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Bonjour à tous, bonjour Thierry Breton, merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation. Est-ce irresponsable de la part du gouvernement d'avoir annoncé pour 5 à 6 milliards d'euros pour apaiser les lycéens et les étudiants dans le contexte budgétaire actuel ? Estimez-vous que le gouvernement achète la paix sociale avec de l'argent qu'on n'a pas ?
D'abord je crois que c'était absolument indispensable d'écouter les lycéens parce que leur... Les revendications, pour beaucoup d'entre elles, sont légitimes. Peut-être reprendre le détail du montant que vous venez d'indiquer. Parce qu'évidemment, il faut d'abord le rappeler, une grande partie des revendications, on mettra peut-être Parcoursup de côté, on va en dire un mot tout à l'heure, concernent, je dirais, l'État d'un certain nombre de nos lycées. Il faut toujours rappeler que les lycées, c'est désormais les prérogatives des régions. Donc l'État ne va pas intervenir en direct. Donc dans le montant que vous venez d'indiquer, Une grande partie, plus de 4 milliards, concerne des prêts. Donc ce n'est pas budgétaire. Donc j'estime que le gouvernement, c'est assez adroit et légitime, ce qu'il vient de faire. Puisqu'encore une fois, ce n'est pas budgétaire. Ce n'est qu'un prêt qu'il va garantir pour que les régions, au fond, fassent leur travail. Alors attention, je ne gêne pas évidemment la responsabilité sur les régions. Certaines le font bien, d'autres un peu moins bien. Mais en tout état de cause, c'est vrai qu'avec ce montant... ce prêt donc, et bien il y aura de quoi faire.
On est à 1 milliard de cash du gouvernement pour 2027. Oui mais du coup c'est loin des 10 milliards demandés par les étudiants et les lycéens qui appellent à poursuivre la mobilisation. Le gouvernement doit donner plus, doit lâcher plus pour vous Pierre et Breton. Non mais
l'enveloppe pour les lycéens, ce qui importe c'est que le lycée soit dans un meilleur état. Donc les 5 ou 6 milliards auxquels vous faisiez référence à l'instant, concernent ça. Donc on en est à la moitié. Mais quoi qu'il en soit,
ils appellent à poursuivre la mobilisation. Est-ce que vous dites que le gouvernement doit accepter de lâcher plus, malgré le contexte que nous connaissons, dont vous parlez vous-même régulièrement ?
Oui, il faut, encore une fois, quand on met des lycées de nouveau aux normes, on va dire, en tout cas aux normes acceptables, il faut du temps. Donc j'ai cru comprendre qu'il y avait aussi des problèmes sur Parcoursup. Je crois que le ministre de l'Enseignement supérieur s'en préoccupe. On va voir ce qu'il a dit. J'ai l'impression que les choses vont avancer, puisque d'après ses propos, en 2028, on devrait avoir entièrement revu, je dirais, le mécanisme. Donc voilà, moi après ça, le gouvernement, il faut discuter. Il faut discuter aussi d'un malaise, d'un vrai malaise de notre jeunesse qui ne concerne pas du reste que la France. Je rappelle quand même que ce mouvement, on l'a vu du reste en Italie, on l'a vu aussi en Belgique, on l'a vu au Portugal. Ce mouvement concerne une grande partie de notre jeunesse européenne. Et je crois que c'est vraiment un sujet qu'il faut prendre en considération. Alors
on entend pas mal de fois encore ces dernières heures pour dire, bon, les revendications sont... légitimes, comme vous venez de le dire vous également, mais financièrement possible, les caisses ne sont pas vides. On entend François Hollande dire financièrement, on peut répondre. LFI dire les caisses ne sont pas vides. Moi, je me disais, en vous lisant ces derniers jours, que ça devait vous faire hurler. Vous écrivez sur votre réseau social, chaque semaine d'ici, la présidentielle coûte déjà près de 2 milliards d'euros d'intérêt aux Français. Ça risque de monter. Il y a...
Oui, on vient de parler d'un montant d'un milliard sur le budget. Donc ça, un milliard, c'est quelque chose que le gouvernement peut gérer. Oui, vous avez raison. C'est au comparé, donc, de 2 milliards par semaine, c'est ce qu'on paye désormais pour les intérêts de la dette. Et c'est la raison pour laquelle je demande, je propose que tous ceux qui se sont exprimés, vous savez, pour cette fameuse règle d'or. Cette fameuse règle d'or, c'est le fait de mettre de la discipline dans notre façon de concevoir, de construire le budget de la nation. Aujourd'hui, on le voit, on en souffre terriblement, et du reste, on le paye, puisque les agences de notation, on l'a vu ce qu'elle disait, mais c'est surtout les marchés financiers eux-mêmes, décident... de mettre un prix sur l'intérêt de la dette qui correspond à la prime de risque de la France et son incapacité à se mettre d'accord. La règle d'or, c'est tout simplement une discipline ensemble, préservant, laissant évidemment à l'ensemble des partis politiques la possibilité de faire ce qu'ils veulent faire, mais nous mettre dans une trajectoire, comme l'ont fait les Allemands en 2009. Alors, de Mme Le Pen à M. Attal, tous ont dit qu'ils étaient prêts à, effectivement, accepter une règle d'or. Ce que j'ai proposé, c'est tout de suite... Tout simplement qu'on a encore le temps. Le temps est très compté, j'en suis conscient. Mais avant les présidentielles, puisque pour passer par la règle d'or, il faut réunir le Congrès ou faire un référendum. Le référendum, c'est impossible. Donc le Congrès, oui, aujourd'hui, toutes celles et tous ceux qui ont dit qu'ils étaient prêts pour la règle d'or, donneraient une majorité des 3 cinquièmes au Congrès à Versailles. C'est évidemment au président de la République qu'il appartient de prendre cette décision ou pas.
Nous serions en mesure aujourd'hui d'évaluer la crise, le coût de la crise. Entre les annonces gouvernementales dont on vient de parler, la casse, notre image, l'impact sur notre image, donc certainement aussi sur les investissements peut-être de l'étranger, est-ce que vous seriez verbalisé ou quantifié ? le coût de cette crise à ce jour pour le pays ?
Alors je crois qu'il faut séparer les deux choses. Il y a d'abord effectivement tout ce qui concerne la jeunesse. On a dit en gros peut-être un milliard ou un petit peu plus d'un milliard budgétaire. Et ça c'est quelque chose que l'État doit pouvoir faire, il faut le faire. Et puis deuxièmement, la casse, vous le dites, l'image, ce qui a été abîmé pour notre pays. Et là il y a trois éléments à prendre en considération. D'abord la casse elle-même, c'est-à-dire tout ce qu'on a vu en près de 4000 commerçants, boutiques. été saccagés il y en a pour sans doute plus d'un milliard il ya aussi des bâtiments publics qui ont été également eux mêmes incendiés bien sûr à limoges mais on a vu aussi à bordeaux là il y en a pour plusieurs centaines de millions puis il ya le fait que c'est ce qui se passe aujourd'hui à des répercussions sur la prime de risque de la france et qu'on paye plus cher encore plus cher notre dette et les taux d'intérêt qu'ils y sont associés Est
-ce que les investisseurs
nous fuient ? Ils ne nous fuient pas, mais ils nous font payer plus cher. Ils nous font payer plus cher parce qu'il y a une prime de risque accrue sur la France. Ce système qui n'arrive plus à travailler ensemble, qui provoque toutes les semaines des manifestations. Tant que ce sont des manifestations, ça va. Si c'est évidemment des pillages, c'est autre chose. Donc là, il y en a sans doute en taux d'intérêt, je dis. Uniquement en augmentation de taux d'intérêt entre 1 et 2 milliards. Et puis il y a le fait que les touristes ne viennent plus autant qu'ils auraient voulu le faire en France. Donc globalement, vous voyez qu'il y a dans cette enveloppe-là, qui est, encore une fois, les conséquences, qui concernent les conséquences, donc directes, budgétaires, il y en a, oui, pour plusieurs milliards, peut-être 2 milliards, peut-être 3 milliards. Donc on voit effectivement que tout ça, c'est finalement qui... C'est pas l'État qui paye, Madame. Ce sont les Français. C'est nous qui payons. Les intérêts, c'est nous qui les payons. Et
pour autant... Le gouvernement va certainement devoir faire d'autres gestes, parce qu'il n'y a pas que les lycéens, il y a tout le combat contre la vie chère, le pouvoir d'achat, c'est ça ce qui va mobiliser beaucoup la rue dans les prochaines heures, samedi, le 5 novembre, etc., avec les services publics aussi. Et là encore, comment y répondre ? On voit la musique d'une hausse du SMIC, d'un coup de pouce assez substantiel du SMIC qui serait dans les tuyaux sur la table du gouvernement. Est-ce qu'effectivement, là vous dites, légitime également, il faut y aller anticiper, augmenter ? On voit déjà le patronat qui lève le doigt en disant, attendez, on va tomber. comme aggravote là je reprends les expressions de l'union des entreprises de proximité que faut-il faire
'abord c'est une réalité cette augmentation de la vie chère elle a une conséquence une origine pardon majeur c'est évidemment l'augmentation des prix de l'énergie Il faut d'abord bien avoir ça en tête. C'est absolument considérable ce que nos compatriotes payent. Pas que du reste. Nous tous, Européens, on sait que l'origine, c'est évidemment la guerre qui a été déclenchée par Donald Trump dans le Golfe. Donc il faut
faire plus pour les Français. Le gouvernement doit donner plus aux Français. Il faut
évidemment prendre en considération cette augmentation, d'abord cette augmentation sur les prix des carburants. Donc il faut continuer à se battre pour cela. Parce qu'on voit bien, et je le dis avec beaucoup... beaucoup de recul pour montrer la profondeur de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Au fond, Mme Carouer, on n'a peut-être pas le sentiment... qu'on a une situation qui est à peu près équivalente à celle qu'elle était en ce qui concerne le transport désormais et l'extraction, je dirais, des barils de pétrole de l'ensemble de la péninsule arabique. Avant la guerre, il y avait 25,4 millions de barils par jour qui quittaient la péninsule. Aujourd'hui, on est exactement à 24,5. Donc on a exactement le même nombre de barils qui quittent. Sauf qu'on est à 114 ce matin, alors qu'on était à 70 avant la guerre. Donc pourquoi cette différence ? Et pourquoi alors qu'on a le même flux, on a cette différence ? Tout simplement parce qu'on est dans un monde à risque, et que désormais, pour assurer, je dirais, le transport, ça a été multiplié à peu près par 10. Donc il faut faire baisser ce risque, et celui qui a les clés, pardon de le dire, c'est évidemment Donald Trump, qui a mis, j'allais presque dire, le feu aux poudres, avec son intervention tellement mal calibrée dans les pays du Golfe.
C'est pour la dimension géopolitique ? Mais au concret aujourd'hui, par exemple, vous soyez au gouvernement, vous valideriez une hausse du SMIC anticipée pour les Français ?
Il faut évidemment prendre en considération cet impact direct. Effectivement, oui, il faut que tout le monde ait conscience de cette situation. Je le dis, elle ne concerne pas que la France, donc elle nous concerne tous. On le voit dans la quasi-totalité des autres pays, il y a des augmentations précisément, il y a des demandes. Encore une fois. Donc oui, je pense qu'il faut vraiment considérer ceci avec le sérieux et la gravité qu'il convient. Donc oui, il faut les accompagner.
D'accord. Puisque vous évoquiez Trump à l'instant, je rebondis un temps soit peu. Donald Trump, il a réagi sur la situation française. Enfin, il utilise la situation française. Il dit « Jetez un œil à la France. Puis demandez-vous quel genre d'avenir vous souhaitez pour l'Amérique. » Et puis, diffusion d'un petit clip à la clé. On va revoir quelques images juste ici. Je ne sais pas si ça va partir.
J'ai confiance. ce qui se passe en France. C'est une grande nation. Elle est en train d'être conquise, pillée et nous n'allons pas laisser cela arriver à notre pays.
Ça c'est Donald Trump et puis on ajoute Poutine qui quasiment au même moment se moque bien de notre situation, celle de nos déficits. Il le dit et puis il dit arrêtez de blâmer la Russie, regardez-vous dans la glace, regardez-vous dans un miroir. A quel point ces puissances aujourd'hui sont en train de profiter de nos faiblesses ? D'ailleurs pensez-vous qu'elles les instrumentalisent ? Est-ce que vous pensez qu'il y a de l'ingérence dans les mobilisations françaises actuelles ?
Alors il y a deux aspects dans votre question. On va commencer par le premier aspect qui est effectivement, qui concerne les remarques de M. Trump ou de M. Poutine. J'allais presque dire rien de nouveau sous le soleil, ça fait des mois et des années que ça dure. Donc effectivement, il aurait pu de reste montrer aussi ce qui s'est passé à Milan ou à Bologne, mais il a épargné son amie Madame Mélanie. Donc voilà, on va donc juste reprendre ça pour ce que c'est, on respire un grand coup, et on sait qu'il est assez coutumier du fait, on va avoir la délicatesse de ne pas rappeler ce qui se passe aux Etats-Unis. Hélas, je dis hélas parce que je suis de ceux qui aiment ce pays quasiment tous les jours. y compris du reste qui peut se passer dans un certain nombre d'établissements scolaires. Vous voyez très bien à quoi je fais allusion. Donc il ne faut pas rentrer dans ce type de considération. Il est très en difficulté vis-à-vis des élections qui viennent dans quelques jours. On parle évidemment des mi-termes. Donc il utilise tout ce qui va. On va laisser ça de côté. En revanche, la question que vous posez, la seconde, est à mon avis... Très importante, parce que oui, moi je suis convaincu que tout ce qui peut affaiblir, tout ce qui peut affaiblir l'Europe est aujourd'hui mise en œuvre, d'abord par Vladimir Poutine, ça c'est clair, mais aussi... par Donald Trump, qui ne s'en cache pas, puisqu'il en a fait du reste sa politique exprimée dans le document de sécurité nationale, dans lequel il a dit que l'ennemi à abattre, c'était l'Europe, les institutions européennes. Et il vaut mieux, effectivement, discuter pays par pays, c'est-à-dire en état de faiblesse, plutôt que d'avoir un bloc de 450 millions d'habitants, une fois demie donc plus important que le nombre d'habitants aux États-Unis, avec lesquels discuter. Donc on sait très bien ce qui se passe, mais maintenant, pour répondre à votre question... Il n'est pas du tout, évidemment, impossible, et je crois que c'est même très réaliste, qu'effectivement, des influenceurs, des bots, des robots, mais aussi tous ceux qui, nuit et jour, font des ingérences dans nos processus démocratiques, et je pense en particulier, évidemment, à la Russie, et même très précisément à la Russie, souffle sur les braises, bien entendu. Alors on sait comment ça se passe, on pousse, on pousse avec des algorithmes, tel ou tel message, telle ou telle image, telle ou telle scène, notamment... sur les réseaux sociaux pour évidemment en rajouter. Donc oui, je suis absolument certain que comme c'est notre quotidien, dans des situations comme celle-ci, bien entendu, ils ne vont pas s'en priver.
Comment s'en protéger ? Parce que les réseaux sociaux, c'est votre grand sujet. Ça a été des années quand vous étiez à la Commission européenne. Vous avez lutté avec force contre les plateformes. Est-ce qu'il faut, oui ou non, les brider ces réseaux sociaux ? C'est l'un des grands débats du moment. On sait que le gouvernement a certainement écrit à des grands opérateurs comme Bouygues, comme Free, comme Orange et CFR pour demander d'essayer de baisser un peu. peu le niveau en gros des réseaux lors des mobilisations. Selon le Parisien et d'autres médias, le 24, la mobilisation qui a suivi le 17, il y aurait eu déjà une baisse, une modération des comptes supprimées également. Est-ce qu'il faut y aller, y aller plus fort, notamment vu l'élection présidentielle ?
Mais Madame, ces questions, on les a, et je le dis avec beaucoup de recul, on les a réglées. Ça rentre dans la loi. Ça s'appelle le DSA. Le DSA, c'est cette loi européenne qu'effectivement j'ai portée et qui a été votée par les co-législateurs et avec un travail formidable du Parlement européen, à qui je rends hommage encore ce matin à votre antenne. Cette loi, elle existe. Elle dit deux choses. Que dans des cas précisément comme le cas que nous vivons en ce moment, pas uniquement en France, les grandes plateformes ont l'obligation d'intervenir directement pour éviter... précisément, qu'il y ait des actions qui peuvent se traduire par ce qui se passe en ce moment, y compris avec des conséquences dans la rue. Elles ont cette obligation. Alors il faut que la Commission arrête de procrastiner et fasse appliquer ces lois. Aujourd'hui, on a le sentiment qu'elle ne veut pas faire pour ne pas faire de peine à M. Trump. Je le dis clairement. Il faut que ces lois soient appliquées. Les plateformes ont l'obligation, je dis bien l'obligation, de répondre à ce type de situation. Deuxièmement, sur la modération, les plateformes ont l'obligation de modérer. précisément ce qui se passe, y compris des messages, y compris des appels à casser, voire des appels à des actions terroristes, voire des appels à la haine, voire des appels au tournant des propos racistes. Les plateformes ont l'obligation d'intervenir immédiatement. Le font-elles ? La réponse est non, évidemment. Est-ce qu'on les sanctionne ? Pas assez. Il faut leur rappeler leurs obligations. On les autorise. On leur donne cette autorisation de venir chez nous, en Europe. La contrepartie, c'est qu'elles doivent respecter nos lois qui ont été votées. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Donc, il faut, plutôt que de se dire, est-ce qu'on va fermer, est-ce qu'on va si, est-ce qu'on va intervenir ? Faisons appliquer la loi. Elle permet de répondre en très grande partie à tout ce que l'on voit et qui est réel.
Alors, Thierry Breton, le temps file. Il y a les questions de Français qui vont arriver, mais j'ai trois questions internationales à vous poser. On va essayer de le faire. Donald Trump promet une rencontre très bientôt entre Poutine et Zelensky. Il est temps
d'abord... Est-ce que c'est, encore une fois, Donald Trump de faire ça ? Les Européens, ils sont où dans cette affaire ? Ça nous concerne quand même mon premier chef. Vous
seriez choqués par une rencontre Poutine-Zelensky ? Vous me direz, ça leur appartient si c'est le faire. Mais c'est très bien. Mais est-ce que c'est le temps du dialogue qui doit revenir entre ces deux ?
Mais bien sûr, entre Poutine et Zelensky, il y a évidemment la nécessité de parler. Mais je crois que Vladimir Zelensky a toujours demandé à ce qu'est cette discussion. Et si jamais il considère qu'il souhaite que les Européens soient là, et il faut que Vladimir Poutine l'entende. Bien sûr que c'est important. Ce qui me préoccupe davantage c'est de voir comment aujourd'hui Donald Trump est en train d'affaiblir très considérablement la main, j'allais dire la main, de Volodymyr Zelensky en lâchant tout ce que Vladimir Poutine veut au mépris même de la réalité de cette guerre d'agression qui a été voulue et commencée, on le sait. par Poutine. C'est quand même inouï ce qui est en train de se passer et ça nous en dit long du reste sur la façon dont les Etats-Unis considèrent leurs alliés.
J'ai encore cette autre question internationale et diplomatique. Vous allez le verbaliser comme vous voulez. Kylian Mbappé, au cœur d'une immense polémique à la Chine, à la suite d'une plaisanterie sur l'ancien dirigeant Mao Zedong, il l'a qualifié de dictateur chinois. L'attaquant français est boycotté de toutes parts. plusieurs entreprises chinoises qui ont coupé des contrats monstrueux avec lui, avec l'attaquant du Real Madrid. La Liga s'est vu interdire la diffusion dans le pays. Il est sommé de s'excuser, il l'a fait. D'ailleurs, il faut s'excuser. Une personnalité comme Kylian Mbappé ou des Européens en général ne devrait pas dire ça et devrait s'excuser s'ils le font.
Encore une fois, c'est une personne. Donc Kylian Mbappé est une personne. Ici, effectivement, il est mis en cause directement. Alors j'ai vu comme beaucoup cette petite scène. Peut-être du reste, il ne se souvenait même plus de qui était cette personnalité chinoise. Il l'a qualifié de
dictateur chinois. Donc il ne savait plus qui
c'était, il avait même oublié son nom. Peut-être y a-t-il un élément qu'il avait tout simplement oublié. Est-ce qu'il faut en aller jusque-là ? La réponse est évidemment non. En
européen, on a le droit de dire que Mao Zedong était un dictateur chinois. Vous pourriez dire que Mao Zedong est un dictateur chinois ?
Je viens d'écrire un livre qui s'appelle Seul, qui va sortir dans quelques jours, sur les empires. Et donc je reprends l'histoire des empires qui nous entourent et qui ne veulent pas que du bien en Europe, notamment l'Empire chinois. Donc je vous laisse voir comment je qualifie cette période, qui était une période qui a été extraordinairement meurtrière pour la Chine. Donc vous vous dites dictateur chinois. Donc meurtrière pour la Chine, puisque encore une fois c'est une quarantaine... Mais je ne vais pas dire... Je vous verrai. Parce que c'est l
'enjeu de savoir visiblement verbaliser oui ou non.
Je vais juste revenir peut-être sur cette triste affaire, parce qu'il n'y a pas d'autre mot. Voilà, il s'est exprimé, il s'est excusé. Je pense qu'il faut en rester là, parce que voilà. Vous ne
le diriez pas.
Mais encore une fois, ça dépend dans quel contexte. Donc moi, le contexte, je remets dans un contexte historique. Tout le monde a effectivement en tête ce qui s'est passé en Chine, qui a été quand même, qui s'est traduit par des dizaines de millions de morts. Je crois que c'est ça qui est important. La Chine a eu son histoire, il y a eu effectivement ces histoires impériales. Chaque empire, vous savez, chaque empire a ses personnalités. Et quand on regarde l'histoire, c'est jamais toujours pour finalement l'intérêt général que ces empires sont créés. Il faut vraiment s'en méfier.
Alors, on va passer aux questions de Français. Je n'ai pas réussi à faire les trois questions internationales, mais celle-là était très intéressante. C'est Fouaz, qui est à Lyon, qui vous écrit Thierry Breton. La question, elle est juste là. Moody's a maintenu la note de la France. Ça ne va pas si mal, finalement, Thierry Breton ?
Non, il ne faut pas du tout dire ça comme ça. Moody's dit, encore une fois, ce ne sont pas les agences de notation qui font le prix des intérêts que nous payons sur notre dette. C'est les marchés qui le font. C'est les marchés qui mettent la prime de risque. Donc là, qu'est-ce qu'elle dit, l'agence de notation ? Est-ce que la France va pouvoir rembourser ? Oui, la France pourra rembourser, évidemment, parce qu'on a beaucoup, beaucoup d'épargne. Mais l'agence Moody's dit qu'elle maintient sa note pour l'instant, avec un impact négatif, donc ses limites, à trois conditions. Qu'on ait un budget, qu'il n'y ait pas d'instabilité et que les taux d'intérêt baissent. On va voir. Pour l'instant, est-ce qu'on en prend le chemin ? Ce n'est peut-être pas évident. Je le souhaite en tout cas. C'est ce que dit Moody's. Il faut le prendre pour ce que c'est, ni plus ni moins.
Je découvre avec vous une autre question de Français qui vous est intéressée ce matin. Christian, bonjour. Vous êtes à Trivol. Pourquoi ne pas utiliser l'épargne des Français pour sortir de la crise ?
L'épargne des Français, de toute façon, elle est déjà mobilisée parce qu'elle permet d'acheter massivement la dette. Cette année, l'année prochaine, pour 340 milliards, l'épargne des Français est très mobilisée pour cela. Alors si jamais derrière la question de Christian, c'est de dire est-ce qu'il faut ponctionner l'épargne des Français, c'est un autre sujet, mais on commence déjà à le faire, parce que quand on voit qu'on augmente par exemple la CSG, notamment la CSG qui rémunère l'épargne, y compris sur l'épargne rémunérée, ça veut dire qu'on commence à le faire.
il est venu, il est là, c'est Christian. Christian, c'était lui. Christian, Christophe Barbier. Christian Barbier nous pose les questions aussi. Christophe Barbier, bonjour. Bonjour. Vous êtes face à Thierry Breton, on va reparler de politique aussi.
Et de la présidentielle dans le bloc central. Personne ne se détache, personne ne domine. Que faut-il faire ? Conseillez-vous une primaire
crois que... Il faut écouter ce que dit François Bayrou sur cette affaire depuis un certain temps, il a été le premier à le dire, du reste. Il
dit Thierry Breton doit être candidat.
Non, il dit primaire, il dit primaire, enfin primaire élargie en fait. Il dit primaire élargie et il dit qu'à partir du moment où aucun des candidats dans ce bloc, qui n'est ni LFI au fond, ni Rassemblement National, c'est donc assez large, n'émerge, ce qui semble être hélas le cas, parce que moi je serais comme beaucoup de Français, j'aurais préféré qu'il y en ait un qui émerge et qui puisse... précisément tenir tête j'allais dire tenir tête aux deux tribuns de l'extrême gauche et de l'extrême droite oui moi je suis absolument convaincu qu'il va falloir tôt que tard, qu'il y ait une discussion pour qu'il y ait un processus, évidemment assez large, qui permette de faire émerger celui ou celle qui pourra tenir tête à cette mâchoire qui est en train de se refermer sur la France.
C'est ce qui ne serait pas limité au candidat déjà en lice, qui pourrait s'ouvrir à de nouveaux candidats, et beaucoup de téléspectateurs nous interrogent, vous interrogent sur votre intention.
On verra, je ne veux pas vous dire... Ni oui ni non aujourd'hui. Bien entendu, ni oui ni non. On va voir déjà si ce processus se met en place, et puis à ce moment-là, et ceux qui estiment qu'ils auront peut-être quelque chose à dire, peut-être décideront de le faire. Je vous réserverai ma décision. Yann
Bonne-Pivet, conseil Gérard Larcher, explique que Gérard
Larcher, du Sénat, pourrait être l'homme de
ce
rassemblement. Pourquoi pas ? Je crois que l'intérêt de cette démarche, c'est que pour l'instant, se sont présentés ceux qui estimaient qu'ils avaient une légitimité qui était partisane de le faire. Très bien. Là, il y en aura peut-être d'autres. Donc oui, pourquoi pas Gérard Larcher
? du et en même temps bis alors
je suis pas sûr que glussmann va s'y associer pourquoi pas on verra bien mais pourquoi pas je crois que ce qu'il faut regarder vraiment de façon très claire c'est ce qui se passerait si jamais la france devenait un pays gouverné dirigé par jean luc mélenchon Ce serait bien que
le RN pour vous ?
Il n'y a pas de pire. Il y a eu deux programmes économiques qui vont être mis sur la table.
Lequel des deux programmes ? Il n
'y a aucun. Parce que les programmes économiques, pour l'instant, je l'ai dit, il faut qu'ils s'inscrivent dans une règle d'or. Ça tombe bien, Mme Le Pen l'a dit. Mais quand on regarde le programme, il n'y a absolument pas le début de quelque chose qui est vraiment réaliste. Je prends un exemple. On va avoir besoin d'une France forte en Europe. Est-ce qu'aujourd'hui... M. Mélenchon ou Mme Le Pen pourra permettre à la France d'être forte en Europe ? Bien sûr que non, on va l'affaiblir. Donc tout ça ne répond pas à la problématique. Ce que je crois vraiment, c'est qu'il faut qu'on ait une troisième voie qui puisse exprimer, oui, une primaire élargie, sans doute le chemin pour y arriver, on verra.
Et peut-être avec vous, oui ou non, on ne sait pas. Merci. Merci beaucoup.
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