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Et pour ce nouvel entretien nous recevons comme chaque mercredi Arnaud Stéphan, bonjour. Alors je rappelle vous êtes fondateur de l'agence des notes de com, ancien conseiller en communication de Jean-Marie Marion et Marine Le Pen. Voilà, aujourd'hui justement on va parler du Rassemblement National pour commencer. Rassemblement National qui faisait sa rentrée à Orléans, d'abord avec son congrès puis avec son grand meeting de rentrée. Donc voilà on comptait plus de 4000 personnes le premier jour, 8500 à 9000 le deuxième jour. Voilà tout ça à Orléans. Déjà, qu'est-ce que vous en avez retenu sur le plan des images ? Quelles images en sont ressorties pour vous
? On nous avait promis un cataclysme, Armageddon, etc. Je trouve que ça s'est plutôt bien passé. Il faut faire toujours attention en revanche au carambolage d'images. Et peut-être aussi la gauche avait-elle prévu ça ? C'est-à-dire qu'elle a manifesté sans problème, sans heurts, sans rien du tout. Et de l'autre côté, on avait un rassemblement national qui pouvait paraître, en tout cas, enfermé dans son village gaulois, entouré de barrières, de sécurité, de gendarmes. Et ça donnait une image inversée, c'est-à-dire que... Vous aviez à l'intérieur un discours sur la liberté, l'espoir, la France, la beauté, etc. Et ça donnait quand même une impression de donjon assiégé. Et la gauche, elle a joué « Nous occupons le terrain » et elle était dans les rues. C'est toujours ce
carte-là. Après, on serait streint dans les rues quand même parce qu'on s'attendait à plusieurs dizaines de milliers de personnes. On s'attendait, comme vous l'avez dit, deux à trois mille casseurs qui étaient prévus quand même pour tout ça. Finalement, moi j'étais à Orléans justement pour couvrir cette rentrée. qu'on a observé, c'est que les rues étaient globalement vides, que la gauche n'a même pas vraiment réussi à occuper le terrain. Donc, dans le fond, ce qui est ressorti, vous dites, ce RN un petit peu assiégé. D'un autre côté, quels ont été les messages ? C'est-à-dire que d'un côté, Jordan Bardella est bien sûr réélu à 98,98%, côté Kim Jong-un là-dessus évidemment, il n'y avait pas de concurrent en face, précisons-le. Et puis ce qu'on constate aussi, c'est que dans le fond, Marine Le Pen semble avoir gardé la main sur l'intérieur du parti parce que le Conseil National est... essentiellement composé de marinistes. Ce qui compte c'est le
bureau exécutif, mais grosso modo ça change pas grand chose. Si on fait de la communication politique, qu'est-ce qui compte ? C'est le message. Et la manière dont il infuse. Pendant des semaines, enfin des semaines, pas des semaines, mais pendant des jours, on nous a dit Orléans, ça va être la contre-manifestation énorme de la gauche. les gens n'ont pas vu ou perçu les choses comme vous les avez vues. Ce qui compte, ce n'est pas la réalité en communication, c'est la perception. Et il se trouve que les gens sont persuadés qu'il y a eu une énorme manif à Orléans et que le Rassemblement National était protégé dans son bunker, sur le bunker, c'est peut-être un peu malheureux, mais c'est dans son réduit et autour du zénith. Après, ça était dans une ambiance très particulière. Qu'est-ce que ça change sur le fond, en fait ? Pas grand-chose. c'est à dire que ceux qui pensaient que le rassemblement national c'est pas bien caca, boudin et que de l'autre côté ceux qui disaient l'extrême gauche encore une fois mobilisée qui veut empêcher la liberté etc etc et au milieu le centre avec les petits hommes gris alors on va mettre 4 unités de gendarmes mobiles plus 4 compagnies de CRS c'est un dispositif jamais vu, génial on va peut-être appeler le livre des records d'ailleurs on va appeler le Guinness on a jamais vu autant de policiers pour protéger un congrès c'est peut-être une première peut-être que Nunes a enfin réussi quelque chose à faire inscrire la France dans une nouvelle page du Guinness des records avec le nombre de pages du droit du travail du code du travail Qu'est-ce que ça renvoie comme image ? Ou qu'est-ce que ça nous donne comme résultat final ? Pas grand-chose finalement, puisqu'on est vraiment sur une typicité quasiment, on est vraiment politique, avec d'un côté la gauche qui fait de la gauche, c'est-à-dire la morale, la réalité n'existe pas, c'est pas grave, l'espoir qui rit, etc. Avec des leaders... historique du Parti Socialiste, secrétaire général du Parti Socialiste qui vient faire cette manif, d'autres cadres du Parti Socialiste qui sont présents, et donc qui se mélangent sans aucun problème avec tout ce qui... Alors je sais maintenant, ils n'aiment pas qu'on dise ultra-gauche, mais de toute façon c'est ultra-méga, on ne sait plus exactement. Mais de l'extrême-gauche, aucun problème. Et de l'autre côté, vous avez un RN qui, malgré tout... se retrouvent dans une situation où vous avez des militants qui ne viennent pas forcément parce qu'ils se disent « j'ai pas envie de me faire exploser ma voiture », « il va y avoir des contrôles », « ça va être dur », « ça va être une journée longue », « il y a des frics partout », « on va se faire embêter », etc. Et je dis « embêter » parce que je reste poli sur Radio Courtoisie. Et que donc, voilà, vous avez quand même une déperdition et vous avez quand même... aussi, pour ceux qui ne sont pas à RN, une déperdition d'image en termes de qualité. C'est-à-dire, être au RN, c'est aussi se confronter à ce genre de situation. Mais encore une fois, sur le fond, ça ne change rien sur le score de Marine Le Pen, ça ne change rien sur l'élection de Kim Jong-un, ou Lee, ou toute la famille, de Jordan Bardella. Mais pareil, l'élection de Jordan Bardella, qu'est-ce que ça nous dit ? Pas grand-chose, puisqu'il y a pas beaucoup d'électeurs, en fait. On n'a pas beaucoup parlé du nombre de votants à ce congrès, mais c'est très peu. C'est très peu.
Non, je crois que c'était plutôt... Non, je crois justement qu'ils étaient plutôt contents. Il me semble qu'on compte quelque chose comme 40 000 votants en tout sur le bureau national, etc. Mais enfin, ceci dit, attendez, attendez, Arnaud Stéphane, moi je voudrais dire un truc sur les chiffres, c'est-à-dire que vous critiquez régulièrement le fait que le Rassemblement national n'arrive plus forcément à réunir autant de monde qu'avant au même endroit, qu'effectivement ils ne mobilisent plus autant. Cela étant, ce que disait Jordan Bardella, c'est que, effectivement, ça, pour le coup, c'est des chiffres. En 4 ans, le RN est passé, je crois, d'environ 36 000 adhérents à 120 000 adhérents. 160 000, si on compte absolument tout le monde, il me semble, enfin, 120 000 agents de cotisation. Et, à côté de ça, il a quand même réussi à réunir 8 500 à 9 000 personnes dans une salle. C'est pas mal, quand même. Non, je
n'ai pas dit le compte. Je dis que, là, Depuis quelques années, on compte sur les doigts de Mickey, c'est-à-dire qu'il en a moins, le nombre de fois où on est capable d'organiser de grandes réunions. Je ne dis pas que c'est nul, au contraire. 9000 personnes dans les conditions dans lesquelles le Rassemblement National s'est réuni, c'est très bien. Il y a eu Bordeaux où il y a eu beaucoup de monde. Il y a eu, je crois, Perpignan où il y a eu déjà beaucoup de monde, etc. Aujourd'hui, on parle avec les gens qui ne sont pas à jour de cotisation autour de 160 000 adhérents. Ok, super. dis simplement que pendant des années, en 2012, il y avait 75 000 adhérents. Ce n'est pas une progression de malade mental. Entre 2012 et 2026, vous n'arrivez pas à doubler le nombre ou à peine le doubler. Vu les conditions politiques, vu la progression du RN... On va dire que
le RN a doublé son nombre d'électeurs, voire plus que doublé si on compte les seconds tours. Il
faut se rappeler que LR, à l'époque de Nicolas Sarkozy, juste avant son arrivée au pouvoir, on est autour de 400 ou 500 000 adhérents. Les grands partis, c'est... C'est quand même important. Un, parce que ça vous garantit du financement. Deux, ça vous fait un peu des militants, vous en avez besoin. Trois, ça vous multiplie les possibilités de gens qui sont susceptibles d'être candidats. Ce qui fait que vous avez plus le choix. Donc quand vous avez plus le choix, vous avez peut-être une qualité qui augmente. Et puis vous évitez aussi les incidents industriels de gens que vous êtes obligés de prendre. Et vous vous asseyez un peu quelquefois sur les CV, sur les publications, etc. Même si je trouve que les maillets du filet sont extrêmement... fine aujourd'hui.
Juste en deux minutes aussi, il y a eu plusieurs nominations, par exemple sur des porte-parole comme Charles Aloncle, sur des responsables de certains pôles, etc. Je croyais que Charles Aloncle était UDR. Oui, tout à fait, mais il est devenu
porte-parole de la campagne de Marine Le Pen. Tant mieux, ça veut dire que ce n'est plus une campagne juste RN depuis longtemps. Ce que j'allais dire, c'est que
voilà, Éric Ciotti aussi qui est mis en avant dans ce meeting. Pour le coup, on va dire que l'union des droites, on va dire l'UDR pour le coup, c'est quelque chose qui semble fonctionner. Ah mais non, ça marche.
L'UDR, ça marche. C'est quand même, il faut le reconnaître, visiblement tout le monde a pris ses médicaments anti-rejet. C'est la première fois que la greffe marche aussi bien. C'est-à-dire que c'est la première fois... qu'une organisation politique autre que le RN, qui n'est pas fondée avec des faux-nés par des gens du RN ou très proches du RN, fonctionne ? parce qu'ils ont beaucoup d'élus quand même, il commence à avoir pas mal de militants, ils commencent à faire des coups intéressants avec des gens qui rejoignent l'UDR et qui permettent aussi d'élargir la base, et puis ça marche bien, voilà, il faut le dire, l'UDR c'est un succès. Il faut se rappeler quand même, on parle de l'UDR aujourd'hui, rappelons-nous l'échec cuisant du rassemblement Bleu Marine il y a un peu plus de... il y a 14 ans maintenant. Oui, bien sûr.
On revient sur tous ces sujets et sur d'autres thématiques dans un instant. Arnaud Stéphan, simplement, il est presque 9h, chers auditeurs. Et quand il est presque 9h, c'est aussi l'heure du rappel des titres de l'actualité avec Richard de Cèze. Stéphane, je voudrais justement qu'on rebondisse sur ce que vient de dire Richard, cette affaire Didier Guérin. C'est-à-dire qu'on a quand même un magistrat qui va expliquer que finalement Marine Le Pen à nouveau n'est plus éligible et donc que finalement en fait elle ne devrait pas pouvoir se présenter sur la ligne de départ.
Oui, mais encore une fois, pas beaucoup de surprises dans ce climat de plus en plus, je ne vais pas utiliser le terme délétère, il est un peu tôt pour ouvrir le dictionnaire des superlatifs, mais en tout cas, nous sommes dans une, on voit bien ce qui est en train de se dessiner. Et on en a parlé la semaine dernière avec le camarade de 16, c'est-à-dire que demain il y a une élection, tous les candidats en face de Marine Le Pen perdent. En politique, il faut une issue politique. Donc quand vous ne pouvez pas faire de politique normalement, c'est-à-dire avec l'espoir de gagner une élection... vous passez dans autre chose. Alors, vous faites autre chose, c'est chez les centristes, etc., c'est l'état profond, c'est-à-dire on va faire des nominations partout, au Conseil constitutionnel, dans les grands corps d'État, dans la haute fonction publique, pour bloquer. C'est ce qu'avait fait aussi Nicolas Sarkozy. On se rappelle que les socialistes étaient plaints pendant deux ans d'avoir été obligés de vérifier dans tous les placards au ministère de l'Intérieur et dans d'autres administrations s'il n'y avait pas des sarkozistes. Donc ça avait pris beaucoup de temps. Là, on passe à autre chose. C'est-à-dire que c'est pas seulement... quelque chose pour empêcher, bloquer, limiter l'exercice politique via des nominations un peu partout, c'est carrément empêcher la candidate de pouvoir se présenter. Pas pour des raisons graves, elle n'a pas commis quelque chose d'irrémédiable, vous voyez ce que je veux dire ? Ce n'est pas de la trahison, ce n'est pas de la corruption, elle n'a pas travaillé pour une puissance étrangère, etc. Il se trouve que, comme ils ne peuvent pas gagner, Un, ils font la stratégie de l'attention, c'est l'activité dans les rues, et on verra ce week-end ce que ça donne, et dans les semaines qui viennent. Et on verra le 1er mai, entre les deux tours de l'élection présidentielle, la veille du second tour, la tête que les choses prendront, qu'on se souvienne bien de ça quand même. Et vous avez le lawfare, ce que M. Mélenchon lui-même appelait le lawfare, c'est-à-dire l'utilisation du droit pour faire de la politique. Et on voit ce qui s'est passé au Brésil. à plusieurs reprises, l'utilisation contre Lula, puis après, contre Bolsonaro, père, puis fils, pour les empêcher de faire de la politique. Là, c'est exactement la même chose. C'est-à-dire que Marine Le Pen, demain, l'élection a lieu demain, elle gagne. Elle a lieu après demain, elle gagne. On verra ce que ça donnera en avril, mais pour l'instant, elle gagne. Et aucun candidat, aujourd'hui, n'est susceptible de la battre au second tour. Et bien donc, on va la disqualifier pour être sûr. de pouvoir gagner, puisque de toute façon, si on fait des élections, on ne peut pas gagner. Donc on va la disqualifier autrement en utilisant le droit. C'est une lecture qui a été très critiquée. Le procureur général de la cour de cassation, c'est celui qui compte, ce n'est pas un vieux schnock, kakoshi, monoraire, pisseur de copies dans le monde, on ne sait même pas si c'est lui qui l'a écrite, expliquant « le droit, c'est moi ». Non, le droit, ce n'est pas lui. Le procureur général de la Cour de cassation a dit non, il n'y a pas de problème. L'ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel a expliqué que pas du tout, c'était n'importe quoi. Mais c'est toujours pareil avec le droit. Vous avez 50 avocats, vous avez 50 interprétations du droit, vous prenez des professeurs, ce sont des discussions sans fin. Mais il se trouve que c'est un élément supplémentaire qui démontre... Et d'ailleurs l'ORN le prend suffisamment au sérieux, parce que l'équipe juridique de Marine Le Pen s'est immédiatement saisie de l'affaire, va porter le cas devant le Conseil supérieur de la magistrature. Donc c'est pas rien, l'alerte est sévère. C'est-à-dire que si ça se multiplie, ça risque encore une fois de faire du bruit. Et le bruit... Ça empêche de faire campagne. On voit bien le bruit qui a été tenté sur l'affaire Gardella, sur l'affaire de Trappes. Vraiment, on a tout essayé, si vous me permettez, de faire juste un petit développement. Je vous
relance là-dessus, sur l'affaire de Trappes, en un mot. Si on doit être tout à fait sincère sur cette affaire, qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a une sorte de fou, schizophrène, sous-traitement, drogué. Qui avait par le passé des engagements à la gauche radicale, qui visiblement s'est rapproché de certaines idées, notamment par CNews et compagnie, et qui finalement, visiblement dans un éclair de folie, a fini par faire un attentat. Et tout de suite, le responsable, c'est le discours du RN. Bien sûr. Mais
la comptabilité morbide... avec un pantone pour voir les victimes, si c'est des bonnes victimes ou des mauvaises victimes, ça aussi c'est insupportable. On nous dit qu'il a visé des gens parce qu'ils étaient noirs. Il a visé aussi des gens parce qu'ils étaient blancs, parce qu'il n'y avait pas que des noirs dans les victimes, il y a aussi des blancs. Donc son CV parle de lui-même. Si on se rappelle la mort de De Ranck, on nous avait expliqué que pas du tout le nombre de crimes était majoritairement commis par l'extrême droite, ou on mettait y compris des gens qui avaient été tués par un gitan dans les crimes de l'extrême droite. extrême droite, où on mettait un homme qui avait été tué par quelqu'un issu lui-même de l'immigration. C'est pas grave. C'est comme ce Bosniak qui avait... Bien sûr, le Bosniak, en l'occurrence, c'est lui dont je parlais. Évidemment, on peut tordre la réalité. Le problème, le souci, c'est que le niveau général, et pas qu'à l'école, c'est tellement effondré dans notre pays que même ceux qui sont en charge de faire des manips sont tellement des bras cassés, c'est qu'ils arrivent à prendre quelqu'un est dans le parcours politique. est documenté. Et le parcours psychiatrique est documenté. Qu'un schizophrène qui entend des voix, il était sous traitement, mais il était tellement bien sous traitement qu'il prenait de la cocaïne, ça a dû arranger son état. Et du hachiche, ce qui a dû arranger son état, parce que je vous rappelle que le hachiche, ça peut créer de la schizophrénie chez les jeunes, et donc il était déjà soigné pour schizophrénie, ça doit être bien quand même, ça doit être nickel. Pourquoi n'était-il pas suivi plus ? S'il y avait eu un échappement où il avait commencé à se radicaliser ou à tenir des propos extrêmement graves et violents, comment se fait-il qu'il n'ait pas été suivi ? Il y a peut-être des gens qui sont en charge. Comment s'est-il fourni les armes ? Il n'y a pas que les armes. Comment s'est-il fourni les armes ? Comment s'est-il fourni les munitions ? Parce qu'il n'a pas tiré deux coups. Il apparaît dans des clips de rap.
Il était partout. Ce qui est encore plus frappant là-dedans, c'est qu'il ne faut pas oublier que, évidemment, ce que ne comprend pas la gauche, c'est que le Rassemblement National serait pour enfermer ces gens-là bien plus tôt. Et que si on n'avait pas des politiques de gauche, ces gens-là seraient enfermés.
Enfermés, traités, traités, suivis. Pourquoi enfermés ? Traités, mais en tout cas, sa famille, quand vous avez un enfant... un frère ou quelqu'un de votre famille et de proches, dont vous savez que l'état de santé est en train de s'aggraver, qui commence à tenir des propos de plus en plus incohérents, qu'il dit qu'il va faire des choses, etc. Comment, une fois de plus, a-t-il réussi à trouver l'argent pour acheter des armes ? Ou a-t-il acheté des armes ? Ou a-t-il acheté des munitions ? Il conduisait, visiblement. C'est génial, quoi. Donc ça veut dire que vous avez des bombes à retardement partout en France ? et le discours encore une fois c'est d'utiliser là ce coup-ci pour ça je parlais du niveau général qui s'est effondré avec les bras cassés c'est que vraiment ils ont pris un truc ça marche pas quoi ce coup-ci ça marche pas le profil va pas le passé des engagements successifs et multiples de celui qui a commis les actes ça ne va pas non plus on a bien compris que c'était un dingue c'est la réalité simplement on est dans cette dans ce côté vintage de la politique que nous avons en France, parce que quand on ne sait plus quoi faire, on revient éventuellement sur ce qui a marché dans le passé, et donc on essaye de monter des grosses ficelles en disant, l'extrême droite tue, regardez les milices armées, ils s'en sont pris à des gens, regardez le président de la République, en plus qu'il se prend les pieds dans le tapis de l'Elysée, expliquant que c'est la première fois que quelqu'un est tué, enfin, bon bref. Oui,
oui, oui. Alors, je voudrais revenir, Arnaud Stéphane, il nous reste encore quelques minutes, sur quelque chose que vous disiez tout à l'heure et qui est intéressant, c'est que, dans le fond, c'est rare, mais on fait ce qu'on peut. Mais ce qu'on observe, c'est que, effectivement, vous l'avez dit, Marine Le Pen gagne dans tous les cas de figure dans l'état actuel des choses. Cependant,
il faut penser quand même à l'effet de contraste. On ne pense jamais à l'effet de contraste. On pense juste qu'il y a un candidat, il vaut un candidat. Non, un candidat ne vaut pas un candidat. Il y a l'incarnation quand même. Il y a ce qu'on est capable de mener et ce qui est capable d'être un candidat. Regardez l'effet de contraste. Marine Le Pen, M. Attal. Oui, alors justement, on arrive à quelque chose d'assez étonnant,
c'est que là, ce qui semble se dessiner, on parle beaucoup de la gauche depuis tout à l'heure, c'est un duel entre la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Ça a l'air de se dessiner comme ça. Ça se dessine de plus en plus, sauf que ce qu'on observe, c'est que dans le cas d'un second tour, Marine Le Pen écraserait Jean-Luc Mélenchon avec, pour faire simple, entre 60 et 70% des voix au second tour. D'un autre côté, ce qu'on observe, c'est que les candidats centristes, eux, obtiendraient parfois, théoriquement sur un second tour, parfois 47%, 48%, 46%, donc ce sera un second tour beaucoup plus serré. Alors passons directement
au deuxième tour
pour qu'on s'embête avec le premier. Ce que j'allais dire, ce qui est assez étonnant, c'est que ce sont de très mauvais candidats de premier tour, mais visiblement de meilleurs remparts de second tour contre Marine Le Pen.
Parce que vous avez un paysage politique qui est complètement éclaté, et vous avez des gens qui préfèreraient tel candidat plutôt que Marine Le Pen. Ok, très bien. Mais les gens ne sont pas prêts à faire la même chose avec Jean-Luc Mélenchon. C'est autre chose. Pour l'instant. Je pense qu'il y a quand même une partie de l'électorat socialiste... qui n'aura pas de problème à voter pour Jean-Luc Mélenchon. Vous aurez une partie de doudingue du centre droit, comme l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac, M. Villepin, qui préférera voter pour Jean-Luc Mélenchon que pour Marine Le Pen. Mais ça s'arrête. à peu près là. Et quand les gens font un choix au premier tour, c'est pas pour leur dire bon, c'est pour de la... C'est pas grave. Je dis encore une fois, passons directement au deuxième tour. Enfin, je veux dire, ces logiques ne fonctionnent pas. Et puis en plus, aujourd'hui, alors il y a quelque chose qui est quand même, disons-le à nos auditeurs, autant une photographie sur un sondage sur le premier tour, on arrive à le faire à peu près. Second tour, c'est extrêmement compliqué. C'est extrêmement compliqué. Alors, Quand vous avez une avance comme Marine Le Pen, on peut se dire que passe et c'est dans le droit fil. Il faut se rappeler que les élections présidentielles avant, les candidats, à part Nicolas Sarkozy en 2007 au premier tour, il avait fait un score historique, il avait fait plus de 30% au premier tour, ce qui était très rare. Jacques Chirac n'a jamais fait plus de 20% au premier tour d'une élection présidentielle, c'était même plutôt 19. Edouard Balladur fait 16. Ce n'est pas non plus complètement fou d'avoir des candidats qui ne font pas des scores de dingue au premier tour. Ça existe. Simplement, quand vous en avez un qui écrase le match dès le premier tour avec des points de quelquefois à 35 ou 36%, c'est extrêmement compliqué derrière pour essayer de développer déjà un discours de second tour alors que le premier n'est pas passé. Vous n'êtes même pas qualifié. Jean-Luc Mélenchon, lui, il fait son truc, il dit « Moi, ma candidature, c'est celle-là. Et au second tour, je serai en face de Marine Le Pen. Vous aurez le choix. C'est soit voter pour moi, soit voter pour Marine Le Pen. Mais après, ne dites pas que vous n'êtes pas au courant. » C'est une autre façon de penser l'élection présidentielle qui est, encore une fois, qui s'accompagne aussi. d'une mise en état psychologique du pays. Si à partir du premier tour jusqu'au soir du second tour et le lendemain, vous n'avez que des émeutes,
sûr. Et alors, autre point, il nous reste un peu plus de trois minutes pour terminer. La personne qui fait le plus campagne depuis deux mois, c'est la personne qui se casse le plus la figure dans les sondages. C'est Gabriel Attal. Gabriel Attal est surprésent. sur le terrain, sur les plateaux, en campagne, etc. Et on voit maintenant des sondages qui le mettent à 5% seulement des intentions de vote. Quand vous expliquez cet écart qui est quand même assez impressionnant, et même, je voudrais citer un off qui est passé dans la presse, de l'équipe Dataille qui dit qu'on a l'impression d'être les seuls sur le terrain, et pourtant, plus on avance, plus on perd.
gens ne l'aiment pas. Vous pouvez faire ce que vous voulez, quand votre tête ne revient pas aux gens, ou ce que vous dites n'imprime pas, ou ce que vous incarnez ne plaît pas, et les gens ne l'aiment pas. C'est tout, point. Il n'y a pas à chercher plus loin, c'est bête. Antipathie, sympathie, ils ne comprennent pas ce qu'ils foutent là. C'est quoi la différence avec Edouard Philippe ? Edouard Philippe, hors manche, il est grand. On dirait Jacques Chirac. Et Gabriel Attal, sa façon de parler, son côté petit furet sous acide, etc. Ça ne plaît pas. Et puis, sur quel espace politique ? On sait qu'il est ennemi mortel aujourd'hui du président de la République. Il ne va pas prendre la famille qui a soutenu le président de la République et qui aujourd'hui s'accroche au pouvoir qu'il a encore à l'Elysée. Qu'est-ce qu'il incarne ? Qu'est-ce qu'il regroupe ? Qu'est-ce qu'il fait autour de lui ? En revanche, il avait énormément de moyens financiers. Et on en a parlé ici. Moi, je pense qu'aujourd'hui, malgré ces 5%, Il fait, il retourne aux origines de l'humanité, c'est-à-dire il pratique la chasse à l'épuisement. Il sait qu'Edouard Philippe aujourd'hui n'a pas les financements pour faire une campagne électorale et que sa campagne n'imprime pas encore très très bien. On voit bien, il se fait dépasser par Jean-Luc Mélenchon, etc. Donc il espère éventuellement l'épuiser avant janvier. où il sera obligé d'arrêter sa campagne parce que plus de soutien et plus d'argent surtout. Et qu'à ce moment-là, Gabriel Attal dira, regardez, moi j'ai le financement, on peut faire campagne. Edouard, tu viens avec moi, on va faire la campagne ensemble. C'est moi le premier, tu seras derrière. Et voilà, c'est comme ça qu'il l'imagine en tout cas. Mais entre imaginer et transformer ça en réalité, il y a un monde. Mais juste, les gens ne peuvent pas le saquer. Ce qui est étonnant, c'est qu'en
plus, vous voyez ces porte-parole qui sont sur les plateaux de télévision, Priscatevno qui le défend. Sérieusement,
on voit pas mal de monde qui vient. Ça se passe bien, Priscatevno, quand elle va sur un plateau. se fait taper dessus en permanence. Priscatevno, dans la vie, elle n'est pas désagréable. Moi, j'ai déjà discuté avec elle hors plateau. Elle est plutôt assez sympa même. Il y a un truc, c'est que la lumière rouge se met, ça tourne et ça devient une machine à débiter de l'élément de langage sans beaucoup de talent. qu'elle pourrait en avoir, parce qu'encore une fois, c'est quelqu'un, quand vous la voyez hors plateau, est plutôt assez vivante, assez sympa, qui rigole pas mal. Et je pense que cette image un peu de dureté, de froideur, de machine à débiter, de machine à faire des saucisses, pareil, mais de l'élément de langage, je pense que ça les dessert. Et puis il y a un truc, c'est qu'il n'y a pas de rite, on n'arrive pas à comprendre exactement de quoi est-il le candidat, en fait. Voilà, de quoi Gabriel
Appel est-il le candidat ? Pour être candidat, il faut avoir une image directe, enfin on va dire un mot-clé presque à poser. C'est-à-dire que, par exemple, j'en sais rien, mais pour Bruno Retailleau, ça va être l'austérité. Donc on sait que ça va être ferme. Ça a l'envie. Je sais bien, mais voilà. À côté de ça, Jean-Luc Mélenchon, c'est plus, bon, révolution. Gabriel Attal, c'est vrai que, dans le fond, lui,
il dit le progrès. Bon, bah... Oui, mais je disais, c'est les... Vous pouvez faire tous les mots valise que vous voulez, le progrès, le bonheur, ça marche pas. Marine Le Pen a un avantage ? un, plusieurs avantages. Un, c'est une excellente candidate. Vraiment, c'est une très très bonne candidate. Deux, elle a une expérience de malade mental. Moi, je l'ai vue la semaine dernière à la réunion qu'organisait la CPME Paris autour des candidats à l'élection présidentielle pour discuter avec les entrepreneurs. Elle a été brillantissime. Donc voilà, ça c'est une réalité. Et très naturelle. Et je pense que ça, c'est aussi la marque de fabrique de Marine Le Pen. Quand elle se pointe quelque part, Marine Le Pen, déjà rien que quand elle s'assied... Quand les gens la voient, elle a déjà fait 80% du chemin. Parce que déjà, les gens savent qui elle est et ce qu'elle pense grosso modo. Contre l'immigration, l'insécurité, etc. Et qu'après, elle a plus qu'à discuter un peu sur les finitions. Il
y a un effet boule de neige presque avec le fait qu'il y ait 75% de chances qu'elle soit élue dans 6 mois. Donc les gens se rallient. Les
gens savent qui elle est. Gabriel Attal s'assied quelque part, vous ne savez pas exactement ce à quoi il pense. Voilà, c'est tout.
Merci beaucoup Arnaud Stéphan d'avoir été avec nous ce matin sur le Rassemblement National sur la question de Gabriel Attal. On se revoit bien sûr la semaine prochaine ici sur Ligne Droite. On vous dit à bientôt, merci encore. A bientôt. Merci. Au revoir.
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