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Il y a un aspect sidération, ça paraît improbable. En réalité, nous sommes en 2026, nous sommes en France, un grand pays, un grand pays en tout cas qui se veut encore être un grand pays, donc ça paraît complètement sidérant ce qui s'est passé. Il y a plusieurs responsabilités dans tout cela. La première responsabilité, ce sont les gens qui ont mis le feu à l'hôtel de ville et qui ont participé à son saccage et à la prise d'assaut, parce qu'on peut appeler ça comme ça. À la base, cette manifestation partait sur des revendications légitimes, le coût de la vie, le prix du gasoil. Et très vite, ce mouvement a été infiltré à la fois par les Black Blocs qui, eux, ont un projet politique, un projet de déstabilisation des institutions. C'était un plan organisé ? Ça, c'est l'enquête qui le dira. Je ne suis pas magistrat. Il y a des magistrats autour de ce plateau, moi je ne suis pas magistrat. Donc je considère que ce n'est pas un mois de faire la justice. Moi, je constate juste des faits. Ce qui s'est passé, c'est que ce cortège était infiltré par des Black Blocs. Ils sont clairement identifiés. La presse quotidienne régionale le constate, les observateurs le constatent, la police nationale le constate. Tout le monde se dit qu'il y avait des gens qui étaient là pour déstabiliser la République, entourés d'une foule plus ou moins en manque de sensations fortes, souvent des jeunes gens, parfois issus d'immigration, parfois pas. Pour ça, il ne faut pas tomber dans la caricature des mineurs qui étaient venus là pour... violenter les institutions, saccager la ville, forme d'amusement qui ne m'amuse pas du tout, mais quelque chose d'assez irrationnel pour moi. Et puis une troisième vague en fin d'après-midi qui elle m'inquiète beaucoup plus, que vous avez retrouvé d'ailleurs dans d'autres villes de France. Des jeunes gens qui pourraient être les vôtres, qui pourraient être les miens, qui rentrent dans les magasins pour venir se servir directement d'une paire de chaussures chez Lacoste ou d'un jogging et qui n'ont pas le sentiment de faire quelque chose de grave. Et c'est ce qui m'inquiète le plus. C'est qu'aujourd'hui, il y a une fracture au sein de la société où une partie de notre jeunesse n'a même plus la notion du bien et du mal, du légal et de l'illégal. Donc là, je me dis que collectivement, on a raté quelque chose. Maintenant, les premiers responsables sont ceux qui ont mis le feu et il y a une défaillance de l'État. C'est aussi pour ça que le Premier ministre est venu corriger un certain nombre de choses vendredi dernier. Il a lui-même reconnu qu'il y avait eu une défaillance. Une défaillance dans le maintien de l'ordre, une défaillance dans l'anticipation les renseignements territoriaux du profil des assaillants qui étaient présents ce samedi à Limoges. Et puis un manque de moyens criants pour la police républicaine de ce pays. Je voudrais témoigner aussi mon soutien à la police nationale de ce pays. La police, elle est républicaine. Elle protège tous les Français, quelle que soit leur confession, quelle que soit leur couleur de peau, quelle que soit leur catégorie socio-professionnelle, la police républicaine est là pour protéger les Français. Et je crois que si elle avait eu les moyens de pratiquer le maintien de l'ordre, jamais l'hôtel de ville n'aurait brûlé. Et puis j'en veux beaucoup aussi aux deuxièmes catégories que je vous ai citées, quelques jeunes esservelés qui ont empêché... les pompiers d'intervenir rapidement, parce que pendant 15 minutes, les pompiers n'ont pas pu accéder à l'hôtel de ville, puisqu'ils se sont retrouvés caillassés par une foule qui, elle, n'avait plus rien de black bloc, et les pompiers n'ont malheureusement pas pu circonscrire le feu tel qu'ils l'avaient anticipé. Donc après, vous savez comment ça se passe dans des monuments de ce type, lorsque ça monte dans les combles, c'est une catastrophe et le feu fait des ravages. Donc ils ont fait un travail formidable, les pompiers, mais les choses auraient pu être évitées.
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