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Si on m'avait dit qu'un jour je me ferais donner des leçons d'antiracisme par un membre du Rassemblement national, M. Jacobelli, vous avez fait fort tout à l'heure. À ce jour est venu. Écoutez, s'il y a un parti qui depuis des années, depuis Jean-Marie Le Pen, et ça continue avec sa fille, et M. Bardella, et vous et d'autres, s'il y a un parti qui stigmatise une population... En l'occurrence, les musulmans, c'est quand même vous. S'il y a un parti qui est obsédé par l'immigration, par le voile... La preuve, vous avez encore parlé du voile tout à l'heure. Personne n'en parlait. Alors, ce n'est pas moi, c'est M.
Retailleau. Alors, on a peut-être la même coupe, mais on n'est pas du même parti.
Oui, en tout cas, écoutez, s'il y a un parti... qui ne cessent de souffler sur les braises, c'est bien le vôtre, monsieur Jacob. Un peu de retenue quand même. Je sais que Chirac disait plus c'est gros, mieux ça passe, mais là vous allez un peu loin. Si je
peux vous répondre, vous utilisez exactement ce qu'on dénonçait tout à l'heure. Lorsque l'on dit qu'il y a un lien entre criminalité et immigration, c'est un lien
statistique. Vous
voulez nous couper la parole en disant que si vous dites ça, vous êtes islamophobe ou vous êtes raciste. Absolument pas. Nous, nous voulons défendre la sécurité de tous les citoyens français. quelle que soit leur religion. Sauf que oui, effectivement, il y a un lien. Il y a un lien parce qu'on a accepté trop de monde dans notre pays, que nous n'assimilons plus les populations qui sont arrivées et que donc ça crée un écart entre la population et ceux qui viennent d'arriver et que parfois il y a recours à la violence. Mais tout cela, à force de refuser de le dire, à force d'ostraciser ceux qui disent des vérités statistiques, eh bien, excusez-moi, mais vous vous mettez celle du ministère de l'Intérieur. Vous savez, moi, je n'ai rien inventé. Elles sont là, elles sont très claires. Par exemple, prenons-en un chiffre très simple, 8% de la population est étrangère, elle représente, cette population, 25% des gens incarcérés. Vous voyez bien qu'il y a un facteur de 1 à 4. Oui,
mais vous ne cherchez pas à savoir pourquoi. C'est
un fait.
Et après, on peut l'analyser. On peut l'excuser qui que ce soit. On peut expliquer les choses, quand même. Mais bien sûr qu'on peut. Expliquer, ce n'est pas déjà excusé. Non, expliquer, ce n'est pas excusé. Avant même que j'explique, vous
m'avez quasiment traité de raciste. Donc, vous voyez bien que vous coupez le débat avant. Pourquoi vous le coupez ? Parce que cette immigration, elle est essentiellement due à la gauche qui a ouvert les vannes. Pas seulement la droite vous a vite rejoint, à une insécurité due à des lois depuis François Mitterrand qui font de la sécurité un sujet tabou. Donc, vous avez une part de responsabilité. de refiler le mistigri au lanceur d'alerte. Ben non, ce n'est pas juste. Alors allons sur le fond du sujet, essayons de comprendre, essayons de voir comment on corrige les choses. Mais votre attitude qui est de dire si vous énoncez une vérité, vous êtes raciste. Ce n'est pas une vérité. C'est vous qui dites que c'est une vérité. C'est le ministère de l'Intérieur, je ne suis pas ministre
de l'Intérieur. On peut expliquer les choses. Pourquoi il y a beaucoup de gens, des banlieues, des cités ghettoïsées qui se retrouvent délinquants ? Parce que justement, on les a ghettoisés, ils sont en manque d'intégration, la République n'a pas été au rendez-vous. Ah voilà, c'est la faute de la France. Et oui, mais oui, c'est pas seulement de leur faute. Et je sais, et j'ajoute... Qui les a hébergés, qui leur a jugé l'école, c'est la faute de la France. J'ajoute, et vous verrez que je suis nuancé, j'ajoute que dans les mêmes conditions difficiles... dans ces quartiers ghettoisés, il y en a qui s'en sortent, qui sont honnêtes. Et je pense surtout à eux d'ailleurs, aux centaines de milliers de familles issues d'immigration, qui travaillent, qui sont honnêtes, dont les enfants vont à l'école. Donc ceux qui sortent du droit chemin, il faut les remettre dans le droit chemin sans les stigmatiser. Je n'ai aucun
complexe à dire ce que je dis depuis que j'ai rencontré une dame d'un de ces quartiers, justement, dans ma circonscription, et qui m'a dit, monsieur Jacobelli, je suis d'origine algérienne. mais je veux vivre en sécurité dans mon milieu. J'en ai marre d'avoir des dealers en bas. Elle m'a dit, vous êtes du Rassemblement National et je voterai pour vous maintenant parce que moi aussi, même si je suis issu de l'immigration, j'ai le droit à la sécurité. Je crois qu'elle a tout dit.
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