont été élus dans des conditions incroyables, dans des villes incroyables, à 70% au premier tour. Regardez ces champions de sport, de club, des patrons de boîtes, des mecs de la tech. Redonnez
le pouvoir aux maires. – Aux acteurs, aux acteurs, aux acteurs principaux. – Quelle que soit leur conviction politique, quelle que soit… – Vous parlez à tout le monde, vous leur parlez à tous.
– Mais attendez, regardez le maire de Montpellier, il est génial, regardez Carole Delga, elle est formidable, mais Hervé Morin aussi, Xavier… Mais il faut bien comprendre, ce qui est agaçant dans cette affaire, c'est qu'au fond, en vrai, je vous donne ma parole d'honneur, sur tous mes enfants, et j'en ai un paquet, tous mes enfants.
– Tu les préserves, oui.
– Eh bien, écoutez-moi bien. Que ça soit des syndicalistes, des chefs d'entreprise, des maires, des éducateurs de rue, tout le monde est d'accord sur le diagnostic. Il n'y a qu'un truc, il y a un système qui est totalement fermé. Il
est bien verrouillé. Mais
comment le déverrouiller ? C'est les Français qui vont le décider. Il n'y a qu'un acteur, c'est le peuple français dans l'histoire. Il faut leur faire une proposition. Une vraie proposition. Alors moi, j'ai appelé ça les mécanos parce que les gens qui ferment leur gueule et qui écoutent. Et le mécano, il s'est réparé. À l'oreille, il peut vous dire la bielle qui ne va pas bien dans la voiture. Donc c'est des gens qui sont très attentifs aux autres parce que tout est collectif. La personne qui pense qu'elle va, elle, régler un problème, ça n'existe pas. Et ça,
ça pourra donner un choix, un vrai choix pour le destin de la France.
Pas ce qui nous est présenté. Moi, je ne pense que pas. Oui, c'est ce que je pense profondément. Mais quand je discute avec les uns et les autres, presque tout le monde est d'accord. Mais Michel-Edouard, ce n'est pas une mise en scène ce qu'on a fait ce soir. Sur la
jeunesse, on nous dit « Mais regardez, on ne va pas dépenser l'argent qu'on n'a pas, madame. L'argent magique, vous le sortez de vous.
» Mais
quel argent
Notre désenquête, c'est pas moi qui le dis, le CDE, moi je vous le dis, 130 milliards ça coûte. Bon, non mais c'est quand même ça. Je vous donne un exemple. Pour qu'il y ait de l'argent, il faut qu'il y ait un peu de production, d'accord ? Pour qu'il y ait de la production, il faut qu'il y ait de la liberté. Je vous donne un exemple. Si demain matin, le logement et l'urbanisme s'est fait en Bretagne par les Bretons, en Corse par les Corses, en Savoie par les Savoyas, je vous promets, madame, on supprime toutes les règles nationales, je vous promets, madame, que dans 18 mois, il y a des grues partout. Et dans 18 mois, la construction qui représente 6% du PIB redémarre. —
Donc un parlement, allez, on va dire de province. J'aime pas le mot territoire. —
Non, non, c'est pas le cas. Ça s'appelle la province ou la région, comme vous voulez. Pour les mamans isolées, pour l'apprentissage, il y a un poste de commandement. — Donc parlement de province
et un État central qui, enfin, s'occuperait des grands enjeux et pas de... — Mais quel
est son boulot ? Pardon, la recherche, l'espace, la justice, la collecte, l'équité territoriale, la sécurité extérieure. La collecte qui fait bien son
travail.
Non, non, mais ça marche bien. Non, mais il faut qu'il y ait un peu d'équité territoriale. Ça, c'est son job. Et maintenant, les pains et soins, tout ce qui concerne la vie quotidienne des gens, qui est le vrai problème. Mais est-ce que vous rendez compte ? Pour construire une résidence de 50 logements, il faut 42 autorisations. — Pour construire une crèche, madame, il faut la CAF, l'AMSA si c'est à la campagne, le département, l'Agence, l'État, ALRS... Mais la ville est... Mais on est dingue. — Qu'est
-ce que vous répondez à certains avec des œillères qui vont dire « Mais regardez, il va y aller avec la fameuse tronçonneuse ».
Le grand
ciseau, si vous préférez, pour tailler.
Mais attendez, excusez-moi, considérez que quand vous, vous allez vouloir vous occuper de vos enfants à la crèche, qu'il y ait un interlocuteur pour les crèches, là où vous vivez, je ne vois pas en quoi c'est une tronçonneuse, c'est juste pas avoir cet acteur. Alors l'un qui vous renvoie, mais est-ce que, moi j'ai regardé, vous faites 4GPT, vous regardez, les aides, les aides, c'est combien il y en a en France ? Alors selon la nature, de 200 à 1000, voilà. Parce qu'on a des petits guichets partout. Vous voulez faire la foire à la chaussure à Chalon ? Vous allez alors mobiliser l'État, la région, le département, la ville, l'agglo, la chambre de commerce, les fonds européens. Mais on est dingue. On est juste dingue. Donc
déverrouiller, ça s'appelle l'État profond, non ? Vous le définissez comme ça ? Qu'est-ce qui fait que ça coagule, que ça tient, que c'est
si verrouillé ? Non, on est... De Gaulle en 1969, il avait parfaitement compris. je rappelle que le général de Gaulle explique, il fait un discours en 1969, il dit « il est hors de la province, prête ses responsabilités pour s'occuper des affaires de la province ». Et il quitte le pouvoir, il part en Irlande.
Il
part en Irlande parce qu'il sait. Que si on ne réorganise pas les pouvoirs publics, il réintroduit les syndicats dans les corps intermédiaires au Sénat, souvenez-vous. Une réorganisation
complète. Qu'est-ce qu'il reste des corps intermédiaires ? Et d'ailleurs, c'est peut-être pour ça que nous avons des manifestations qui terminent
toujours dans des... Mais évidemment. Alors en même temps, ça gère 800 milliards. On est quand même dans un truc très étonnant, avec des gens parfaitement dévoués. Moi, je dis juste, les fonctionnaires, quels qu'ils soient... Ce sont des héros de la République si vous leur donnez la mission de s'occuper des gens avec des missions parfaitement claires. Donc si j
'ai bien compris, ces fonctionnaires, ce grand syndicaliste dont vous avez parlé sans citer le nom, ces jeunes que vous voyez, ces présidents de région, ces maires, ils sont tous autour de vous. Ils sont en train de vous dire non, on ne peut pas accepter ce qui va se passer dans 6 mois. veut y aller.
Quelle est la feuille
de route ? On signe tous à la fin. Chacun met... Et on y va.
Si je suis complètement honnête, enfin non, je suis complètement honnête, en même temps, ils sont passionnés par ce qu'ils font. – Non mais il faut bien comprendre, je vous donne l'exemple, il ne m'en voudra pas le maire de Montpellier qui est un mec génial, formidable, mais en même temps il est à Montpellier, il n'a pas envie de faire autre chose que Montpellier, alors il dit mais tu peux dire que je suis un mécano, bon d'accord, mais donc il peut aider à la réflexion, ils ne vont pas tous être opérateurs, c'est ça ce que je veux vous dire, mais tout le monde a chouï après, allez. À 80%, madame Mabrouk, les six très grands chantiers de notre pays, pour le redresser, et à 80%, alors il y aura toujours à la marge d'une discussion, on prend un peu plus sur la fiscalité, un peu moins, il y a ceux qui vont dire, bon, il faut que même si tu travailles à New York, tu payes comme tes impôts en France, moins ceux que tu payes à New York, il peut y avoir des, j'allais dire, presque des détails, c'est des modalités, mais au fond du fond. Le plan jeunesse, la réorganisation de la justice, de la sécurité, du contrôle du peuplement, voilà. Et l'énergie. Et donc la souveraineté industrielle et de production. La souveraineté industrielle. d'aller de type très à droite à Montebourg en passant par tous les maires et les points de région à peu près. Moi, j'étais à Pontivier l'autre jour avec le formidable président de la région, là. Il est génial. Chez Gérard, le RIC. On est
quand même très loin de... Je vous ai dit ce qui s'est dit ce soir. Ça, c'est Gabriel Attal. Il dit un second tour. Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen est quasi inéluctable. Il est temps d'être tous responsables et d'organiser une grande primaire des démocrates pour redonner... Vous
vous dites tout
ça.
Non, non, mais très bien à condition d'abord qu'il y ait la feuille de route du redressement du pays. Ça n'existe pas s'il n'y a pas le manque d
'emploi. Tous se pensent être l'homme. ou la femme de la situation. Tous se pensent être l'homme ou la femme providentielle. Ce
que je vous dis, madame, c'est que le redressement du pays passera par 67 millions de personnes. Et si vous n'avez pas une grande majorité, chacun à son pôle de commandement, les maires avec des réunions pour les... Moi, je pense qu'il faut, par exemple, que toutes les organisations françaises, villes, départements, régions, syndicats, chambres de commerce, d'Aguelot, tous les ans, tu as un débat obligatoire sur la jeunesse. Les indicateurs, où est-ce qu
'on en est ? Comment vous expliquez qu'on n'ait pas vu arriver cette crise lycéenne, plus large d'ailleurs, estudiantine et de la jeunesse ? On a
vu arriver la crise de la machine judiciaire, on a vu arriver la crise pénitentiaire, on a vu arriver la crise de l'agriculture et de l'élevage, où on est un portateur net pour la première fin de notre histoire. Vous avez vu comment on s'est désindustrialisé ? Parce que le système... Il est complètement fermé, consanguin. Et d'une certaine manière, pardon, nous tous, vous aussi, enfin, je veux dire, le système, au fond, ça ne va pas si mal. L'école, elle ne va pas si mal quand c'est des gosses qu'on peut mettre ailleurs. Et puis, le sport, moi, je souhaite que tous les gars... On peut avoir comme objectif hyper sain, vous voyez ? On dit, voilà, d'ici trois ans, le serment des mécanos, d'ici trois ans. Tout jeune de France entre 5 et 14 ans aura trouvé son talent. dehors de la scolarité. Alors t'as tous les clubs, extraordinaire club de sport, mais t'as les clubs de musique, t'as les ateliers numériques, mais bon sang de bonsoir, il n'y a pas que l'intelligence scolaire. Vous
partez de la métaphore sportive, c'est-à-dire le dépassement, les règles, l'arbitre aussi,
le respect de l'autre, la gestion de la frustration, la
gestion
de l'excitation, de la surexcitation de la victoire, comment se contrôler. Mais putain, mais c'est ça, éduquer. C'est ça, éduquer. On est une société, avant c'était simple. Le prof, il avait des jeunes homogènes, linguistiquement, culturellement, culturellement, d'accord ? Les gamins, ils rentraient à 4h30, 5h, il y avait maman qui les attendait, mais on s'était comme ça il y a 50 ans. Et puis quand tu débordais du coloriage, t'avais la colo coco, la colo cato. C'est-à-dire qu'on te prenait en plus en main le week-end, etc. Tout ça, ça a disparu les enfants. Donc maintenant, qu'est-ce qu'on a comme capacité éducative ? immédiate. Vous avez les mamans. C'est pour ça que moi je tiens à ce qu'on rétablisse les mamans relais partout dans les immeubles. Les mamans. Vous avez un problème avec la jeunesse ? Il n'y a que les mamans qui peuvent régler. Il n'y a que les mamans. Dites-vous bien.
Mais c'est parce que
jamais... Donc on a un problème d'encadrement éducatif absolument majeur. Il faut qu'on accepte que... Quand tu es une société multiculturelle, elle est comme ça aujourd'hui. Je ne l'ai ni souhaité ni pas souhaité. Elle est comme ça. Tu as des formes de talent, des formes d'intelligence. On doit avoir des concours extraordinaires sur des... critères de talent que le leadership, le respect de l'autre.
Donc, il y a le mot sélection qui n'est pas tabou. Vous entendez une partie de la jeunesse aujourd'hui qui dit...
Mais le problème, c'est qu'on ne lui a pas donné toutes les autres hypothèses du bonheur. Mais alors, je veux dire, tu fais de la musique, tu fais du sport de haut niveau, tu fais des ateliers numériques, je prends cet exemple. Mais le monde va sourire. Tu vas peut-être aimer les bénisteries. Je n'en sais rien. Mais est-ce qu'on a besoin juste d'être bon, d'être bon en latin ? Et en maths, pour être leader. Voyez bien, une fois sur deux, un chef de bande, c'est quoi ? C'est un leader qui ne sait pas accomplir autrement. Je n'excuse pas. Je n'excuse pas. J'explique. Ce n'est pas pareil.
Donc il faut un mécano à l'Elysée.
Il faut des mécano qui rédigent la feuille de route. Il y en a un seul qui va arriver à la fin. Oui, mais d'accord. Mais les mécano, ils se démerderont. Et ça peut être des gens du système. Vous voulez organiser
cela et ensuite ? Le faire émerger et laisser les Français décider.
Le mode d'emploi, la Bible avec le calendrier, c'est comment on fait ?
Si j'ai bien compris, tout est déjà en place en fait.
Fin novembre, vous avez ça. Ah,
fin novembre. Ah oui, fin novembre, vous avez.
Le 15 décembre, vous avez l'équipe. Donc forcément, parce que vous n'allez pas arriver sans être ultra préparé. C'est quoi cette histoire ? Tout d'un coup, t'es ministre de la santé, tu viens de sais pas où, t'en as eu ça avant toi en 6 ans ou 7 ans. Et puis tu deviens ministre d'autre chose deux semaines après. Est-ce que tu comprends à quel point c'est compliqué entre les infirmières libérales, les kinésithérapeutes, les cliniques privées, les cliniques publiques ? Mais enfin, on est dingue ! Mais comment ? C'est comme si tu peux être stagiaire et piloter un Airbus. Ça ne rime à rien. Et ils sont courageux de le faire et d'y aller. C'est vachement dur.
Fin novembre, la feuille de route.
L'équipe d'ici 15 décembre. En gros, pour Noël, c'est bien, pour les fêtes. Et puis après, il y aura débat. Il
y aura le débat. — Donc il y a une nouvelle offre qui va venir dans le système. — Oui. Alors le vieux
système, il peut se greffer, il peut l'utiliser, le prendre. — Ou alors rejeter. Ou alors au contraire. — Écoutez, c'est leur vie. Moi, je sais qu'ils sont bonne foi. — Et qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent, M.
Borloo ? Vous êtes contre le système ? Il y a deux parties... — Mais je suis pas contre le système. Mais non, au contraire, je suis
pour que le système marche. — J'ai bien compris.
Mais il y a deux parties anti-système sont presque aux portes du pouvoir. — Oui.
Et alors... — Mais attendez, ils ont parfaitement le droit... — Ils sont vraiment anti
-systèmes
Non, je crois pas. Non, il y a... Non, non. Non, mais je pense qu'ils ne parlent pas du diagnostic. des forces et des faiblesses du modèle français. On a des forces extraordinaires, des faiblesses terrifiantes de désorganisation, mais la guerre, tu la perds dans ta désorganisation. Si l'aviation, elle n'arrive pas au bon moment, tu fais quoi ? Avec Aline Maginot, là, t'es installé, avec les 15 salles de cinéma sur 150 kilomètres. Donc on a l
'armée, on a les munitions, on a les hommes, on a les femmes. Et on
a le talent. Et on n'a juste
pas su assembler tout cela depuis... Exactement. On a un problème de ressources
humaines. On s'est asséché sur un système... de quelques grands corps.
C'est une forme de mépris pendant toutes ces années, alors de ne pas avoir su, en ayant toutes ces chances-là, toutes ces forces, ne pas avoir su assembler ça pour répondre aux attentes des Français. Et aujourd'hui, ça se transforme en colère, et certains disent, certains disent en haine aussi, en haine. Est-ce qu'on peut transformer
? Je veux dire, avec le degré de... Attends, il y a plein de trucs qui vont bien. Mais le degré, en gros, de dégradation quand même, à peu près de tout, je trouve que c'est un peuple assez tranquille. Franchement, il y a de quoi être très en
colère. Attendez, vous trouvez que les Français sont très...
Je déteste les violences, les trucs, les sacrières. Je ne parle pas de ça. Je parle de la France. on est très... Moi-même, je n'ai rien dit pendant 9 ans. J'ai fermé ma gueule. Pendant 9 ans. Pourquoi ? Parce que je laissais sa chance au produit. Parce que je sais que c'est difficile de diriger. Parce que je pense toujours que le système va se réveiller. Les
téléspectateurs ont en tête ce qui s'était passé pour le plan Borloo.
Oui, mais...
Honnêtement, vous n'êtes jamais vraiment revenu sur ce moment-là. 'était quand même une forme de... Oui, moi, je ne vois pas d'autres mots que le mépris par rapport à votre travail, à votre expérience. Non, moi, je ne l'ai pas pris
comme ça.
Comment vous l'avez pris ? Non,
mais je vais vous dire d'abord, cette fameuse phrase, le mardi suivant, je le dis avec Gérard Collomb. Et je lui dis, on dit non. Ce qu'il me dit, Jean-Louis, qu'est-ce qui s'est passé ? Je lui dis, c'était toi qui es au gouvernement, ce n'est pas moi. Comment est-ce que je t'explique, moi ? Le président, il m'appelle la veille en me disant « Sois bien à l'heure ». Tout ça, les plans.
Vous arrivez et cette phrase, ce sont deux hommes blancs.
le temps où Amal Blanc, enfin bref. Mais tout ça, c'était pas... Tout ça avait été validé, chiffré, à la virgule près, avec tous les syndicats, toutes les régions, tous les départements. Il n'y a aucune découverte. Qu'est-ce qui s'est passé, je ne sais pas. Mais ce n'est pas important. Et à Gérard, je lui dis cette phrase qui reprend d'ailleurs, quand il quitte l'intérieur. Je disais Gérard, je peux te dire que là, si on ne fait pas ça, on va vivre côte à côte, face à face. C'est vous ? Oui. C'est moi qui le dis à Gérard le soir. C'est incroyable. Le soir. Attendez, pardonnez-moi de cette prophétie qu'on n'a pas envie de voir se réaliser. Et vous regarderez, vous demanderez à vos équipes, c'est à partir de là qu'il commence le matin, il avait parlé de l'hubrisme. Mais exactement, je me
souviens parfaitement. Et bien
c'est juste après ça. Gérard, il n'a jamais...
Une partie de l'histoire politique assez importante. Cette phrase a marqué. vivre face à face et non plus côte à côte, malheureusement, c'est ce qui est en train de se matérialiser, c'est ce qu'on veut éviter.
— Et c'est ce qu'on va éviter, madame. Parce qu'on va refaire France. On ne peut pas ne pas refaire France. Mais comment on fait, sinon ? Expliquez-moi comment on fait pour tout le monde. Impossible. Alors, bon... Mais refaire France, c'est aussi faire des trucs bien organisés. Ce n'est pas la fête du slip, refaire France. Mais chacun sa place. Et nos objectifs ? Et puis on les évalue, on les regarde. Donc il n'y a rien de plus beau que dans ce pic de refaire France. C'est enthousiasmant. Je sais que vous
excluez cette hypothèse, mais si on n'y arrive pas, quel est le risque
Le risque, madame, c'est qu'on est... On est la première communauté arabo-musulmane d'Europe. On est la première communauté chinoise d'Europe. On est la première communauté juive d'Europe. Et on a des départements d'outre-mer extrêmement importants qui ont leurs caractéristiques. Je pense qu'une récession, plus une crise budgétaire, plus une crise financière, eh bien j'ai peur de l'affrontement. Voilà ce que je veux dire. Seul un projet incluant tout le monde. et nous permet de retrouver la croissance, une épopée des rêves en commun. Et franchement, moi, je sens que c'est possible. De toute façon, vous savez quoi ? Il n'y a zéro choix. C'est ça où ça ne va pas être très bien. Pour ne pas
vivre en face à face, mais côte
à
côte.
Exactement. Et ensemble. Et ensemble. Et moi, je ne donne pas de leçons sur les extrêmes. Je veux dire, chacun a le droit absolument d'exprimer sa vision de la société, du monde. Je n'ai pas de problème, aucun problème avec ça. On n'existe pas en excluant des groupes extrêmes. Ça n'existe pas. Voilà. On fédère une majorité de Français avec un vrai mandat clair. Pas
de cordon sanitaire. Mais avec un vrai
mandat clair. Est-ce qu'on est d'accord pour dire que dans les trois ans, on remet la jeunesse de France sur le toit du monde
Jean-Louis Borloo. Je crois que tout le monde sera d'accord pour dire que c'était revivifiant, revigorant. Vous êtes d'accord, cher Maxime ?
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.