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Merci Madame la Présidente. Cette question s'adresse au Premier Ministre. Hier, la famille de Pengo Bossiowangi était ici en tribune. Une famille endeuillée s'est déplacée, c'était le moment pour que la République leur donne du réconfort. Mais vous avez abattu leur fils une deuxième fois. Première faute. Le Premier ministre a convoqué la mort de Quentin de Ranck pour nous expliquer qu'on n'oppose pas un mort à un autre. Mais non, même si toute mort est tragique, un attentat terroriste n'est pas une rixe de rue. Pengo n'est pas mort dans une bagarre, il est mort parce qu'il était noir. Et pour la première fois, un Premier ministre a banalisé un acte terroriste ayant tué un de nos compatriotes. Deuxième faute, ce terroriste voulait un massacre de masse raciste, négrophobe et islamophobe. Roder autour de mosquées un vendredi n'est pas anodin. Nos concitoyens noirs, arabes et musulmans ont peur pour leur vie. Pourtant, vous avez eu plus d'empathie pour des vitrines et des poubelles que pour des vies humaines. Troisième faute, sur l'extrême droite, pas un mot. Le mot le plus dur, nauséabond, a été gardé pour nous. Pourtant, des millions de Français ont fait barrage à l'extrême droite pour que vous soyez tous assis là. Le Premier ministre avait raison l'an dernier quand il disait être un moine soldat. Oui, mais il est celui de l'extrême droite. Quatrième faute, il a parlé de recel. Le recel, c'est garder chez soi ce qu'on sait suspect. Or, ce gouvernement garde une ministre des Discriminations incapable de dire que le grand remplacement est raciste en voyant votre porte-parole pour la couvrir. Le grand remplacement n'est pas une opinion, c'est une munition. Une ministre qui hiérarchise les racismes n'est plus digne de sa fonction, elle devient un alibi. Nous savions déjà... que pour vous, toutes les vies humaines ne se valent pas. Voilà rachet, cabale, racisme politico-médiatique, agression. Vous n'avez jamais condamné, vous n'avez jamais agi, vous êtes les artisans du chaos. Et puisque vous êtes incapables de protéger tous nos concitoyens, quelle que soit leur couleur de peau ou leur religion, vous n'êtes plus dignes de représenter le pays. Partez!
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