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Qui de mieux pour parler de ces nuisibles d'ultra-riches ? Je vous demande d'accueillir notre députée insoumise au Parlement européen et coprésidente du groupe de la gauche au Parlement européen, Manon Gris.
pour vous dérouler le beau programme politique le plus complet, le plus solide, l'avenir en commun, nous accueillons le coordinateur de la France Insoumise députée de la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône, Manuel Bombard
Wow ! Wow ! Vous êtes beaux ! On nous avait dit qu'il y aurait du monde à Perouard, mais j'avoue que remplir une salle de plus de 1500 personnes dans une ville de 3700 habitants, je crois qu'aucune force politique n'est capable de le faire. infatigables qui ont permis l'organisation de ce meeting ce soir, les camarades qui sont au service d'ordre, les camarades qui ont tracté, ceux qui ont distribué des tracts, collé des affiches sans compter leur temps. Je voudrais évidemment remercier le maire de Perouard qui nous accueille, remercier aussi le maire de Boucou, Mathieu Horn qui est ici dans la salle et vous remercier Vous, pour votre présence. Parce que, manifestement, des proxys du LFI, il y en a beaucoup dans le pays, et particulièrement ici dans les Landes et au Pays Basque. Et votre nombre ce soir, et je crois un petit message envoyé à Sébastien Lecornu et à Emmanuel Macron. Vous pouvez nous calomnier. Vous pouvez utiliser et instrumentaliser vos services de renseignement pour mentir à notre égard. Les médias peuvent nous traîner dans la boue. Vous n'en aurez jamais fini avec nous. Et votre nombre ce soir en est de nouveau la démonstration. Votre jeunesse aussi en est la démonstration. Plus personne ne croit à vos mensonges. Alors, je voudrais évidemment dédier notre rassemblement ce soir à la mémoire de Pengo Bosowango, qui a été lâchement assassiné. Lâchement assassiné par ce qu'il faut nommer, parce que vous connaissez cette phrase célèbre, mal nommé les choses, c'est ajouté au malheur du monde. Ce qui s'est passé à Trappes et à Verrières n'est pas juste un attentat terroriste. C'est un attentat terroriste islamophobe. et raciste. Ces mots-là que le pouvoir a eu tant de mal à employer. Ces mots-là que l'extrême-droite a aussi tant de mal à employer. Je veux évidemment penser ce soir à la famille de Pengo, mais aussi aux proches des cinq blessés. Mais je veux penser à toutes celles et à tous ceux dans le pays qui auraient pu se dire « ça aurait pu être moi ». Ça aurait pu être moi parce que je n'ai pas la bonne religion, je n'ai pas la bonne couleur de peau, je n'ai pas la bonne perception dans la société. Et comme le disait la sociologue Rachida Brahim, le racisme tue toujours deux fois. Une fois par la violence physique et une seconde fois par le déni, le silence et l'absence de reconnaissance. La vérité, c'est que le bilan aurait pu être bien pire. L'assassin s'est trompé dans l'heure de sortie de la mosquée, son arme s'est enrayée. Et la vérité aussi, c'est que ce crime raciste ne vient pas de nulle part. Il est nourri par le climat, l'ambiance médiatico-politique de ces dernières semaines, et de ces derniers mois et de ces dernières années. Je vous donne juste un petit échantillon. En 2022, Bardella a désigné Trappes comme la capitale européenne du djihad, stigmatisant toute une ville et ses habitants. Zemmour, Eric Zemmour, pour qui l'immigration est la cause des violences, ne trouvait rien d'autre de mieux à dire sur BFMTV, puis sur LCI, à parler de racailles arabo-musulmanes. de dire qu'il y a énormément de Noirs, ils disent tous voilà, wesh, le langage absolument abominable qui est produit d'une colonisation arabo-musulmane qui n'existe qu'en France. Voilà ces dires à Éric Zemmour. Mais ce n'est pas le seul. Je pense évidemment à tous ces éditorialistes sur CNews. Gautier Lebray, le 19 octobre, qui a déclaré sur CNews « Qui se cache derrière les émeutes le lien avec l'immigration ? » Il n'y a que sur CNews qu'on ose le dire, donc on va le dire pendant deux heures. Et le pire, c'est que le Rassemblement national persiste et signe. Hier, sur France Inter, vous aviez Sébastien Chenu, qui parle encore de trappe comme d'un foyer de djihadistes. Voilà la responsabilité directe. Ce sont sur ces plateaux télé qu'ont été armés de haine le coupable. Oui, la responsabilité, elle est politique et elle est médiatique et elle a armé directement un attentat terroriste et raciste. Voilà ce qu'il faut dire et oser dire. Parce que... Ce n'est pas un fait isolé, ça ne vient pas dans l'histoire comme d'un fait sans lien avec ce qu'il s'est passé avant. Vous aviez avant lui et avant eux Hicham Miraoui, Abou Bakar Sissé, Jamel Ben Jabala, entre autres victimes du terrorisme de l'ultra-droite. Voilà ce qu'est la vraie violence dans notre pays. Et voilà que cette vraie violence qui naît et qui est théorisée par l'extrême droite, voilà qu'elle tue. Oui, les idées d'extrême droite tuent. Pas plus tard que cet après-midi, Mediapart révélait un certain nombre de conversations qu'a eues le terroriste qui dort depuis en prison et qui est mis en cause. Dans ses conversations, il dit toute sa haine des Noirs, des Arabes et des Musulmans. Il dit aussi toute son admiration pour Marine Le Pen. Oui, les paroles peuvent conduire à des actes. Et ici, ce soir, je réitère la mise en cause de notre appareil politico-médiatique. À chaque fois qu'une parole raciste a été tenue sur des antennes de grande écoute, sans qu'à aucun moment ces paroles ne soient contestées d'une manière ou d'une autre par les journalistes qui étaient là ou par les autres politiques qui étaient en plateau, alors tout ceci conduit à des actes extrêmement graves. Et la responsabilité devra être aussi assumée politiquement par celles et ceux qui n'ont de cesse que d'alimenter cette violence. Cette violence qu'on retrouve dans un attentat terroriste, mais cette violence aussi qu'on a vue ces derniers jours défiler en France, à Clermont, à Nancy, à Rouen, à Toulouse, à Nice, à Lyon, à Caen et dans toute autre ville, 14 villes au total, où l'extrême droite... à profiter des mobilisations du 24 octobre pour se mêler et protéger par la police, distiller la peur, la haine. Parce que voilà ce qu'est l'extrême droite dans notre pays, la peur, la haine et la violence. Alors ce rassemblement ce soir, il est aussi une mobilisation et un pied de nez à l'extrême droite qui grandit partout dans le pays et qui grandit ici aussi sur le territoire des Landes. Parce que, vous le voyez, cette violence, cette stratégie du pourrissement, c'est ce qu'a choisi le gouvernement. Franchement, je ne sais pas vous, mais c'est long la fin du macronisme. On a tous envie d'en finir, je crois. Rassurez-vous, c'est bientôt terminé. Et Macron ? Emmanuel Macron a cassé beaucoup de choses dans notre pays. Nos services publics, j'y reviendrai. L'écologie, j'y reviendrai. Mais il a cassé quelque chose d'encore plus structurel, encore. Notre liberté et notre démocratie. Je suppose qu'un certain nombre d'entre vous sont allés manifester ces dernières semaines. Je suppose aussi que nous avons affaire à une salle de casseurs et de violents, bien entendu. C'est une blague pour Emmanuel Macron, au cas où. Mais, tiens, on va faire un test. Parmi ceux qui sont allés manifester, qui est allé la peur au ventre ? Levez la main, n'ayez pas peur. Ici, vous êtes en sécurité. Notre service d'ordre à nous n'a pas pour habitude de s'en prendre aux manifestants. Vous voyez, je pense que c'est à ça qu'on voit le plus les dégâts qu'a causés Emmanuel Macron dans notre démocratie. Parce que, oui, dans notre pays, il n'est plus possible d'aller manifester sans se dire que nous allons risquer de perdre une main, un bras, un œil. ou de se faire mutiler d'une manière ou d'une autre à vie. Et ce n'est plus du maintien de l'ordre quand c'est de la répression violente et indiscriminée. Parce que si la police dans notre République doit courir après quelqu'un, ce n'est pas après des manifestants pacifistes, c'est après des violeurs, c'est après des délinquants en col blanc, c'est après Marine Le Pen qui, elle, a été condamnée, contrairement à tous les membres de la France Insoumise. Je vous raconte tout ça. Comme vous le savez, je suis députée européenne. Et j'ai vu la Pologne et la Hongrie glisser dans des régimes autoritaires. Et force est de constater qu'en dix ans de macronisme, il a transformé notre démocratie. Comment appelle-t-on un pays dans lequel il n'est plus autorisé de manifester dans les centres-villes ? Comment appelle-t-on un pays... dans lequel il y a des couvre-feu ? Comment appelle-t-on un pays dans lequel le pouvoir en place peut choisir qui est légitime ou non pour organiser des manifestations ? Comment appelle-t-on un pays dans lequel des manifestations sont interdites par arrêté deux heures avant sans qu'ils puissent être contestés au tribunal administratif ? Comment appelle-t-on un pays dans lequel le pouvoir en place incite les commerçants à recourir à des sécurités privées ? Comment appelle-t-on un pays dans lequel les services de renseignement sont instrumentalisés contre l'opposition ? Comment appelle-t-on un pays dans lequel le pouvoir en place envisage-t-il d'interdire l'accès aux réseaux sociaux ? Les amis, il faut prendre la mesure de la gravité de la situation. C'est un état d'urgence qui est déguisé. Lorsque la démocratie est malade, Camus disait que le fascisme vient à son chevet, mais rarement pour prendre de ses nouvelles. Et c'est exactement la piste et la direction que nous sommes en train de prendre. Alors oui, j'étais dans le cortège comme beaucoup d'entre vous ce samedi 24 octobre. Et je ne sais pas vous, J'ai ressenti quelque chose de différent. Beaucoup de militants politiques ici dans cette salle. Des manifestations, un certain nombre d'entre vous, si vous avez les cheveux plus ou moins gris, vous en avez fait plus ou moins un grand nombre. Certains, peut-être, ont connu leur premier mouvement social. Mais il y avait quelque chose de différent ce samedi. Ce samedi, il y avait le sentiment qu'on était évidemment dans la rue, contre la vie chère, et pour demander des moyens pour l'éducation nationale, Manuel Bompard aura l'occasion d'y revenir. Mais ce samedi, on était aussi dans la rue pour défendre nos libertés fondamentales, ce droit fondamental à manifester, à protester, ce droit qui est inscrit dans la Constitution. Pourquoi je dis qu'il y a une dérive autoritaire ? Dans une démocratie, vous votez à une élection, ce que nous avons fait singulièrement dans cette région pour le nouveau Front populaire, qu'on remporte les élections, mais que le pouvoir en place, Emmanuel Macron décide que vous n'avez pas le droit de gouverner. Quand on manifeste avec un nombre record de participants, comme pendant la mobilisation des retraites, le gouvernement s'assoit aussi dessus. Quand on mobilise comme jamais une pétition, à l'Assemblée nationale pour interdire l'acétamipride, un pesticide dangereux, une maladie politique qui cause des cancers. Quand il y a un nombre record de personnes qui signent ces pétitions, là aussi, le pouvoir s'assoit dessus. Et pire encore, quand on élit des députés à l'Assemblée nationale. Manu, vous ne pouvez pas faire député plus assidu et plus consciencieux. Pourtant, il n'a pas le luxe de pouvoir voter le budget à l'Assemblée nationale, parce que d'année en année, c'est de 49,3 en 49,3. Et ce modèle-là peut s'appliquer aussi à l'échelon européen, parce qu'à l'échelon européen, nous avons réussi aussi à batailler contre l'accord de libre-échange avec le Mercosur, qui va mettre nos territoires ruraux, notre agriculture en compétition. déloyales avec des pays comme le Brésil et l'Argentine. Et là aussi, quand on arrive à obtenir une saisine de la Cour de justice de l'Union européenne, ils appliquent quand même cet accord de libre-échange. Alors pour toutes ces raisons, quand nous disons que nous voulons une nouvelle pratique démocratique, c'est précisément pour sortir de cet exercice autoritaire du pouvoir. Et quand nous disons que nous voulons faire... la 6ème République en France et assumer un rapport de force avec des règles européennes parce que nous aurons un mandat démocratique pour le faire. C'est juste revenir à ce qu'est l'essence de la démocratie, à savoir le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple. Victor Hugo disait « Un nuage s'est formé pendant 1 500 ans. Au bout de 15 siècles, il a crevé, et vous faites le procès du tonnerre. » C'est exactement le sentiment de la situation dans laquelle j'ai l'impression que nous sommes à l'heure actuelle. Parce qu'on nous a beaucoup parlé de casseurs et de pilleurs ces dernières semaines, mais moi j'ai bien le nom d'un casseur et d'un pilleur. Vous savez, c'est lui ! qui a cassé l'éducation nationale en supprimant 10 000 postes en l'espace de 10 ans. Celui qui a cassé l'hôpital public avec plus de 26 000 lits qui ont été supprimés. Celui qui a cassé notre pouvoir d'achat avec en moyenne des familles qui ont perdu 1 200 euros par an. Celui qui a cassé la société avec 1,2 million de personnes supplémentaires qui vivent sous le seuil de pauvreté. Oui, cette personne a un nom et une adresse, comme on dit désormais. Vous le connaissez, il s'appelle Emmanuel Macron, c'est notre président de la République. Et j'assume de dire qu'il est le premier des casseurs, mais aussi le premier des pilleurs. Parce que c'est lui qui a pillé nos finances publiques ces dernières années en multipliant les cadeaux fiscaux aux plus riches. C'est lui qui a pillé nos services publics. On va faire un petit test dans la salle. Des journalistes nous ont demandé à l'entrée, mais la France insoumise, vous n'occupez pas des territoires ruraux. Alors déjà, je ne sais pas quelle formation politique est capable de faire un meeting de cette taille ici, pour commencer. Mais... Moi, j'ai voulu leur parler de la question de la santé. On va faire un petit test grandeur nature. Moi, j'aime bien, pour ceux qui me connaissent, les meetings participatifs qui, ici, a attendu plusieurs mois avant d'avoir un rendez-vous chez un médecin, en particulier un spécialiste, un gynéco, un ophtalmo, etc. Voilà, Macron, ce que vous avez cassé. L'hôpital public, la santé publique dans notre pays. Et c'est pour ça que nous réinstallerons massivement des médecins partout dans le pays. Parce que se soigner ne doit pas être un luxe. Emmanuel Macron a pillé une dernière chose. Il a pillé quelque chose de très précieux. Du temps. Du temps dans la vie. Du temps dans la vie et en particulier du temps avant de partir à la retraite. J'évoquais le beau, le grand, le puissant mouvement contre la réforme des retraites. Avec Jean-Luc Mélenchon au pouvoir, nous assumons de dire que, première chose, séance tenante, nous reviendrons sur la réforme des retraites injustes à 64 ans et nous irons vers la retraite à 60 ans. Oui, la retraite à 60 ans est possible et on ne doit pas perdre sa vie à la gagner. Mais non. La seule réponse qu'a le pouvoir, c'est une réponse sécuritaire à un problème politique. Et elle n'en déplaise au pouvoir. La réponse à une crise politique, elle doit être éminemment politique. Pour la petite anecdote avec Manu, on s'est farcis une réunion à Matignon la semaine dernière. C'était super. Soit dit au passant, vous serez ravis d'apprendre que quand il n'y a plus de caméras, ils sont les premiers à reconnaître que ce n'est pas la France Insoumise qui est responsable des violences. Ce serait bien qu'ils disent la même chose dans les médias désormais. Mais quand on a posé la question en disant qu'il y a peut-être un enjeu, je ne sais pas, des revendications sociales, dans l'éducation, la vie chère, etc., Sébastien Lecornu, Premier ministre, a répondu, je cite, « Ce n'est pas l'urgence. » Alors moi... J'ai une question pour Sébastien Lecornu. Pour tous les parents et les jeunes ici dont les enseignants ne sont pas remplacés, pour toutes celles et tous ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts et qui en particulier doivent prendre leur voiture 20, 30, 40, 50 kilomètres avec un prix de l'essence ahurissant à désormais près de 2,50 euros. Pour tous ces gens-là, vous êtes sûr que ce n'est pas l'urgence ? Vous êtes sûrs qu'ils ne subissent pas déjà une violence ? Et cette violence-là, c'est celle dont vous ne voulez pas parler. C'est la violence sociale. Et croyez-moi qu'elle fait des dégâts bien plus grands, bien plus importants que les violences dont vous nous avez bassinés à longueur d'antenne ces dernières semaines. Et que bien sûr, nous ne connaissons jamais. Mais voilà la violence qui fait le plus mal à notre société. J'ai envie de répondre à Sébastien Lecornu. Quand on veut, on peut. C'est la phrase qu'avait eue Emmanuel Macron, notamment pour pointer du doigt tous ceux qui sont au chômage, parce que c'est bien connu dans notre pays, ceux qui sont au chômage ont choisi de l'être. Et vous vous souvenez peut-être Emmanuel Macron, c'était lors de son premier quinquennat, ça paraît à une éternité, mais il avait dit qu'il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi. Et à ce même Emmanuel Macron, qui dit que les caisses sont vides et qu'il ne trouve pas de quoi financer les demandes des étudiants, des lycéens, les 10 milliards d'euros, j'ai envie de lui faire la même réponse. Il suffit de traverser la rue pour trouver de l'argent. Je vais démontrer ce que je viens de dire. Je suis allée sur Google Maps, en face du palais de l'Elysée. Pour ceux qui ne connaissent pas Paris, c'est la rue du Faubourg Saint-Honoré. Et j'ai regardé un petit peu qui est-ce qu'on trouve en face du palais de l'Elysée. Au numéro 2, on trouve Gucci. Au numéro 113, on trouve BNP Pariva. Au numéro 112, on trouve le Palace Le Bristol. Au numéro 24, on trouve Hermès. Au numéro 47, on trouve Edmond de Rothschild. Et au numéro 21, on trouve Chanel. Monsieur Macron. Vous n'avez qu'à traverser la rue pour trouver l'argent qu'il vous manque. Et pour cesser les cadeaux fiscaux que vous avez fait ces dernières années qui ont asséché nos finances publiques. Voilà comment on retrouve de l'argent. je vais vous en donner un autre exemple précis. Je suppose qu'on peut traverser la rue pas loin d'ici aussi pour aller trouver notamment une station Total. Alors je pourrais prendre Total, mais je pourrais prendre d'autres pétroliers qui ont fait des super profits ces derniers mois. Leurs marges ont été multipliées par 7,5. Alors n'importe qui ici qui est à la tête d'une petite entreprise, imaginez si du jour au lendemain je vous disais vos marges sont multipliées par 7,5. Le tout sans évidemment que vous ayez à payer de surtaxe d'impôt sur les sociétés parce qu'en plus, comme si le gouvernement ne vous avait pas fait assez de cadeaux, la surtaxe d'impôt sur les sociétés a été supprimée par le gouvernement. 2,5 milliards d'euros sur lesquels ils se sont assis, c'est l'équivalent d'un chèque de 6 millions d'euros à chaque entreprise. qui étaient concernés. Et après, ils nous disent que c'est impossible de bloquer les prix de l'essence. Pire encore, ils nous disent, mais vous comprenez, si on bloque les prix de l'essence, ça va créer une pénurie, ça va créer le chaos dans le pays. Alors, première nouvelle, il y a des endroits où ça s'est fait, le blocage des prix de l'essence. Ça s'est fait dans certains territoires d'outre-mer, notamment à la Réunion, mais ça s'est fait dans un certain nombre de pays, en Europe, en Belgique, en Croatie, un peu plus loin d'entre nous, au Japon. Ça m'a échappé là-bas, ils sont revenus au temps de l'Antiquité avec des chevaux qui les traînent. Non, la vérité, c'est que la seule raison pour laquelle ils refusent... de bloquer les prix de l'essence et de bloquer plus généralement les prix des produits de première nécessité. La seule raison, c'est parce qu'ils veulent protéger les profits et les intérêts d'entreprise comme Total. À ça, nous leur dirons « Stop ! C'est fini ! Basta ! » comme on dit chez moi. Et bien sûr, nous allons leur faire payer. Et plus généralement. Quand nous disons que nous allons décréter l'état d'urgence, ce n'est pas le même état d'urgence que celui qu'Emmanuel Macron a décrété de manière déguisée. C'est l'état d'urgence social. Oui ! Jean-Luc Mélenchon, président de la République, ce sera le gel des loyers. Et je sais que dans un territoire comme ici, où les loyers ont beaucoup augmenté ces dernières années, ce sera la garantie que, oui, dans la septième plus grande puissance économique au monde, on puisse se loger décemment. On puisse vivre et non pas survivre. Oui, en décrétant l'état d'urgence sociale, nous augmenterons le SMIC à 1 700 euros net. Oui, en décrétant l'état d'urgence sociale, nous mettrons en place une cantine bio et gratuite et locale pour l'ensemble des enfants de nos territoires, parce qu'on a largement de quoi nourrir nos enfants de manière locale. Il se trouve que ces propositions, elles ne sont pas tout à fait nouvelles, ça fait un certain temps qu'on les met sur la table. Je vous laisse deviner qui a systématiquement voté contre ? Le RN. Le RN qui ne manque jamais une occasion de montrer qu'ils sont la continuité des cadeaux aux plus riches et du libéralisme économique d'Emmanuel Macron, auquel ils ajoutent une dose de racisme supplémentaire. Soyez sûrs qu'avec le Rassemblement national, jamais, non jamais, ils n'iront taxer les plus riches pour redistribuer les richesses. Non jamais, ils n'iront augmenter le salaire minimum pour faire en sorte que les gens puissent vivre décemment. Jordan Bardella, Marine Le Pen ne sont rien d'autre que l'autre face du macronisme en matière économique. Et à toutes celles et à tous ceux qui pourraient être tentés par un vote macroniste ou par un vote rassemblement national, rappelez-leur ce bilan de cette politique économique. Le bilan après 10 ans de macronisme, c'est des milliardaires qui ont vu leur fortune être multipliés par deux. Et le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté est augmenté de 1,2 million de personnes. Le résultat, c'est que nous vivons aujourd'hui dans une société où un tout petit nombre de milliardaires, ces fameux nuisibles, que j'ai eu le malheur d'appeler nuisibles, ou le bonheur, c'est selon. Alors pour la petite anecdote, s'il y en a un certain nombre d'entre vous qui étaient présents à nos universités d'été de la France insoumise, quand je prononce cette phrase en expliquant économiquement pourquoi les milliardaires sont nuisibles à l'économie, qu'ils ne créent pas d'emplois, qu'ils ne relancent pas l'économie, ils sont aussi nuisibles à la planète puisqu'ils polluent beaucoup plus que la moyenne des Français, ils sont aussi nuisibles à la démocratie en possédant un certain nombre de grands médias. Si vous écoutez ma conférence jeudi juste après, vous allez voir à tous les coups, cette phrase va être isolée, tournée en boucle sur CNews, puis ensuite sur tous les autres médias principaux. Et ça n'a exactement pas manqué. C'est exactement ce qu'il s'est passé. Et ce qu'il ne savait pas, c'est qu'en faisant cela, il démontrait précisément ce que je venais de dénoncer ici. C'est la mainmise d'un tout petit nombre de milliardaires sur notre démocratie dans notre pays. Et oui, j'assume de dire que les milliardaires sont nuisibles à notre démocratie. Et c'est la raison pour laquelle il n'y aura plus de milliardaires quand nous serons au pouvoir. Mais notre réforme fiscale sera bien plus grande et bien plus large que ça. Allez, c'est une de mes dernières questions que je vous pose. Qui ici, dans la salle, gagne moins de 4 000 euros par mois ? Levez la main. Attendez, rigolez pas, gardez la main levée. Pour ceux qui n'ont pas levé la main, n'hésitez pas à faire un don à la campagne de la France insoumise. On prend. Pour tous les autres. Quand on vous dira au déjeuner de famille le dimanche que vous allez pourrir, aux fêtes de famille que vous allez pourrir, oui, mais à la France Insoumise, ils veulent augmenter les impôts, on va tous payer plus d'impôts. Rappelez-vous de ce moment-là. Oui, avec notre révolution fiscale et nos 14 tranches d'impôts sur le revenu, toutes les personnes qui gagnent moins de 4 000 euros par mois paieront moins d'impôts. Et oui, quelques-uns paieront un peu plus. C'est vrai. Mais c'est ça la justice fiscale, que les gros payent gros et que les petits payent petit, comme disaient les Gilets jaunes. j'en termine pour laisser la place à mon camarade Manu. Mais par vous dire quelques mots sur la suite du déroulement des activités. Ce soir, le moins qu'on puisse dire, c'est que je crois que notre événement est réussi. D'ailleurs, c'est la dernière fois que je vous fais lever la main. Qui vient ici pour la première fois à un meeting de la France Insoumise ? Levez la main, n'ayez pas peur. Regardez la dynamique de notre campagne, vous l'avez sous vos yeux les amis, les camarades. Voilà la force de notre mouvement politique. Attirer celles et ceux qui étaient dégoûtés de la politique. Et honnêtement, je crois qu'une image vaut mieux que mille discours. Je crois que cette image-là, de cette dynamique que nous avons créée depuis un certain nombre de semaines, qui se traduit aussi sur Mélenchon2027.fr, 15 000. soutien et parrainage en plus en l'espace d'une semaine. J'ai envie de dire à Macron merci pour la pub. Continuez. Vous parlez de nous. Les gens ne sont pas dupes. Mais j'ai envie de dire une toute dernière chose. Parce que maintenant, on commence à se faire à l'idée qu'on peut aller au second tour de l'élection présidentielle. Remarquez, c'est déjà un énorme pas en avant par rapport à 2022. Mais c'est le moment où, sur les plateaux télé, vous savez, quand on est en garde à vue médiatique, en général, on nous dit « Oui, peut-être que vous pouvez accéder au second tour, mais c'est sûr, cette fois-ci, c'est le Rassemblement national qui gagnera, vous ne pourrez pas gagner au second tour. » C'est étrange. C'est exactement ce qu'on a dit à Lula à l'issue du premier tour. La suite de l'histoire, les camarades, vous la connaissez. C'est un sursaut de participation. C'est 3 millions de votants qui sont venus entre le premier et le second tour, avec en particulier une baisse de l'abstention dans les États les plus pauvres du pays, notamment au nord-esté. Voilà la marche à suivre à ceux qui se demandent. Voilà en augmentant la participation populaire, en faisant en sorte que tout le monde se mêle de politique que nous allons y arriver. Parce que, puisque j'ai beaucoup parlé de mes amis, je mets des guillemets, les milliardaires, j'ai une bonne nouvelle pour vous. Vous savez qu'il y a un seul endroit ? où chacune et chacun d'entre nous ici, autant qu'on est, quel que soit notre revenu, où on a autant de pouvoir que Bernard Arnault. Cet endroit, c'est dans les urnes. Alors les amis, utilisez votre pouvoir, faites utiliser votre pouvoir, faites campagne, la partie peut être gagnée. En 2027, on peut réussir à changer la vie concrètement et à remonter notre pays face aux défis du monde.
pouvez applaudir maintenant.
terminerai juste par cette petite citation de Einstein. Comme j'ai un scientifique face à moi, je me suis dit qu'il fallait que je cite Einstein. Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal. mais par ceux qui le regardent sans rien faire. Alors ne nous regardez pas, venez nous aider, rejoignez les groupes d'action, inscrivez-vous sur Action Populaire, téléchargez l'application si vous ne l'avez pas encore fait. La campagne est longue et à la fin du chemin, il peut y avoir la victoire. Force à vous les camarades !
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