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juste hommage étant rendu, nous pouvons à présent revenir sur ce qui nous réunit ce matin. Nous inaugurons aujourd'hui, avec l'Ordre de la Libération, notre nouveau cycle d'audition intitulé « Mon combattant, lien avec la nation, mémoire et résilience », qui devrait nous conduire jusqu'à fin décembre. L'objectif de ce cycle est de revenir sur le sens de l'engagement et la place des anciens combattants dans la société actuelle. En quoi ces exemples d'engagement, ces mémoires peuvent constituer un ciment et une force pour nous aider à affronter les crises que nous traversons, qu'elles soient nationales ou internationales. Nous recevrons, pendant ces différentes auditions, des chercheurs, des gens de l'administration, mais aussi du monde associatif combattant. Et nous terminerons ce cycle par l'audition de la ministre déléguée Alice Ruffeau. Ce cycle s'inscrit également dans le contexte des assises du monde combattant qui ont lieu en ce moment, dont les conclusions seront dévoilées à la fin de l'année. Nous avons le grand plaisir de débuter ce cycle en recevant le général d'armée Thierry Burckhardt, délégué national de l'Ordre de la Libération, et M. Thomas Ottenheimer, maire de Vassieux-en-Vercors. Mon général, vous connaissez bien notre commission avec laquelle vous avez su nouer un dialogue fructueux pendant vos différentes fonctions, lorsque vous étiez, entre autres, encore il n'y a pas si longtemps, chef d'état-major des armées. Nous sommes heureux de vous retrouver dans votre nouvelle fonction. Cette audition sera l'occasion de poursuivre les discussions entamées en février dernier, lors de la visite que vous nous aviez organisée aux Invalides, au Musée de la Libération, un musée exceptionnel, très riche. et qui illustre en fait l'engagement de personnages illustres à travers beaucoup d'objets, beaucoup de souvenirs et beaucoup de témoignages. Je recommande à chacun d'y aller en famille ou en nombre en tout cas. Vous avez à vos côtés, mon général, le maire de Vassieux-en-Vercors, l'une des cinq communes compagnons de la libération, qui assure pour 2026 la coprésidence tournante du Conseil d'administration de l'ordre de la libération. Monsieur le maire, nous sommes ravis de vous accueillir parmi nous. En général, monsieur le maire, ce qui nous intéresserait, c'est de savoir pourquoi et comment vous entendez maintenir cette flamme de l'ordre de la libération alors que le dernier compagnon, Hubert Germain, est décédé en 2021. Que peut incarner aujourd'hui auprès de notre jeunesse la mémoire des 1038 valeureux compagnons des cinq communes ? des 18 unités combattantes qui constituent l'ordre exceptionnel, l'ordre de la libération. Quel message entendez-vous transmettre et de quelle façon à travers vos différents travaux et vos actions ? Voilà en gros un mot d'introduction, mais sans plus tarder, je vais vous céder respectueusement à tous les deux la parole et mon général, si vous voulez bien commencer.
le Président, Mesdames et Messieurs les députés, je suis bien évidemment très très heureux en ce qui me concerne de vous retrouver aujourd'hui sur cette thématique monde combattant, nation, mémoire, résilience et donc la place de l'ordre de la libération en particulier dans cette thématique. Je suis également très heureux d'être auditionné avec M. Thomas Ottenheimer qui est le maire de Vassion-en-Vercors et vous l'avez dit qui pour l'année 2026 est le coprésident du Conseil national des communes. compagnon de la libération et qui, par son rôle de maire, est quelqu'un qui est dans le réel. Ici, à l'ordre de la libération, on définit des stratégies et on y contribue. Mais en fait, lui est dans le réel. Je pense que c'est vraiment très important. Il fait un travail remarquable. C'est très important qu'il puisse lui aujourd'hui témoigner ici. Sur mon propos liminaire, ce que je proposerais, c'est effectivement de faire un focus sur l'ordre de la libération et les grandes lignes de la stratégie de rayonnement, mais également éventuellement de parler tout de suite un peu du lien avec la partie mémoire. Je pense que c'est vraiment quelque chose. En fait, tout ceci est lié, me semble-t-il en tout cas, et c'est comme ça que je l'organise. Tout d'abord, en ce qui concerne l'ordre de la libération, évidemment, il faut quand même faire un point historique d'où vient l'ordre de la libération. L'ordre de la libération, c'est une décoration, un ordre qui est créé par le général de Gaulle le 16 novembre 1940, en approche de la date anniversaire. Éventuellement, à défaut que ce soit le jour qui soit important, c'est la période qui est importante. Ici, vous savez tous qu'en novembre 1940, quand vous étiez à l'école, si vous êtes allé voir le film sur le général de Gaulle, Même si nous, on connaît la fin de l'histoire, en fait, on comprend tous qu'en novembre 1940, en fait, la situation, elle est juste désastreuse et que c'est un peu un miracle que finalement, la Grande-Bretagne est seule à se battre face à l'Allemagne nazie qui occupe la totalité de l'Europe. L'URSS est alliée à l'Allemagne et les États-Unis sont très très loin d'entrer dans la guerre. Je pense même que la France, qui aime bien avoir une position singulière, elle est dans une position singulière mais un peu défavorable. L'Allemagne occupe la totalité de l'Europe, mais les gouvernements de Belgique... Des Pays-Bas de Pologne, de Danemark, Norvège, en fait, sont des gouvernements en exil qui sont à Londres. En fait, ce n'est pas exactement le cas de la situation française. En fait, le gouvernement français, il est à Vichy. En fait, il a signé l'armistice avec l'Allemagne et il travaille ou il collabore. ou il subit, j'en sais rien, mais en tout cas, ce n'est pas exactement la même situation. Et donc, pour le général de Gaulle, le vrai combat immédiatement, déjà, c'est de se dire, en fait, tout est perdu, mais un jour, on va gagner quand même. Il faut quand même avoir la foi chevillée au corps, mais surtout, ce jour-là, faisons en sorte qu'on soit quand même du côté du camp des vainqueurs. Et donc, son combat est de bien dire, en fait, non, la France, elle continue le combat, et je suis le représentant légitime de la France, et la France libre est cette France-là. Et donc, il faut qu'il lui donne aussi les atours d'un État. Alors il y a des lois organiques qui légitiment la France libre, mais il y a aussi un ordre pour récompenser les gens qui se battent, parce qu'en fait la Légion d'honneur continue à être distribuée par Vichy. Et donc c'est un peu ça, l'ordre de la libération. Il a aussi la clairvoyance d'en faire le deuxième ordre et le pas le premier ordre. Sous-entendu, un jour les choses reviendront normales et la Légion d'honneur sera de nouveau la Légion d'honneur. Donc c'est ça, un peu la naissance de l'ordre de la libération et ce qu'il faut bien comprendre, qu'est-ce qu'il y a derrière. Toujours est-il qu'à la fin de la guerre, donc 16 novembre 1940, création, l'ordre est fort clos en 1946 quand le général quitte le pouvoir. Et sur cette période-là, entre 1940 et 1946, il y a 1038 compagnons de la Libération qui ont été décorés, hommes et femmes, mais également cinq villes, dont Vassil-en-Vercors, mais également l'Île-de-Saint, Paris, Grenoble, Nantes et 18 unités militaires qui sont aujourd'hui pour la plupart dans l'ordre de bataille de l'armée française. Intéressons-nous très rapidement. Qu'est-ce qu'il y a derrière ces 1038 compagnons de la libération ? 1038, c'est un peu un abus, parce qu'en 1946, quand l'ordre des forclos, c'est 1036. Mais quand le général de Gaulle revient en pouvoir en 1958, le 18 juin 1958, il fait un décret pour décerner l'ordre de la libération à Winston Churchill, ce qui est aussi un vrai message. Et deux ans plus tard, il va en visite d'État à Londres et il décerne à titre posthume au roi d'Angleterre l'ordre de la libération, ce qui fait qu'on arrive à 1038. anecdote mais qui a son poids 6038 compagnons de la libération qui sont-ils en fait il n'y a pas de portrait robot du compagnon de la libération parce que leur première caractéristique c'est la diversité la diversité elle est déjà militaire et civile c'est pas un ordre militaire c'est un ordre combattant mais c'est pas un ordre militaire ça c'est la première chose la deuxième chose une grande diversité sociale vous avez dans les compagnons de libération Tous les métiers qui sont représentés, tous les types de métiers, des hauts fonctionnaires, il y a des préfets. De l'autre côté, vous avez des ouvriers, des fraiseurs, des paysans, des artistes, des ecclesiastiques, dont des députés. Donc c'est vraiment quelque chose qui est très divers. C'est très divers aussi géographiquement. Tous les départements français, y compris Outre-mer, sauf un, ont au moins un compagnon de la Libération. Il y a un peu plus de 70 étrangers qui sont également compagnons de la Libération, donc une grande diversité. Et enfin, il y a une grande diversité politique. en termes de sensibilité politique, puisque vous trouvez des communistes, vous trouvez des anarchistes, des royalistes, des républicains. Donc en fait, c'est ça le premier message dans cette caractéristique-là. C'est que tous ces gens-là, qui finalement avaient peu de chance de se retrouver pour libérer la France et pour la liberté de la France, se sont unis. Et c'est un message qui est très très fort et qu'il faut bien entendre aujourd'hui. La deuxième caractéristique... C'est lié à la précocité de l'engagement, parce que ça tient en un chiffre. Dans les 1038 Compagnons de la Libération, il y en a 78% qui ont rejoint le combat du général de Gaulle en 1940. Et je vous l'ai dit, en 1940, toutes les personnes censées se disent que c'est perdu, on n'y arrivera pas. Ces gens-là se disent probablement que c'est perdu, mais moi, perdu ou pas perdu, je ne suis pas d'accord et je me bats. Et si on prend 1940 et 1941, où les affaires sont quand même loin d'être réglées, c'est 92%. Donc vous comprenez qu'en fait, les compagnons de la libération, c'est d'abord les gens, alors que tout était perdu, qui sont levés et qui ont pris tous les risques et qui se sont engagés pour leur pays, pour libérer la France dans leur diversité. Et ça, c'est aussi le deuxième message qui est extrêmement fort. Cette précocité, et le général de Gaulle y tenait absolument, explique aussi pourquoi le général de Gaulle fait une deuxième décoration, dont est responsable aussi lors de la libération, c'est la médaille de la résistance française. Parce qu'en fait, évidemment, déjà, il y a des gens qui, soit parce qu'ils étaient très jeunes, soit parce que ce n'était pas si facile de rejoindre le général de Gaulle à Londres ou même dans le combat. En fait, il y a d'autres personnes qui ont, Dieu merci, contribué à la libération de la France. Mais le général de Gaulle voulait absolument garder la croix à la libération pour les premiers qu'il avait rejoints pour cette espèce de décision un peu insensée. alors que tout était perdu, et donc il crée la médaille de la résistance française. La médaille de la résistance française, c'est 65 000 personnes. Et c'est aussi un certain nombre de 23 collectivités civiles et militaires et 18 unités militaires également. Donc c'est une autre échelle, mais je pense que c'est aussi une décoration qui a beaucoup de poids. La caractéristique étant en particulier que la médaille de la résistance française est une médaille qui est encore aujourd'hui décernée à titre posthume, à titre posthume pour des personnes qui sont décédées. pendant la Deuxième Guerre mondiale. Ce n'est pas à titre posthume après. Et ça peut se comprendre, puisqu'en fait, il y a la proportion de résistants de l'intérieur est très importante, puisqu'il y a aussi des forces françaises libres qui sont médaillées de la résistance. Ce n'est pas la Croix de la Libération pour les forces françaises libres et la médaille de la résistance pour les résistants. C'est deux décorations qui couvrent les deux champs. Mais pour autant, la proportion de résistants est très importante sur la médaille de la résistance française. Et on peut comprendre que quand un chef de réseau se faisait éliminer, le cloisonnement faisait que... à la libération, quelqu'un ne pouvait pas forcément dire « oui, mais ces gens-là étaient avec moi ». Donc il y a un certain nombre de dossiers qui peuvent présenter, qui sont présentés à la Commission nationale de la médaille de la résistance française que je préside et qui examinent ces dossiers. La dernière médaille de la résistance française qui a été décernée, que j'ai remise lors de la Saint-Michel à Bayonne. Vous étiez là, madame la députée. En fait, elle a été remise à titre posthume à Marcel Friedman, qui était un SAS qui est décédé en 1944 en Hollande. Et donc finalement, la famille aujourd'hui habite en Australie. Et c'est la petite nièce qui est venue recevoir la médaille à titre posthume pour son oncle, son grand-oncle. Donc c'est quelque chose qui est très très fort et il ne faut pas oublier à l'ordre de la libération, on peut bien évidemment, la tête de gondole et les éléments les plus importants sont bien évidemment les compagnons de la libération, mais il y a tous les médailles de la résistance qu'il ne faut pas oublier, qui aussi constituent un grand maillage en particulier territorial. Et en fait on voit qu'on a intérêt toujours à réussir à associer à la mémoire avec la réalité du terrain et la proximité. Donc c'est quelque chose qui est très important. Voilà, ça c'était vraiment l'ordre de la Libération un peu historique, mais vous voyez bien en fait comment se dessine. On a eu la chance avec le dernier compagnon de la Libération qui était Hubert Germain, qui a finalement bien compris qu'après sa mort, il fallait que l'ordre de la Libération se perpétue et que bien évidemment, il ne fallait pas oublier, il fallait garder la mémoire des compagnons de la Libération. En fait, ce n'est pas garder une mémoire comme une relique, c'était une mémoire et des valeurs qu'il fallait. dont il fallait faire profiter les Français, en particulier la jeunesse française. Et donc aujourd'hui, sans rentrer dans les détails parce que ce sera plutôt vos questions, l'objectif de l'ordre de la libération avec les gens qui constituent le réseau est bien évidemment de diffuser cette mémoire et les valeurs des compagnons de la libération. Et vous comprenez bien en particulier que cette diversité... et en particulier à la fois sensibilité politique, sensibilité tout court, de tout courant de pensée, mais aussi géographique, est quelque chose qui est une arme extrêmement importante et extrêmement favorable pour diffuser cet esprit-là. Voilà, et donc ça, c'est ce à quoi on s'invertue. Je vous parlerai de la stratégie réellement après, si on veut rester dans les délais. Maintenant, très rapidement sur le sujet, parce que c'est lié sur le sujet du monde combattant, en fait, le point de départ pour moi... Et en fait, ça ne va pas vous surprendre. C'est bien un sujet de cohésion nationale. Quand j'intervenais ici dans mes précédentes fonctions, je vous disais que c'était le centre de gravité de la résilience de la nation. Et en fait, évidemment, cette cohésion nationale est de la responsabilité de tous. Et donc aujourd'hui, pour moi, c'est voir comment l'ordre de la libération, plus globalement, l'ordre de la libération n'est pas véritablement monde combattant. Mais en tout cas, il est associé par l'aspect mémoriel en partie. les compagnons de la libération, finalement, appartiennent au monde combattant par d'autres entrées, en fait, doit contribuer à ça. Et ça, je pense que c'est vraiment quelque chose qui est important, et c'est le point de départ. Comment le monde combattant peut apporter sa pierre à l'édifice dans le sujet de la cohésion nationale, et ne soit surtout pas un facteur de division, ce qui serait très, très grave, parce que c'est probablement une des formes les plus abouties de l'engagement. Et si cette forme la plus aboutie de l'engagement ne travaille pas à la cohésion nationale, c'est probablement qu'on a loupé quelque chose. Donc c'est vraiment ça sur lequel il faut avancer. Là derrière, une fois qu'on a dit ça, c'est le sujet des cérémonies, des célébrations et presque de la communion. Comment les gens communient finalement sur la mémoire du pays et la mémoire de ceux qui sont engagés pour sauver la France. Et vous comprenez bien que les compagnons de la libération portent quelque chose de très fort. Maintenant, ce roman national, en fait, ce n'est pas quelque chose qui va s'écrire tout seul. Donc il y a bien un sujet de maîtriser son histoire. Et avant de maîtriser son histoire, il faut la recueillir. Donc quels sont les dispositifs pour aujourd'hui conserver la mémoire ? Comment on a été capable de le faire en 1914 ? Comment on l'a fait pendant la Deuxième Guerre mondiale ? Comment il faut le faire aujourd'hui ? Il y a des outils qui existent pour ça, comme l'ECPA par exemple, mais pas que. C'est une petite partie. Et donc être capable de le diffuser, de le partager, de le valoriser. Ça, ça appelle la question quand même de l'organisation du monde combattant tel qu'il est aujourd'hui. Et un monde combattant qui est en évolution rapide. Il est en évolution rapide en termes de volume. Parce qu'en fait, le monde combattant, tout ce qui est humain, il y a une forme d'inertie. Et qu'en fait, le monde combattant, on est en train de sortir de la guerre d'Algérie qui répondait à des caractéristiques très très fortes en termes de volume. C'est quelques millions de Français qui sont allés faire la guerre en Algérie. Et forcément, ces gens-là étaient les anciens combattants. Vous comprenez bien que c'est aussi, en termes de nature, quelque chose qui est un peu différent. En fait, tous ces gens-là se raccrochaient à « j'ai participé à la guerre d'Algérie » sur plusieurs années. Et en fait, l'unité à laquelle ils étaient passait au second plan dans leur ville, dans leur village, dans leur communauté. En fait, ils se retrouvaient autour de... J'ai participé à la guerre d'Algérie. En fait, cette physionomie-là n'existe plus chez les militaires qui quittent le service actif. Ces gens-là ont fait plusieurs opérations, mais pas une seule, de durée moindre. Et ils ne sont pas tous faits tous les mêmes opérations. Et donc, c'est un lien qui est différent. Et on voit d'ailleurs qu'ils se regroupent plutôt sur l'unité à laquelle ils appartenaient pour avoir fait ces différends. Donc, la nature même de ce qui les lie... et leur relation au monde combattant est différente. Donc ça, il faut qu'on en tienne compte, sinon on va apporter des réponses qui seront à côté. Ça veut dire que le monde combattant doit être capable de voir ça et de voir comment il s'adapte à cette nouvelle physionomie de l'ancien combattant, la terminologie d'ailleurs étant probablement un peu à questionner. Les jeunes militaires d'actifs qui quittent aujourd'hui ne se reconnaissent pas totalement dans le vocable « ancien combattant ». Parce qu'en fait, ce n'est pas qu'ils ne le respectent pas. Mais en fait, ils voient autre chose dans le sujet « ancien combattant ». Donc il y a un sujet de terminologie aussi. Et le dernier point qui est central, en fait, c'est le statut de quelle est la reconnaissance de la nation à ceux qui ont été engagés dans des associations et donc qui sont un jour devenus le monde combattant. Et ça, je pense que c'est quelque chose qui est essentiel. Je vous avais dit que le statut militaire est quelque chose qui est fondamental puisque c'est en quelque sorte le contrat entre la nation et son armée. Et en fait, évidemment, ce contrat-là, c'est ce qui s'applique. en termes de statut et en termes d'obligation pour celui qui sert sous statut militaire, mais c'est aussi le devoir de la nation, de la nation, passer les armées, les blessés des armées, les décédés des armées, enfin les blessés militaires, les décédés militaires ne sont pas les blessés des armées ou les décédés des armées, c'est les blessés ou les décédés de la nation. Et donc je pense même que quelquefois, on parle de... Le devoir de droit à réparation, mais il faut presque le voir. Et vous, ici, probablement, vous devez presque le voir de l'autre côté. C'est-à-dire le devoir de reconnaissance de la part de la nation en ce qui concerne les blessés, qu'ils soient psychiques, qu'ils soient physiques. Et ça, c'est quelque chose qui est essentiel, parce que vous comprenez bien que devenir militaire aujourd'hui, servir sous statut militaire, n'est pas la voie de la facilité. Si vous n'expliquez pas comment la nation est consciente que, effectivement, ce n'est pas la voie de la facilité et quel est le devoir de la nation vis-à-vis des gens qui s'engageront pour ça, je pense qu'un jour, c'est quelque chose qui réduira déjà le lien entre l'armée et sa nation, mais qui réduira mécaniquement l'envie pour certains de servir sous statut militaire. Voilà ce que je voulais vous dire en préliminaire.
Merci beaucoup, mon général, pour ce propos liminaire. Les questions seront là aussi pour compléter certainement vos propos. Monsieur le maire, je vais vous céder la parole. Je vous en prie.
Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les députés, je vous remercie de votre invitation. C'est un honneur pour moi et pour la commune de Vassieux d'être conviés à cette commission et de partager avec vous un thème qui m'est cher. Laissez-moi peut-être débuter par vous dire quelques mots sur mon parcours, parce que force est de reconnaître qu'au regard de la notoriété de mon illustre voisin, la mienne est, j'en ai bien conscience, en mieux en devenir. J'ai grandi en région parisienne où j'ai fait mes études jusqu'à l'obtention d'un diplôme supérieur à l'université Dauphine. J'ai travaillé ensuite une douzaine d'années dans des fonctions financières dans des grands groupes industriels français. Et en 2008, avec mon épouse et nos trois jeunes enfants en bas âge, on a décidé de changer totalement d'orientation professionnelle et on a fait l'acquisition de gîtes touristiques sur la commune de Vassieux-en-Vercors. Et comme on peut changer d'orientation professionnelle, mais on change rarement de tempérament, j'ai été hyperactif. Je le suis resté et il était important pour moi que je trouve aussi un sens à mon engagement et très bien accueilli à Vacieux. Je me suis porté candidat aux élections municipales en 2014. J'ai été élu adjoint au maire dans un premier temps, maire en 2015, réélu en 2020 et en 2026. Comme ça a été dit, j'occupe cette fonction et prestigieuse de maire de l'une des cinq communes Compagnères de la Libération. Et encore plus prestigieux cette année, je suis aux côtés du général, coprésident de l'ordre. Peut-être il est inutile de rappeler en quelques mots pourquoi Vassieux a été élevé au statut de commune compagnon de la Libération. Elle l'a été pour l'engagement et le sacrifice de ses habitants. Vassieux en Vercors, c'est aujourd'hui 330 habitants. C'était un peu plus au moment de la Seconde Guerre mondiale. Le village a été totalement détruit et 73 de ses habitants ont été tués en juillet 1944 dans ce qui est aujourd'hui reconnu comme l'une des plus grosses attaques allemandes contre un maquis en Europe occidentale. Les victimes avaient de 18 mois à 91 ans. Elles ont toutes été tuées pour avoir vécu aux côtés et pour nombre d'entre elles avoir aidé les résistants cachés dans le maquis du Vercors. Cette histoire, nous la commémorons, nous, chaque année, le 21 juillet, jour de l'attaque allemande contre le massif du Vercors. Nous accueillons ce jour-là deux cérémonies. Une à la Nécropole nationale de la Résistance, organisée par l'ONAC, en lien avec l'association des pionniers du Vercors. où l'on honore la mémoire de tous les combattants, résistants, maquisards du Vercors, et une autre cérémonie au cœur du village, devant une plaque commémorative qu'on appelle le Martyrologe, où figurent les noms de toutes les victimes vassivaines de l'attaque allemande, que l'on honore pour l'occasion. Je vous l'ai dit, je ne suis pas natif de vacieux. Il était donc pour moi particulièrement important d'associer le plus largement possible la population à toutes les activités mémorielles de la commune et notamment lors des cérémonies du 21 juillet. Il était aussi extrêmement important pour moi de dynamiser les cérémonies. En évitant les séquences interminables de dépôt de gerbe, ce qui m'a valu quelques reproches de certains de vos collègues. En réduisant au maximum les discours officiels, ce qui m'a valu également les reproches de certains de vos collègues. Mais tout ça pour privilégier les séquences avec les habitants. et plus particulièrement les plus jeunes, tout ça pour élargir au maximum les publics présents et sortir d'une forme, il faut le reconnaître, d'entre-soi, que l'on constate parfois dans nos cérémonies commémoratives. Au fil des années, les habitants, qu'ils soient natifs ou venus d'ailleurs, ont été de plus en plus nombreux à répondre présents et sont devenus les acteurs majeurs de nos cérémonies. Puis à ce temps mémoriel du matin, nous avons ajouté le soir un repas républicain des habitants, avec l'objectif de se dire que l'on doit être en cette journée particulière capable de se retrouver tous ensemble, de surmonter nos différences, nos différents, pour honorer d'une autre manière, par notre présence, la mémoire des habitants et du village détruit. Enfin, je tiens à souligner... que dans les actions mémorielles portées ou accompagnées par la commune, l'implication particulièrement forte de la jeunesse vacivaine. Ça reste sur des chiffres relativement faibles, puisque nous sommes 320 habitants. Mais toujours est-il que la jeunesse de vacieux se mobilise fortement sur ces questions, en tout cas toute une partie d'entre elles. Au fil des années, moi, j'ai compris combien les événements de Vacieux et du Vercors et son statut de la libération nous obligeaient. Et je pense qu'il est important de le rappeler. Il nous oblige évidemment un devoir de mémoire. Je crois qu'on sera tous d'accord là-dessus. Car oublier les souffrances, ça voudrait dire reconnaître que le sacrifice de ceux qui sont tombés hier fut vain et que leur engagement a servi à rien. Il nous oblige aussi à un devoir d'apaisement, de rassemblement, parce que les noms qui sont gravés à jamais sur la pierre du martyrologe de Vassieux nous rappellent où nous mène la haine, l'intolérance et la capacité à surmonter nos différends. Ça nous oblige aussi à un devoir, me semble-t-il, d'exemplarité. parce que les combattants et les habitants du Vercors ont fait don de leur vie pour le bien commun, et que nous devons faire nôtre au quotidien l'exemplarité de cet engagement. Je crois que ça nous oblige aussi à un devoir d'optimisme, car quelles que puissent être les difficultés et nos souffrances d'aujourd'hui, aussi légitimes et nombreuses soient-elles, on doit reconnaître, en tout cas vacieux, que le village est bien plus beau aujourd'hui qu'il ne le fut en juillet 1944, au lendemain de l'attaque allemande. Si nous sommes au rendez-vous du devoir de mémoire, je pense que nous devrions tous avoir l'humilité collective de reconnaître que nous ne sommes pas à la hauteur de nos devoirs de rassemblement, d'apaisement, d'exemplarité et de fraternité et d'optimisme. Alors en disant ça, avoir l'humilité collective de le reconnaître, ce n'est pas sombrer dans une forme de culpabilité mortifère, ce n'est pas non plus s'enfermer dans une repentance permanente. C'est un peu une image que je prends à l'attention des plus jeunes. C'est un peu comme le sportif qui se conforte de ses victoires et se renforce de ses échecs. C'est progresser en corrigeant les causes de nos échecs et en nous appuyant sur nos réussites. Voilà pour conclure. Profitez de votre invitation. Je voulais vous lire quelques mots. C'est un peu de l'autopromotion, mais du discours que j'ai prononcé le 21 juillet dernier et qui résume très clairement ma conception du devoir de mémoire. Le devoir de mémoire, c'est indispensable, mais peut-être est-ce finalement le plus facile, l'essentiel, le plus difficile, sans doute. C'est ce qui vient après. Que fait-on de cette mémoire une fois la cérémonie terminée ? Ces questions se posent chaque année avec une acuité renforcée face à un monde qui s'embrase. Il y a l'embrasement immédiatement visible des canicules qui s'enchaînent, des incendies qui ravagent nos territoires et nous rappellent la fragilité de ce qui nous entoure. Il y a l'embrasement que l'on croit plus lointain des conflits armés. Jamais sans doute depuis la Seconde Guerre mondiale, nous n'avons connu autant de guerres simultanées. Et puis il y a un autre brasier qui couvre, plus discret, moins visible, mais qui devrait tout autant nous inquiéter. Ce brasier qui s'attaque ici, chez nous, au fondement même de ce que les résistants du Vercors ont restauré à Saint-Martin-en-Vercors le 3 juillet 1944, la République. Ces fondements sont aujourd'hui fragilisés de l'intérieur. Nous assistons avec un fatalisme coupable. à l'érosion patiente de ce que nos aînés ont construit, parfois au prix de leur vie. Et nous négligeons trop souvent avec légèreté les mots liberté, égalité, fraternité, alors que d'autres se sont battus pour nous permettre de les prononcer librement. L'Europe, hier symbole de paix retrouvée et de prospérité, est l'objet de tous les rejets, de tous les fantasmes. L'État, hier garant de nos valeurs et de notre unité, est aujourd'hui malmené, critiqué, bafoué. Hier, pilier incontesté de l'État de droit est systématiquement soupçonné de partialité dès lors que ces jugements ne nous conviennent pas. Toute forme d'autorité, celle de l'État, des institutions, du savoir, suscite une défiance qui n'épargne plus personne. Et trop souvent, l'intérêt collectif s'efface derrière un chacun pour soi qui n'a que faire du bien commun. Face à ce monde qui s'embrase, nous pourrions être tentés de baisser les bras, de nous dire que nous ne retournons rien de notre passé et d'accepter que notre civilisation s'effondrera comme d'autres avant elle. Mais ce faisant, nous reconnaîtrions que le sacrifice de ceux dont le nom est gravé sur le martyrologe de Vassieux n'a servi à rien. Alors à ce fatalisme mortifère, nous devons opposer un volontarisme sans faille et ne pas nous décourager. Rappelons-nous, chacun des maquisards qui a pris les armes dans le Vercors, chacune des familles qui en secret les ont ravitaillées n'était qu'une simple goutte d'eau. Un engagement minuscule face à l'ampleur du conflit. Et pourtant, c'est de l'addition de ces gouttes d'eau que s'est construite l'œuvre de la libération. Nos efforts du quotidien, aussi modestes soient-ils, sont eux aussi des gouttes d'eau. Un vote plutôt qu'une abstention, une parole de tolérance plutôt que de défiance, un engagement assentiatif, une main tendue à un voisin, une confiance renouvelée dans nos institutions. Un débat démocratique à la hauteur des défis qui nous font face. Aucune de ces gouttes d'eau ne doit être jugée négligeable. C'est de leur somme, patiente et obstinée, que vaincra le combat contre l'embrasement de nos sociétés. Se montrer digne de ceux que nous honorons, ce n'est pas seulement se souvenir d'eux une fois par an. C'est refuser au quotidien la loi du plus fort, la peur de l'autre, l'indifférence à la souffrance de ce qui se joue loin de chez nous. Alors oui, restons fidèles aux devoirs de mémoire, restons fidèles à ce que Vassieux nous enseigne depuis 82 ans et faisons en sorte que ce pour quoi ces femmes et ces hommes sont morts continue de se prolonger dans ce que nous sommes et dans ce que nous faisons. Je vous remercie de votre attention.
Merci mon général, merci monsieur le maire pour ces propos liminaires qui déjà dégagent beaucoup de messages, des messages de cohésion, des messages de droit, de droit international, de droit de la guerre peut-être, aussi en parlant des crimes de guerre nazis par exemple. Ce qui se dégage aussi c'est la reconnaissance des anciens combattants ou des vétérans, ou je ne sais pas comment, en tout cas de cette communauté du monde combattant. Beaucoup de choses qui vont amener, j'en suis persuadé, beaucoup de questions de mes collègues. Et dès à présent, nous passons avec les questions des groupes politiques. Et nous commençons par le Rassemblement national avec José Gonzales.
M. le Président, mon général, M. le maire. Merci pour votre présence et vos explications assez précises. Le merveilleux succès d'audience du diptyque « La bataille de Gaulle » a remis sur le devant de la scène l'attachement indéfectible des Français à la mémoire de leurs grandes épreuves historiques, qu'elles soient sombres ou glorieuses. A ce titre, par leur puissance évocatrice, les productions audiovisuelles et numériques constituent un formidable levier pour assurer cette transmission aux générations qui, demain, ne bénéficieront plus de témoignages directs. Au-delà des commémorations et des initiatives pédagogiques traditionnelles, il me semble donc essentiel que les institutions mémorielles investissent pleinement le champ de la création culturelle, qu'il s'agisse de documentaires ou de fictions historiques. Mon général, quelle place souhaitez-vous donner à ces productions dans la stratégie du rayonnement de l'ordre ? Quelles pistes envisagez-vous, notamment, pour développer des partenariats avec les acteurs de l'audiovisuel et de la création culturelle, afin de faire connaître au grand public les parcours des compagnons de la libération ? Je souhaiterais revenir avec vous, M. le maire, sur un chantier très concret, l'opération Non-Immemore, engagée par l'Ordre pour retrouver les derniers médaillés de la résistance et compléter les informations sur leur parcours. Plusieurs milliers de situations restent, selon la présentation de cette opération, à éclaircir. Derrière ces dossiers, il y a des engagements et des sacrifices dont nous devons préserver la trace. Les communes peuvent constituer un relais précieux. Leurs services d'état civil, leurs archives et leurs liens avec les familles et les associations locales sont autant de ressources pour ces recherches. Monsieur le maire, en votre qualité de coprésident de l'ordre, comment envisagez-vous une mobilisation coordonnée des communes, compagnons et médaillés de la résistance pour contribuer à ce travail ? Manque-t-il aujourd'hui des relais locaux pour retrouver ces informations ou surtout des moyens humains pour les exploiter une fois recueillis ? Je vous remercie.
Merci, mon général, monsieur le maire, je vous en prie.
Merci beaucoup, monsieur le député, pour votre question. Effectivement, c'est assez satisfaisant de voir l'engouement qu'ont provoqué ces deux films sur le général de Gaulle. Et donc, contre toute attente, c'est bien quelque chose qui montre que cette période-là intéresse les Français et que les Français sont intéressés par leur histoire. C'est quand même un succès important, d'autant plus que je pense qu'il le doit vraiment au bouche à oreille. C'est-à-dire que c'est les gens qui l'ont vu qui ont convaincu d'autres d'aller le regarder. Et donc je pense que c'est vraiment quelque chose qui est à souligner. Ça, c'est votre question, concerne directement comment utiliser le levier culturel. Je vais, si vous voulez, juste revenir un peu en avant, parce que je n'avais pas complètement développé ça dans mon propos liminaire, mais quelle est la stratégie de rayonnement de l'ordre de la libération ? En fait, pour répondre un peu à la longue jonction qu'a donnée Hubert Germain, de garder des braises rejoignantes. Notre pays a besoin de braises ardentes et rejoignantes sur lesquelles on puisse souffler. Et ça, c'est les valeurs des compagnons, entre autres. à mettre à disposition de la jeunesse française. Entre autres parce que les compagnons, Dieu merci, ne sont pas les seuls à porter des valeurs dans ce pays-là. Mais comme je vous l'ai dit, le caractère diversité est quelque chose qui permet une bonne diffusion. Je ne vois pas comment un jeune Français ne pourrait pas, à travers les visages des 1038 compagnons de la Libération, trouver un modèle auquel s'identifier. C'est pour ça que je me dis qu'on a une responsabilité particulière dans la diffusion des valeurs des compagnons de la Libération. Il y a plusieurs axes sur lesquels on travaille. Évidemment, aujourd'hui, la mémoire des compagnons de la Libération, en fait, elle est conservée au musée de l'Ordre de la Libération, qui est un musée de reliques qui, bien évidemment, n'expose pas la totalité des 1038 compagnons de la Libération. même si leur diversité dans l'absolu le mériterait. Mais en fait, on n'a pas d'une part la place et d'autre part la matière. Et donc, il y a un équilibre qui a été trouvé pour représenter le mieux possible toutes les sensibilités que représentaient les Compagnons de la Libération, en particulier à travers les forces françaises libres, la résistance intérieure, mais aussi la partie déportation et de répression. Donc, c'est ça que montre le musée. C'est un musée qui est très dense, qui est un musée de parcours, un musée d'hommes et de femmes. Et c'est vraiment un très beau musée. Et c'est un musée qui ne marche pas trop mal. Je pense que cette année, on va atteindre probablement 300 000 visiteurs, qui est réellement un très très beau résultat pour un musée en France, même pas un musée de ce genre, mais un musée en France. Et on accueille en gros par année entre 250 et 300 groupes scolaires, qui est là aussi un beau résultat. Mais si notre mission est véritablement de toucher la jeunesse française, objectivement, on en est très très loin. Mais de toute façon, un musée par définition... Il y a des limites physiques et je pense qu'avec 300 000 visiteurs, cette année j'ai vu des jours où il y avait plus de 1000 visiteurs dans la journée, où le confort de visite n'était pas au rendez-vous. Enfin, on était limite, on commence à toucher, ça se passait très bien. Mais idem pour les groupes scolaires, il y a un sujet d'éloignement, puisque sur les 250 groupes, il y en a en gros un tiers qui vient de Paris, un tiers qui vient de la région parisienne et un tiers qui vient du reste de la France. En fait, c'est juste factuel et il n'y a pas de faute là-dedans, mais c'est la réalité. Donc ça montre bien que, bien évidemment, la pépite et le musée, ces archives qu'on met à la disposition des chercheurs qui constituent le cœur et le trésor des Compagnons de la Libération, mais qu'il faut véritablement être capable de l'exporter et de l'amener finalement vers la jeunesse. Le raisonnement, c'est quoi ? C'est tout d'abord, si on veut exporter, aujourd'hui, il faut numériser. Donc il y a un travail de numérisation qui a déjà été fait. Il faut qu'on aille plus loin là-dessus. La deuxième chose, si on veut toucher la jeunesse, en fait, il n'y a pas beaucoup d'autres... L'analyse montre que si on ne travaille pas avec l'éducation nationale, en fait, c'est qu'on n'a pas exactement tout compris. L'éducation nationale, c'est le premier contact, et c'est d'ailleurs une de ses missions. Et donc, il faut qu'on soit capable de travailler avec l'éducation nationale. Et il faut qu'on travaille aussi en réseau, parce qu'en fait, entre l'ordre de la libération et l'éducation nationale, il y a les villes compagnons, il y a les unités compagnons, il y a le monde combattant, il y a tous les gens qui travaillent aussi pour ça, les grands groupes comme la SNCF, qui sont des relais, et l'ONAC VG, et le monde combattant. Un petit mot, donc, j'ai plutôt appelé ça une stratégie par inspiration. L'Ordre de la Libération, c'est 16 personnes. Ce n'est pas nous qui allons prendre notre bateau de pèlerin et aller évangéliser la France en essayant d'apporter les valeurs des compagnons à la Libération. C'est bien pour ça qu'il faut travailler avec les professeurs, les professeurs qui font un travail extraordinaire. Beaucoup sont très attachés à développer ça. Maintenant, si on veut qu'on fasse ça, il faut d'une part la réflexion et que si je veux que les professeurs s'investissent dans ce domaine-là, il ne faut pas que je leur complique la vie. Il faut que je leur facilite la vie. Quelqu'un peut adhérer si on lui facilite la vie. Et donc c'est bien comprendre quelle est la problématique des professeurs pour enseigner en particulier l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, dont à juste titre ils me disent que l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale est quelque chose qui est compliqué, bien plus compliqué que l'histoire de la Première Guerre mondiale. finalement avec une ligne de front, des Allemands à droite et des Français à gauche, si je résume. En fait, le film de Gaulle le montre bien, la complexité de la situation, avec des choses qui sont probablement un peu plus sensibles encore aujourd'hui, et donc la capacité à aborder. Et donc, le sujet est véritablement comment je comprends bien ce dont les professeurs ont besoin, et comment je mets à leur disposition. Et donc, un peu de manière idéalisée, mais je pense que finalement c'est plus possible que je ne le pensais. On est en train de refondre le site internet et idéalement un professeur pourrait, je suis dans tel département, finalement, est-ce que je pourrais avoir accès à des documents, à des capsules vidéo qui me parlent d'un résistant ou d'un Français libre qui est de mon département ou du département voisin. Parce que vous avez bien compris que là aussi, pour un professeur, quand on arrive à prendre un exemple qui est inscrit dans le paysage local, c'est évidemment une force démultipliée. Ce n'est pas quelqu'un d'abstrait. C'est un lieu sur lequel on peut aller. C'est plus facile à s'identifier. C'est plus facile à se représenter. Ça aussi, c'est une des forces de ce que représentent les valeurs des compagnons. Et donc, finalement, ce professeur, en exprimant ses demandes, pourrait avoir accès à un certain nombre de documents, probablement un peu travaillés par l'intelligence artificielle, qui lui permettraient finalement... Non pas de faire son cours, et un professeur ne cherche pas à ce qu'on fasse son cours à la place, mais en fait finalement d'accéder à des documents qui lui permettraient d'animer, donner une force pédagogique supplémentaire. Donc c'est ça sur lequel on est en train de travailler, on n'y est pas encore tout à fait, mais c'est dans cette direction-là dans laquelle on avance. Ça c'est la première chose. La deuxième chose c'est que créer un événement est quelque chose qui demande de l'énergie. Ça veut dire qu'il faut après réussir à tourer tous les fils. Et donc après comment on fait, ça c'est l'éducation nationale, mais comment finalement des associations d'anciens combattants pourraient amener un témoignage. S'il y a une ville compagnon de la libération à proximité, comment on arrive à entraîner autre chose ? Comment il y a une unité militaire compagnon de la libération ? Est-ce que ça nécessite une exposition temporaire qu'on mettrait dans une gare ? Vous voyez bien qu'après, si on arrive à tirer des fils autour, on donne de la dimension. Ça peut aller dans l'autre sens aussi. Quelqu'un veut mettre en valeur un compagnon de la libération. Pourquoi finalement des classes ne se saisiraient pas de ce sujet-là ou ne travailleraient pas et ne feraient pas une étude ? de cas concrets sur cela, toujours avec l'appui, par exemple, de l'ordre de la Libération, entre autres. Les médaillés de la résistance, c'est quelque chose qui est aussi une matière à pleinement utiliser dans ce domaine-là. Et donc, on multiplie le maillage. Et il y a des professeurs qui, par exemple, ont pour objectif, dans leur classe, de finalement constituer des dossiers de potentiels médaillés de la résistance qui sont transmis à la Commission. Donc, c'est un peu comme ça que je le vois. Donc, une stratégie directe, c'est le musée. Une stratégie indirecte, c'est quand il faut aller un peu participer. Mais le cœur de la stratégie, c'est vraiment une stratégie de rayonnement par inspiration et en s'appuyant d'abord sur l'éducation nationale. On est, j'estime, avec un alignement de marées de planètes particulièrement favorable, avec à la tête de l'éducation nationale des gens qui sont convaincus de cette synergie à donner et au niveau local des professeurs qui sont. eux aussi à la manœuvre et qu'on doit aider. Donc c'est un peu l'objectif qui est en train de se développer. Et ça, j'ai répondu à peu près à votre question. Donc ça, c'est les pistes de l'ordre de la libération. Un dernier point, si vous me le permettez, c'est qu'en fait, la problématique majeure à laquelle je suis confronté, c'est en fait la relative, très relative, méconnaissance totale des Français pour les compagnons de la libération. Ce qui s'explique probablement par la manière dont l'ordre est fermé en 1946 et que c'est quelque chose qui est un peu sorti du champ. Et qu'en 1958, quand le moral de Gaulle revient, je pense qu'il y a une période qui est un peu passée. Et ce n'est pas faire injure aux compagnons de la Libération et à leurs descendants de dire qu'il y a une forme de méconnaissance. Descendez dans la rue et regardez. Et donc aujourd'hui, je constate qu'en fait, on peut communiquer beaucoup sur les compagnons de la Libération quand ce mot-là n'existe pas dans la tête des gens. En fait, ça n'imprime pas. Vous avez vu que le président de la République a donné comme parrain de promotion à la première année du service national le nom d'Henri Ferté. J'étais à Besançon hier pour célébrer le centenaire de sa naissance, qui est compagnon de la Libération. En fait, que les gens ne retiennent pas le nom est quelque chose qui est assez normal. Mais en revanche, il est compagnon de la Libération. Le président de la République l'a dit. On a communiqué là-dessus. Pour autant, je pense que ce n'est pas quelque chose qui a marqué les Français, non pas qu'ils s'en désintéressent, mais parce que le mot « compagnon de la libération » pour eux n'évoque pas véritablement quelque chose. Et je pensais que ça, c'était quelque chose sur lequel il fallait que je travaille. Après, j'estime qu'aujourd'hui, il faut véritablement travailler avant sur ce sujet-là et que j'ai besoin d'un choc de visibilité pour que le mot « compagnon de la libération », le mot « hors de la libération », le mot « médaille de la résistance française » veuille dire quelque chose dans la tête des Français. Et là, je pense que ce qu'on fera... en termes de communication et de développement des valeurs aidera beaucoup. Et vous comprenez bien qu'un professeur dans sa classe, s'il dit demain, on va étudier la vie d'un compagnon de la Libération, mais qu'il doit déjà passer 15 minutes à expliquer ce que sont les compagnons de la Libération, en fait, il choisira un autre levier. Si la moitié des élèves de la classe disent, ah oui, compagnon de la Libération, je vois ce que c'est. Et donc, vous avez raison, les leviers culturels sont extrêmement importants. Et le film de Gaulle, dont on doit noter que finalement, le mot « hors de la libération » et « compagnon de la libération », ces deux mots-là ne sont pas prononcés, alors même que 90% des gens qui sont autour du général de Gaulle dans le film, de Jean Moulin à Koenig, à Leclerc, à Passy, à Pleven, sont tous des compagnons de la libération. C'est parce que probablement le compositeur n'a pas cette idée-là. Et donc mon sujet aujourd'hui, c'est effectivement utiliser ce levier-là. Et si j'ose l'analogie, si dans la rue vous posez la question « mais est-ce que tu connais la DGSE ? », les gens vont dire oui. Grâce à quoi ? Grâce à la série du Bureau des Légendes. Et donc mon objectif aujourd'hui, ambitieux, plus ambitieux encore que le site internet, est d'essayer de faire une série qui parlerait de la Deuxième Guerre mondiale à travers la vie des compagnons de la libération. Je pense qu'on avance dans cette... Et si un professeur un jour dit « Je vous parle d'un compagnon de la libération » et que 50% des élèves voient de quoi il parle, en fait, ça sera gagné. Voilà. Donc c'est ce vers quoi j'avance. Merci pour votre question.
Merci, mon
général.
Nous avons 13 questions qui suivent, dont vous aurez encore la possibilité de développer tout ça en général. Monsieur le maire, la parole est à vous.
Moi, je vais être très, très rapide sur la question qui m'a été posée par rapport à ce que je peux faire sur l'aider à la recherche des derniers médaillés de la Résistance. Avec mon statut de maire d'une commune de 330 habitants, dont j'assure à la fois les fonctions de chargé de communication, de chef de protocole, de chauffeur du maire, mes pouvoirs en la matière sont relativement faibles. Par contre, je peux vous confirmer que la commune de Vacieux, comme les quatre autres communes, sont particulièrement sensibles au statut qui est le leur de communes compagnons de la Libération. Et dans le cas très particulier de Vacieux, le général disait que c'était méconnu. À Vacieux, je peux vous assurer que 99,9%. 9% des habitants ont connaissance du statut de commune compagnon de la libération de leur village.
on a dit qu'il ne fallait pas oublier les médailles de la résistance française, l'opération Noni Mémor, Patria Noni Mémor, c'est ce qui est gravé au revers de la médaille de la résistance française. La patrie n'oublie pas. C'est pour ça qu'on a désigné. Évidemment, on ne doit pas les oublier. D'une part, il y a un, les compagnons de la libération, je vous l'ai dit, logiquement, ont un peu capté toute la lumière. Ça, c'est la première chose. Et deuxièmement, ce n'est pas le même volume. 1038 d'un côté, 65 000 de l'autre. Et je vous ai dit, beaucoup de résistants. Donc en fait, sur les 65 000, il devait y en avoir 15 000 dont on n'avait que pas de date de naissance. seulement le nom prénom, quelquefois seulement le pseudo. Donc il a failli... Il y a un gros travail qui avait déjà été fait. Et en particulier, l'opération Nonny Memor s'était identifié de manière formelle le nombre de médailles de la résistance française encore vivant aujourd'hui. C'était ça l'objectif. Il y en avait déjà un certain nombre qui étaient connus, mais on n'avait pas la certitude de l'exactitude de ce chiffre-là. Donc on a lancé l'opération Patria des Nuit Morts avec tout un tas de services d'autres administrations, des associations, le Monde Combattant, l'ONAC VG. Et finalement, au mois de juin, on a obtenu un chiffre qui me semble relativement consolidé de 18. Il est à noter qu'aujourd'hui, malheureusement, ils ne sont plus que 15, puisqu'en fait, forcément, c'est des gens qui ont entre 96 et 105 ans ou 106 ans. Donc bien évidemment, le temps, malheureusement, est là. Il exerce sa tyrannie. Et donc on a pour l'instant une liste qui me semble assez précise. Il y a encore un certain nombre de noms dont on n'a pas de certitude absolue de la date de naissance. Mais ce chiffre-là, quand il est rapporté statistiquement au reste, ça veut dire qu'il n'y a aucune chance qu'il y en ait encore 15 en plus par rapport à la liste qu'on ait. Il y en aurait au plus moins de 1. Mais je sais que même pour les compagnons de la Libération, quand il a fallu statuer en disant quels sont les derniers, il y a forcément des gens sur lesquels... On n'avait pas de certitude, mais pour autant on avait une certitude raisonnable qui nous disait en fait voilà le chiffre auquel on est arrivé. Et donc j'estime que le chiffre, vous avez constaté aussi que derrière cette opération, en parallèle on a aussi lancé, dans le cadre de cette opération, des reportages par voie de presse, la PQR, la presse nationale ou un reportage au 13h qui permettait une forme d'appel en disant si vous connaissez un médaille de la résistance qui n'est pas répertorié, mais dites-nous-le. Donc je pense qu'on a une certitude morale, mais aussi si quelqu'un levait la main en disant « vous m'avez oublié », objectivement, normalement, il aurait dû le faire avant. Donc je pense que notre chiffre aujourd'hui de 15 médailles de la résistance française est quelque chose sur lequel on peut avoir une certitude très raisonnable.
Merci, mon général. La parole à présent est à Patricia Lemoyne pour le groupe Ensemble pour la République.
Merci, monsieur le président général, monsieur le maire. Vous l'avez parfaitement illustré lors de vos propos liminaires, l'ordre de la libération créé par le général de Gaulle occupe une place singulière dans notre histoire nationale. Il incarne avant tout le courage, le refus de la défaite, l'esprit de résistance et l'engagement au service de la nation. Depuis la disparition du dernier compagnon de la libération, Hubert Germain, en 2021, il ne s'agit plus de préserver la mémoire, mais bien de la faire vivre et de la transmettre aux générations qui n'ont pas connu la Seconde Guerre mondiale. Dans un contexte marqué par le retour de la guerre en Europe, les conflits au Proche et Moyen-Orient, les menaces contre nos démocraties et la nécessité de renforcer l'esprit de défense de nos co-citoyens, cette mission est d'une troublante actualité. Ma première question s'adresse à vous, Général, et elle concerne la jeunesse et la transmission. Vous nous avez précisé les actions que vous souhaitez mettre en œuvre pour faire connaître l'histoire des compagnons de la libération aux jeunes générations, notamment dans les établissements scolaires. Comment mesurer l'efficacité de leur impact sur l'engagement citoyen et l'esprit de défense ? Êtes-vous favorable au développement des classes défense, des collèges et lycées, encore trop peu nombreuses à mon avis, sur notre territoire ? Comment faire de l'ordre national non seulement un lieu de mémoire, mais aussi un véritable levier de cohésion nationale et de résilience ? Alors que la dernière revue nationale stratégique envisage un scénario de conflit de haute intensité en Europe à l'horizon 2030. Ma seconde question s'adresse à vous, monsieur le maire. Pouvez-vous nous préciser de quelle façon les communes compagnons de la libération peuvent renforcer leur coopération avec les collectivités territoriales, les associations mémorielles et les établissements scolaires, afin que cette mémoire soit pleinement vivante dans nos territoires ? Pensez-vous qu'il faille davantage développer les actions et échanges avec les correspondants défenses des communes en lien avec les DMD, en leur donnant de vrais moyens pour agir ? Je vous remercie.
Merci, mon général, monsieur le maire. Madame la députée, plus rapidement, je viens de me faire rappeler à l'ordre par le président, à juste titre. Mais c'est quelque chose que je n'avais pas développé dans mon propos liminaire où il me restait cinq minutes, monsieur le président. Madame la députée, évidemment, je pense que c'est effectivement le sujet jeunesse, vous l'avez compris. Il y a quelque chose qui est essentiel aussi parce que c'est lié à la cohésion nationale et que c'est l'avenir du pays. Donc voilà. Maintenant, la mesure, je pense que c'est quelque chose qui est assez probablement difficile à mesurer. Qui plus est, en fait, ce n'est pas quelque chose d'un monde dans lequel on passe de l'état zéro à l'état un brutalement. Donc je pense que c'est en plus quelque chose qui va se... se propager assez lentement. Mais pour autant, les signaux sont très encourageants et le nombre de classes de défense est un indicateur qui est quand même assez sensible puisqu'on a dû multiplier ça aussi par quasiment 10 en quelques années. Donc ça, c'est quelque chose qui est très favorable. Oui, je suis favorable à l'augmentation des classes de défense et de sécurité globales en ayant une précision parce que je vois bien qu'en fait, il y a des critiques de bonne ou de mauvaise foi sur le sujet des classes de défense et de sécurité. L'objectif des classes de défense et de sécurité n'est pas de recruter. Évidemment que pour les armées dans une armée d'engagés, recruter est quelque chose qui est vital. Mais en fait, notre rapport n'est pas là. Il ne faut pas se tromper. En fait, notre objectif est bien de travailler à la cohésion nationale. Et pour travailler à la cohésion nationale, pour ça, je pense qu'il faut avoir des citoyens qui soient des citoyens éclairés. Et un citoyen éclairé, ce n'est pas quelqu'un qui ne peut pas avoir une idée de ce qu'est la défense de son pays. Et les classes de défense et de sécurité globales, en fait, leur objectif est d'apporter un éclairage complémentaire. Et je pense que ça, c'est vraiment essentiel de le comprendre. Le but n'est pas de recruter. D'ailleurs, ça pourrait se mesurer. Mais je ne suis pas sûr que dans les classes de défense et de sécurité globale, il y a plus de gens qui s'engagent que dans les autres classes, voire peut-être même un peu moins. Ce dont j'espère être sûr, c'est qu'en fait, ces gens-là ont quand même une vision plus claire de ce qu'est la sécurité de notre pays et comment on peut y contribuer, pas seulement en devenant militaire. Et donc c'est bien évidemment... C'est quelque chose sur lequel il faut travailler. C'est d'ailleurs un peu la même chose sur le service national, qui est en fait une forme de pendant, non pas dans le cadre de l'éducation nationale, mais post-éducation nationale dans le sens de l'engagement. Et qu'en fait, j'aurais presque tendance à dire, je l'aurais dit même comme ses mains, je pense que l'échec serait que tous les gens qui fassent leur service militaire s'engagent après. Ça serait un échec. Notre objectif n'est pas d'investir. Évidemment, quelqu'un qui fait son service militaire pendant 10 mois va apporter quelque chose aux armées. Mais j'espère surtout qu'il va en retenir quelque chose en termes de collectif, en termes d'esprit d'engagement, en termes de compréhension des enjeux, en termes de leadership. Et que c'est surtout ce qu'il va faire dans la société française pour les 50 années derrière. C'est ça, l'enjeu. Ce n'est pas de s'engager. Je dis bien s'ils s'engagent tous, tant mieux. Mais en fait, on perdrait surtout ce qu'ils peuvent faire pour les 50 ans qui viennent pour la nation. Et c'est ça, le but recherché.
Monsieur le maire, je vous en prie.
madame la députée. Concernant votre question et en lien avec la jeunesse et ce que les communes peuvent faire, d'abord, vous confirmez que les 5 communes dont il a été rappelé combien elles étaient différentes, entre l'île de Saint-Vacieux, petites communes de moins de 300 habitants ou 400 habitants, et les villes de Paris, Grenoble et Nantes, je peux vous confirmer l'engagement ? de l'ensemble de ces communes à œuvrer pour le devoir de mémoire et à porter la mémoire des communes Compagnères de la Libération. En particulier sur Vacieux, on a la chance d'avoir un mémorial de la Résistance et un musée départemental de la Résistance, qui tous deux accueillent autour de 35 000 visiteurs par an, ce qui est quand même très important pour une commune de notre taille. Le département de la Drôme a mis en place une démarche favorisant et finançant le déplacement de toutes les classes de 3e au musée départemental de la Résistance. Et moi-même, en ma qualité de maire, d'une commune touristique qui accueille beaucoup de jeunes en classe découverte, je suis toujours disponible pour discuter, échanger et porter la parole de l'Ordre de la Libération. Au-delà de ça, je voulais juste profiter de ce temps de parole qui m'est accordé. Vous parlez de la jeunesse. On a de cesse de dire à la jeunesse que le devoir de mémoire, c'est se souvenir du passé pour ne pas renouveler les mêmes erreurs aujourd'hui. Force est de constater que nous ne sommes pas forcément, et c'est pour ça que j'appelais à une forme d'humilité collective par rapport à ça, juste dire que la jeunesse, c'est globalement les 15-25 ans. C'est des jeunes qui avaient 10 ans au moment des attentats de 2015, qui en avaient une quinzaine au moment du Covid, à peine plus au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine, à peine plus au moment du 7 novembre et du désastre que l'on voit à Gaza depuis. Je le rappelais aussi dans le discours que j'ai prononcé, jamais il n'y a eu autant de conflits armés dans le monde depuis 1945. Et je crois que là, au-delà des communes compagnons de la Libération, c'est à nous tous que la question se pose. C'est qu'est-ce que nous avons à offrir à notre jeunesse, au-delà de leur rappeler qu'il faut qu'ils fassent mieux que ce que nous n'avons pas réussi à faire depuis 80 ans.
Merci. La parole est à Arnaud Saint-Martin pour le groupe La France Insoumise, un nouveau franc populaire. Merci Monsieur le Président.
Mon général, Monsieur le Maire, l'Ordre de la Libération nous rappelle que la liberté n'est jamais... Elle se conquiert par l'engagement collectif, parfois au prix de sa vie. Cette mémoire doit rester vivante, nous aider à comprendre le présent et éclairer notre avenir. La résistance fut une épreuve de vérité antifasciste, celle de femmes et d'hommes qui ont refusé la haine, l'autoritarisme et la collaboration. Parmi elles et eux, Missak et Méliné Manoukian, ainsi que leurs camarades de l'affiche rouge, dont l'entrée au Panthéon le 21 février 2024 a souligné combien le combat pour la liberté fut aussi celui d'hommes et de femmes venus d'ailleurs, qui ont choisi de défendre la France et ses idéaux résumés dans notre... Pourtant, au même moment, le débat politique était marqué par l'adoption d'une loi sur l'immigration durcissant les conditions de séjour des étrangers. Ce contraste interroge sur la manière dont nous nous entretenons cet héritage non neutre, loin des grands discours. Aujourd'hui, alors que la xénophobie et le racisme se banalisent jusqu'au passage à l'acte meurtrier, hélas à trappe et à la verrière, que certaines rhétoriques héritées des heures les plus sombres de l'histoire ressurgissent et sont rendues audibles par des médias irresponsables, que l'extrême droite néo-nazi progresse jusqu'en Allemagne via l'AFD, encore tout récemment allié au RN au Parlement européen, que les digues sautent entre la droite naguère-gaulliste et l'extrême droite le péniste, l'urgence est à cultiver cette éthos de la résistance qui, du colonel Berthier au lieutenant-colonel Guingouin, et tant d'autres maquisards de l'armée des ombres au profil certes divers mais unis par une même cause, a fait l'honneur de la France libre qui ne plie pas face à la barbarie nazie et aux collabos de Vichy. Mon général, monsieur le maire, ma question est la suivante. Comment faire vivre concrètement la mémoire antifasciste de la résistance, au-delà des cérémonies et des hommages ? Comment la généraliser sans concession pour qu'elle demeure une force de vigilance démocratique, à l'adresse de toutes les générations et de toutes les classes sociales, à l'adresse des plus jeunes pour qui cette histoire-là est lointaine et peut-être abstraite, mais aussi... Des plus âgés qui, pour des raisons qui défilent entendement, sont tentés par une offre politique d'extrême droite qui, par construction native, porte en elle la négation de cet héritage précieux. Comment en pratique faire en sorte que ce dernier ne soit pas seulement sanctuarisé, panthéonisé, mais qu'il continue de guider nos choix collectifs et notre devenir en commun ? Comment en bref assurer la résilience de la flamme de la résistance ?
Merci, M. le député. Effectivement, votre question est très précise, même s'il faut que l'ordre de la libération ait de grandes ambitions. En fait, l'ordre de la libération, je doute qu'il ne soit seul à pouvoir résoudre cette problématique-là qui touche l'ensemble de la société et en fait qui touche en particulier, je pense, la représentation nationale. Donc c'est effectivement quelque chose sur lequel il faut être extrêmement clair. Je pense que... Monsieur le maire l'a très bien dit. En fait, la mémoire est quelque chose qui permet quand même de faire une introspection du passé, non pas pour se martyriser, mais pour voir ce qui s'est passé. Et je le redis, l'exemple des compagnons de la Libération, leur valeur et leur diversité est quand même probablement pas ce qu'on peut appeler l'antidote, mais en tout cas une vraie démonstration de ce que des gens qui étaient a priori opposés ont pu faire pour libérer la France. Ça commence par n'oublier personne. Je pense en particulier. Et évidemment, il y a évidemment la résistance et la résistance intérieure quand vous en parlez. Mais il y a aussi les forces françaises libres. Et en fait, c'est la conjonction de ces deux forces qui ont permis à la France de se libérer, à la France de se libérer et à la France d'être à la table des vainqueurs. Ce qui était quand même aussi quelque chose auquel il fallait veiller.
le maire, je vous en prie.
La question n'est pas forcément très simple. Moi, ce que je peux vous dire, c'est que d'abord, il faut se méfier d'utiliser toujours l'histoire à des fins et éventuellement même la réécrire pour aller dans le sens de nos propres opinions. Moi, ce que je sais, ce que je constate, et c'est un peu le sens de mon propos, c'est plus une réflexion de se dire que l'histoire a été ce qu'elle a été. Je l'ai dit tout à l'heure. Le général vient de le rappeler. De la colère à la violence, il n'y a qu'un pas. De la violence à la haine, il n'y a qu'un pas. Et de la haine à la guerre, il n'y a qu'un pas. Renvoyer sur celui qui ne pense pas comme nous la responsabilité de la situation, c'est quand même malgré tout une facilité. J'ai raison, vous avez tort. Et moi, je pense que, je l'ai dit et je le répète, et je suis venu dans cet esprit-là, c'est d'alerter la représentation nationale sur le fait que nous avons une responsabilité collective. Et je pense qu'aujourd'hui, et le débat actuel, l'actualité actuelle le prouve, qui aujourd'hui, dans la situation dans laquelle nous sommes, dit « j'ai une part de responsabilité ». Absolument personne. Tout le monde rejette la responsabilité, quelle que soit la situation, quel que soit l'événement, sur son voisin. Et s'il y a un effort à faire, c'est le voisin qui doit le faire en priorité. Alors j'entends ce que vous dites. Je crois que vous avez entendu aussi mon discours et que vous avez compris le sens qu'il y avait derrière les mots que j'utilise. Mais moi, aujourd'hui, en tant que citoyen, je ne suis que le maire d'une commune de 300 habitants. Je rêverais d'entendre un responsable politique faire preuve de l'humilité indispensable en commençant par dire j'ai effectivement peut-être, dans ma conception et ma façon de pratiquer la politique, une part de responsabilité. Mais j'insiste sur ce point. Aujourd'hui, personne n'assume la moindre responsabilité de ce qui se passe. Comment voulez-vous que nous avancions en ayant une position qui, finalement, est exactement celle que nous rencontrions dans les années 30
vous remercie. La parole à présent est à Jean-Louis Thiriot pour la droite républicaine.
Merci monsieur le Président, mon général, monsieur le maire. Dans la saison grise que nous vivons pour la France, entendre des propos aussi solides de l'un et de l'autre. Cela fait du bien. Vous évoquiez, mon général, la création de l'ordre de la libération en novembre 1940. Non seulement nous sortions de la défaite de Sedan, mais le général de Gaulle sortait aussi de l'échec de Dakar. Et malgré ça, il a repris l'initiative. Ça veut dire que rien jamais n'est perdu. Par rapport à ce que j'ai entendu tout à l'heure, je veux simplement dire que je crois que le principal message de l'ordre de la libération, et vous nous l'aviez bien montré quand nous l'avons visité, c'est la diversité. Diversité des origines, diversité des opinions, diversité de tous ceux qui ont fait le choix de mettre la France au-dessus de tout. Et il y a dans l'ordre de la libération des communistes et des gens venant de la droite. Je pense à Cordier, je pense à Renouvin. C'est bien l'unité française. Deux questions. L'une pour vous, mon général. Le point de contact, c'est évidemment largement l'éducation nationale. Est-ce qu'il y a aujourd'hui des collaborations organiques entre l'éducation nationale et l'ordre de la libération pour promouvoir ce qui peut être fait ensemble ? Pour vous, monsieur le maire, nous n'avons pas tous des communes compagnons de la libération. Nous le regrettons. Mais qu'est-ce que vous pouvez faire auprès des autres communes ? pour renforcer ce devoir de mémoire commun au service du bien commun. Enfin, écoutez, puisqu'il me reste quelques instants, je souhaite partager avec vous ce texte magnifique de Romain Garry sur les Français libres qui, je crois, peuvent tous nous rassembler, qui disait d'eux, vous appartiez encore. à une culture où l'on ne parlait pas d'un homme comme d'un cadre. Vous étiez plus proche de ce qui fut toujours à travers les âges une civilisation parce que vous étiez le contenu réel et vivant de l'imaginaire et parce que seules les mythologies assumées et incarnées peuvent porter l'homme au-delà de lui-même et le créer peut-être un jour tel qu'il se rêve. Je crois messieurs que c'est ce message-là. qu'on peut porter à la France et que vous portez. M. le maire.
le ministre, merci beaucoup pour votre question. Je suis totalement d'accord sur le sujet de la diversité et sur le point que vous avez souligné. C'est-à-dire que ce sont des gens qui ont su trouver ce qui les rassemblait et pas ce qui les opposait. Et c'est la démarche. qu'on doit favoriser. Sur le sujet de travailler avec l'éducation nationale, je vous l'ai dit, en fait, pour moi, ça passe bien par deux aspects. Il faut qu'on travaille avec l'échelon central de l'éducation nationale pour que ça ait quelque chose qui rende possible ce qu'on souhaite faire avec les professeurs. Il faut travailler au niveau local pour informer et aider les professeurs, aider, vous comprenez, ce n'est pas péjoratif du tout, mais mettre à disposition, leur faire connaître qu'il y a des choses qui sont à leur disposition et savoir où les trouver. Ça s'accompagne de... Évidemment, il y a toute une palette. Et en fait, l'ordre de la libération n'est pas positionné pour agir de manière systémique, parce qu'en fait, on n'a pas de place dans l'organisation. Pour autant, d'une part, il y a des contacts très étroits avec la DGESCO, qui est un peu le cœur nucléaire, le réacteur nucléaire de l'éducation nationale, et en particulier... J'ai recruté à l'ordre de la Libération M. Stéphane Collin, qui est un ancien polytechnicien militaire qui a servi 5 ans à la DGESCO et qui connaît intimement le fonctionnement de l'éducation nationale et qui est aujourd'hui conseiller éducation nationale et rayonnement à l'ordre de la Libération. C'est ça qui me permet d'avoir une connaissance fine du dispositif en face de moi. Et ensuite, ça, ça s'accompagne. C'est toujours aussi où sont les bonnes volontés. Et en particulier, il y a le sujet des recteurs qui ont un rôle important. Et il faut qu'on trouve, il faut toujours commencer. Je n'ai pas une capacité de développer une stratégie globale tout de suite. Je vous l'ai dit, il y a 16 personnes à l'ordre de la libération. particulier, on travaille avec beaucoup de recteurs, mais je citerai le recteur de l'Académie de Créteil, qui conduit des choses très intéressantes, avec qui on est en train de signer un protocole pour pouvoir mettre en place des échanges très fluides et très opérationnels.
le député, merci de votre question. La réponse est assez simple. Si j'avais plus de temps, j'en ferais encore davantage. Je pense que ma présence aussi, elle atteste d'une certaine manière que ce qu'on a engagé sur la commune depuis une dizaine d'années porte un peu ses fruits, puisque vous m'avez invité à votre commission. Donc je souhaite évidemment élargir autant que possible. Je le fais, comme je vous le disais, avec tous les scolaires qui viennent sur la commune dès lors qu'on me le demande. J'essaye à toute occasion de rappeler ce qu'est une commune compagnon de la libération, ce qu'est l'ordre de la libération. Je rêverais de pouvoir en faire plus, mais vous pouvez compter sur le fait que la commune de Vacieux, mais comme les quatre autres communes, continueront de travailler sur ces questions absolument indispensables.
vous remercie. La parole est à notre collègue Sébastien Saint-Pasteur pour le groupe Socialiste et Apparenté.
Merci Monsieur le Président, Monsieur le Maire, mon général, chers collègues. En 2025, j'avais mené une petite enquête avec des étudiants de l'Institut d'études politiques de Bordeaux auprès des jeunes de ma circonscription pour tester un peu ce que représentait chez eux l'esprit de défense et le lien armée-nation. Je sais que c'est un sujet, notamment mon général, auquel vous êtes très attaché. Et deux résultats m'avaient particulièrement interpellé. Près de 87% de ces jeunes, il y avait à peu près 500 répondants, donc ce n'est pas un panel scientifique, mais ça a quand même valeur d'illustration, estiment que le sentiment d'appartenance et de solidarité nationale tend à s'affaiblir. Mais dans le même temps, près des trois quarts des répondants se disent prêts à s'engager pour la nation. Notamment, cet engagement peut prendre des formes diverses au-delà du seul engagement militaire. Et on a un peu un paradoxe où on a un sentiment d'un collectif qui se fragilise mais qui coexiste avec une volonté de lui être utile. Dès lors, notre responsabilité est d'essayer de trouver des occasions que cette volonté d'être utile puisse s'exprimer et de permettre à chacun de trouver sa place dans la défense ou la résilience de notre pays pour être plus large. Donc je ne vais pas citer Romain Garry mais Romain Rolland en vous invitant à être un peu au-dessus de la mêlée de... des missions qui vous sont confiées, et à prendre appui peut-être sur ce qu'on a vécu très récemment en Gironde à travers les incendies qui ont été un moment de concorde et de mobilisation de notre pays assez extraordinaire. En tout cas, les gens voulaient s'investir, étaient particulièrement engagés, que ce soit les agriculteurs, les associations, les agents du service public, les militaires, etc. Et donc ma question, c'est, est-ce qu'il ne faudrait pas, au regard de la distance qui nous sépare des moments mémoriels que vous évoquez, essayer de rapprocher de moments plus proches, et je pense notamment aux enjeux de sécurité civile. Et peut-être essayer de faire un lien plus étroit avec les forces de sécurité civile, les pompiers pour faire très simple, pour essayer justement d'avoir quelque chose de plus palpable, de plus immédiat, et essayer de faire vivre cet esprit de résistance qui s'exprime au moment où notre pays fait face à de grandes épreuves. Ça peut être la guerre, ça peut être des catastrophes climatiques comme on l'a vécu récemment en Giraud. Je vous remercie. Je remercie. M.
le député, merci beaucoup. Effectivement, ce sujet, je pense que ce que je traduis, c'est qu'en fait, et c'est ce que j'ai toujours défendu, il faut avoir confiance en notre jeunesse. Et non seulement c'est une réalité, mais en plus on n'a pas le choix, parce que je vous dis quand même, si on n'a pas confiance en notre jeunesse, je ne vois pas comment on va s'en sortir. Donc il faut avoir confiance en notre jeunesse, lui donner confiance, et bien comprendre, comme vous l'avez dit, que notre jeunesse aujourd'hui, en fait, probablement encore plus qu'avant, ou en tout cas elle l'exprime différemment, elle a besoin de sens à l'action qui lui est donnée. Et donc il faut lui donner du sens. Après, je pense qu'on a quand même un peu un travers dans la manière dont on relate les choses. Et qu'en fait, on a quand même une certaine propension à plutôt souligner ce qui n'est pas bien que plutôt souligner ce qui est bien. Vous soulignez le sujet des incendies dans le sud-ouest. En fait, des gestes extraordinaires ou ordinaires de solidarité. Mais il y en a eu des centaines et des milliers. Alors effectivement, ce n'est pas une manifestation qui rassemble 100 000 ou 200 000 personnes. Ce n'est pas comme ça que la solidarité s'est appliquée. Et donc c'est plus difficile probablement de la mettre en avant. Pour autant, elle a vraiment été très très forte, avec des choses peut-être moins belles. Mais en fait, regardons ce qui s'est bien fait. Et je pense que si cette région-là, elle est encore très très frappée par le drame qu'elle a vécu, mais si ça a fonctionné, ça a permis. Mais tout le monde a des très belles histoires à raconter. On a une certaine difficulté à raconter, à mettre en avant ces histoires-là. Il ne s'agit pas non plus de faire cocorico et tout ce qu'on veut, mais en fait, montrons quand même qu'il y a des choses qui sont très bien faites. Et ça, je pense qu'on a une certaine difficulté à le faire, probablement, ce qui mérite réflexion. Maintenant, évidemment, je suis d'accord sur le fait que, comme je vous l'ai dit, les valeurs des compagnons ne sont pas les seules. Et les axes pour renforcer la cohésion nationale ne sont pas que l'engagement militaire, loin de là. En fait, la cohésion nationale, c'est quelque chose qui va au-delà de ça. Et d'ailleurs, si on a tenu la cohésion, si on renforçait suffisamment la cohésion nationale, vous avez raison, quelqu'un l'a dit, dans la revue nationale stratégique, il avait été écrit, et il avait fallu un certain courage pour l'écrire, en disant, attention, il y a une certaine faiblesse dans notre cohésion nationale. Tenons-en compte, avançons, cherchons les points positifs. Donc j'entends ce que vous dites. En fait, l'ordre de la libération, si vous me ciblez spécifiquement, il faut que j'essaie de tirer quand même les fils qui sont un peu les plus évidents pour moi. Je ne suis pas contre le fait de dire qu'il faut aussi développer le service civique et tout. Et d'ailleurs, comme j'ai dit, tous les compagnons de la libération n'étaient pas des militaires. Donc il y a tout un tas de civils qui se retrouveraient là-dedans. Et il y a des visages qui peuvent correspondre à ce type d'engagement-là. soit pendant la guerre, soit après, dans ce que les compagnons de la Vibération survivante ont fait. Donc j'adhère complètement. Je dis juste attention, il faut quand même que, je ne sais pas si chacun se réserve pour ce qu'il est le seul à savoir faire, mais en fait j'ai quand même un créneau d'action qui est plutôt axé sur le lien direct. Je pense qu'il y a d'autres, ça n'empêche pas de travailler avec d'autres, mais je ne suis pas le plus efficace. Ou en tout cas, d'autres n'auront pas les mêmes armes que moi pour ce que je fais. Donc, ce n'est pas du tout que je suis complètement d'accord avec vous. C'est vraiment très important. Je pense que c'est essentiel. Et je le redis, la cohésion nationale, ce n'est pas seulement quelque chose qui viserait seulement à la défense sécuritaire. La cohésion nationale, c'est bien au-delà. Je pense que ça, c'est quelque chose qui est très important de comprendre que la cohésion nationale va au-delà. Je ne sais pas comment on peut le définir, la cohésion nationale, mais je pense que la première chose dans la cohésion nationale, c'est avoir conscience qu'on fait partie d'un groupe. Alors, suivant la hauteur qu'on a et la situation, le groupe, il est petit. Est-ce que c'est la rue ? Est-ce que c'est le village ? Est-ce que c'est le département ? Est-ce que c'est le pays ? Mais déjà que les gens aient conscience qu'ils font partie d'un groupe est à mon avis quelque chose qui est essentiel. Et ça s'élargira progressivement. La deuxième chose, c'est être conscient qu'on doit quelque chose à ceux qui étaient avant nous. Et pas seulement dans la défense militaire de la France ou sécuritaire de la France, mais aussi dans le développement économique. On doit quelque chose aux gens qui étaient revenus. Et si là-dessus, vous avez la conscience que vous devez quelque chose, vous, pour les générations qui vous suivent, je pense que vous avez à peu près bouclé l'affaire et que tout le monde comprend où il en est. Et c'est ça qu'il faut réussir à développer. Et vous voyez bien que ce dont vous parlez, il trouve tout à fait sa place. Et ce n'est pas seulement un sujet qui amène une cohésion nationale qui renforcerait l'esprit de défense. Et qui n'est pas que militaire. Mais je pense que même aujourd'hui, une cohésion nationale affaiblie, c'est quand même pour les Français la difficulté à être capable de prendre en compte les enjeux auxquels notre pays est confronté. Quand vous pensez qu'à vous-même, en fait, c'est assez difficile de se dire. En fait, oui, je vais devoir faire non pas le sacrifice, mais des sacrifices pour que le bien commun progresse. Et ça, c'est aujourd'hui quelque chose qu'on a beaucoup de mal, à mon avis, et qui est un frein très puissant. au développement et à la prise de conscience des Français. Or, en fait, les choses qui nous rassemblent sont, je le dis, plus nombreuses que les choses qui nous opposent. Et que la situation en France et autour de nous montre qu'il ne faut pas se tromper de priorité.
vous remercie, M. le maire.
rapidement, donc partager exactement ce que vient de dire le général et notamment ce devoir d'optimisme que j'évoquais tout à l'heure et quelque part finalement l'exemple que vous citez de ce qui s'est passé en Gironde en est un exemple parfait. La seule réponse que moi je pourrais vous faire, l'expérience d'une commune rurale de 300 habitants avec un monde associatif assez dynamique, c'est que lorsque l'on fait ensemble... Lorsqu'on agit ensemble, on est beaucoup plus fort et on oublie ce qui nous différencie. Et les exemples sont nombreux, moi je peux vous en citer, d'habitants de Vassieux se rendant compte que son voisin, dont il a vu une image... sans doute négative, parce que vous savez, dans nos communes rurales, très clivées aussi. Les clivages ne sont pas ceux des zones urbaines, mais ce sont les clivages en zone rurale. C'est les néoruraux, les ruraux, les traditionnels, les nouveaux venus. J'ai régulièrement et souvent entendu dire « Ah ! » J'ai été surpris de voir qu'Intel faisait ça parce qu'ils ont fait quelque chose ensemble. Et donc je partage totalement la nécessité aussi de voir parfois le verre à moitié plein plutôt que de le voir toujours et systématiquement à moitié vide.
Merci M. le maire. Et nous passons à présent la parole à Damien Girard pour le groupe écologiste et social.
M. le Président. Général, M. le maire, merci pour votre engagement au service de la mémoire de la résistance. M. le maire, vous venez de le rappeler, le plus difficile n'est pas de se souvenir, mais de savoir ce que nous faisons de cette mémoire. Je partage pleinement cette conviction. En tant que député breton, je voudrais rappeler combien cette histoire est profondément ancrée dans nos territoires. Je pense à l'île de Saint, l'une des cinq communes compagnons de la libération. Dès juin, 40, 128 sénants rejoignent la France libre. Le plus jeune n'a que 14 ans, 22. mourront pour la France. Je pense au maquisard de Saint-Marcel dans le Morbillon, mobilisé par milliers aux côtés des parachutistes de la France libre. Je pense à Jeanne Boeck, cette jeune bretonne parachutée pour former les résistants au sabotage. Son parcours nous rappelle le rôle essentiel des femmes trop longtemps invisibilisées dans notre mémoire collective. Ces histoires nous rappellent que la résistance fut aussi celle de citoyens ordinaires qui ont refusé la résignation, l'occupation et la collaboration. Alors cette mémoire nous oblige aujourd'hui. À l'heure où les idées d'extrême droite se banalisent, où le racisme se décomplexe, où l'état de droit et l'indépendance de la justice sont contestées, nous devons rappeler que les démocraties ne s'effondrent pas seulement sous les coups de leurs ennemis, elles s'affaiblissent aussi par les silences, les lâchetés et les compromissions. Comme vous l'avez souligné, M. le maire, être fidèle aux résistances n'est pas seulement honorer leur courage passé, c'est trouver le nôtre aujourd'hui. J'aurais donc deux questions. Comment transmettre notre mémoire à une jeunesse qui a soif d'engagement, valorisant davantage les résistants des territoires, y compris des territoires coloniaux et des réseaux de résistance civile ? Monsieur le maire, comment renforcer les coopérations entre les cinq communes compagnons de la Libération, notamment à travers des échanges scolaires et des parcours mémoriels ? Et quels moyens supplémentaires seraient nécessaires ? Je vous remercie. Je vous remercie, mon général, monsieur le maire.
Monsieur le député, merci beaucoup pour votre question. Je compléterai en disant que l'île de Saint est la seule des cinq communes hors de la libération qui est aussi médaille de la résistance française. du fait de son parcours que vous avez rappelé assez extraordinaire. Oui, je pense que la régionalisation et la proximité géographique est une arme essentielle pour réussir à accrocher les gens et vraiment rendre concret. quand on utilise des exemples de résistants, quand on utilise des exemples de compagnons de la libération. Et je vous citais l'exemple de classes qui travaillent à produire des mémoires pour les proposer, comme à la commission nationale de la médaille de résistance française. En fait, c'est en particulier un professeur en Bretagne qui fait ça de manière remarquable. Donc oui, il faut absolument aller dans ce sens-là. Et en fait, ce qu'on met en place, c'est ce qui est en place. indépendamment de ce qu'on met en place. En fait, la constitution des compagnons de la libération et des médias d'éléristance permet ça. Et donc il faut l'utiliser à plein.
Sur la question du lien entre les cinq communes, je peux vous confirmer qu'elle est réelle, sincère, dans la limite évidemment de nos moyens. Moi, je tiens à souligner vraiment l'engagement de la mairie de Paris aux côtés des petites communes. Les jeunes de l'école de Vassieux vont régulièrement en voyage mémoriel à Paris. Ils sont pris en charge, accueillis par la mairie de Paris, avec une visite personnalisée de l'hôtel de ville. Donc ce lien-là, il est fort, il existe. Nous, les jeunes de Vassieux, un petit groupe d'entre eux s'est mobilisé pour créer une association et financer des voyages mémoriaux. Donc ils sont allés l'année dernière à l'île de Saint. Et cette année, ils sont allés au Struthof, dans l'est de la France, en passant par Paris, où ils ont eu la chance de pouvoir visiter l'Elysée et aussi la chance d'avoir un dîner privilégié avec le général. Et ils ont aujourd'hui le projet très ambitieux de partir à Auschwitz. Donc voilà ce qu'on fait et le lien entre nos communes. Alors il est très naturel entre Vassieux et Grenoble du fait de la proximité géographique. Il est très naturel avec l'île de Saint du fait de la taille de nos communes. Mais globalement, les liens entre nos communes sont très très forts et nous tenons et nous faisons ce qu'il faut pour les entretenir.
Merci beaucoup. Nous passons la parole à présent à Geneviève Dariussec pour le groupe Les Démocrates.
monsieur le président général, monsieur le maire. Général, avec tout mon groupe, nous sommes bien sûr très attentifs à vos paroles. Et moi, je vous remercie très sincèrement. non seulement de garder l'ordre, mais justement de faire en sorte de pouvoir diffuser les messages que cet ordre national de la libération, tous les messages qu'il recèle. Vous en avez parlé, la diversité, l'engagement, la cohésion au service d'une cause, c'est-à-dire retrouver la liberté et la démocratie dans notre pays. Vous avez parlé de méconnaissances, oui. Et je pense que nous avons un travail collectif à faire. Par exemple, dans ma ville, Mont-de-Marsan, j'ai deux escadrons de chasse, l'un qui s'appelle Normandie-Nyémen et l'autre Lorraine, qui sont deux grands, bien sûr, descendants de groupements de l'armée de l'air, compagnons de la libération. Et malheureusement, y compris sur mon territoire, ces choses-là sont méconnues. Donc nous avons un travail très collectif à faire avec, je crois, les collectivités, monsieur le maire. Et nous avons une inégalité territoriale aussi dans notre pays parce qu'il y a des lieux où il n'y a aucune unité militaire aujourd'hui. Et le seul rapport à la mémoire, c'est un monument aux morts dans les communes. Donc comment faire en sorte que nous puissions structurer... une stratégie un petit peu nationale autour de ces enjeux de transmission, avec bien sûr l'éducation nationale, vous en avez parlé, les associations du monde de combattants, vous en avez parlé, général, les amicales, vous en avez parlé, et également les communes et des délégués à l'intérieur des communes qui pourraient aussi travailler à structurer une réflexion autour... De cette mémoire nationale qui est si indispensable, et je vous remercie, monsieur le maire, de tout ce que vous avez dit, parce qu'au niveau des valeurs, de l'humilité que nous devons avoir quand nous sommes élus, et de l'humilité à transmettre aussi un passé qui est bien plus grand que nous, pour voir un avenir qui, je l'espère, sera plus grand que nous aussi.
Merci, chers collègues. Mon général, monsieur le maire, vous apprécierez que dans notre assemblée, nous avons deux ministres des anciens combattants présents pour dire l'expertise au sein de notre assemblée. Je vous cède la parole, mon général, monsieur le maire.
— Non, non. Mais Mme la ministre, en fait, vous aviez parfaitement résumé la situation. C'est vrai qu'il y a une forme d'inégalité. Et on parle de désert militaire. Je suis pas sûr que ce soit le terme tout à fait exact. Mais en tout cas, il n'y a pas d'unité militaire strictement présente. C'est pour ça qu'il ne faut pas que compter sur les armées pour développer la cohésion nationale. Ça veut pas dire que les armées peuvent pas s'appliquer. En revanche, je vous ai parlé du monument aux morts. Et je pense que vous étiez... en charge à l'époque où on allait lancer justement le fait que le 11 novembre était probablement une date qui permettait à tous les Français de se regrouper et de se rassembler autour du monument aux morts. Le monument aux morts ne portant pas seulement, c'était initialement l'objectif, mais les morts de la grande guerre, mais en fait finalement, des deux guerres mondiales, des OPEX et encore des soldats qui meurent aujourd'hui en opération. Et je pense que ça, c'est quelque chose qui est extrêmement important. Et il faut qu'on favorise cette dette-là qui doit être... Une date non pas de cérémonie militaire, mais de communion nationale autour de ceux qui sont engagés avec les scolaires, avec le monde associatif, le monde combattant, avec tout le monde en fait. C'est ça l'objectif. Et vous avez raison, et c'était un peu le slogan à l'époque, pas un monument aux morts, en tout cas les consignes qui étaient données désormais, sans qu'il y ait un détachement militaire qui soit présent ce jour-là. J'étais hier à Besançon et en fait à Seloncourt, puisqu'en fait hier c'était le centenaire de la naissance d'Henri Ferté, dont je vous ai déjà parlé, compagnon de la Libération, et c'était très bien parce que généralement la date qui était célébrée c'était le jour anniversaire lorsqu'il était fusillé à la citadelle de Besançon qui était le 26 septembre. et cette année a été choisie la date du jour de sa naissance, qui était le 27 octobre 1926, à Seloncourt, qui est évidemment une ville moins connue et moins importante que Besançon, et c'était vraiment bien. Et ça a permis de faire les deux cérémonies, et la première cérémonie hier matin était à Seloncourt, devant le Monument aux Morts, où il y a une plaque à son nom, avec une cérémonie qui était très bien organisée. Donc je pense que c'est effectivement... Il n'y a aucune ville, aucune commune sur le territoire national qui doit échapper et qui doit être oubliée dans ces commémorations. Et merci pour tout ce que vous faites. Merci infiniment.
Merci. Monsieur le maire, vous souhaitez ajouter un mot
ne suis pas tout à fait sûr d'avoir compris la question. Non, mais juste... Si j'entends, c'est aussi la transmission. Alors moi, je vais vous faire un aveu. Jeune, je n'ai jamais participé à une cérémonie commémorative. Et donc ça, ça doit aussi nous interroger. On n'y va pas. Pourquoi on n'y va pas ? Et je pense, et c'est le sens de ce que nous, on a engagé, c'est que je pense qu'il faut qu'on sorte un peu de... Une forme d'entre-soi. On se retrouve entre gens convaincus à participer à une cérémonie. Parfois, on est un peu ennuyé par du détail sur le positionnement d'un tel, sur les rangs protocolaires. Oula, il y a bagarre pour être au premier rang. Ce n'est pas à la hauteur de ce que l'on doit commémorer. Je le disais un peu sous une forme d'humour, quand je demande à réduire le nombre de gerbes et le nombre de discours, c'est aussi un moyen de se dire qu'il faut qu'on dynamise nos cérémonies pour donner envie aux jeunes de venir participer aux cérémonies. Alors ça va être un peu prétentieux ce que je vous dis, mais moi je suis assez fier de voir que les jeunes de Vassieux participent aux cérémonies, parce qu'au-delà du temps de cérémonies classiques, traditionnelles, au-delà du fait qu'on les associe à ces cérémonies, on a organisé... je vous le disais tout à l'heure, le repas des habitants le soir. Donc il y a aussi dans cette dimension-là, on offre ce jour-là aux jeunes de Vacieux l'opportunité et l'ensemble de la population de se retrouver. Et je pense qu'aussi c'est une réflexion qu'il faut avoir, ne pas être simplement dans la mémoire des anciens qui ont combattu, ça on sait vraiment bien le faire. Et je crois que vraiment l'important c'est d'élargir les publics et de faire en sorte que les jeunes d'aujourd'hui ne fassent pas ce que je faisais moi, ne pas participer.
Monsieur le Président, si je peux juste compléter, et ce qui va bien évidemment dans le sens de ce que vient de dire Monsieur le Maire, le ministre de l'Éducation nationale a donné des directives très précises justement pour qu'à l'occasion du 11 novembre, non pas le 11 novembre même, mais le 10 ou le 12 ou à proximité de cette date-là, en fait des cérémonies soient réalisées dans les écoles. Et il y a tout un tas de chefs d'établissement, de professeurs qui sont très actifs et qui ont développé beaucoup de choses. Et il faut évidemment encourager ça. Chacun probablement avec la manière dont il le voit. Je pense que, je ne sais pas s'il n'y aura pas deux cérémonies, mais il y aura plusieurs types de cérémonies possibles. Et en fait, c'est ça qui doit rester ouvert. En fait, l'objectif, c'est quel est le message qu'on veut faire passer. Ce n'est pas la forme que ça prend. Mais je pense qu'il faut bien évidemment s'associer à ça, répondre un peu aux souhaits des uns et des autres, probablement en fonction de la sensibilité de leur lycée, de leur lycée ou de leur collège, la manière dont ils voient. aussi ce que permet la région en termes de mémoire ou pas. Mais ça, je pense que c'est vraiment quelque chose qui est très, très important. Et là aussi, ne pas croire que ça sera la première année où ça sera parfait. C'est quelque chose qui doit, un dispositif qui doit monter en puissance. Chacun apprendra. Je pense que pour des chefs d'établissement que j'ai contactés, en fait, c'est un peu nouveau pour eux. Et en fait, ils sont en train de chercher la solution. Et je pense qu'ils apprendront de cette année. Ils feront quelque chose qui sera améliorée l'année prochaine. Donc c'est très, très bien.
Merci, mon général. La parole est à Michel Criot pour le groupe Horizons et Indépendants.
monsieur le président, mon général, monsieur le maire. Nous le savons, les compagnons de la Libération se sont engagés volontairement, souvent au péril de leur vie, au service de la France et de l'intérêt collectif. Si les formes de l'engagement évoluent, le service national volontaire peut constituer une première étape dans l'engagement. des jeunes au service de la nation. En effet, le service national volontaire mis en place à partir de septembre 2026 s'adresse aux jeunes Françaises et Français âgés de 18 à 25 ans, souhaitant s'engager au service de la nation. Engagés sur une période de 18 mois au sein des armées et après une formation militaire initiale, les volontaires sélectionnés seront affectés au sein d'une unité militaire où ils effectueront les mêmes missions que l'armée d'actifs sur le territoire national. Comment lors de libération... Peut-il transmettre cet héritage et encourager les jeunes à prolonger leur engagement dans la durée, au-delà de cette première expérience de volontariat ? Je vous remercie. Merci, mon général, monsieur le maire.
Merci, monsieur le député. Vous avez dit 18 mois, en fait, c'est 10 mois de service d'engagement. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, je vous en ai un peu parlé du service national. Je pense que c'est vraiment quelque chose qui est au service de la cohésion nationale qui va bien au-delà des dix mois. Deuxième chose. Troisième point, je l'ai dit tout à l'heure, en fait, le président de la République a donné comme parrain de promotion la première année du service national Henri Ferté, qui est un compagnon de la Libération. Il y a un recueil. Il y a tout ce qu'ils vont apprendre en termes de sens du collectif, de ce qu'apporte un engagement de 10 mois au sein des armées. Mais il y a aussi des cours qui vont être faits et une forme de réflexion sur la mémoire de leurs parrains. Et Henri Vertey, en particulier avec sa lettre, est quelque chose qui est très très inspirant. Le président de la République a également annoncé qu'en fait les futurs parrains des... des promotions du service national seraient des compagnons de la libération. Donc c'est un peu comme ça que l'ordre de la libération, indirectement, en fournissant la matière, mais également en fournissant les propositions pour le choix de ce parrain-là. Et ça montre bien qu'il faut travailler collectivement. Je reviens sur ce qui était hier à Besançon, où il y a une association pour la défense ou la promotion de la mémoire d'Henri Ferté, qui a fait une remarquable plaquette, plus qu'une plaquette, quasiment un petit livret sur Henri Ferté, sur sa vie, sur ses valeurs, sur ce qui est à en retenir. Et en fait, c'est quelque chose qui va être sur décision de la ministre déléguée des armées et des anciens combattants, qui va être distribuée à l'ensemble des membres du service national. à travers cette forme-là, en particulier que l'Ordre de la Libération appuiera ça.
Merci. La parole est à Bernard Schex pour le groupe UDR.
Merci, M. le Président. Mon général, M. le maire. Face aux nombreuses crises qui menacent notre pays, la jeunesse de France a besoin d'une espérance renouvelée. Selon une étude de juillet 2026, 93% des jeunes de 18 à 24 ans se disent fiers de l'armée française. Ils sont la génération la plus reconnaissante vis-à-vis de nos soldats. Cependant, ils sont aussi nombreux à déplorer un manque de transmission. 37% d'entre eux estiment mal informés concernant la Seconde Guerre mondiale. Et pour cause ? Parmi les sondés, 48% n'ont pas entendu parler des commémorations du 80e anniversaire de la libération qui se sont tenues en 2024 et 2025. Des initiatives gouvernementales pour sensibiliser notre jeunesse existent, mais sont-elles suffisantes ? Si le concours national de la résistance et de la déportation constituent un outil utile, le nombre de participants a diminué de 41% en 20 ans. Ainsi, nous avons une jeunesse qui ne demande qu'à aimer son pays, mais qui demeure en quête de symboles, de héros, en un mot, d'une transcendance. Et pourtant, nous ne manquons pas de source d'inspiration pour notre jeunesse. Je pense évidemment à Guy Moquet, à Henri Ferté que vous avez cité, mais aussi à Tom Morel, héros du plateau des Glières, mort à 28 ans, compagnon de la Libération. Mes questions sont les suivantes. Quel regard portez-vous sur le traitement réservé aux actes de résistance des Compagnons de la Libération dans nos manuels d'histoire ? Seriez-vous favorable à la lecture obligatoire dans nos établissements du secondaire de certains écrits de jeunes résistants ? Et je pense par exemple à la lettre formidable qu'Henri Ferté adresse à ses parents. Je vous remercie.
Merci, M. le maire.
Merci, M. le député. J'entends les chiffres. Vous avez dit moins de 40% de participants en 20 ans sur le concours national de la résistance et de la déportation. Très bien. J'avais plutôt en tête que c'est quelque chose qui était avec un vrai engouement, avec des professeurs très engagés. Je pense qu'on a assisté néanmoins à une multiplication positive. avec bulles de mémoire, différents concours, et peut-être qu'il y a eu une répartition. Mais j'ai plutôt l'impression qu'il y a quelque chose qui favorise ceci. Donc je vais regarder ce chiffre-là. Donc effectivement, il faut avancer là-dessus. En ce qui concerne les programmes, effectivement, de l'ordre de la libération, je vous ai dit, dialogue avec la DGESCO, je ne suis pas non plus un spécialiste de l'organisation d'éducationale, c'est pour ça que j'ai recruté Stéphane Collin. Mais c'est aussi dans ce dialogue avec la DGESCO où effectivement, on a essayé de faire inscrire le fait qu'il fallait quand même que sur le sujet... Compagnon de la Libération soit quelque chose qui soit abordé. Néanmoins, je comprends que sur la totalité de la scolarité, je crois qu'il y a 20 heures qui sont dédiées à l'enseignement sur la Deuxième Guerre mondiale. Donc évidemment, au vu de la complexité de la Deuxième Guerre mondiale, au vu des objectifs, c'est quelque chose qui est très compliqué pour pouvoir apparaître. Et d'ailleurs, je pense que ce serait au détriment. de l'instruction et de l'éducation. Parce qu'en fait, si on multiplie juste des mots-clés qu'on éparpille, je ne suis pas sûr que c'est ça qui structure. Ça veut bien dire qu'il y a bien évidemment l'enseignement qui est fait durant le temps scolaire et qu'il faut essayer de trouver du temps parallèle avec des visites, avec des participations et des cérémonies qui permettent d'approfondir ces sujets-là. Et je pense que ça, c'est quelque chose qui est de mieux en mieux fait et en tout cas qu'on essaye de favoriser par les différentes initiatives. en particulier comme les cérémonies du 11 novembre, du 10 et du 12, mais également des voyages scolaires ou des choses comme ça. Je pense que là aussi, vous êtes la représentation nationale des acteurs. Je vois qu'il y a des classes qui sont capables de venir se visiter à Paris. Je comprends qu'il y a deux difficultés. Généralement, dans ce sujet-là, c'est le transport. assez logiquement, parce que c'est un coût assez important et probablement une responsabilité aussi. Et ensuite, l'hébergement. Et ensuite, après, faire des parcours qui soient cohérents sur Paris, comme M. le maire l'a expliqué. Mais je pense qu'il y a vraiment la nécessité d'aider les professeurs dans ce domaine-là, qui sont de plein de bonnes volontés, qui sont aidés au niveau des établissements, mais sur lesquels on doit essayer de donner des petits coups de pouce.
Monsieur le maire, je vous en prie.
Je ne suis pas sûr d'avoir une grande légitimité pour pouvoir répondre à cette question, mais je peux abonder dans le sens qu'effectivement, je pense que la place qui est laissée à l'enseignement de l'histoire n'est pas suffisante aujourd'hui. J'ai souvenir, je suis assez âgé, mais qu'à l'époque où je passais mon baccalauréat, l'histoire était quand même ce que l'on mettait un peu en dernier, tant le programme était lourd et que les coefficients qu'il y avait en maths, physique étaient plus importants et que l'histoire était finalement assez négligée. Donc je serais moi personnellement très favorable à ce qu'il y ait un renforcement de l'enseignement de l'histoire et pour le rendre d'autant plus efficace, lui accorder des coefficients bien supérieurs à ce qu'ils sont aujourd'hui. Je ne sais pas ce qu'il en est aujourd'hui déjà. de maintenant mais moi je me souviens qu'on et je pense que vous le confirmerez tous 1515 on connaît tous on sait pas à quoi ça correspond mais on sait que c'est marignan pour autant le 8 mai 1945 il ya encore j'ai pas les sondages mais une immense partie de la population qui sait pas à quoi correspond cette date donc peut-être qu'ils seraient utiles alors Pour les nostalgiques de 1515 Marignan, ils en seraient peut-être un peu déçus, mais peut-être que des dates plus récentes deviennent le 1515 d'aujourd'hui.
Merci. Nous avons fini les questions de groupe et nous allons à présent passer par les questions individuelles d'une minute. Nous en avons un certain nombre. Nous avons 3, 6, 7 questions. Je vais faire une première salve de 3 en commençant par Sophie Errente.
Merci, Président. Je suis députée de la Loire-Atlantique. Je suis nantaise. Donc Nantes a été la première commune française à avoir reçu le titre de compagnon de la Libération par le général de Gaulle le 11 novembre 1941. Il n'empêche, et je rejoins ce que disait M. le maire à l'instant, Je n'ai découvert que relativement récemment pourquoi mon grand-père était gaulliste. C'était aussi cette reconnaissance et ce remerciement de ce qui s'est passé dans ces années-là. Je l'ai su très tardivement. Je suis devenue maire en 2008 d'une petite commune du Vignoble. Et là, franchement, on n'est pas suffisamment aujourd'hui impactés. par ce passé dans nos territoires. Donc il y a vraiment un effort à faire. Je reviens sur ce que vous avez dit, sur éventuellement une série. Moi, j'ai vu les films de Gaulle et il y a une justesse historique. Il y a vraiment quelque chose. Alors je comprends ce que vous disiez sur il a manqué l'ordre de la libération, peut-être, OK. Oui, mais... Alors par contre, j'ai un problème sur le trou générationnel. Moi, je suis de 71. Très sincèrement, que ce soit dans les commémorations, dans tout ce que j'ai pu faire en tant que maire, il n'y a pas ma génération. Et j'en suis très, très heurtée, en fait. Donc je pense qu'il y a vraiment un effort à faire sur ma génération ou en tout cas ceux qui nous entourent. Merci.
Merci. La parole est à Romain Tonussi.
Merci, M. le Président. Mon général, M. le maire, je voudrais vous interroger sur un relais dont il me semble qu'il pourrait davantage être mis au service de la transmission mémorielle, nos réservistes. Par leur double appartenance au monde civil et aux armées, ils peuvent faire comprendre dans leur commune, leur entreprise ou leur établissement d'enseignement ce que signifie concrètement servir son pays. Comment l'Ordre pourrait-il s'appuyer davantage sur eux pour faire connaître les parcours des compagnons, notamment dans les territoires éloignés des implantations militaires ? Et comment permettre à des réservistes volontaires de recevoir une formation de l'Ordre et des outils pédagogiques pour conduire ces actions de transmission ? Je vous remercie. Merci.
Et
la parole est à
Christophe Bex. Merci Monsieur le Président. Général, Monsieur le Maire, institué par la loi du 19 juillet 2013, la Journée nationale de la résistance est célébrée chaque 27 mai en référence à la première réunion du CNR présidée par Jean Moulin en 1943. Cette journée est essentielle pour transmettre les valeurs de la résistance, la liberté, la solidarité, la justice sociale et le refus de l'oppression. Elle permet également de faire vivre la mémoire du CNR qui a profondément marqué notre modèle social. Ça a été dit tout à l'heure, l'actualité cinématographique est assez chargée avec les films sur Jean Moulin, sur De Gaulle, mais aussi sur la collaboration avec Notre Salut, les rayons et les ombres, et puis les travaux aussi de Yoann Chapoteau sur les années 30, les irresponsables au pouvoir pour garder le pouvoir. Et pour moi, l'histoire n'est pas une matière morte. Elle doit nous permettre de passer à l'action, de réagir. Et comment on peut toucher les communes, la majorité, les habitants éloignés des grandes cérémonies, des grands lieux de mémoire, des musées ? Il y a un discours comme M. le maire aujourd'hui, à de l'impact, qu'on le reçoit en direct, quand on est au présent, au contact des personnes. Et pour moi, il faudrait 36 000 vacieux en Vercors pour justement faire vivre notre histoire et toucher un maximum de nos concitoyens.
Merci, mon général, monsieur le maire. Vous avez la parole pour répondre à ces trois premières questions.
rapidement, madame la députée, je ne sais pas si votre génération est oubliée. En fait, il faut trouver les moyens de connecter votre génération. Est-ce qu'il y a quelque chose qui n'a pas été fait à l'époque ? Et il faut bien étudier. Je ne pense pas que ce soit perdu. Objectivement. Et vos enfants, vos petits-enfants vous ramèneront devant le monument mort. Sur le sujet réserviste, monsieur le député, oui, effectivement, je pense que les réservistes, en termes de travail de cohésion nationale, sont des ponts. Mais ce n'est plus moi qui dois le dire. C'est le chef d'état-major des armées et il le dit. Et assez logiquement, moi, je n'ai pas la main sur les réservistes. Ils auraient été SEMA, je n'aurais pas été content que l'Ordre de Libération vienne travailler avec les réservistes. Pour autant, mon bras armé, en tout cas mes points de contact sont les préfectures, sont l'ONAC, VG, qui eux sont en contact avec le DMD, avec les réservistes. Donc oui, ils sont utilisés, mais en fait c'est assez logiquement, et ce ne serait pas logique que moi j'ai des liens directs, sinon ça compliquerait plus l'affaire. Mais je suis totalement d'accord sur le rôle positif, favorable des réservistes et des réservistes citoyens. Sur le sujet de la mémoire, oui, monsieur le député, en fait, je redis ce qui est local et ce qui est ancré est le plus fort. Et ça ne fait pas forcément des grands fleuves, ça. C'est des petits ruisseaux. Mais c'est des petits ruisseaux qui font.
Merci, monsieur le maire. Très rapidement pour aller dans votre sens sur le fait qu'il y a une génération qu'on a effectivement plus de mal à motiver, qui est effectivement la même génération. Voilà, ça mériterait d'être réfléchi et d'être analysé. Mais je le partage. Et puis j'ai bien noté votre souhait qu'il y ait 36 000 vacieux en Vercors. Je prends ça comme un compliment et je vous en remercie.
Merci pour ces réponses. Mes chers collègues, nous avons encore quatre questions et donc je vais passer la parole à Thibaut Meunier.
Merci Monsieur le Président, mon général, Monsieur le Maire. Le développement de l'esprit de défense auprès de nos jeunes passe notamment par la mise à l'honneur des parcours et des engagements exemplaires des compagnons et médaillés de la Résistance française sur le fronton de nos écoles, de nos collèges et de nos lycées. Je pense notamment à Hubert Germain, dernier compagnon de la Libération, qui a passé une partie de son enfance à Montrigau-Valerbas, au cœur de la Drôme des Collines, dont la Commune lui a rendu hommage il y a peu et que je remercie. Mais cinq ans après sa mort, combien d'établissements scolaires ont été baptisés du nom de ce grand héros de la Résistance ? Pas une seule école élémentaire. Merci.
La parole est à Christophe Blanchet.
Merci, monsieur le président. Mon général, monsieur le maire, beaucoup de vos propos et beaucoup d'interventions de nos collègues se retrouvent dans le rapport que nous avions fait avec mon ex-collègue Martine Etienne en 2024, éducation et culture dans la défense nationale. Et je dois avouer que je suis satisfait qu'il y ait des évolutions, mais il reste néanmoins que dans ce mille feuilles... qu'on avait affiché de toutes celles et ceux qui sont acteurs du devoir de mémoire, chacun est encore dans son couloir, malheureusement. Néanmoins, je voudrais rappeler qu'on a beaucoup parlé d'éducation nationale, mais l'article L312-12 du Code de l'éducation nationale rappelle bien qu'il appartient à l'éducation nationale de faire l'éducation à la défense nationale, donc plutôt que d'essayer d'inventer des dispositifs ou autres. Comme nous sommes aussi chargés d'évaluer l'application des lois, nous pourrons déjà aller chercher pour voir si la loi est bien appliquée dans chaque établissement scolaire. Mais néanmoins, sur la multitude des propositions que je faisais avec ma collègue, et je finis là, monsieur le Président, et peut-être que je vais inscrire pour une deuxième question, s'il y a le temps après, pour finir ma question. Mais dans nos multiples propositions sur l'éducation nationale, on avait mis d'établir un relais, identifier un relais défense dans chaque établissement scolaire. Je voudrais savoir ce que vous en pensez, s'il n'y a pas moyen de le faire, comment on peut travailler avec l'ordre évidemment. Merci, la
parole est à Sabine Thier.
Merci, M. le Président général, M. le maire. On dit toujours qu'on peut mettre de l'expérience en mots, mais pas des mots en expérience. Et aujourd'hui, je crois que vous avez dit, général, rayonnement par l'inspiration. Comment peut-on faire pour mettre les valeurs de l'ordre de la libération, surtout des compagnons de la libération, comme vous l'avez souligné ? Ils étaient royalistes, ils étaient communistes, ils venaient de tous les horizons. Comment faire en sorte que l'ordre de la libération puisse aussi servir ? certaines plateformes pour la jeunesse, mais avec des actions communes presque. Comment sortir un petit peu des sentiers battus. Une petite réflexion qui m'amène à mon village Martyr, Maillé, dans mon département. La mairie a fait une action avec une association en Allemagne, de Wuppertal, où il y a des jeunes en difficulté. Certains ont même fait la prison. à Maillet, qui ont rencontré des jeunes de Maillet aussi, et des jeunes en difficulté même du département, et qui font des travaux ensemble, qui se sont rencontrés, et qui ont travaillé la mémoire d'une manière différente, actuelle, et ça a été un vrai succès. Donc je vous soumets ça à votre réflexion, pour peut-être sortir des sentiers bâtiments.
Merci, et la parole est à Julien Limangé.
Merci Monsieur le Président. Mon général, Monsieur le Maire, je souhaite évoquer la mémoire de Valentin Abeille, ancien sous-préfet de Provence et compagnon de la Libération, dont le parcours témoigne d'un engagement remarquable au service de la France. En 1939, il refuse de rester dans ses fonctions administratives et s'engage dans le 29e Régiment de Dragons. Après avoir combattu en Belgique et en France, il revient à Provence, où le régime de Vichy le révoque. Il choisit alors de poursuivre le combat dans la Résistance. Fin 1940, aux obsèques d'un camarade tombé au combat, à Chomambry, Il déclare et bientôt le drapeau français flottera librement sur le sol de France. Il rejoint ensuite la résistance, gagne Londres puis revient en France pour organiser les forces clandestines dans 14 départements. Arrêté par la Gestapo le 31 mai 1944, il tente de s'évader et grèvement blessé et meurt deux jours plus tard sans avoir parlé. Son histoire rappelle que la libération s'est aussi construite dans notre territoire. grâce à des hommes et des femmes qui ont fait le choix du courage et du sacrifice, approuvant comme ailleurs cette mémoire d'être transmise aux jeunes générations. Valentin Abeille a combattu pour une France libre, au-delà des divisions de son époque. Aujourd'hui, alors que notre jeunesse connaît trop souvent mal son histoire et son propre pays, comment l'ordre de la libération, et vous l'avez évoqué largement, peut-être plus largement, notre société collectivement, pouvons-nous contribuer à lui transmettre cet héritage ? Et comment faire face aux discours, notamment à l'extrême gauche, qui tendent à dévaloriser notre histoire nationale plutôt qu'à la faire connaître et à la transmettre ?
Merci. Alors nous avons encore deux autres questions. On va les prendre tout de suite, comme si ça vous permettra de répandre d'un bloc. Christophe Blanchet a une autre question et Josy Pueteau suivra.
Merci, M. le Président. Ma question sera Ozon. Le 8 mai a été rétabli férié par le président François Mitterrand en 1981 pour, je revois les guillemets, permettre aux Françaises et aux Français d'honorer la mémoire de celles et ceux qui sont morts pendant cette Seconde Guerre mondiale et de transmettre aux nouvelles générations ce qui s'est passé dans cette histoire. Aujourd'hui, il faut constater que, vous l'avez souligné, monsieur le maire, et nous tous, on est de moins en moins nombreux au LUME, parce que les Français sont accaparés ce jour qui fait partie de deux jours fériés patriotiques en France, comme un jour férié en oubliant son caractère patriotique. Donc, osons réformer ce LUME pour lui rendre un caractère vraiment pédagogique au niveau du scolaire, avec participatif au niveau des cérémonies, et transmission de l'engagement à travers des temps de parole avec les réservistes, avec tous ceux qui s'engagent. pour la nation qui soit élu réserviste ou tout à fait donc osons comment faire cela c'est un sujet vous le savez que je porte depuis très longtemps mais osons un moment si on veut redonner cet esprit de résilience esprit de défense je dirais nécessité de défense comme certains pays le font aujourd'hui
Merci et la parole est à Josie Pouetot.
Mais moi en fait je ne vais pas poser de questions, je vais juste encourager tout le monde à lire le livre d'Achille Muller, le dernier S.A.S. des forces libres, ça s'appelle « Qui ose gagne » et je vous assure que quand vous l'aurez lu, vous aurez aussi plein d'inspiration. Merci.
Merci chers collègues et d'ailleurs si vous n'avez pas envie de lire, vous pouvez aller sur Youtube et vous retrouverez aussi Achille Muller avec des vidéos fantastiques.
Je rebondis sur ce que vous venez de dire, Madame la députée et Monsieur le Président. Achille Muller est un des derniers médaillés de la résistance française. Exactement, un des 15 derniers médaillés de la résistance française. Merci Madame la députée. Alors, je pense qu'il y a deux questions sur le sujet des écoles. Sur le sujet des écoles, en fait, mettre en avant les compagnons de la libération, oui, c'est quelque chose qui est fait. Je pense qu'il y a plus, il y a Saint-Cheron également, il a été maire de Saint-Cheron, qui a baptisé son école du nom d'Hubert Germain. Néanmoins, vous avez raison, ce n'était pas fait. Ça a été fait en 2025, je pense. Après, il y a quand même beaucoup de communes qui saisissent de ça. Il y a un exemple à Paris. Ici, le 16e arrondissement multiplie quand même le nom des lycées qui portent des compagnons de la Libération. Il y a d'autres arrondissements. J'ai l'exemple de Neuilly-sur-Marne, qui dépose des bustes de compagnons de la Libération. Son objectif est d'avoir 10 bustes de compagnons de la Libération dans les différents collèges et lycées de la ville. Je crois qu'il en est à 6. Il en reste encore 4 à faire. et il ya d'autres exemples donc c'est quand même quelque chose probablement qu'on n'en parle pas non pas suffisamment ou mais je pense que c'est quand même important il ya quand même une vraie démarche dans ce sens là sur le sujet ensuite la question sur l'ordre de la libération c'était vous madame tilaï se saisir mais en fait il faut se saisir de ces exemples là en fait tout ne viendra pas de l'ordre de la libération c'est pas moi qui peut piloté. En revanche, on est à votre service quand il y a besoin de renseignements, quand il y a des choses à mettre. Mais ce n'est pas moi qui peux localement déclencher ça. Je peux aider, je peux susciter, je peux inspirer. Mais en fait, ça doit être repris. Sur le sujet... Trop de silos. Effectivement, sur le sujet mémoriel. qui est, à mon avis, un peu inévitable. Ce qu'il faut, c'est mieux coordonner les silos. Et en revanche, où vous avez 100% raison, c'est évidemment le rôle central de l'éducation nationale, qui est... Qui, on ne peut pas dire qu'elle soit absente sur ce créneau-là, mais effectivement, probablement avec des niveaux d'engagement un peu inégaux quelquefois. Mais j'aurais tendance à penser, optimiste que je suis, qu'on avance dans la bonne direction quand même et qu'il faut les aider. Ce n'est pas facile tous les jours. Sur le sujet, osons l'exemple du 8 mai. Je pensais que j'étais ici dans le centre du pouvoir législatif. Oser ! Voilà. Et Mme Pouilletteau, merci beaucoup pour l'hommage à Achille Muner, qui est quelqu'un d'extraordinaire comme les autres MRF et comme tous nos anciens combattants. Merci beaucoup.
Merci beaucoup, M. le maire. Souhaitez-vous ajouter quelque chose ? Un petit mot de conclusion, si vous souhaitez.
Oui, d'abord, vous renouvelez mes remerciements pour m'avoir associé à ce travail de la commission. Moi, je voudrais finir vraiment sur une note d'optimisme. Alors je vais encore m'autociter, excusez-moi. Mais je trouve que face au défaitisme, au complotisme, au déclinisme, au populisme de tous bords, face à la défiance collective, face aussi, je me permets de le dire à vous qui êtes représentant de la population, face à la théâtralisation du débat public, qui est souvent bien relayée aussi par les médias, qui met très peu en avant finalement le travail que vous faites aussi de manière constructive et moins passionnée. Face à ceux qui décrivent une France qui ne serait plus, je crois qu'on a vraiment le devoir d'optimisme et aussi de réaffirmer, parce que je trouve qu'on ne le fait plus, notre amour pour notre pays tel qu'il est. On est aussi capable de belles conquêtes. La France, elle est belle telle qu'elle est, belle de sa diversité, de ses valeurs. Elle est le fruit d'une longue histoire. Parfois tourmentée. Et puis comme je l'ai dit tout à l'heure, elle est aussi plus belle qu'elle ne le fut en 1944 dans les décombres du village de Vacieux en flamme. Voilà. Donc je souhaitais profiter de ce temps-là pour vous inciter à un devoir d'optimisme, à réaffirmer votre amour de notre pays et puis à relever ensemble par le dialogue, la confrontation des idées, le débat démocratique, l'engagement citoyen dans la tolérance, la bienveillance. les immenses défis qui nous attendent afin de construire non pas une autre France, mais une France qui soit plus belle, plus juste, plus égalitaire, plus libre et plus fraternelle.
Merci, M. le maire. Moi, en général.
Je pense que, monsieur le maire, vous avez parfaitement résumé. Je suis bien évidemment totalement en phase sur le sujet d'un optimiste. Tout d'abord, merci beaucoup pour cette audition, ce qui prouve qu'il y a un vrai sujet et que vous en êtes conscient. Et merci de votre présence nombreuse sur ce sujet-là, ce qui est aussi un vrai message. Donc merci infiniment. Il n'y a pas de conclusion, c'est seulement un appui. Je dis bien qu'il n'y a pas que les compagnons de la Libération qui ont sauvé la France. Mais aujourd'hui, je pense qu'ils représentent des valeurs, des histoires et des parcours, un enracinement territorial qui en font des modèles desquels on peut, comme vous l'avez dit, nous inspirer et s'en servir. Je pense que les compagnons de la Libération ne demandaient que ça, servir encore une fois la France s'ils le pouvaient. Et je pense qu'aujourd'hui, on a la possibilité de le faire. Donc merci à vous tous.
Merci mes chers collègues, je vous souhaite à toutes et tous une bonne journée.
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