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Audrey. Bonjour. Et bonjour Sarah Knafo. Bonjour,
bonjour à vous deux.
Représentante d'un parti dirigé, peut-être s'il obtient ses 500 parrainages, représentés à nouveau à la présidentielle par un candidat multicondamné pour incitation à la haine raciale. Entre autres, ce sont les faits. Est-ce que vous, Sarah Knafo, vous condamnez l'attentat raciste de Trappes, lors duquel un homme de 26 ans a été tué et 4 personnes grièvement blessées,
dont une fille de 11 ans ? Vous pensez qu'on fait des appels aux meurtres ? Vous pensez qu'on est content quand des Français meurent en France ? Qu'est-ce que c'est que cette question ? Vous posez la question parce que vos tweets ont été assez laconiques ces derniers jours. Vous avez surtout visé la réaction d'Emmanuel Macron. Que dites-vous aujourd'hui de cet attentat ? Comment vous le qualifiez ? Est-ce que c'est un attentat raciste ? Qu'est-ce que vous appelez laconique, madame ? Puisque j'ai fait un tweet personnellement qui faisait six paragraphes. Il faut en faire combien ? Avez-vous utilisé le
terme raciste dans ce tweet ? Je
pose une question puisqu'on m'accuse d'avoir fait un tweet laconique. La honte et le déshonneur avec une vidéo d'Emmanuel Macron. Le second, soirée tragique, notamment vous mettez... Lisez-le en entier pour que vos auditeurs comprennent que ça n'était pas laconique. Lisez-le en entier, madame. Vous voulez que je le lise ? Une minute. Soirée tragique où ceux qui ont tout fait pour créer les conditions de l'affrontement accusent ceux qui ont tout fait pour l'empêcher d'en être responsables. Voilà votre première phrase de votre deuxième tweet. Ensuite, soirée tragique pour les familles des victimes, etc. Ce n'est pas vous qui posez les règles sur ce plateau. Ce n'est pas vous qui posez les règles sur le plateau. Vous n'obligez personne. Vous
n'obligez personne à lire un tweet en intégralité. C'est très intéressant. Ce n'est pas vous qui posez les règles sur ce plateau. Arrêtez avec l'autoritarisme, ça ne marchera pas avec moi. Ce qu'il y a d'intéressant, ce qu'avez-vous à dire aujourd
'hui ? Là, vous vous coupez. Soyez élégant avec les dames. Soyez élégant. Est-ce que vous pouvez répondre à cette question que vous avez posée ? Je n'ai aucun problème à le qualifier de raciste, monsieur. Maintenant, arrêtez avec l'autoritarisme. Quand on m'accuse d'avoir fait un tweet laconique et que vous n'avez même pas eu le temps de le finir tellement il était long, je vous en prie, arrêtez vos fausses... Parce que cette interview commence mal pour le service public. Je pense que personne n'attend plus rien de vous et que vous trouvez le moyen de nous décevoir avec votre malhonnêteté permanente. Et là, vous venez de le prouver. Donc je suis contente que vous ayez pu essayer de le lire, mais votre collègue n'a pas voulu que vous continuez. On n'est pas là pour lire vos tweets, madame Traffaut. Vous commencez par lire mes tweets. Vous avez commencé cette interview avec mes tweets.
Nous avons commencé cette interview par vous demander pourquoi vous n'aviez pas qualifié cet attentat de raciste. Vous avez commencé à dire, vous avez écrit
un tweet laconique. Je viens de prouver que ce tweet n'était absolument pas laconique, que je déplorais cette mort tragique. Et je viens de vous dire absolument que nous condamnons un attentat. Pour qui est-ce que vous nous prenez, monsieur ? Raciste. Absolument. Si le parquet national antiterroriste le qualifie de raciste, vous savez, je n'ai pas peur des mots, je n'ai pas peur de la langue de bois. Moi, je ne suis pas comme France Info parce que j'ai ramené un tweet de France Info qui explique que le racisme anti-blanc n'existe pas. C'est ça la priorité pour vous après un attentat où des
personnes ont été tuées parce qu'elles étaient noires, parce qu'elles portaient le voile. Monsieur, on peut répondre
à vos questions
Oui.
On peut y répondre ? Je viens de vous en poser une. Vous allez me laisser y répondre ? Vous allez me laisser répondre ? Quand en 2018, ce tweet que j'ai devant moi de France Info qui dit le racisme anti-blanc n'existe pas. Après qu'en 2014, je vais continuer. Le racisme anti-blanc n'existe pas. Ce sont des agressions et des injures mais aussi une expression sociale de discrimination. Une expérience dont les blancs sont loin d'être les premières victimes. Je passe sur la faute de logique de France Info. Le racisme anti-blanc n'existe pas. C'est une citation. C'est un tweet sans guillemets. à aller voir. Maintenant, j'aimerais juste dire un mot sur ça. J'aimerais dire un mot sur ça. Lorsque vous écrivez ça en 2018, après que la justice française ait déjà parlé de racisme, on va essayer de s'exprimer sur ce plateau. Je sais que le service public n'aime pas vraiment la démocratie. Je sais que vous renvoyez des Charles Sapin et que dès qu'on est un tout petit peu à droite de François Ruffin, tout de suite on n'a plus le droit à la parole. Mais si vous m'invitez, c'est peut-être que j'ai le droit de m'exprimer. Je vais finir sur cette idée. Ne soyez pas mal à l'aise. Ne soyez pas mal à l'aise sur vos dénégations des crimes racistes
en France. Pourquoi il n'a finalement pas obtenu de chronique sur l'antenne de France Inter ? Parce qu'il venait d'un journal condamné pour incitation à la haine. Comme l'est votre candidat Éric Zemmour. Condamné pour incitation à la discrimination raciale dès 2011. Ensuite, la liste est longue. Incitation à la haine religieuse envers les musulmans, incitation à la haine raciale, injure raciste.
Je
rappelle les faits, vous parlez de malhonnêteté, je vous rappelle les faits. Négation, c'est être militant de gauche de vous rappeler que votre candidat est multicondamné. Pour incitation à la haine raciale, vous ne voulez pas
parler des
victimes de trappe ?
Vous êtes en train de m'empêcher de rendre hommage à Thomas ? Je viens de vous dire que je condamnais cet attentat de la victime de trappe et j'espère que la jeune fille de 12 ans sortira d'affaire. Je viens de vous le dire. Mais vous, vous m'empêchez de parler de la mort de Thomas. Parce qu'avec votre chaîne, avec votre antenne, vous aussi vous avez une responsabilité. Quand vous dites que le racisme anti-blanc n'existe pas et qu'un jeune enfant meurt, que la justice reconnaît le racisme anti-blanc. Vous êtes capable de condamner et de me dire que le racisme anti-blanc tue en France ? Mme Knafo,
ce n'est pas vous qui posez les questions sur ce plateau. Je n'ai pas à condamner ni à ne pas condamner. Donc vous ne condamnez pas le
racisme anti-blanc ? Vous ne condamnez pas la mort d'un enfant ? Je
condamne tous les racismes si vous voulez que je réponde à votre question.
Mme
Knafo, quatre jours après la mort d'un homme parce qu'il était noir à Trappes...
Il faut condamner tous les racismes et à montrer votre hypocrisie. Vous êtes hypocrite. Lorsqu'il s'agit de certains crimes, il n'y a plus personne pour les condamner et même vous en niez l'existence. Moi, je n'en nie pas l'existence. Je ne nie pas l'existence du racisme en France. D'ailleurs, je vous ai apporté les chiffres, parce que les chiffres, ça compte. Il y a aujourd'hui en France 1320, en 2025, d'après les chiffres du ministère de l'Intérieur. 1320 actes antisémites, donc contre une population juive qui compte 1% de la population. On en parle régulièrement,
le président du conseil représentatif des institutions juives de France, Jonathan Arfi, était à votre place il y a quelques jours.
843 actes anti-chrétiens en 2025 et 326 actes anti-musulmans. Tous sont à condamner. Mais vous... Quand il s'agit des premiers, on vous voit rarement présents. Et même, vous les niez, c'est absolument faux, j'invite chacun à aller voir. C'est un sociologue qui s'expliquait,
qui s'exprimait en tant que chercheur. Et qu'est-ce que vous avez fait
? C'était votre rubrique qui s'appelle vrai ou fake. A se demander pourquoi vous écrivez pas vrai ou faux d'ailleurs. C'est pratique d'avoir une oreillette, mais allez-y, lisez la source. Pardon, Eric Fassin, sociologue à Paris 8, nous dit que le racisme anti-blanc n'existe pas pour les sciences sociales. On parle d'un chercheur. Et qu'est-ce que vous partagez dans votre rubrique « vrai ou fake » ? C'est vous qui le partagez ? On parle d'un chercheur. On peut aussi parler de la justice, qui a reconnu la caractéristique de racisme anti-blanc. Il y a de multiples angles pour traiter ce sujet-là. Ah donc la justice, ça ne vous parle pas ? C'est le sociologue qui prend l'avantage. Je vous dis que là, vous prenez... Votre tweet, votre interview d'un sociologue qui cite une rubrique qui s'appelle Vrai ou Fake et qui est la rubrique de France Info. Attention à ne pas travestir les faits, c'est important.
Le débat, il est sur votre responsabilité dans ce qui s'est passé puisque vous êtes accusé. Les Français, ce qui les intéresse, c'est
qui meurt en France du fait du racisme. Vous êtes parmi, avec
Éric Zemmour, les principaux promoteurs en France de la théorie raciste, complotiste, du grand remplacement. Vous savez qu'elle a déjà tué cette théorie ?
Alors,
à Christchurch en Nouvelle-Zélande en 2019, deux attaques dans deux mosquées, 51 morts, 40 blessés. C
'est très important ce que vous dites. Vous n'avez aucune
responsabilité. C'est très important
ce que vous dites. Est-ce que vous êtes en train de dire que lorsqu'un crime est commis sur la base d'un discours,
ce
discours est responsable ?
Sur la base d'un discours, vous le dites vous-même, ça veut dire que l'attentat de Trappes est commis sur la base de votre discours ou pas ? Répondez-moi parce que je
vais répondre à votre question, mais j'aimerais d'abord être sûre de la comprendre. Je vais vraiment vous répondre. Est-ce que vous êtes en train
de
me dire que lorsqu'un crime est commis sur la base d'un texte ou d'un discours, ce texte ou ce discours est donc responsable du crime ? Les
crimes ne parlent de rien ?
Répondez-moi. Arrêtez d'enverser. Je vais répondre à votre question, mais je vais être sûre de la comprendre avant d'y répondre. Les
crimes ne parlent de rien, d'aucune idéologie ?
Est-ce que vous permettez au moins que je sois sûre de comprendre vos questions avant d'y répondre ? Pour être sûre d'y répondre, je vous redemande, est-ce que vous êtes en train de me dire que lorsqu'un crime est commis au nom d'un texte ou d'un discours, c'est ce texte qui doit être mis en place ? Je vous retourne la question. Quand
un attentat djihadiste est commis, il ne parle d'aucun discours, aucune idéologie ?
Merci beaucoup de faire mes questions à ma place. Donc, ce que vous êtes en train de nous dire, c'est que puisque nous avons eu 270 morts en France, sur la base du djihad et au cri de Dalawakbar, c'est le Coran qui est responsable. C'est ça ? J'aimerais vous lire la liste des morts en France et ne me coupez pas, ne me coupez pas pendant que joli la liste des martyrs. Adèle Kermiche et Abdelmalik. Morane et Laurent. Que cherchez-vous à démontrer avec les noms de ces terroristes ? Je vais continuer. Ne me coupez pas pendant la liste de nos martyrs, s'il vous plaît. Madame Knafou, on est dans le cas d'interview. On ne sera pas dans le cadre d'un discours politique du marché de Noël de Strasbourg. Shérif Shekhat. C'est un discours politique de lire la liste des martyrs français. Les cinq morts du marché de Noël, assassin Shérif Shekhat. Les quatre fonctionnaires de la préfecture de police. Samuel Paty, assassin Aboulaï. Que voulez-vous nous démontrer ? Quel est votre propos ? Nadine De Villiers. Je vais continuer. Vous êtes venu nous lire la liste des personnes mortes en France pour ce qu'elles étaient, notamment de leur religion. On a bien compris, quel est votre propos ? Dominique Bernard, assassin Mohamed Mougouchov, un touriste de 23 ans à Paris. Lino Soussa Loureiro, assassin un Algérien sous obligation de quitter le territoire. Ilan Halimi, Sarah Halimi, Mireille Knoll, tous morts par soudain. Vous ne voulez pas répondre à nos questions ce matin ? Vous êtes venu pour une interview ou pour un discours politique de meeting ? Attention, ce n'est pas un meeting de lire la liste des martyrs français. On a compris le sens de cette liste qui est importante. Elle est importante. Je réponds maintenant à monsieur. Elle est essentielle
cette liste. Sarah Knafo, vous avez oublié d'autres noms. Et on en parle évidemment de les noms que vous avez cités. C'était très important qu'on les entende.
On en a énormément parlé à juste
titre sur France Info. Laissez-moi parler s'il vous plaît. Vous avez oublié d'autres noms. Ismaël Ahali, Hichem Miraoui, Abou Bakar Sy. Vous les connaissez, ces noms ?
Absolument. Et c'est pour ça que je vous ai lu aussi. En 2025, la proportion. Et je vous ai cité les 326 actes anti-musulmans que je condamne. Tous. Je n'appelle pas à la violence. Mon parti n'appelle pas du tout à la violence. Vous n'armez personne
idéologiquement. Absolument
pas. Si on veut régler la question. Et merci d'avoir lu la première phrase de mon tweet. C'était important qu'on puisse revenir à une conversation, j'espère, plus paisible et que vous arrêtiez votre militantisme. Vous ne faites pas grand chose pour la
rendre plus paisible. Je
réponds à vos accusations qui sont gravissimes. Si nous sommes aujourd'hui... Dans un combat politique, c'est précisément pour éviter que cet affrontement ne se matérialise par des violences. C'est pour éviter tout ça, tout ce que je viens de vous lire. Cette France-là, conflictuelle, nous ne l'avons jamais voulue. Nous l'avons toujours combattue. Cette France où un ancien militant pro-palestinien, schizophrène, avec de la cocaïne dans le sang, peut tuer un chrétien. Un chrétien de 26 ans. Il a
participé en 2018 à deux ou trois réunions en défense de la Palestine. Pourquoi vous me coupez pour ça ? Pourquoi dites-vous qu'il est militant pro-palestinien ? Parce que tous
les faits comptent. Pourquoi vous me coupez pour ça ? Qu'est-ce que ça vous apporte
? Je précise. Je suis Jean Haït. Je précise les faits. Il a participé en 2018. Vous
avez raison de me donner raison. C'est positif, mais il n'y a pas besoin de me couper pour me donner raison. Donc, cette France-là, nous ne l'avons jamais voulu. Je précise les faits. Je fais mon travail, s
'il vous plaît.
Vous faites votre travail de couper les invités, c'est comme ça que vous voyez votre travail. Les gens qui vous écoutent voient votre travail comme interviewer et ensuite écouter les réponses. Personne ne voit votre travail comme vous le voyez. Personne. Je suis en train d'y répondre, monsieur. Si vous arrêtez de me couper, peut-être que vous les entendriez un peu mieux ces réponses. Cette France-là, conflictuelle, où un ancien militant pro-palestinien, schizophrène, avec de la cocaïne dans le sang et de la drogue dans le sang, peut assassiner un chrétien en pleine rue, ce qui s'est passé vendredi, c'est un drame, nous ne l'avons jamais voulu. Nous avons toujours combattu. De nulle part, c
'est ça la question que nous vous posons. Mais c'est pour ça que je vous ai répondu, en vous disant,
si vous êtes en train de nous dire que des discours peuvent
armés... Si on peut l'entendre distinctement, parce que vous ne m'avez pas laissé le dire tout à l'heure.
Faites-vous plaisir, allez-y. Condamné à partir
de 2011, il n'y a pas de condamnation politique, il était journaliste à l'époque. Condamné depuis pour incitation à la haine religieuse envers les musulmans, incitation à la haine raciale, injure raciste, négation de crimes contre l'humanité. Est-ce que vous pouvez nous donner une définition du racisme ? On pourrait continuer parce qu'il y a une
condamnation définitive. Je vous en prie puisque vous avez l'air de penser que c'est ça une bonne interview. Vous avez l'air de penser qu'une bonne interview c'est de répondre avec des listes. Donc nous faisons la liste des condamnations qui concernent votre candidat à la présidentielle. Vous la comparez à ce que vous êtes en train de faire, la liste de nos morts. Madame, attention à l'indignité. Vous parlez d'une technique d'interview. Nous allons pouvoir passer au fil info parce qu'il est 8h47. sur France Info.
8h47 et l'Info en une minute, c'est avec Laura Dullieu.
Benjamin Netanyahou donnait en tête des élections législatives en Israël après plus de la moitié des bulletins dépouillés devant son rival Gadi Heisenkot, mais sans obtenir de majorité pour le Premier ministre sortant et son alliance entre la droite et l'extrême droite. Flavio Bolsonaro est en fuite. Le perdant de l'élection présidentielle brésilienne est en vol vers l'Équateur après être passé par l'Argentine. Les États-Unis ont annoncé lui accorder un visa. Flavio Bolsonaro est visé par plusieurs enquêtes dans son pays. Au moins 1700 annonces supprimées sur des plateformes de vente en ligne et plus de 230 comptes bannis suspectés de revendre des articles volés lors des pillages des commerces en marge des manifestations du 17 octobre. Le BHV demande son placement au redressement judiciaire. L'enseigne est secouée par une crise depuis un an et la polémique provoquée par l'arrivée du premier magasin de Chine à la plateforme asiatique d'Ultra Fast Fashion. La Chine dit prendre les excuses de Kylian Mbappé au sérieux après... à sa plaisanterie sur Mao Zedong, qualifié de dictateur. Au cœur de la polémique, l'attaquant français avait été lâché par ses sponsors chinois.
Toujours avec Sarah Knafo, eurodéputée Reconquête, numéro 2 du parti d'Éric Zemmour. La colère sociale ne faiblit pas malgré les annonces du gouvernement sur les lycées et les universités. Les manifestations vont reprendre avec même une grève intersyndicale le 5 novembre. Principale revendication, le pouvoir d'achat. Qu'est-ce que vous vous proposez chez Reconquête pour répondre à cette colère sociale ? Merci beaucoup pour votre question. Premier élément, je viens de publier un livre qui s'appelle « Le casse du siècle » et qui précisément parle de ce sujet, du pouvoir d'achat, sujet majeur. Le premier élément, ce que je démontre dans ce livre, c'est que le pouvoir d'achat, ce n'est pas l'argent que l'État vous donne, mais celui qu'il ne vous prend pas. La France est le pays le plus imposé du monde. On paye près de 50% de la richesse qu'on produit en charges et en impôts. D'ailleurs, j'invite ceux qui nous écoutent à aller faire la simulation sur saracnafo.fr. Donc vous avez un simulateur, vous mettez votre salaire net et à l'issue, ça vous dit combien est-ce que vous avez donné à l'État sur l'ensemble de votre carrière. Je ne dis pas qu'on devrait donner 0€. Attention. Le principe d'une assurance est légitime. C'est normal de payer chaque mois sur son salaire pour pouvoir s'assurer contre des risques. Un jour où on serait malade, un jour où on serait au chômage, le jour où on sera à la retraite, c'est normal. Ce que je questionne dans ce livre, c'est la performance de cette assurance. Et ce que j'observe, c'est qu'alors que pour un salarié net qui gagne 2000 euros par mois, le salarié médian en France, il doit payer 2000 euros de charge. Donc son salaire brut, c'est 4 000 euros. Ces 2 000 euros de charges, ça équivaut à 1 million d'euros qui sont donnés à l'État sur l'ensemble de sa carrière. Ce sont essentiellement des cotisations qui vont vers la vieillesse, surtout la vieillesse, la santé, qui peuvent être versées en assurance chômage. C'est ce que je dis. Et donc qu'est-ce que vous proposez ? J'y arrive tout de suite, il faut juste une première partie de constat et j'arrive à mes propositions. Ce sur quoi j'ai enquêté dans ce livre, c'est que... Cette assurance qu'on paye de manière vraiment hors de prix en France, dans un pays où on nous dit que la santé est gratuite, elle n'est pas du tout gratuite. Un salarié à 2 000 euros net paye 225 000 euros sur l'ensemble de sa carrière pour sa santé. Est-ce qu'il a le droit de faire une précision ? Pour une assurance maladique qui va lui être donnée gratuitement. Mais en face, qu'est-ce qu'il obtient ? Non, pas d'échange, il aura payé.
Il faut
revenir à la réalité. Je vais faire une précision puisque vous dites que cette
assurance est hors de prix. Par exemple, vous dites que c'est la thèse du livre, un salarié en effet est spoli. dites vous, d'un million d'euros sur toute la durée de sa carrière. Notamment en assurance retraite. Quand on cotise, dans le cas du personnage, 876 euros, combien on perçoit en retraite ensuite ?
1500 euros, on va obtenir. Pourquoi c'est une scoliation ? On obtiendra à peine plus que le minimum vieillesse qui est octroyé à n'importe quelle personne qui n'a même jamais cotisé en France, y compris un étranger qui vient d'arriver. Donc moi, ce que je dis, c'est que si ce salarié avait pu capitaliser cet argent, donc le mettre sur un compte d'épargne personnel qui lui appartient, qui n'appartient pas à l'État. Aujourd'hui, ce salarié à 2 000 euros net serait millionnaire. Il aurait obtenu 1,5 million d'euros, même à des taux extrêmement prudents. Donc on passe à la retraite par capitalisation intégrale ? Totalement, c'est ce que je propose. Ça prendra du temps. Un minimum vieillesse qui sera quand même octroyé. Même dans les sociétés avec la plus grande liberté économique, vous avez toujours une attention portée aux plus vulnérables. Donc il y aura toujours, de toutes les manières, un minimum vieillesse. Mais passez à la retraite par capitalisation pour enrichir tous les Français. Pardon, j'avais une question sur le pouvoir d'achat. Je vais juste terminer sur ce que je disais sur la santé. On paye énormément. Et en échange, qu'est-ce qu'on obtient ? 6 heures d'attente aux urgences, un territoire qui est classé par l'INSEE à 87% comme à des heures médicales, parfois jusqu'à 18 mois pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste.
Vous privatisez la santé aussi ? Attention, attention,
ça n'est pas ce que je vous dis. Sur la retraite, le passage à la retraite par capitalisation qui se fera de manière progressive et où ? Tout le monde doit s'enrichir dans cette transition. Personne ne doit s'appauvrir. En revanche, pour ce qui est de la santé, ce que je dis et ce que j'explique dans le livre, je pense que vous ne l'avez pas lu, c'est que précisément, l'assurance n'est pas performante parce que vous avez... D'entre ce que vous avez payé et ce que vous allez recevoir, un écart qui est tel que je me suis interrogée sur ce qui prenait cet argent. Comment est-ce qu'on peut payer autant et recevoir si peu ? C'est ce grand paradoxe auquel répond mon enquête, le casse du siècle. En réalité, ce qu'on observe, c'est que vous pouvez répondre à ma question initiale sur les salaires. Ce que je propose, c'est de baisser les dépenses publiques pour pouvoir baisser massivement les impôts. Baisser les dépenses publiques, j'ai proposé un plan d'économie de 140 milliards d'économies par an, si vous voulez, on y reviendra, qui me serve ensuite à baisser les... impôts. Donc, par exemple pour les salariés, à supprimer la CSG d'activité. Ce qui permet une augmentation de salaire de 10% pour chaque salarié, qu'il soit au SMIC, qu'il soit un salarié avec des revenus plus aisés, qu'il soit indépendant, qu'il soit fonctionnaire y compris. Et ça vous faites à quelle échéance si vous êtes au pouvoir ? Immédiatement. Immédiatement, vous assumez d'avoir 10% de moins de rentrée d'argent dans les caisses. Alors, ce n'est pas 10%. Excusez-moi, 10% de salaire en plus. C'est en train de confondre la recette avec ce que ça apporte aux salariés. Ça n'a rien à voir. Donc là, ce que je propose, c'est une économie de 140 milliards, comme je viens de vous le dire. On ira encore plus loin. Mais qui nous parle dès la première année ? Non. Les économies, elles prennent du temps à arriver, notamment pour la suppression de postes de fonctionnaires. Mais vous baissez les impôts dès la première année, mais vous ne faites pas les économies dès la première année ? Les 87 milliards, si vous voulez rentrer dans le détail, que coûte la suppression de la CSE d'activité ? Ils sont financés dès la première année. Dès la première année, en effet, vous avez des économies qui sont plus importantes que ça. Certaines autres pistes d'économies mettent du temps à rentrer en application. Je pense notamment à la suppression de postes de 800 000 postes de fonctionnaires, où là, avant d'entrer à un rythme de 40 milliards d'euros par an, il faut le temps, on ne va pas le faire de manière brutale, il faut... le temps de pouvoir supprimer ces postes. De nombreux
économistes, Sarah Knafo, disent que les chiffres que vous... Citez les noms,
s'il vous plaît.
Vous pouvez arrêter de nous donner des ordres, s'il vous plaît, sur ce plateau. Non, non, j'aimerais que vous citiez les noms. Moi, je ne vous dis pas d'arrêter de me contredire, on est en démocratie, mais c'est pas une dictature
sur ce plateau.
Donnez-moi le nom des économistes de gauche. Si vous voulez des noms, moi, je peux vous en
donner. Antoine Bozio, directeur de l'Institut d'études publiques. François Eccal, président de l'association FIPECO, maître Honoré à la Cour des comptes. François Eccal, que dit-il sur mon livre, François Eccal ?
Les chiffres que vous
faites des raccourcis sont exacts, mais l'interprétation que
vous en faites est erronée, notamment sur la santé.
Ils disent
que vous confondez les soins et la gestion, c'est-à-dire que vous prenez le chiffre global, vous ne prenez pas en compte tout ce qu'il y a autour, la gestion administrative, etc. C
'est tout le contraire, c'est ce que je fais dans le livre. Vous n'avez pas lu le livre, juste dites-le nous.
Sarah Knafo, vous pouvez arrêter avec ce ton s'il vous plaît. Vous ne l'avez pas lu. Je ne vais pas répondre à
vos questions. Donc vous ne l'avez pas lu. Il faut avoir l'honnêteté intellectuelle quand on commence à poser des questions et à faire semblant qu'on est un spécialiste ou qu'on a un peu de rigueur. Il faut avoir le début de l'honnêteté intellectuelle de dire je n'ai pas lu votre livre. Alors Sarah Knafo, on vous parle d'économistes, de spécialistes des finances publiques. Vous n'êtes pas capable de les citer. Vous me dites qu'ils contestent les chiffres, monsieur dit qu'ils disent que les chiffres sont bons. Il faut vous mettre d'accord messieurs dames. Que vous partez d'un certain nombre de chiffres. Mettez-vous d'accord d'abord et vous en faites les interprétations. Ah, vous changez de Quand vous voulez baisser l'aide au développement, vous dites que c'est 14 milliards par année. Madame Knafo,
l'aide
au développement, vous dites que c'est 14 milliards par an que vous supprimez, si j'ai bien compris. 14 milliards. Dans le budget, vous savez, dans le PLF qui est en préparation, à combien est chiffrée l'aide au développement ? Alors, je pense que vous confondez deux choses. Vous confondez ce qui est donné par l'Agence française de développement et qui est à 4 milliards. Quelle est la ligne budgétaire que vous voulez supprimer ? Vous êtes en train de confondre deux choses, madame. Ne répondez pas, quelle est la ligne budgétaire que vous voulez supprimer ? Je suis en train de vous répondre, mais si vous arrêtiez de vous prendre pour des procureurs et que vous laissiez parler la personne que vous avez invitée, peut-être que cette interview se passera mieux. Peut-être que vous ne serez pas moqué sur les réseaux sociaux, comme les militants de gauche que vous êtes devant moi aujourd'hui. Mais je pense que vous le saurez. Est-ce que vous pouvez répondre à la question ? Absolument pas. Mais vous savez, personne n'a besoin qu'on les appelle pour voir la réalité de l'audiovisuel public aujourd'hui. Personne n'a besoin d'un appel. C'est vous qui êtes en train de sourire, monsieur. Manifestement, vous êtes fier de votre coup. Est-ce que vous pouvez répondre à ma question, s'il vous plaît ? Je suis en train, mais vous voyez que monsieur me coupe à chaque fois que je essaye de commencer une phrase. Donc, l'aide publique au développement. Rappelons aux gens qui nous écoutent que ça consiste à aller aider le monde entier, à donner par exemple 5 milliards d'euros à l'Afrique, alors que la France est elle-même... deux fois plus endettés que l'ensemble du continent africain, ce qui ne manque pas de saveur, aller s'endetter pour aider les autres, je considère ça immoral. Tant qu'il y aura encore un seul sans-abri en France, je considérerais immoral que notre gouvernement aille aider le monde entier. Tant qu'on aura encore des gens qui meurent en France aux urgences, qui meurent dans nos hôpitaux, tant qu'on aura un taux de pauvreté qui augmente en France, alors il sera immoral d'aller dilapider l'argent des Français à l'autre bout du monde. Donc oui, il faut supprimer l'ado-développement, il faut rendre cet argent aux Français. Il faut augmenter les salaires des Français en supprimant la CSG d'activité. Plus 10% d'augmentation de salaire pour chaque personne qui nous écoute. Vous n'avez pas répondu sur le PLF en préparation. Quel est le montant de l'aide au développement ? L'Agence française de développement qui octroie 4 milliards d'euros par an et l'aide publique au développement totale qui est de 14 milliards d'euros par an. D'ailleurs, précisons que le gouvernement, depuis que j'ai dévoilé le scandale de l'aide publique au développement, a déjà baissé de 2 milliards d'euros cette aide. Donc je dis à ceux qui nous écoutent, regardez ce qu'on fait dans l'opposition. C'est faux. Elle a augmenté. Dans le PLF, c'était 3 milliards d'euros. Je pense que vous n'êtes pas très spécialiste en matière budgétaire. Elle a augmenté tout au long des deux quinquennats d'Emmanuel Macron. Elle n'a baissé que depuis que j'ai dévoilé ce scandale. Vous devriez d'ailleurs mieux lire la presse puisque vous y verriez que Rémi Rioux m'accuse de ces baisses de budget. Donc moi, j'en suis très fière. Je dis à ceux qui nous écoutent, voyez ce qu'on arrive à faire. Merci beaucoup. Merci à vous.
Numéro 2 du parti Reconquête, le parti d'Éric Zemmour.
Merci à vous.
Merci Audrey. Merci à vous. Bonne journée sur France Info.
Bonne journée.
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