Chargement...
Chargement...
Madame la ministre, à Trapp, Pengo Bossio Wangui a été tué. Une petite fille de 12 ans a été criblée de balles et d'autres ont été blessées. Derrière cet attentat terroriste, raciste, il y a des vies brisées. Des familles endeuillées et un pays meurtri. A la victime et à ses proches, nous adressons nos condoléances et notre solidarité. Mais aujourd'hui, nos concitoyens ne veulent plus seulement entendre de la compassion, ils veulent des actes. Que comptez-vous faire pour protéger nos compatriotes arabes, noirs et musulmans contre le racisme, l'islamophobie, la négrophobie et la haine qui les désignent comme des cibles ? Nous devons avoir le courage de nommer les choses. L'islamophobie existe, blesse, exclue et humilie. Elle se banalise à longueur de journée dans le débat public, nourrie par des discours qui désignent constamment les musulmans comme une menace. Pire encore, comment tolérer que des propagandistes de la haine sur les plateaux de télévision affirment que les Français issus de l'immigration maghrébine et africaine étaient des barbares responsables des pillages du 17 octobre. Ce discours raciste n'est pas une simple opinion, c'est l'exact motif du terroriste Kevin T. La République ne peut plus faire comme si... la banalisation du racisme sur les chaînes d'information n'était pas sans conséquence. La dignité humaine ne dépend ni de la couleur de peau, ni d'un nom, ni d'une origine, ni d'une religion. Votre responsabilité est de faire en sorte que la justice ne soit pas seulement celle qui intervient après le drame, mais aussi celle qui protège en amont et lutte contre la punité de ses discours. Nous ne pouvons pas d'un côté proclamer l'égalité et en même temps, comme dirait le président, laisser des millions de nos compatriotes vivre avec une cible dans le dos. Madame la ministre, l'empathie du gouvernement ne protégera pas nos enfants des balles et nos condoléances... désamorceront pas la haine. Je vous repose donc la question, comme mon collègue simple, qu'allez-vous faire concrètement pour assurer la sécurité et la dignité de nos compatriotes ? Merci. J'entends bien Madame la Ministre, mais quand on n'est pas clair sur la définition du racisme et quand on pense que le grand emplacement c'est du débat d'idées et c'est de l'opinion, alors que derrière c'est le cheval de Troie des racismes, de tous les complotismes, Madame, nous en ce qui nous concerne notre groupe, nous sommes... intransigeant pour la lutte contre l'antisémitisme, contre le racisme, contre l'islamophobie, l'homophobie, toutes les formes de lutte qui tendent à disqualifier certains de nos habitants, qui tendent à leur mettre une cible dans le dos. Alors madame, j'espère que vous allez clarifier vous-même vos positions sur le grand remplacement pour effectivement avoir une loi à la hauteur des enjeux. Je vous remercie.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.