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On voit là qu'on a deux questions sur le débat qui nous anime. Une question de principe. On sait qu'en gros la part des héritages dans le patrimoine est passée en 30-40 ans de 30 à 60%. Donc ça veut dire que la question n'est plus des richesses que vous construisez de votre travail. La question c'est que selon l'endroit où vous êtes né, les familles dont vous êtes né, vous êtes riche ou vous êtes pauvre. Il y a ceux qui le défendent. Je sais même que le Rassemblement National a défendu l'idée qu'il fallait carrément qu'il n'y ait plus, j'allais dire, de taxation sur les donations et les héritages. Mais c'est un principe profondément anti-républicain. C'est un principe qui revient à l'ancien régime, où selon votre naissance, vous apparteniez définitivement à une classe ou pas. C'est une noblesse d'argent. Donc il y a une question de fond qui est posée là-dessus. Et puis il y a une deuxième question, j'allais dire plus prosaïque, qui, à travers ses amendements, résume bien la politique macroniste, et on en a vu les effets. L'idée, c'est de se dire, bon, ok, c'est les 1% les plus riches, on assume, et on va quelque part favoriser le fait que... de leur épargne, ils le transmettent avant pour rejaillir sur l'économie à travers des enfants, des petits-enfants qui, comme ça, pour relancer la construction et tout ça. Moi, ça me rappelle votre pari quand vous avez dit qu'il faut favoriser à outrance les revenus du capital qui vont rejaillir, ruisseler dans l'économie une fois qu'on les aura favorisés. On en connaît le résultat, l'arrivée, il n'y a... que des indicateurs rouges dans l'économie, les déficits ont explosé, donc on voit que ça ne marche pas. Et là, vous faites la même chose. C'est-à-dire que sans condition, en laissant, j'allais dire, au désidérata du comportement de ces riches, vous leur faites des cadeaux sur la collectivité, puisque de fait, vous abaissez une fois de plus les recettes et l'imposition, et vous laissez faire en pensant que ça va rejaillir. Mais il y a une autre manière, par exemple, de drainer l'épargne. Ça serait de créer les conditions pour que cette épargne des Français, effectivement, qui ne cesse d'augmenter, et qui, je le rappelle, concerne quand même essentiellement les plus favorisés de nos concitoyens, soit drainée par exemple sur les investissements. C'est à ça qu'on pourrait réfléchir, et d'une manière qui soit, j'allais dire, fléchée, et non pas laissée à la libre appréciation de ce que les riches font de leur fortune, sans considération et sans aucune contrainte. C'est un modèle qui ne marche pas. On sait ce qui se passe. C'est que, on le sait depuis 2017, c'est que ça finit dans une accumulation de richesses comme on n'a jamais vu depuis le début du XXe siècle. C'est ça que vous produisez. Donc il faudrait peut-être en tirer les leçons et arrêter de nous proposer ce genre de dispositif.
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