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Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis ravie de vous retrouver ce soir. À la une de cette édition, la loi casseur-payeur, nouvelle arnaque gouvernementale. Sous couvert d'un principe de fermeté affichée, la facture sera en réalité pour tous les Français. Nous reviendrons ensuite sur une autre arnaque, Parcoursup. La plateforme devenue le cauchemar des lycéens va prétendument être réformée. Et puis pour terminer, nous évoquerons les élections législatives israéliennes à l'issue desquelles la formation d'un gouvernement semble bien difficile. tu payes sera en réalité comme prévu, ils cassent et on paye. Comme souvent, derrière les effets d'annonce du macronisme se cache une facture que partageront les contribuables, le point d'Olivier Frère-Jacques.
Dès le plus jeune âge, il faut en revenir à un principe clair. Tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter.
pourrait aussi ajouter « tu échoues à agir, tu dégages ». Mais non, ils sont toujours là avec leurs slogans et leurs grandes promesses. Parmi ceux-ci, le fameux « tu casse paye » cher à Gabriel Attal est censé rassurer la ménagère de plus de 50 ans en montrant que le macronisme c'est aussi le respect de l'autorité. L'aboutissement législatif de ce coup de com' a été adopté dans la nuit de mardi à mercredi par le Sénat. La proposition de loi vise à instaurer le principe du casseur-payeur lors des manifestations et attroupements violents et est présentée comme une réponse ferme aux dégradations. Après les violences du 17 octobre avec plus de 3000 commerces touchés et une facture estimée à plus d'un milliard d'euros, le texte renforce la responsabilité collective. Toute personne participant scillamment à un groupe peut être tenue de réparer les dommages commis par d'autres dans la limite de 10 000 euros, même sans preuve. Quel en est l'auteur ? Une écriture juridiquement bancale pour un texte qui sera inapplicable. Les prestations sociales et familiales pourront être ponctionnées. Le gouvernement vende une logique de responsabilité. La gauche mélenchoniste, du côté des casseurs, dénonce un texte qui contreviendrait à la liberté de manifester. A l'image de la présidente du groupe LV à l'Assemblée, Mathilde Panot.
Cette loi, c'est une atteinte grave, on devrait la renommer comme ça, loi pour atteindre de manière grave au droit de manifester. Pourquoi ? Je vais vous dire, si c'est pour avoir de nouveau la droite, l'extrême droite, qui ont un tapis rouge pour raconter ce qu'ils racontent depuis des jours, c'est-à-dire que ce sont les Noirs et les Arabes qui seraient responsables des casses, qui mènent à l'attentat raciste qu'il y a eu à Trappes, je mets une grosse alerte sur cette question. »
Mathilde Panot n'a visiblement pas vu les images du 17 octobre. Beaucoup d'agitation, d'idéologie et de démagogie. alors qu'il suffirait pour elle de dire que le texte est bancal et qu'il limite factuellement le droit de manifester et ne pourra pas être appliqué si il passe les fourches codines du Conseil constitutionnel. En effet, on pourrait très bien imaginer des attaques sous faux drapeau à n'importe quelle manifestation, des personnes hostiles de n'importe quelle sensibilité politique, voire des policiers dans une opération de barbouzerie pourraient venir casser et ce sont les manifestants non casseurs qui y payeraient. Les macronistes et les LFistes dos à dos dans un affrontement caricatural. Et en réalité, qui va payer ? Les contribuables français. Dans les faits, les victimes se tournent d'abord vers leurs assurances. Et ce sont bien les assurés ordinaires qui en supporteront le coût. En effet, parallèlement à ce tour de manche législatif, le gouvernement relance la... Taxe émeute, une cotisation obligatoire de 0,8% sur les contrats d'assurance d'hommage, habitation, automobile, professionnel, qui doit alimenter un fonds de mutualisation censé rapporter environ 400 millions d'euros par an à partir de janvier 2027. Ce mécanisme, inspiré des catastrophes naturelles, se déclenchera dès que les sinistres dépassent certains seuils. Les assureurs déjà confrontés à des risques grandissants comme ceux liés aux incendies et aux inondations répercuteront ces charges. Les primes déjà annoncées en hausse de plusieurs pourcents en 2027 pour l'auto et l'habitation grimperont encore. Les Français paieront donc plusieurs fois via leurs impôts pour le maintien de l'ordre, via cette surprime obligatoire et via la hausse générale des tarifs d'assurance. Après les scènes de pillage d'octobre, la question budgétaire se mêle ainsi à la gestion sécuritaire de domaines dans lesquels le macronisme est allé dans le mur.
Macronie renie ces réformes de l'éducation nationale. Une réforme de Parcoursup a finalement été annoncée pour calmer les lycéens. L'occasion de reconnaître l'échec de la plateforme. Le point de Renaud de Bourleuf.
Parcoursup va-t-il être recalé ? Lundi, les ministres de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, Edouard Geoffrey et Philippe Baptiste, ont annoncé des mesures pour répondre à la colère des lycéens et étudiants. Ils ont ainsi évoqué des prêts pour améliorer l'état des bâtiments, une réduction du nombre d'élèves par classe ou encore une augmentation du nombre de places à l'université. Ils sont surtout revenus sur la réforme phare de l'école sous la Macronie, Parcoursup, la plateforme qui affecte les élèves dans les filières de l'enseignement supérieur, selon des critères flous et mal définis.
élèves vivent mal. Une forme de pression scolaire qui s'est accumulée sur eux, à la fois sous l'effet de parcours sub, sous l'effet du choix des spécialités, sous l'effet aussi de classes trop chargées, ils nous le disent. Et nous devons réduire objectivement cette pression scolaire.
Donc on a essayé d'écouter et puis de concerter, vraiment d'écouter les étudiants et les lycéens évidemment sur ces différentes questions. Et en particulier sur la question de Parcoursup, donc 100 000 contributions lycéennes évidemment, entre 15 et 20% qui... traite du sujet de Parcoursup et de l'orientation, des associations lycéennes qu'on a reçues évidemment à plusieurs reprises, et puis un travail aussi qui a été mené depuis une dizaine de jours, une semaine, une dizaine de jours à peu près, par Gilles Roussel et deux vice-présidents lycéens sur les évolutions possibles de la plateforme Parcoursup.
Une évolution forte est annoncée dès l'année 2027. Pour les bacheliers de la prochaine session, Les critères d'examen des candidatures devront être rendus publics et compréhensibles. Les candidats refusés pourront demander une explication de leur refus en juin 2027. Les traitements automatisés et les algorithmes utilisés pour classer les dossiers devront être mieux expliqués. Un accompagnement à l'orientation doit être renforcé dès la seconde avec des possibilités d'immersion dans le supérieur. Et enfin, pour 2028, le gouvernement prévoit de mettre en place un nouvel outil d'admission dans l'enseignement supérieur, conçu à partir d'une concertation avec les lycéens et les enseignants, et d'un débat parlementaire. Plusieurs pistes sont à l'étude, notamment une évolution de la prise en compte du contrôle continu. et un outil d'orientation enrichi par l'intelligence artificielle.
nous proposent des choses, une soi-disant refonte de Parcoursup. Ils vont modifier la police du site, ils vont rajouter trois fleurs dans les coins, et voilà la refonte. Nous demandons, nous, une abrogation et la création d'une nouvelle plateforme.
Tant que Parcoursup existera, il n'y aura pas d'égalité et pas de méritocratie.
Anne Coffinier, présidente de l'association Création d'École, commente les réformes annoncées en rappelant les problèmes pourtant fréquemment évoqués depuis l'instauration de la plateforme.
Le problème de fond de Parcoursup qui est soulevé à l'occasion de la crise sur Parcoursup, c'est tout simplement la question de la sélection. Est-ce qu'il y a une forme de sélection qu'on assume ? Et dans ce cas-là, oui, il faudrait gagner en clarté, dire voilà quels sont les critères, les élèves qui ont moins de telles notes ou qui n'ont pas fait telle option ou qui ont tel problème de discipline ne peuvent pas être admis dans notre filière. Dans ce cas-là, il faut assumer les choses et de dire oui, c'est sélectif. Et d'ailleurs, toute formation est sélective, c'est la vie qui est comme ça. Soit on continue à nier qu'il existe des sélections et en fait, ça conduit à rester dans l'opacité. cas actuel, puisqu'aujourd'hui, il y a une moulinette qui tourne, et dans le cas de cette moulinette, on ne sait pas très bien pourquoi on est pris à telle école et pas à telle autre. Est-ce qu'on assume qu'il y a de la sélection ? Ensuite, sur les petites réformes qu'ils ont annoncées, bon, il ressemble de bon sens, on a envie de dire, si c'est si simple, pourquoi ils ne l'ont pas fait avant ? Des critères de sélection plus transparents ? Oui, c'est tout ce qu'on demande. On voudrait savoir sur quelle base les filières choisissent les dossiers. Et ensuite, justifier les revues, c'est un peu utopique, parce que ça sera réalisé de manière très très formelle, et donc ça ne sera pas très éclairant. C'est un petit peu, lorsque vous faites un entretien d'embauche, on ne vous prend pas, on ne va pas vous expliquer pourquoi vous n'avez pas pris pour les vraies raisons. On peut éventuellement vous dire quelque chose, mais qui sera en général faux. Donc ça sera la même logique, on vous racontera quelque chose, et ça ne sera pas très éclairant. Donc ça, ce n'est pas une avancée intéressante. Ensuite, on parle du droit à l'erreur dans les parcours d'études. De toute manière, la vie, elle est pleine d'erreurs et d'échecs. Et évidemment qu'on se débrouille et ce n'est pas Parcoursup qui le facilitera ou le rendra plus simple. C'est juste comme ça que fonctionne la vie. Les réformes qui ont été annoncées sont des réformes qui sont soit un peu des évidences, soit des choses qui sont assez largement irréalistes.
Évidemment, les ministres ont été sommés de s'expliquer sur un détail comment tenir un tel projet alors qu'ils ne sont pas sûrs d'être encore au gouvernement après la prochaine élection présidentielle.
qu'on vous dit ce soir, c'est un premier temps qui est un premier temps. d'évolution de la plateforme pour qu'elle soit opérationnelle parce que je rappelle quand même que D'ici quelques semaines, on aura un million d'étudiants qui vont s'inscrire sur la plateforme. Donc moi, mon premier souci et ma première responsabilité, c'est de faire que cette affectation du million de jeunes qui vont s'inscrire sur la plateforme, je pense aux jeunes de Terminal en particulier, on soit capable de leur garantir une place au mois de mai. Donc ce qu'on propose aujourd'hui, c'est des évolutions qui sont des évolutions profondes de la plateforme dès maintenant. Et puis après, un débat qui va être un débat législatif et qui va permettre de fonder la suite de la plateforme.
Difficile de savoir comment les débats parlementaires sont. La future majorité, quelle qu'elle soit, voudra-t-elle d'un modèle semblable à celui de la Belgique ? Le pays n'a pas de plateforme centralisée, mais les étudiants doivent contacter directement l'université ou l'école de leur choix et peuvent déposer un dossier dans plusieurs établissements. Reste que la plateforme, semblable à celle de Parcoursup, est devenue un modèle très fréquent en Europe, comme aux Pays-Bas et en Angleterre. Le modèle britannique était précisément celui qui avait inspiré la réforme française.
Le fait d'avoir un système type Parcoursup en soi, ce n'est pas tellement problématique. Ça peut être problématique en termes de gestion de données, de protection des données accumulées, ça oui, mais ce n'est pas si problématique. En soi, ce qui est problématique, c'est la manière dont on paramètre les choses. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, toute l'année de terminale… elle est littéralement consacrée à gérer ses voeux. Ça veut dire que les jeunes, aujourd'hui, ils disent que l'année terminale, c'est l'année de la philosophie, par exemple. C'est l'année où on va travailler, voire vraiment dont on est capable, avec une logique un peu sommative. C'est l'ensemble de ce qu'on a appris dans une vie qui est évaluée et qui a une sorte d'appoutissement avant d'entrer dans les études. Non, non, leur obsession unique, ça va être gérer par cours sup. On voit bien que... les moyens ont bouffé la finalité. Donc ça, c'est un problème. Il faut arriver à gérer quelque chose de beaucoup plus simple, beaucoup plus ramassé dans le temps, pour pas que ça bouffe l'année complète. Ensuite, la deuxième chose aussi, c'est qu'il faut absolument qu'on assume cette sélection dans la structuration de l'outil Parcoursup. Et que ça soit pas controuvé, pas camouflé, mais assumé. Et enfin, il me semble que c'est important de ne pas exclure de la logique Parcoursup toute une série d'établissements, qui sont des établissements privés. et qui parfois font l'objet d'un véritable chantage et ne peuvent pas faire valoir leurs offres sur Parcoursup sous préceptes qu'ils sont privés. Si on veut vraiment que ce soit intéressant, il faut que toutes les structures qui ont la capacité et le désir de rentrer sur ce dispositif puissent le faire.
Anne Cofigné fait le point sur les différents modèles étrangers et sur les pistes qui devraient intéresser les législateurs français.
En fait, il faut faire attention parce que tout n'est pas utilisable. De la même manière, en France, on a quand même des traditions assez fortes. Je pense que si on s'inspire pour tout ce qui est enseignement professionnel de l'Allemagne et de la Suisse, on va beaucoup gagner de temps. Si on s'inspire pour ce qui est de mettre en concurrence intelligemment les différents dispositifs avec des pays qui, des Pays-Bas, Suez, etc., on gagnera du temps. Et puis, pour ce qui est de l'entrée vraiment dans la... en faculté ou dans des filières plus sélectives post-bac. Il faut regarder ce qui se fait en Italie, en Allemagne, en Grande-Bretagne. Tout ça est toujours rendu sur la même logique. C'est-à-dire que vous avez un diplôme terminal et ce diplôme terminal va être décisif pour vous laisser rentrer dans telle ou telle filière en Suisse. Aujourd'hui, on a réussi l'exploit d'avoir un bac qui ne sert à rien, qui ne sert ni à certifier d'un véritable niveau ni à entrer en filière supérieure. Donc, je ne vois vraiment pas pourquoi on le garde dans l'État. Quoi
qu'il en soit, les prochaines mesures devraient s'éloigner des réformes blancaires qui sont quasi unanimement critiquées, même dans la Macronie.
scrutin indécis en Israël. Si Benjamin Netanyahou semble être parvenu à déjouer les pronostics pour arriver en tête, aucun bloc ne parvient à réunir une majorité pour s'imposer à la Knesset. La participation, particulièrement élevée, a surtout permis une hausse très nette des partis arabes. Le point tout de suite. Défaite à Lapirus en Israël. Difficile de prévoir l'avenir du pays avec les résultats provisoires des élections législatives. Si Benjamin Netanyahou est parvenu à ne pas perdre la face en plaçant son parti, le Likoud toujours en tête. Avec 20,7%, son mouvement est toutefois en net recul avec 5 ou 6 sièges en moins, soit une perte de plus de 100 000 voix. Ses alliés ultra-orthodoxes et d'extrême droite devraient conserver le même nombre de sièges à la Knesset alors que les sondages prévoyaient une percée. Au total... La coalition portée par Benjamin Netanyahou devrait donc atteindre les 53 ou 54 sièges, soit une dizaine de moins qu'après les élections de 2022. Le parti Yachar, conduit par l'ancien chef d'état-major de Tsaal, Gadi Eysenkot, arrive en deuxième position avec 16,2%. Avec ses alliés, le bloc anti-Netanyahou devrait réunir 48 ou 49 sièges, loin des 61 nécessaires pour imposer une majorité au Parlement. Et malgré des scores en deçà des sondages pour les deux favoris, la participation, elle, a bondi de 7 points depuis le dernier scrutin, de 70 à 77%, soit près d'un million de votants en plus. Une augmentation qui semble avoir grandement profité aux partis arabes. En effet, ces derniers approchent le double de leur siège de 2022 en effleurant la vingtaine. Un résultat relativement faible qui peut néanmoins être faiseur de roi. Mais dans ce cadre, aucune alliance avec Benjamin Netanyahou ne semble envisageable. L'actuel Premier ministre a d'ailleurs misé sur un discours raide au soir des élections. Nous devons mettre en place
un gouvernement national fort, de droite. C'est ce qu'il faut faire. Il est interdit, simplement interdit, de mettre Israël en danger et en formant un gouvernement. qui dépend de partis arabes antisionistes.
Un discours clair qui laisse entendre que Benjamin Netanyahou espère trouver des alliés parmi ceux qui se sont ouvertement présentés contre son bilan. En premier lieu, Gadi Heisenkot. Dans ce cadre, les quelques mots de l'ancien chef d'état-major de Tzal prononcé mardi soir laissent les portes ouvertes.
une élection avec une participation aussi élevée, il serait une erreur d'organiser un nouveau tour de scrutin. Il est de notre devoir et de mon devoir personnel de tout faire pour réaliser la volonté du peuple.
Gadi Heisenkot se montre donc ouvert à une coalition pour éviter d'avoir à dissoudre l'acné 7 et convoquer de nouvelles élections. Reste à savoir s'il envisage de la dessiner aux côtés de la représentation arabe dont les scores ont presque doublé ou avec l'homme contre qui il a fait campagne depuis sa démission de Tsaal. Et partons à présent faire le tour de l'actualité en France.
un débat où vous affirmez que commence la fin du patriarcat avec la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes, c'est quand même un grand moment de l'histoire humaine. Il n'y a pas de vérité biologique. dans la filiation.
'homme sans racines. Jean-Luc Mélenchon a affirmé qu'il n'existe pas de vérité biologique dans la filiation. Selon le dirigeant de la France Insoumise, la vie des sociétés ne connaît aucun ordre naturel, seulement un ordre culturel. Cette conception plaçant la volonté humaine au-dessus de toute détermination biologique, nie la génétique et donc la science, mais aussi le bon sens. En effet, les enfants ne ressemblent pas à leurs parents, seulement par la culture, mais aussi par la transmission génétique. Des autistes mélanchonistes qui pourraient entrer en contradiction avec son électorat dit « racisé » si celui-ci s'intéressait à cette question. En attendant, le candidat LFI a un mérite, placer le débat sur des questions philosophiques, mais il ne devrait pas susciter beaucoup de réactions chez ses concurrents. Après les lycéens et les fonctionnaires, c'est le tour des dockers. Les ports français seront paralysés à 95% vendredi 30 octobre par une grève de 24 heures appelée par la CGT des dockers. Toulon et Nice figurent notamment parmi les sites concernés, aux côtés de Marseille, Le Havre, Dunkerque, Bordeaux, Fausse-sur-Mer et bien d'autres. Le mouvement s'inscrit dans un appel européen et international contre la militarisation des installations portuaires et contre le projet de budget du gouvernement. Cette mobilisation précède la journée de grève interprofessionnelle prévue le 5 novembre. Victoire sans intérêt à l'Assemblée pour les grandes entreprises. Mardi, les députés ont supprimé à deux voix près la reconduction de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises prévues dans le budget 2027. L'amendement a été adopté par soit 119 voix contre 77, malgré l'opposition du gouvernement. Il a été soutenu par plusieurs partis d'opposition, dont le Rassemblement national et la droite républicaine. Cette surtaxe devait rapporter 5 milliards d'euros en 2027. Le Premier ministre Sébastien Lecornu l'avait pourtant maintenu pour une troisième année en la réduction de 30%. Elle avait été créée pour une seule année. Dans les faits, ce vote n'aura pas d'incidence et a toutes les chances de rester sans lendemain. Le texte du budget est en effet promis aux 49-3 ou aux ordonnances. Le gouvernement aura alors tout le loisir de rétablir la mesure, ou pas. Opération récupération autour de l'attentat de Trappes. Mardi, après la minute de silence en hommage à Pengo Bossiou Wangi, tué en pleine rue lors d'une fusillade commise par un schizophrène, plusieurs députés de gauche ont livré leur propre analyse.
La préférence nationale pour certains droits sociaux, la chasse à la baya. Votre refus de combattre les milices d'extrême droite dans nos rues. Votre refus de lutter contre le racisme systémique dans la police, dans la justice, dans l'éducation nationale.
Sur certains plateaux, des chroniqueurs montrent du doigt en continu les arabes, les noirs, les musulmans, les jeunes de quartier comme des ennemis de l'intérieur. A force de présenter nos compatriotes comme des menaces, ils en font des cibles.
Lorsque Jordan Bardella qualifie une ville de capitale... du djihad et que des chaînes d'information relaient et organisent la surenchère des discours de haine, ils se rendent complices au passage de l'acte. Complices. complices de la banalisation, de la xénophobie et d'un agenda politique, porter l'extrême droite au pouvoir.
ont fait l'impasse sur le militantisme passé du tueur auprès de camarades LFI et d'une association pro-palestinienne. Après leur déclaration, le député RN du Nord Sébastien Chenu, désormais président de groupe parlementaire, a dénoncé une récupération. Il a également rappelé la fausse information diffusée par Le Monde, le quotidien affirmait que des tracts du Rassemblement national avaient été découverts dans la voiture du suspect. Une information démentie le soir même par le procureur national antiterroriste. Ils ont ensuite corrigé leur article. Le RN a déposé plainte.
Le concours de fake news a été ouvert, relayé par le journal Le Monde et boosté par les responsables politiques de gauche et d'extrême-gauche. Le déshonneur et la honte pour ceux qui tentent ces minables récupérations politicardes démontrent combien leurs intérêts politiciens... On est loin du pas d'amalgame. Prennent le pas. sur la concorde nationale appelée de nos voeux par Marine Le Pen et Jordane Bardella.
Alors que les députés de gauche quittaient l'hémicycle, le Premier ministre Sébastien Lecornu appelait à la dignité. Un genre de recours plutôt insolite. Mardi, le Conseil d'État a été saisi pour contester l'obligation de cocher les cases de civilité monsieur ou madame dans trois services publics en ligne. Les requérants sont quatre associations pro-LGBT, Stop Homophobie, Bicose, Mousse et Touste, ainsi qu'une personne physique se présentant comme non-binaire, c'est-à-dire qu'elle ne considère être ni homme ni femme. Il dénonce l'obligation de cocher monsieur ou madame sur les dépôts de plainte en ligne, sur les déclarations de TVA sur impôts.gouv et sur les formulaires de création d'associations sur servicespublic.gouv.fr. Notons qu'il pourrait obtenir gain de cause en s'appuyant sur une jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne. En janvier 2025, il a été jugé qu'une organisation ne peut exiger une telle donnée simplement parce qu'elle est habituelle. Six mois plus tard, le Conseil d'État en avait tiré les conséquences. Pour la SNCF, l'entreprise ne peut plus imposer la civilité pour l'achat d'un billet via son application.
nous poursuivons avec le reste de l'actualité internationale.
groupe du Vichégrade n'est pas complètement mort. La demande de la Hongrie, de la Tchéquie et de la Slovaquie, mais pas de la Pologne, de ne pas participer à la garantie d'un nouveau crédit européen destiné à l'Ukraine provoque l'indignation en Allemagne. Ces trois pays souhaitent être exemptés de l'assurance financière d'un prêt. pouvant atteindre 45 milliards d'euros, comme il l'avait obtenu pour le précédent prêt de 90 milliards. Un diplomate allemand a qualifié cette position d'absurde, estimant impossible de réclamer davantage de fonds de cohésion tout en refusant de contribuer à la sécurité collective face à ce qu'il nomme la menace russe. La Bulgarie a également refusé toute participation. Ce différent pèse désormais sur les négociations budgétaires de l'UE et illustre les fractures croissantes entre États membres, notamment sur la question du soutien à l'Ukraine. Le troisième sommet Russie-Afrique s'ouvre à Moscou. Plus d'une vingtaine de chefs d'État africains sont attendus autour de Vladimir Poutine. Un nouveau rendez-vous pour consacrer des relations plus étroites entre le continent africain et la Russie en cultivant l'idée d'un monde multipolaire où les relations économiques s'établiraient sans tutelle. Le sommet vise en réalité avant tout à enterrer les liens passés avec le vieux continent et particulièrement la France dont la présence a reculé de façon inédite lors de la décennie Macron. En juillet 2025, Paris a rendu ses deux dernières bases au Sénégal et n'a donc plus de camps permanents en Afrique de l'Ouest ni en Afrique centrale. Il y a encore deux ans, elle comptait plus de 5000 soldats au Sahel avec Barkhane. Depuis, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, regroupés au sein de l'AES, ont rompu avec Paris et se sont tournés vers la Russie pour tenter de combattre l'insurrection djihadiste sans grand résultat. Des opportunités que la Russie, comme la Chine, n'ont pas rechignées à saisir. Flavio Bolsonaro renonce à la présidence et à son pays. Mardi, le candidat battu à l'élection présidentielle a pris la clé des champs et quitté le Brésil. Il est arrivé en Floride, aux Etats-Unis. Problème, le sénateur avait l'obligation de rester dans son pays. La veille, le tribunal supérieur fédéral avait ordonné la remise de ses passeports à la police fédérale dans un délai de 24 heures, ainsi qu'une interdiction de quitter le territoire brésilien. Ces mesures ont été prises dans le cadre d'enquêtes sur des soupçons de blanchiment d'argent et de corruption. Pendant ce temps, à Washington, un haut responsable du département d'État a affirmé que des visas seraient accordés à Flavio Bolsonaro et à ses proches. Donald Trump avait affiché sa proximité avec le candidat tout au long de l'année 2026.
voilà, nous arrivons à la fin de cette édition. Ce soir, à partir de 21h, vous avez rendez-vous avec un nouveau numéro de Bistro Liberté, spécial KO avec la fine fleur des jeunes youtubeurs français de droite.
a tous été d'accord pour dire que le 17 octobre, c'était l'incarnation d'une vraie rupture civilisationnelle. Parce qu'il y a un laisser-aller complètement démesuré. Et forcément, toute énorme vague, il y a des conséquences. Il y a des gens qui deviennent complètement fous. une haine généralisée des deux côtés, même de plein de côtés différents, qui émergent, et donc on pouvait s'attendre à ce que des actes isolés comme celui-là émergent. Et là, j'avoue que c'est complètement choquant, et malheureusement, on ne peut pas s'empêcher de penser à une potentielle récupération, un combat de récupération politique. Moi, j'aurai le temps d'exprimer ça peut-être plus tard dans le débat, mais je le trouve déplacé, complètement déplacé.
Également au programme Passé-présent, Guillaume Fiquet reçoit Alexis Neviasky, l'auteur d'une biographie de Bernard Delattre de Tassigny. Pour sa chronique « Mes libertés politiques », François Biot de Lochner évoque les violences de l'extrême gauche. Et puis demain, dès 7h, vous pourrez découvrir un Zoom avec l'écrivain Patrice Franceschi, qui évoque ses aventures de guerre dans son dernier ouvrage « Tout surmonté ». C'est à présent la fin de cette édition. Merci à vous pour votre fidélité. À demain. Bonsoir.
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