Chargement...
Chargement...
de la part à la fois de Beyahad et du Likoud, en tout cas de ses représentants aujourd'hui. Une envie, en tout cas, c'est cette possibilité d'un gouvernement d'union nationale. On va en parler avec vous, Mickaël Darmon, éditorialiste politique pour RCG. Bonjour.
Bonjour, bonjour à tous.
Peut-être dans un premier temps, vous faire réagir à ces propos sans les extrémistes, mais en tout cas que tout le monde puisse se mettre d'accord avec peut-être des bases communes, des mesures qui seraient discutées, une sorte de plateforme. Ce gouvernement d'union nationale, il vous semble pouvoir prendre forme.
je pense que c'est effectivement l'équation qui peut permettre de sortir de l'impasse. De toute façon, les perspectives sont où l'élection, où l'union, où l'élection. Et de ce point de vue-là, on voit déjà le calendrier, ça veut dire que si on devait partir vers de nouvelles élections, ce serait après plusieurs semaines de blocage, d'impasse, et de ce point de vue-là, un temps considérable qui serait perdu, alors qu'on connaît tout. Toutes les urgences. Mais tout d'abord, la situation aujourd'hui, au lendemain de ce scrutin, elle est qu'on entre dans une période gouvernementale nouvelle puisque Benjamin Netanyahou est maintenant chef d'un gouvernement de transition. Ça peut paraître effectivement anecdotique, mais en réalité, ça a quand même des conséquences parce qu'il peut continuer à mener des... Ce n'est pas un gouvernement qui expédit les affaires courantes, il peut continuer à mener des... de prendre des décisions, en particulier décision d'entrer en guerre à condition qu'elles soient prises collectivement au sein du cabinet et non pas de façon solitaire. Et tant qu'il n'y a pas un nouveau gouvernement qui soit effectivement nommé, c'est lui qui est à la tête de la formation gouvernementale. Et ce qu'on comprend, c'est qu'à partir d'aujourd'hui, on entre dans une période où on est en train de finir de dépouiller les résultats et vraisemblablement... quelques jours, début novembre, le président Herzog devrait désigner le Likud comme le parti qui serait chargé de former une coalition. Et là, on va rentrer effectivement dans le tunnel des tractations pendant plusieurs jours. Donc oui, il y a effectivement plusieurs semaines de statu quo et en même temps... de surprises possibles parce que le gouvernement est actif. Et en compte tenu de la situation sécuritaire et parfois des tentations, on l'a vu, de Benjamin Netanyahou de pouvoir également mener des frappes sur l'Iran, on peut effectivement avoir une période de... composition d'un gouvernement et aussi, en même temps, je dirais, une période active sur le plan gouvernemental et dans la région.
C'était les élections post-7 octobre. On l'a assez dit en amont, les enjeux liés à la commission d'enquête, toutes les révélations qui sont sorties sur Benyamin Netanyahou, savait durant ces dernières semaines, a nourri le Qatar, le Hamas, tous ses livres, toutes ses enquêtes. Tout ça pour arriver aujourd'hui à ce que, en tout cas sans majorité claire encore, mais il soit en situation de pouvoir être appelé à peut-être former une majorité. Qu'est-ce que ça signifie que trois... et pas assez mûr pour qu'il y ait une forme, on ne va pas dire de révolte, mais qu'en tout cas, le camp anti-Bibi soit suffisamment fort pour réussir à renverser cet homme qui apparaissait quand même ces dernières semaines comme, entre guillemets, on ne va pas dire l'homme à abattre, mais en tout cas, le signifiant, l'emblème d'une période liée aux échecs du 7 octobre.
c'est vrai qu'au fond, dire la première élection post-7 octobre, c'était une manière peut-être en sous-texte ou dans l'inconscient de parler d'un vote sanction qui se préparait pour donner l'expression de ce qui s'était passé. Mais en réalité, d'abord ça n'a pas été le cas. Et une fois de plus, le principe de la surprise dans une élection a été avéré. Ça n'a pas été le cas, mais la société post-7 octobre s'est quand même manifestée. Tout d'abord, et de façon totalement inattendue, par le vote des Arabes israéliens. Le vote des Arabes israéliens, en masse tel qu'on le voit, tel qu'on va commencer à... On commence à peine à analyser ses conséquences et ses significations, est une manifestation du nouvel Israël post-7 octobre. comme conséquence paradoxale, au fond, de faire éclater le clivage droite-gauche et de remettre finalement maintenant un nouveau clivage autour de la question des partis sionistes ou pas, capables et susceptibles de former une coalition autour de ce principe-là. Ça, c'est la nouvelle configuration politique qui émerge du 7 octobre. Elle n'était pas prévue dans les sondages. Elle n'a pas été envisagée. comme ça parce qu'une fois de plus on a associé spontanément ce vote à un vote sanction et vous avez raison de souligner cela veut dire aussi que deuxième leçon et bien le trauma du 7 octobre en réalité il ne fait que commencer quand on y réfléchit on dit ce sont les premières élections depuis le 7 octobre on l'a maintes fois répété mais en réalité pour les israéliens ça n'était pas la fin de la guerre la fin de la guerre a été a été marquée par les israéliens à partir de 2025, lorsque le dernier otage, sa dépouille, est revenu en Israël. Et à partir de là, il y a eu un sentiment collectif de dire « ça y est, c'est terminé ». Et donc, ça veut dire que c'était l'année dernière. On est à peine en début, je dirais, d'ingestion de cet événement. Donc, si on se réfère à des événements passés dans la vie politique israélienne après des traumas importants, par exemple, effectivement, tout de suite après l'arrêt des combats en 1973, Golda Meir… alors qu'elle est à la tête d'un gouvernement extrêmement critiqué, est réélu. Et son parti, à l'époque le parti travailliste Mahara, affaibli. peut reformer un nouveau gouvernement. C'est elle qui ensuite décide de son propre chef de démissionner. Donc on voit bien que là on est quelque part dans une configuration certainement similaire. Le message envoyé par les Israéliens massivement, c'est de dire on ne donne pas aux partis que l'on met en tête, le Likud, la possibilité de former un gouvernement. Et en même temps, l'opposition aujourd'hui n'est pas en majorité pour pouvoir également faire un gouvernement. Donc de ce point de vue-là, la solution est le... message sous-jacent qui est envoyé, c'est de dire unissez-vous, organisez-vous, faites en sorte qu'on se retrouve sur une plateforme commune et si tel est le cas, alors les grandes difficultés vont commencer parce qu'il faudra se mettre d'accord sur les grands sujets et qui seront très antagonistes entre le Likud et ses partenaires éventuels, en particulier sur le rôle des orthodoxes dans l'armée, en particulier bien évidemment sur la tenue d'une commission d'enquête. dont on sait que Benjamin Netanyahou a tout fait pour qu'elle n'existe pas dans la façon classique telle qu'elle est demandée par beaucoup d'Israéliens et par les partis de Bennett et d'Eisenkot.
score élevé du Likoud, malgré tout, même s'il perd pour l'instant des sièges par rapport aux précédentes élections, ça montre aussi que cette incarnation, cette bibisation, radicalisation du parti traditionnel de droite israélien, elle n'a pas tant posé problème que cela.
a peut-être signifié autre chose et qui, pour cela, nécessite de se mettre quelque part dans la peau des Israéliens et de ne pas tant regarder avec des lunettes extérieures. Elle a signifié, ce score, en tout cas donné au Likud, signifie qu'il y a eu une... certes une volonté de chercher une alternative, mais l'offre proposée n'a pas été convaincante. Et faute de mieux, eh bien c'est l'homme fort qui a été donc reconduit. Parce que dans cette période évidemment extrêmement troublée à bien des égards que traverse la société israélienne, la question que se sont posées les Israéliens, c'est où est le pouvoir ? Qui détient le pouvoir ? Qui peut être capable de continuer ? à tenir la maison, indépendamment des critiques et de toute la lucidité qu'il peut y avoir sur le personnage, mis à part ceux qui, bien évidemment, sont d'une logique extrêmement adulatoire. Eh bien, c'est la raison pour laquelle, à mon sens, on peut essayer de comprendre ce qui s'est passé, ce qui s'est joué hier, et la raison pour laquelle c'est le Likoud qui, certes, sort en tête, mais le bloque. générale qui est autour de Netanyahou est affaiblie. Et c'est là où il faut trouver cette nuance. Les Israéliens ont besoin d'envoyer un message en disant qu'on a encore besoin de quelqu'un qui tient la barre. Et les prétendants à prendre ce gouvernail n'ont pas été assez convaincants, manifestement, aux yeux des Israéliens.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.