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Sud Radio, l'invité politique, Jacques Cardose.
Il est 8h31, merci d'être à l'écoute de Sud Radio. C'est l'heure du grand entretien politique et aujourd'hui, Jacques, vous recevez Antoine Léaumant, député de la France Insoumise de l'Essonne.
Antoine Léaumant, bonjour. Bonjour. Qui, selon vous, est responsable de la montée du racisme et de la violence plus généralement en France ?
Déjà, avant de vous répondre, je veux dire mon soutien à la famille de Pengo Bossio Wangui, qui a été assassinée. Dire mon soutien aux personnes qui ont été victimes, puisqu'il y a plusieurs blessés, notamment une jeune fille, Ramatou, qui a 12 ans, et qui est encore, je crois, à l'hôpital à 7h. Et donc, je pense qu'il faut d'abord entourer de soutien et d'affection les personnes qui sont des proches, qui sont des victimes, et dire aussi notre soutien. à toutes les personnes qui à travers elles se sentent visées. Parce que là, en ce moment, pour beaucoup de nos compatriotes, c'est une souffrance de vivre cet épisode. C'est une souffrance extrêmement forte. Et malheureusement, je trouve qu'il n'y a pas l'élan de solidarité nationale qu'il faudrait auprès de nos compatriotes. Et je le dis pour répondre à votre question aussi. Parce qu'au lendemain de cet attentat, eh bien... Il y avait des gens qui ont recommencé des propos racistes. Contre la ville de Trappes, par exemple. Madame Edwige Diaz, qui est une des responsables du Rassemblement National, qui a dit la chose suivante. Trappes, c'est une république islamique en miniature. Une république islamique en miniature quand on fait face à un attentat raciste, islamophobe et négrophobe.
Est-ce que les critiques que vous faites à l'endroit du Rassemblement National ne valent pas également pour la France Insoumise dans ce que le... Premier ministre, hier, a décrit comme un climat de violence général. Il l'a notamment expliqué à l'Assemblée, dans la République, le combat pour les valeurs ne se fait pas à la carte, et renvoyant dos à dos aussi bien l'ultra-gauche et l'ultra-droite, en citant les morts de Quentin Derang, comme celle de
Pingo Bossio Wangui. Je trouve que c'est une honte ce qu'a fait le Premier ministre, et honnêtement, je dois dire que ça provoque beaucoup de colère. Le mécanisme qui est derrière le racisme, c'est celui de la déshumanisation. C'est celui qui consiste à considérer qu'un être humain n'est plus insemblable. Et de le mettre tellement à distance qu'on serait prêt à commettre le type d'acte qui a été commis par cette personne attrape. Mais ce n'est pas la première fois. C'est parce qu'il dit, il renvoie dos à dos deux extrêmes. Mais précisément, je trouve que c'est absolument scandaleux. Moi, dans mon idéologie, il n'y a jamais la déshumanisation de l'autre. Jamais. Jamais nous n'avons appelé à quelque violence que ce soit. Mais donc vous estimez que la mort de Quentin Doranque
n'est pas légale
de celle de Pengo Bossiovangui ? Je trouve que la mort d'une personne n'est jamais une chose qui est positive pour un pays. Mais je trouve que ce n'est pas la même chose. Un attentat terroriste et une bagarre de rue qui a d'ailleurs été. provoqué, il y a maintenant des éléments qui sont assez confondants contre les personnes qui l'ont provoqué, qui a été provoqué par des groupuscules d'extrême droite qui, par ailleurs, ont libre cours dans notre pays. Je veux dire, il y avait des interdictions de manifestation. À Lyon, il y a eu des groupes nazis qui ont manifesté. C'est à Lyon que ça s'était passé, cette histoire-là. Il y a des groupes nazis qui se baladent à Lyon tranquillement et le ministre de l'Intérieur ne fait absolument rien pour les empêcher d'agir. Qu'est-ce que ça veut dire un groupe nazi ? Ça veut dire des gens qui précisément vont s'en prendre à des individus en raison de leur couleur de peau, de leur origine ou de leur religion réelle ou supposée. Pardon, mais moi je considère que c'est un danger sécuritaire majeur. Et par ailleurs, j'avais interpellé à plusieurs reprises à l'Assemblée nationale sur les dangers terroristes qui pèsent sur notre pays et notamment sur la menace terroriste d'extrême droite.
Sébastien Lecornu dit aussi que vous faites le jeu de l'extrême droite. Tout ça sans le recel politicien. Qu'est-ce
que vous lui répondez ? Que c'est une honte de dire ça. Et à cette heure, M. Lecornu devrait précisément s'interroger sur ce que lui-même a fait dans sa politique, qui encourage le discours de l'extrême droite. Quand on reprend des mesures qui viennent de l'extrême droite, par exemple les lois sur l'immigration, qui sont directement intégrées du programme de l'extrême droite... Mais vous ne vous servez pas de trappe à
des fins électorales en ce moment ? Comment ? Est-ce que vous, vous ne vous servez pas de trappe à des fins électorales en
ce moment ? C'est une honte de dire ça. Enfin, je veux dire, il y a un attentat terroriste. C'est ce qu'il sous-entend. Je vous dis juste, il y a un attentat terroriste. Il y a des gens qui sont visés... à la sortie d'une mosquée, parce que cette personne est allée faire le tour d'une mosquée en visant des gens un vendredi, donc en essayant d'aller à un moment donné où il y a du monde, en pensant qu'il arrivait à l'heure de la sortie de la prière, c'est pour ça que c'est un attentat islamophobe, c'est viser des personnes musulmanes, et il a dit que c'était pour venger. les commerçants qui ont été attaqués le 17 octobre. C'est littéralement ce que disait Monsieur Zemmour. Monsieur Zemmour, il avait parlé de hordes de barbares maghrébins et africains et il stigmatisait la racaille arabo-musulmane. Ça, c'est des propos d'Éric Zemmour. J'ai déposé d'ailleurs, j'ai déposé un article 40, code de procédure pénale, pour signaler ces propos au procureur de la République. Je veux dire, il y a des gens dans notre pays qui ne cessent d'inciter à la haine contre les individus en raison de leur couleur de peau. Vous n'avez
pas le sentiment de vous servir de trappe à des fins électorales ? C'est ce
que sous-entend le Premier
ministre. Il le dit très
clairement. Je vais vous dire, ça n'est absolument pas un sujet. En fait, ce n'est pas un sujet d'élection, là, ce qui se passe. C'est un sujet de concorde et d'unité nationale. C'est un sujet de savoir si la République est possible... pour nos compatriotes qui sont directement visés et qui se sentent directement visés à l'heure actuelle dans notre pays. Je veux dire, ce n'est pas nouveau, en fait. Le président de la République, il a commis une faute, à mon sens, en disant que c'était la première fois que des gens étaient visés en raison de leur religion. Ce n'est pas la première fois qu'il y a eu des attentats antisémites dans notre pays. Il y a eu des attentats... Oui, heureusement qu'ils sont revenus sur cette déclaration. Mais il y a des attentats réguliers dans notre pays. Et précisément, ils ont toujours un même fondement. Mais vous êtes d'accord
pour dire, Antoine Léaumant, que la classe politique, elle a une responsabilité dans... qu'elle dit, dans ce qu'elle véhicule, les mots peuvent contenir aussi de la violence. Bien
sûr, bien sûr, je suis d'accord pour dire ça. Et la France Insoumise n'en est pas responsable ? Alors, moi j'aimerais qu'on me dise une fois où la France Insoumise a incité d'une manière ou d'une autre à la violence. Jamais, ça n'arrive jamais. Et précisément, quand il y a des violences dans la société, parce qu'elles existent ces violences dans la société, ce que nous disons, nous, c'est qu'il faut les régler de manière démocratique. C'est les régler... par le scrutin, en l'occurrence il y a l'élection présidentielle qui arrive bientôt, mais utiliser nos bulletins de vote plutôt que la violence pour régler les problèmes. C'est par ailleurs ce que ne comprend pas le gouvernement à l'heure actuelle, en pensant qu'en tapant très fort sur les gens, il va finir par régler le problème social qui est posé dans notre pays.
A l'instant vous vous interrogez sur le fait que la France Insoumise puisse ou non véhiculer de la violence. Je vous cite une phrase qui est entendue dans des manifestations en ce moment, CNews, BFM, assassins.
Vous assumez cette phrase ? Moi, déjà, ce n'est pas mes propos à moi, ce sont des propos qui sont dits dans des manifestations, et donc, replaçons-les dans leur contexte, ce n'est pas les miens. Et maintenant, je dis que je les entends, je comprends ce qu'il y a derrière. Pourquoi ? Parce que... Ce n'est pas ma question, ma question c'est est-ce que vous les assumez ? Mais ce n'est pas les miens, donc je n'ai pas à les assumer. Ce n'est pas les miens. Je n'ai pas assumé des propos qui ne sont pas les miens. Je vous dis, j'essaye de comprendre quelle est la logique qui est derrière. La logique, me semble-t-il, qui est derrière, c'est que quand on invite des gens comme Éric Zemmour, comme Edwige Diaz, comme M. Chenu, qui lui aussi a mis toute la ville de Trappes en disant que c'était des djihadistes, carrément. Alors là, vraiment la totale. Quand on tient ces propos-là et quand on invite ce type de personnes sans leur donner la contradiction, sans leur dire « Vous ne pouvez pas dire ça ! » quand il y a des propos racistes qui sont tenus à l'antenne. Moi, c'est ça, c'est la responsabilité individuelle, morale, personnelle des journalistes que j'interroge dans ce type de situation. Quand il y a quelqu'un qui tient des propos racistes à une antenne, pardon, mais le devoir des personnes qui sont républicaines, c'est de dire, vous n'avez pas le droit de dire ça, vous ne pouvez pas dire ça, vous ne pouvez pas stigmatiser la ville de Trappes. en entier, en considérant que l'intégralité des habitants serait, je ne sais quoi, des djihadistes ou des violents.
Vous vous rendez bien compte que la conséquence, c'est pour un certain nombre de journalistes de ne pas pouvoir faire leur travail sur le terrain. Deux journalistes ont été pris à partie à Trappes. Non, mais précisément, parce qu'elles font partie de BFM. Ce n'est pas
ça la conséquence. Il n'y a pas
de lien entre les propos par exemple de Jean-Luc Mélenchon, ou votre tweet à vous, et le fait que les journalistes de BFM soient pris à partie sur le terrain. Non, il y a
des liens entre une ligne éditoriale qui invite des racistes à la télévision au lendemain d'un attentat, ça il y a un lien entre le fait que les gens soient très en colère contre les médias, quand oui, ils invitent des racistes à la télévision après un attentat raciste. Mais
Jean-Luc Mélenchon lui-même a dit, je ne parle pas à des racistes, ou en tous les cas à des gens qui... À propos de BFM, oui. Oui, j'ai trouvé que c
'était super, il a eu raison Jean-Luc Mélenchon. Donc vous
voyez qu'il y a un
lien direct ? Non, attendez. Ne pas vouloir parler à une chaîne de télévision qui invite des racistes, on a le droit. J'ai le droit, enfin je veux dire, pardon, je trouve que c'est un scandale. Personnellement, on est très très calme. Vraiment, on est vraiment d'un niveau de calme absolu quand on voit qu'il y a un attentat raciste, négrophobe, islamophobe, et que le lendemain matin, même le soir même BFM voulait inviter Éric Zemmour. Le soir même de l'attentat de Trappes, BFM TV avait prévu comme invité Éric Zemmour. Éric Zemmour qui dit... qui parle de grands remplacements, qui parle de hordes de barbares maghrébins et africains, et qui stigmatise une racaille arabo-musulmane. Pardon, mais juste, réfléchissons deux minutes. Réfléchissons deux minutes. C'est quoi l'objectif de tenir des propos comme ça, si ce n'est d'inciter à la haine et d'inciter à la violence ? Ça, c'est des propos qui incitent directement à la violence contre les personnes qui sont perçues comme noires, comme arabes ou comme musulmanes. C'est de l'incitation à la haine. Mais j'entends
vos arguments, mais vous n'êtes pas l'ARCOM. Si la France insoumise est au pouvoir... ça restera le travail de l'ARCOM ou pas ?
Pardon, mais moi j'aimerais bien que l'ARCOM fasse son travail un jour aussi. Mais elle le fait. L'ARCOM ne fait pas son travail dans ce pays. L'ARCOM ne fait pas respecter la loi. L'ARCOM a redonné la possibilité d'émettre à CNews, alors que CNews est une chaîne qui a été de nombreuses fois condamnée par l'ARCOM. Au bout d'un moment, ça commence à bien faire. Est-ce que les citoyens de notre pays, qui n'ont pas ma couleur de peau et qui sont perçus comme musulmans, ont le droit de vivre dignement ? Est-ce qu'ils ont le droit d'être respectés par les institutions publiques ? La question est posée quand l'ARCOM ne fait pas ce qu'elle doit faire pour faire respecter la loi. Donc Antoine
Léaumant, ce matin, vous demandez la fermeture de CNews, de BFM TV également ? Oui, comment vous
faites ? Moi, la fermeture de CNews, oui. Mais
vous me dites, à l'instant, l'ARCOM ne fait
pas son travail. Je trouve que CNews n'aurait pas dû récupérer une logique d'émission au moment où il y avait l'attribution des chaînes TNT. Mais par ailleurs, ce n'est pas nouveau, je l'ai déjà dit publiquement. Et je trouve que BFM est sur une très mauvaise pente, particulièrement depuis qu'ils ont embauché, d'ailleurs, quelqu'un qui venait de CNews, qui est Madame Sonia Mabrouk. Et je trouve qu'ils ont une mauvaise pente. Je ne vais pas vous dire le contraire. Et je trouve que, dans notre pays, d'une manière générale, il y a une pente qui est prise de considérer que oui, on peut inviter des gens racistes. à la télévision, que ce n'est pas grave, que ce n'est pas un problème. On peut vous opposer deux choses très simples, ce sont des gens qui
sont élus par le suffrage de Nivelles-Sel et c'est le
critère qui est retenu par l'ARCOM. Je ne vous dis pas le contraire, mais il y a une règle d'égalité parfaite du temps de parole quand c'est l'élection présidentielle. Je ne vous ai pas dit qu'il ne fallait pas respecter cette règle-là. Je vous ai dit, petit 1... Il y a des choix éditoriaux qui sont faits. Et pardon, mais non, il n'y a pas une égalité du temps de parole. Par exemple, la France Insoumise est bien moins représentée dans les médias que le Rassemblement National. Bien moins. Donc, on peut décider qu'à l'heure actuelle, c'est... Non, non, je vous assure, vous pouvez aller regarder les chiffres. La France Insoumise... Je pense que ça peut dépendre aussi des périodes et des médias, mais... Ça dépend des périodes et des médias. Évidemment, quand il y a des sujets qui nous concernent très directement, on est plus invités. Mais sur le long terme, le Rassemblement National est... très invité dans les médias. Je signale qu'en Belgique, par exemple, il y a ce qu'on appelle le cordon sanitaire médiatique contre les forces d'extrême droite. Et pardon, mais en Belgique, il y a moins de votes précisément pour cette extrême droite.
En tous les cas, Antoine, le moment, ce que je retiens, c'est que vous souhaitez faire le tri entre les médias. Tout ce qui n'est pas LFI sera interdit à
l'antenne ? C'est ça. Non, bien sûr que non. Il y a une liberté qui existe dans notre pays. Par contre, nous, ce qu'on veut, c'est qu'il y ait une règle. pour qu'un propriétaire de médias puisse contrôler un seul média. Parce que le vrai problème dans notre pays, c'est que 90% des médias sont contrôlés par 9 milliardaires. On dirait que ce n'est pas un problème, mais le pluralisme... Mais c'est un autre
sujet.
Ah non, c'est totalement le même sujet. Moi je pense que c'est un autre sujet. Par exemple Bolloré, le JDD, Europe 1, CNews, un institut de sondage, l'institut CSA, donc il peut commander un sondage avec le JDD qui a ensuite commenté sur CNews et Europe 1. Bon, je ne sais pas, on peut peut-être se questionner sur l'état des médias dans notre pays. Les médias, ils sont libres quand ils sont pluralistes. Donc moi, je vous dis, abonnez-vous aux médias qui sont des médias critiques. Il y en a plein aussi dans notre pays. Aidez les médias alternatifs, parce que ça, c'est une manière de faire respecter le pluralisme.
Un mot de la campagne électorale. Vous assumez que Raphaël Glucksmann ne puisse plus se retrouver sur un rassemblement sans être pris à partie. Il est souvent, lui aussi, la cible de militants de la France Insoumise. On l'a vu ces dernières heures.
Non, ça, c'est ce qu'il dit, lui. Mais nous, je le redis, nous on a des adversaires qu'à droite et à l'extrême droite, et j'invite nos militantes et nos militants à consacrer leur énergie pour essayer de convaincre. les gens qui seraient de droite, d'extrême droite, et surtout les abstentionnistes. Et je dis à toutes celles et ceux qui veulent nous rejoindre dans la lutte, c'est facile, vous allez sur Mélenchon2027.fr et vous pouvez avoir toutes les informations de la campagne.
Passons à la colère sociale et lycéenne, dont on ne sait pas très bien finalement si c'est la fin du mouvement ou pas. Vous voulez abolir Parcoursup, pourquoi au final ? Accepter les fameuses 250 000 places à l'université ?
Exactement, parce que... Il y avait une promesse républicaine avant qui était, quand on a le bac, on a le droit d'accéder aux études supérieures et aux études universitaires. Aujourd'hui, cette promesse, elle n'est pas respectée. Et je pense que c'est une richesse que de former des cerveaux dans notre pays, de former à des études supérieures, de faire en sorte que les joints puissent aller le plus loin possible dans leurs études, y compris, je le dis, en garantissant avec une garantie d'autonomie pour les étudiants, les revenus pour qu'ils puissent justement ne faire que se concentrer sur leurs études. C'est pas si cher que ça, en fait, de créer les 250 000 places. C'est entre 2 et 3 milliards d'euros. Mais pour quel projet de société ? Vous savez très bien que tout le monde ne peut pas accéder à tout. C'est pas vrai. Moi, je pense pas. Non, je pense vraiment pas. Et par ailleurs, il y a beaucoup de gens aussi qui reprennent des études. D'ailleurs, je leur envoie un petit mot de courage. Il y a beaucoup de gens qui reprennent des études après avoir dû entrer dans le monde du travail parce qu'ils n'avaient plus le choix sur des questions financières. On
est bien d'accord qu'un nul en maths, il peut pas devenir médecin. On ne peut pas ne serait-ce que laisser espérer qu'il puisse devenir médecin.
Il n'y a pas que la médecine comme études supérieures, il peut peut-être devenir juriste, il peut peut-être devenir avocat, il peut peut-être devenir écrivain, il peut peut-être devenir historien, il peut-être devenir prof de lettres, je ne sais pas, d'histoire. Mais comment vous faites ? Vous ne vous souhaitez pas qu'il y ait de sélection à l'entrée de l'université ? Non, je souhaite qu'il y ait le moins possible de sélection à l'université. Il y en a une qui peut exister. par réalité matérielle. C'est-à-dire, les universités ont des places qui sont limitées en fonction des endroits, mais le but, à mon avis, le but d'un pays qui voudrait grandir, y compris par sa connaissance, c'est de faire en sorte que chacun puisse accéder à des études. Ce n'est pas
un peu démagogique de dire ça, de considérer que tout le monde peut tout faire à 18-19 ans, alors qu'on sait très bien qu'au final, la sélection
se fera ? Non, je ne crois pas que ce soit une question de démagogie, c'est une question de qu'est-ce qu'on veut comme société, qu'est-ce qu'on a envie de faire comme société. Je rappelle que nous, dans notre programme, on propose aussi de porter l'enseignement obligatoire jusqu'à 18 ans, précisément pour essayer d'accompagner les gens le plus possible jusqu'à l'entrée dans ces études supérieures. Parce qu'il y a beaucoup de gens aussi, et c'est un problème par exemple dans mon département l'Essonne, des gens qui se retrouvent sans affectation. Mais sans affectation à l'université, c'est ce qu'on appelle les sans-fac, les gens qui, en fait, ils voulaient faire... Par exemple, moi j'ai le cas d'une personne qui voulait devenir avocate, qui avait 18 de moyenne, qui a eu un bac avec mention, et qui se retrouve aujourd'hui Elle est caissière pendant un an au supermarché parce qu'elle n'avait pas de place à l'université. Alors que franchement, 18 de moyenne, ça va. On peut considérer qu'elle aurait dû passer l'étape par cours sup, non ? C'est
plutôt une très bonne note. Antoine Léoman, député de la France Insoumise de l'Essonne. Dans la deuxième partie, un auditeur vous interrogera sur votre conception de la propriété. Il y aura l'actualité des réseaux de Benjamin Gleize avec la polémique Mbappé. Et puis vous avez votre carte blanche qui sera consacrée aux inscriptions électorales. A tout de suite.
Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoz.
Antoine Léoman, député de la France Insoumise de l'Essonne, est notre invité ce matin. Commençons par vos trois minutes pour convaincre que vous avez choisi de consacrer aux mal inscrits sur les listes électorales. Oui,
tout à fait. Il y a actuellement dans notre pays 10 millions de personnes qui sont non inscrites ou mal inscrites sur les listes électorales. Le système d'inscription sur les listes électorales, il est un peu désuet à mon sens. Il devrait y avoir un système d'inscription automatique sur les listes électorales, et c'est ce que nous proposons de mettre en œuvre avec la France Insoumise, pour que quand vous déménagiez, par exemple, vous soyez automatiquement réinscrit dans la ville dans laquelle vous habitez, sauf si vous vous dites, ben non, je préférerais être inscrit dans une autre région. Il y a beaucoup de déperditions en ce moment. Il y a énormément de déperditions, et par ailleurs, il y a un phénomène supplémentaire qui est les radiations des listes électorales pour perte d'attache communale, parfois. Vous pouvez être désinscrit sur des listes électorales sans le savoir. Et ça concerne, entre l'élection présidentielle de 2022 et celle de 2027, ça aura concerné 1,2 million de personnes environ. Donc c'est des chiffres qui sont gigantesques. Aussi, je dis à vos auditrices et à vos auditeurs, vérifiez votre inscription sur les listes électorales, même si vous êtes toujours allé voter dans le même bureau de vote. Et faites-le en particulier si vous venez de déménager ou que vous avez déménagé dans la dernière année, dans les deux dernières années. littéralement ça prend une minute sur internet, vous tapez vérifier ma situation électorale ou m'inscrire sur les listes électorales dans un moteur de recherche, vous tombez sur le site service-public.fr et là vous pourrez vérifier votre inscription sur les listes électorales. Je dis juste pourquoi c'est important, il suffit d'être inscrit une fois et ensuite on peut voter à toutes les élections et faites-le s'il vous plaît. avant l'élection présidentielle de 2017. Le message
est passé. Votre modèle en matière de campagne, est-ce que c'est le Brésil avec des équipes actives sur les réseaux sociaux qui ont permis justement de ramener des millions de personnes aux urnes ? On a vu que Lula est passé finalement.
Alors, déjà notre modèle... C'est celui qu'on a mis en place nous-mêmes. Puisque nous, depuis 15 ans que je travaille avec Jean-Luc Mélenchon, nous avons mis en place des réseaux sociaux extrêmement puissants. Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui a quand même 10 millions d'abonnés sur l'ensemble des réseaux sociaux. Il y a une dizaine d'élus insoumis qui ont plus d'un million d'abonnés sur les réseaux sociaux. Donc on est une force de frappe majeure. Et il y en avait certains qui étaient très méprisants. qui disaient, oui, vous êtes des députés youtubeurs ou des députés tiktokers. Et maintenant, ils sont après nous en train d'essayer de nous courir après. Bien fait, ils n'avaient pas été méprisants. Les députés macronistes, notamment, ils disaient qu'on allait à l'Assemblée pour faire des vidéos sur TikTok et je ne sais quoi. On allait à l'Assemblée pour parler à l'intérieur de l'Assemblée. Mais contrairement aux autres, on souhaitait que ce qui se passe à l'Assemblée sorte de l'Assemblée nationale. Maintenant, au Brésil, il y a quand même quelque chose qui m'intéresse beaucoup. C'est ce qu'on appelle le janonisme, du nom d'un député brésilien qui s'appelle Janones, et qui a mis en place des outils de mobilisation de masse. On s'est inspiré d'une chose qu'il a faite, qui est un canal WhatsApp. Sachez-le, on a lancé hier une chaîne WhatsApp, l'équipe de Mélenchon, et en l'espace de 24 heures, il y a déjà 75 000 personnes qui se sont inscrites dessus. D'ailleurs, j'invite celles et ceux qui veulent le faire à nous rejoindre sur cette chaîne WhatsApp.
On passe, Antoine Léomant, à la question d'un auditeur.
Bonjour M. Léaumant, je voulais vous poser une question qui est la suivante. Dans un podcast récent, Jean-Luc Mélenchon a déclaré que la conception actuelle de la propriété privée n'était plus supportable. Alors, cela signifie-t-il qu'il souhaiterait pouvoir réquisitionner n'importe quel logement dès lors qu'une personne faisait plusieurs biens immobiliers
je réponds à cette question et je pose d'abord la question du mal-logement en France. Oui, il y a un problème de mal-logement en France, il y a des personnes qui sont sans-abri dans notre pays, c'est autour de 300 000 personnes, y compris des enfants. Or, dans notre pays, il y a du bâti qui n'est pas utilisé, et ce que nous proposons de faire, c'est en particulier de réquisitionner ces logements vides ou ce bâti vide pour pouvoir loger les personnes. Maintenant, nous n'allons pas prendre votre maison que vous avez acheté, en faisant un emprunt qui d'ailleurs, pour l'instant, souvent appartient encore à la banque, puisqu'il y a l'emprunt qui est en cours et qu'il faut rembourser. Ce n'est pas ça l'enjeu. L'enjeu, c'est les très très grands propriétaires. C'est d'ailleurs plutôt la fortune mobilière que la fortune immobilière. Et quand
vous
dites
les
très grands propriétaires, c'est-à-dire comment vous pensez vous y prendre ? Il y a des gens qui détiennent des dizaines et des dizaines de logements dont certains sont vides. C'est un problème. Donc la solution, ce serait la réquisition de ces logements vides ? Dans ce type de situation, oui. Mais je précise d'abord que la question est posée sur l'héritage. Puisque nous, ce que nous proposons, c'est de mettre en place un héritage maximum à 12%. millions d'euros franchement ça va commencer dans la vie avec un
appartement et une résidence secondaire On ne va pas se faire récupérer la résidence secondaire par la France insoumise ?
Non, il y a un système qui existe à l'heure actuelle sur l'héritage qui, à partir de 150 000 euros, vous êtes imposé. Nous, ce qu'on propose, c'est que ceux qui, à l'heure actuelle, utilisent le système de donation pour contourner l'imposition de l'héritage ne puissent plus le faire. Mais je disais, simplement pour expliquer, mobilière, immobilier, le vrai problème, c'est la fortune financière. Il faut savoir que les milliardaires de notre pays ont une fortune qui est essentiellement financière et que sous Macron, elle n'est pas... de 600 milliards d'euros à 1200 milliards d'euros. Ça veut dire que pour les milliardaires de notre pays, il y a eu x2 sur la richesse. J'interroge vos auditeurs. Est-ce qu'ils ont vu leur fortune être multipliée par deux ? Ou est-ce qu'ils se sont
appauvris ? En tous les cas, ce que vous nous précisez ce matin, c'est que vous capez à 12 millions d'euros. C'est là qu'il y aurait la bascule. C'est là qu
'évidemment, ceux qui ont le plus auront le plus. On
passe à l'actualité des réseaux sociaux avec vous, Benjamin Glein. Je ne sais pas si vous avez vu passer, Antoine Léaumont, la polémique, Kylian Mbappé.
Si j'ai vu, alors ça m'a facilité.
Je vais rappeler pour ceux qui nous écoutent, c'est une polémique qu'il y a eu entre Kylian Mbappé et la Chine. Tout est parti d'une vidéo qui a été diffusée lundi soir en marge de la cérémonie du Ballon d'Or. Dans un podcast, il a été interrogé sur les nombreuses caricatures, les montages de lui-même qui circulent sur les réseaux sociaux et il lui a été demandé dans ce podcast quelle était sa parodie préférée.
Il y en a plein. Celui où j'ai le plus rigolé, c'est qu'on avait mis une vidéo d'un mec, je crois que c'est un dictateur chinois. Ils avaient mis ma... Je l'utilise beaucoup avec mes amis en ligne, pour la play.
Celui qu'il qualifie de mec, de dictateur chinois, c'est donc Mao Zedong, le fondateur de la République populaire de Chine, qui est encore considéré dans son pays comme un héros, quand bien même ses politiques ont fait, selon les historiens, plusieurs dizaines de millions de morts. En tout cas, cette sortie Kylian Mbappé, elle a provoqué un séisme en Chine. Trois marques chinoises ont annoncé mettre fin à leur collaboration avec le capitaine des Bleus, notamment le géant des boissons Dong Peng, qui dénonce un comportement, je cite, qui heurte les sentiments nationaux. Et déjà, hier, on avait dans les rayons des supporters. Les bouteilles à l'effigie de Mbappé qui étaient retirées extraits d'un reportage diffusé hier dans le 20h de TF1.
Pour conquérir le marché chinois, il avait même appris quelques mots de mandarin. Mais désormais, Mbappé est devenu indésirable. Toutes les bouteilles à son effigie, retirées des rayons.
J'en ai récupéré une, c'est la dernière. Tout le rayon vient d'être retiré et remplacé par ces bouteilles.
Bon, dernier épisode de ce feuilleton avec Yann Bappé qui a finalement présenté ses excuses dans un communiqué publié hier sur ses réseaux sociaux. Il traduit en trois langues, le français, l'anglais et le mandarin. L'attaquant des bleus qui se dit sincèrement désolé et qui ajoute avoir un profond respect pour le peuple chinois et son histoire. Selon vous, est-ce qu'il a eu raison de s'excuser auprès de la Chine et des Chinois
C'est sa décision à lui et il fait ce qu'il veut. Moi, je n'ai pas commenté ça spécifiquement. Ce que je voudrais dire, c'est que... Peut-être que cette polémique permet d'avoir un œil sur la Chine, qui est un grand pays, et qui est un pays qui souvent est un peu méprisé par nos dirigeants à nous, qui est mis à distance, qui est regardé d'une manière un peu brutale, et spécifiquement en disant, de toute façon, en gros, c'est un pays où il n'y a que des dictateurs. C'est comme ça que s'est présenté la Chine. Mao n'était pas un dictateur ? Je vous réponds sur la situation actuelle vis-à-vis de la Chine, parce que moi c'est ça qui m'intéresse. La situation actuelle de la relation entre la France et la Chine, je trouve, elle est mauvaise. Et il faut le savoir, vis-à-vis des Chinois, on a des relations communes depuis assez longtemps, et il y avait jusqu'à assez récemment une forme de relation qui était un peu particulière entre la Chine et la France, et qui était plutôt positive. Il y a eu un enfermement dans une doctrine américaine qui est une doctrine d'affrontement vis-à-vis de la Chine. Et pardon, mais allez dire que la Chine... La
Chine a montré pas mal d'appétits commerciaux vis-à-vis de l'Europe et de la France. Oui, mais attendez, je
ne suis pas en train de vous dire qu'il faut avoir un œil totalement béat devant la Chine, etc. Ce ne serait pas un partenaire, un allié pour LFI si Jean-Luc Mélenchon était élu ? Alors, c'est précisément ce que je voulais dire, c'est que ce qu'il faut, c'est essayer de normaliser les relations avec la Chine, mais d'une manière générale avec un certain nombre de pays du monde, et arrêter de s'enfermer dans une logique qui est d'être à la ramasse des États-Unis d'Amérique. que nous souhaitons avec la France Insoumise, c'est d'avoir une France qui est une France indépendante et au service de la paix. C'est-à-dire refuser les logiques de bloc, avoir des discussions et des échanges avec tout le monde et d'abord défendre les intérêts de notre peuple et de notre pays, évidemment.
Je vous avais posé une question, vous m'avez dit que vous alliez y répondre, Mao Zedong était un dictateur ou pas ? Je ne vous
ai
pas
dit que j'allais y répondre, mais...
Que vous alliez y venir en tout cas ? Non, je
vous ai dit que je voulais venir sur la question de la relation avec la Chine et pour ma Je préfère rester sur... Pourquoi vous ne voulez pas répondre
à cette question
-là ? Parce que je n'ai pas envie de vous répondre à cette question-là. Parce que si je vous réponds positivement, je mets en place des mauvaises relations avec la Chine. Et si je vous réponds négativement, vous allez me faire une polémique sur ce sujet. C'est intéressant, la France insoumise n'a pas
changé d'avis. Pour vous,
la Chine n'est pas une dictature. Non, je ne vous ai pas dit ça. De toute façon, la Chine a un régime qui n'est pas celui que nous souhaitons mettre en place. C'est un régime... Plutôt autoritaire, avec un parti... D'accord sur le mot, autoritaire. Oui, avec un parti unique. Mais pardon, la différence avec la France exactement, entre régime autoritaire, la France où on ne peut pas manifester, où il y a des manifestations qui sont interdites... Ça veut dire que la
France est davantage un régime autoritaire que la Chine aujourd'hui ? Je ne vous ai pas dit ça.
Non, c'est vous qui avez dit ça. Alors je vous demande, je vous pose la question. Eh ben non, ce n'est pas vrai. Par contre, je trouve qu'il y a une question qui est posée sur la nature du régime de la France. Est-on encore en démocratie quand on ne peut pas aller manifester librement ? Est-on encore en démocratie quand plutôt que d'assurer la sécurité des manifestants, on se prend des coups de matraque, des gaz lacrymogènes, qu'on peut perdre une main, qu'on peut perdre un oeil ? Jusqu'à preuve du contraire,
en France, on n'a pas de camp où on interne des minorités musulmanes, par exemple. Non, mais il y a des camps dans lesquels
on interne des personnes qui sont étrangères, ça s'appelle les centres de rétention administratif et où on peut aller sans procès.
En Chine, 2 millions d'Ughurs sont détenus dans des camps dans la région du Xinjiang.
Comment
? Vous avez 2 millions de la minorité musulmane des Ughurs qui sont détenus dans des camps aujourd'hui en Chine. Je n'ai pas compris votre question. C'est un fait, et c'est le signe d'un régime qui n'est peut-être pas un régime très démocratique. Ma question est simple, je ne vous entends pas dénoncer ce qui se
passe en Chine. C'est que vous nous entendez mal, parce que d'une manière générale, ce que nous souhaitons, ce n'est pas des régimes autoritaires. Nous, ce qu'on propose, c'est une sixième république dans laquelle les citoyens puissent avoir le référendum d'initiative citoyenne, c'est-à-dire davantage de pouvoir, et d'une manière générale, ce que nous souhaitons faire pour la question. Mais si, je vous réponds à la question, je ne suis pas en train de vous dire que le régime chinois serait le modèle que nous voudrions mettre en place dans notre pays, évidemment que non, bien sûr que non, mais pardon... Ce que je voudrais c'est qu'on puisse avoir des relations internationales qui sont des relations internationales normales avec l'ensemble des pays. On ne peut pas dire du mal de la Chine et avoir des discussions en mode youpi c'est super avec les Etats-Unis où il y a Donald Trump qui est dirigeant des Etats-Unis d'Amérique, qui est un raciste, qui est quelqu'un qui met en place une politique autoritaire. Enfin je veux dire, il faut être capable d'avoir dans les relations internationales, de défendre les intérêts de notre pays. Et donc ce que je vous dis moi... c'est qu'il faut cesser d'être dans la logique de boue, abat les chinois, et youpi, vive les Etats-Unis d'Amérique, il faut être dans une logique qu'il n'y a pas de gentil dans le monde, d'accord ? Il n'y a pas de gentil, il y a des intérêts qui sont en cause sur la sphère internationale. Nous, ce que nous disons avec la France insoumise, c'est qu'il faut que la France soit indépendante, soit souveraine, et qu'elle défende les intérêts de son pays et de son peuple, d'abord et avant tout, non pas ! Dans une logique qui serait une logique nationaliste, attention, parce qu'il ne faut pas céder à l'autre versant, mais dans une logique au contraire qui serait de mettre la France... au service de l'humanité commune, et notamment pour lutter contre le changement climatique et être une voix un peu, disons, qui porte dans le monde sur la question de la lutte contre le changement climatique. Je
retiens que vous n'avez pas employé le terme de dictateur, mais vous lui préférez... Je vous ai dit régime autoritaire. Oui, régime autoritaire. Mais si
on qualifie le dictateur tout le monde, on peut y aller à fond les ballons, mais moi je préfère regarder la nature exacte des régimes, en l'occurrence je considère que c'est un régime autoritaire.
Merci Antoine Léomant, vous étiez notre invité, invité de Sud Radio ce matin, vous êtes député de la France Insoumise de... Dans un instant, nos débats de la vérité en face et la libre antenne ensuite. On parlera de la taxe émeute et puis également de la déclaration de Sébastien Lecornu. On vous pose la question de savoir s'il a raison de dénoncer la récupération politique de l'attentat de Trappes. A tout de suite.
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