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attrapent le racisme à tuer. A Dijon, à Rambouillet, les règlements de comptes entre trafiquants se font désormais à l'arme de guerre. A Aubervilliers, c'est à coup de grenades défensives que la loi du plus fort s'installe. Regardons ce que nous ne voyons plus. Jamais les armes de guerre n'ont autant circulé dans notre pays. 10 millions d'armes illicites sont en circulation sur notre sol. Plus de 1000 armes à feu ont été saisies par les douanes sur la seule année 2025. Près de 10.000 armes à feu sont volées chaque année à travers le pays. Il est désormais aussi facile de se procurer une arme lourde que d'acheter un paquet de chips à l'épicerie du coin. Les armes de guerre arment les terroristes islamistes. Elles arment les attentats antisémites. Elles arment les narcotrafiquants. Mais désormais, elles arment aussi les petits délinquants, les groupuscules politiques radicaux et les factieux. Et parce que la faillite sécuritaire de l'Etat est massive, l'autodéfense émerge et avec elle l'effondrement de ce qui peut rester de l'Etat de droit et de la République. Ces armes deviennent l'étendard d'une culture, celle de la violence extrême et banalisée. Nous ne mesurons pas assez l'abîme chaotique dans lequel le trafic d'armes fait plonger notre pays. La France devient une poudrière lourdement armée. Les filières internationales de trafic d'ex-Yougoslavie, des Balkans ou du Moyen-Arient sont désormais massives. Apo, c'est une usine de fabrication par impression 3D d'armes de guerre qui a été découverte. De toutes les faillites sécuritaires, le trafic d'armes est ce dont nous parlons le moins et qui pourtant nous menace peut-être le plus. Monsieur le ministre, le temps consacré aux diversions politiques est autant de temps que nous ne consacrons pas au vital. combattre la prolifération des armes de guerre dans nos rues et dans notre pays. Et désormais, affaire vitale pour notre pays.
Monsieur le député, je vous ai écouté avec beaucoup d'attention. Je vais vous répondre très précisément sur les circuits, les filières d'armes, car les services du ministère de l'Intérieur le suivent. Vous parlez de faillite sécuritaire, je vous laisse la responsabilité de vos propos. La lutte contre les filières et le trafic d'armes est une des priorités de la direction nationale de la police judiciaire, comme c'est une priorité de la gendarmerie nationale. Oui, il y a des filières d'importation d'armes qui sont celles que vous avez citées, monsieur le député. La route des Balkans, des importations qui arrivent de Serbie, de Croatie, du Monténégro, plus récemment encore, la Turquie, avec énormément de saisies qui ont été effectuées. L'an passé, pour les services qui sont sous mon autorité, on a saisi 13 800 armes. Alors évidemment, c'est beaucoup, mais ça veut dire qu'on déploie beaucoup de dispositifs sur le terrain pour détecter ces filières et les entraver. Et d'ailleurs, je dois dire, je vous ferai remarquer que dans le cadre de la loi Riposte, nous avons prévu la possibilité pour les fonctionnaires de police et les militaires de la gendarmerie d'effectuer des contrôles des fouilles dans la bande territoriale des 40 km sur toutes les zones frontalières sans réquisition du parquet. des armes. Ces armes ne sont pas importées de manière massive. Ce sont souvent des petites filières d'approvisionnement qui ne sont pas faciles à détecter. Les services de police et de gendarmerie font un travail remarquable pour saisir et entraver ces trafics d'armes. On les retrouve dans la délinquance de droit commun. Il y a des passerelles vers les réseaux terroristes qui peuvent s'en procurer. récents ou les plus anciens, que très souvent, la fourniture d'armes se faisait sur les réseaux de droits communs. C'est bien pour ça que ça reste une priorité. Je regrette que lorsque j'ai présenté Riposte, nous n'ayons pas pu retenir la visite domiciliaire qui aurait permis d'aller dans des domiciles, dans des caves, dans des entrepôts pour saisir des armes aux mains de l'autorité administrative.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. Monsieur le député, il vous reste quelques secondes.
le ministre, je ne doute pas de votre connaissance des filières et de la situation. Mais un pays dans lequel la circulation d'armes lourdes et d'armes de guerre est aussi massive que notre pays est une situation alarmante que nous ne pouvons pas et que vous ne pouvez pas négliger.
Merci.
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