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Sénat qui a voté cette nuit le projet de loi dit casseur-payeur initialement conçu après les violences qui ont émaillé la victoire du PSG en Ligue des Champions, les débats ont pris une toute autre tournure après les casse-pillages et dégradations du 17 octobre dernier. Alors ce texte est-il une réponse adaptée ? Débat politique entre trois parlementaires. Bonjour Edwige Diaz, pardon. Bonjour. Merci d'être avec nous. Sénatrice Arène de la Gironde, vous présidez le groupe Union Nationale pour les Territoires et vous étiez l'oratrice de votre groupe sur ce texte. Bonjour Hugo Bernalcitte. Je ne vais pas y arriver ce matin. Député la France Insoumise du Nord et Benjamin Huynh. Bonjour, merci d'être avec nous. Sénateur du Haut-Rhin, vous appartenez au groupe RDPI, les sénateurs macronistes. Avant d'entamer ce débat, je vous propose de regarder les principales mesures de ce projet de loi. Voté cette nuit, il crée donc une responsabilité civile solidaire pour toute personne qui participe sciemment à un groupement formé en vue de commettre des dégradations ou qui se maintient dans un attroupement susceptible de troubler l'ordre public. En clair, l'État peut se retourner contre des auteurs indirects. de dégradation dans la limite de 10 000 euros par personne. Le texte qui prévoit également la possibilité de prélever les sommes dues sur certaines aides sociales. Pour commencer, je vais reprendre une phrase de Laurent Nunez qui portait ce texte hier dans l'hémicycle. Nous ne pouvons plus laisser la majorité de nos concitoyens payer pour une minorité de casseurs. Il n'a pas raison, il gouverne le 26 ?
En fait, c'est-à-dire que moi, je suis un peu navré par ce projet de loi, parce que les casseurs peuvent déjà être des payeurs dans notre droit pénal et dans notre droit civil actuel. La réalité de ce texte, ce n'est pas que les casseurs soient les payeurs, c'est les pas-caseurs qui peuvent être payeurs. Voilà, c'est ça le ce texte, c'est que si vous êtes là, vous n'avez pas cassé, mais vous étiez là. On va pouvoir venir vous chercher pour vous réclamer de l'argent parce que vous étiez dans un attroupement, c'est-à-dire une manifestation, puisque toute manifestation est un attroupement, surtout du point de vue du pouvoir actuel qui est plutôt en conflictualité avec le mouvement social et avec les gens plutôt que dans une garantie de la liberté de manifester. Donc voilà, on est, je pense, dans une hypocrisie des plus totale. On est en train d'essayer de vendre ça au grand public comme... En creux, expliquant qu'aujourd'hui, quand vous cassez, vous ne payez pas, ce qui est complètement faux juridiquement. Ce qui fait que le texte est très faible. Quand
vous ne cassez pas, vous payez aussi, puisque le contribuable paye aussi les dégradations.
Oui, mais vous savez, ça, ça s'appelle, quand il y a des dégradations en toute matière, en fait, vous avez une forme de solidarité nationale. Et c'est tant mieux, je pense que les gens ne veulent pas supprimer la solidarité nationale. On ne va pas dire aux commerçants, on n'a pas retrouvé qui a cassé votre vitrine, débrouillez-vous. personne ne dit ça et c'est tant mieux et donc je pense qu'il faut les soutenir mais en fait là on essaye de trouver des manières de finalement dissuader les gens d'aller en manifestation parce que le but c'est pas de faire payer le but c'est de faire peur aux gens en disant si vous allez dans une manifestation il y aura de la casse peut-être que vous ferez vous ferez attraper alors que vous n'avez rien commis et que vous n'avez rien cassé c'est un texte pour contraindre la liberté de manifester dans ce pays c'est pour ça que notre opposition à l'assemblée en tout cas elle sera elle sera totale
Benjamin, ce texte est un peu la traduction de la phrase de Gabriel Attal. En tout cas, si tu répars, est-ce que... Tu répars
avec ton argent et pas celui du contribuable. En fait, ce que... C'est bien, c'est déjà le cas dans la loi. C'est super ! — Réécrivons la loi qui existe déjà. — On va laisser finir. — On va laisser finir, Benjamin
Huard. Après, le gubernalisme, vous lui répond.
— Premièrement, moi, je ne suis pas surpris de la volonté de la France insoumise de ne pas voir les casseurs payés parce que les casseurs sont les vôtres. Vous les appelez à la violence. Quand j'entends... — Là, je suis obligé de... — C'est le but de finir. Allez-y, après le gubernalisme.
— S'il y a un mensonge, une minute une, je commence... — Mais vous, vous
allez pouvoir lui répondre. Finissez, Benjamin Huard.
Oui, mais vous allez
pouvoir lui répondre. Allez-y, laissez-le finir. Quand j
'entends... Merci beaucoup. Quand j'entends le maire de Saint-Denis qui dit que la violence peut être légitime, quand j'entends Jean-Luc Mélenchon qui demande d'abattre la citadelle, on a vu à Limoges ce que ce genre de phrase produit. Donc c'est simple. Tu casses, tu répares et tu dois réparer avec l'argent du contribuable. et pas l'argent des gens qui bossent, qui veulent faire vivre un commerce, pas l'argent des maires qui voient leurs abribus amochés, qui voient leur mairie détruite par les flammes. Voilà, c'est du bon sens, c'est du bon sens. Et surtout, donne à l'État tous les moyens de déclencher son action récursoire, parce que dans un avis publié cette année en 2026, le Conseil d'État a très bien expliqué que l'action récursoire de l'État n'avait pas été engagée. Et donc là, ça donne tout simplement les moyens civils. Il n'a pas été engagé du fait de l'État, pas du fait de la loi. Mais parce que la loi n'était pas assez forte, M. Bernalicis, parce que la loi n'était pas assez forte. Une phrase, il y a un mensonge, on va pas s'en sortir. Alors, je vois que c'est compliqué de parler, mais vous, c'est sujet complément violence. Vous, c'est sujet complément immigration. Vous, c'est sujet complément violence. Allez-y, M. Bernalicis. C'est visiblement pas le cas.
Répondez et après je donne la parole à la justice.
Les fantasmes de monsieur qui explique que Jean-Luc Mélenchon serait responsable de la violence, on voit bien qu'il veut faire payer Jean-Luc Mélenchon pour la casse dans les manifestations. C'est votre obsession, vous demandez au renseignement territorial. de mettre dans des notes que nous serions derrière. C'est l'ordre
républicain, l'ordre pour la liberté de manifester, l'ordre pour la liberté de commercer, l'ordre pour la liberté d'étudier, l'ordre républicain, la république jusqu'au bout.
Vous vous en fichez de votre texte, vous en avez parlé une seconde. Vous n'avez parlé que de la France insoumise et nous, et des casseurs dans les manifestations. Ça ne vous intéresse pas, en fait, de savoir comment on fait pour
dédommager. Ça ne s
'intéresse pas, comment on fait pour dédommager tout ça. Surtout que votre texte, il est en réalité inapplicable. C'est ça, la vérité. Vous faites de l'agitation pour vous faire plaisir, pour venir sur les plateaux télé, mettre en cause vos adversaires politiques. Vous voulez qu'il n'y ait pas de casse ? Vous voulez qu'il n'y ait pas de casse ? Absolument. Alors faites en sorte que les revendications des manifestantes et des manifestants soient entendues. Comme ça, vous n'aurez pas de manifestation et il n'y aura pas de casse et ça se passera bien dans le pays. Parce qu'il y a une casse invisible du quotidien parce que vous faites des budgets successifs qui maintiennent vos amis les riches dans une toute puissance de leur richesse. Et la pauvreté progresse dans ce pays. Et cette casse-là dans le pays, vous n'en avez rien à faire, cette casse sociale. Le fait que des gens tombent dans la misère, vous n'en avez rien à faire. C'est votre bilan politique.
prévaloir de
ses propres turpitudes. Vous connaissez sans doute cette phrase. C'est peut-être à vous de réparer les premiers.
Edwidge Diaz, vous avez défendu ce texte hier.
nous avons défendu ce texte parce qu'en fait, il reprend en partie les idées défendues par Marine Le Pen depuis bien longtemps. Déjà en juillet 2023, elle avait présenté une conférence de presse visant précisément à mettre en place le principe du casseur-payeur. Donc nous, nous réjouissons que ce texte arrive enfin. Simplement, nous avons perdu beaucoup de temps et ce texte ne va pas assez loin. Il va dans la bonne direction, mais pas assez loin. Et hier, on a assisté à une tentative de... tricotage orchestré par la gauche qui clairement s'est placé du côté des casseurs. Ce que je regrette, mais en même temps, je ne suis pas vraiment surprise. Donc maintenant, nous attendons de voir la navette parlementaire. On va voir quel destin sera réservé à ce texte. Mais en tout cas, moi, ce que je vois, c'est que 95% des Français qui sont favorables à ce texte vont pouvoir enfin avoir satisfaction.
Mais vous entendez l'argument de la gauche qui dit ce texte, c'est liberticide, c'est une attente à la liberté de manifester.
Non, ce n'est pas vrai. Le texte n'est pas liberticide, mais ce qu'on a vu hier, c'est que la gauche tentait de détricoter tout le texte. La responsabilité civile solidaire, ils sont contre. L'augmentation du nombre de caméras, ils sont contre. L'interdiction de territoire français pour ceux qui ont participé à une émeute, ils sont contre. L'alourdissement des peines pour les fauteurs de troubles, ils sont contre. La suspension des allocations familiales, des APL ou du RSA pour les délinquants, ils sont contre. Moi, j'ai vraiment un problème. avec ça oui mais du coup vous êtes vous êtes même en contradiction avec vos propres électeurs parce que je crois que c'est 70% des électeurs de gauche qui eux aussi voudraient faire payer les casseurs donc écoutez continuez à vous fracturer par rapport à votre socle électoral c'est pas moi qui vais m'en plaindre
non peut-être je pense que il ya une différence fondamentale entre les deux extrêmes vous avez à l'extrême-droite Adam Medvediaz une personne
qui
dit au fond la même chose que vous -ce qu'il dit la même chose que vous ? C'est génial. Souffrez d'entendre une autre opinion que la vôtre. Ça y est, je l'ai déjà entendu. Souffrez d'entendre une opinion républicaine et pas extrémiste. Premièrement, vous avez l'extrême droite qui dit au fond, en France, vous n'avez
que
des devoirs et vous n'avez pas le droit de manifester pacifiquement puisque l'extrême droite voulait revenir à un texte des années 1970 qui prévoit non pas « tu casses, tu répares et tu répares avec l'argent ». qui est le tien et pas celui du contribuable, mais tu organises des arrestations massives d'étudiants. Et ensuite, vous avez l'extrême-gauche qui pense qu'au fond, on n'a que des droits. Et vous avez au fond l'autoritarisme et donc l'anarchie. Nous, c'est la République, c'est le droit de liberté, de manifester en paix. Mais c'est aussi... Le devoir de manifester en paix. Et c'est ce que ce texte prévoit en augmentant les sanctions non pas pénales mais les sanctions civiles. C'est aussi simple que ça. C'est une mesure de bon sens. C'est la mesure du bon sens pour permettre aux commerçants de bosser même quand il y a une grande soirée de Ligue des Champions et Paris Saint-Germain et même quand il y a des manifestations pacifiques. Que je défends quand bien même je pourrais être en désaccord avec certaines revendications qui sont portées. C'est la mesure du bon sens du maire. Que j'ai été pendant 6 ans, maire de Zimmerbar, qui en a marre de voir son abribus dégradé. Mais vous n'y voyez pas une atteinte à la liberté de manifester. C'est la méthode de consomme des contribuables qui travaille et qui en a marre que son argent soit prélevé, 1 milliard d'euros du fait des émeutes de 2023, 1 milliard de pertes de chiffre d'affaires, de chiffres et d'exploitation. Combien de milliards au Milan de la Macronie ? week-end, mais... Le biliaire, votre bilan économique. C'est des classes dédoublées dans les zones d'éducation prioritaire. C'est les savoirs fondamentaux à l'école. Pour revenir au texte, est
-ce que vous n'y voyez pas une atteinte à la liberté de manifester de gens qui pourraient se dire je vais plus manifester parce que j'ai peur de me retrouver dans un attroupement et d'être considéré comme coupable juste parce que j'étais dans un attroupement.
Très concrètement, madame, aujourd'hui, quand vous allez manifester pacifiquement, et que vous vous retrouvez dans un groupe
qui
est hostile.
Le
bon sens, c'est de s'en aller de ce groupe. Donc si vous vous maintenez dans un groupe hostile, qui commence à être violent, que les forces de l'ordre, auxquelles j'exprime mon soutien, de même qu'aux manifestants pacifiques, que les forces de l'ordre, vous sommes à ce groupe d'arrêter les violences. que non seulement ce groupe poursuit les violences, qu'après une seconde sommation il les poursuit encore et que vous vous maintenez dans ce groupe violent. ne peut pas dire que vous n'étiez pas prévenu et on ne peut pas dire d'une certaine façon que vous n'étiez pas complice de cela. Et surtout, ce que le texte prévoit, ce sont les moyens opérationnels pour identifier les caméras, les drones, parce que nous faisons confiance dans la technologie pour aider les forces de l'ordre. Parce que nous, nous sommes français, nous sommes européens et nous voulons que la technologie soit au service de la République. Non
mais moi je suis parce que je vois monsieur qui reproche au Rassemblement National une volonté potentielle, s'ils étaient au pouvoir, de faire des milliers d'arrestations de jeunes pour les empêcher de manifester. Mais c'est ce que vous venez de faire depuis des semaines. Mais franchement, c'est le bilan de M. Darmanin. Vous les avez vus, les bilans publiés par M. Darmanin, quasiment deux à trois fois par semaine, du nombre de personnes mises en garde à vue. Ça se compte en milliers de jeunes. La majorité sont des mineurs. Il faut qu'il y ait des milliers de casseurs. Il n'y a pas besoin d'attendre l'arrivée au pouvoir du RN. Il n'y a pas besoin d'attendre l'arrivée au pouvoir du RN. Il y a des gens derrière,
après, Hugo Bernalissi. Il n'y a pas que des garde à vue. Je
vois que ça vous dérange.
Un casseur, une excuse.
Je vais finir ma phrase, de toute façon. De toute façon, je vais la finir. Allez-y. Sur le fait qu'effectivement, il n'y a pas besoin d'attendre l'arrivée au pouvoir du RN. Vous appliquez déjà son programme. Madame Diaz a 100%. Raison là-dessus, malheureusement. Dans nos villages, dans nos vallées, dans nos montagnes. Et deuxièmement, vous n'avez pas l'air d'aller souvent en manifestation. Je suis désolé, vous n'avez pas l'air de voir comment fonctionne une manifestation. Moi, j'ai des
manifestations associatives, sportives. Oui, c'est bien, c'est très bien. Mais tant mieux pour vous,
moi aussi, je fais des manifestations associatives, mais j'en fais aussi des revendicatrices.
Nous, on est les élus, utérin. C'est la
différence. C'est vraiment jaloux, moi, en fait. C'est juste de la jalousie. Parce que vous, quand vous étiez maire, vous n'étiez pas aussi connu que Bali Bagayoko. C'est ça votre sujet ?
Mon but, ce n'est pas d'être la... On va rester sur un débat un peu de fond quand même. C'est faire des cantines. Hugo Bernalicis. Moi, je ne veux pas être un influenceur. J'ai été maire, je n'ai pas été influenceur.
On va passer à un sujet du texte qui a fait débat. C'est le fait de prélever des prestations, les sommes dues sur les prestations sociales. On va écouter un extrait de ce débat hier.
franchement, je ne comprends pas cette idée qui viserait à exonérer de leurs responsabilités civiles ceux qui, par leur comportement, ont contribué à ce que les dommages se causent. Donc l'idée, elle porte plus sur le reste à vivre. Personne ne doit se sentir complètement à l'abri, quels que soient ses comportements.
Désormais, servir à financer la réparation de dommages, quelle cohérence y a-t-il encore à voter des budgets ? pour une mission précise si les sommes allouées peuvent ensuite être détournées de leur finalité. Edwige, vous défendiez
cette mesure de prélever les présidents sociaux. Vous vouliez même aller encore plus loin que ce qui était prévu par le texte. Qui a été adopté d'ailleurs. Est-ce que là, la question de la faisabilité se pose ? Oui,
parce qu'en fait, la précarité ne doit pas signifier l'impunité. À un moment donné, quelqu'un qui est solvable, s'il est condamné et qu'il doit payer une amende, il va la payer parce qu'il est solvable. En l'inverse, l'insolvabilité organisait indirectement l'impunité. Donc nous, nous avons dit avec Marine Le Pen qu'il faut que les dégâts soient intégralement réparés, même si la personne doit payer jusqu'à la fin de sa vie. Ça, malheureusement, ça n'a pas été retenu, mais peut-être qu'au moment de la navette parlementaire, ça le sera. Donc si la personne bénéficie de la solidarité nationale via l'accès à un logement social, via des APL, via du RSA, etc., et qu'elle... commet un méfait, eh bien oui, il faut aussi qu'elle soit sanctionnée. Donc que ça passe par un prélèvement du montant de cette solidarité nationale, nous, ça ne nous choque pas. Et aussi, je crois que c'est attendu par les Français.
Le Sénat est allé plus loin que le texte initial sur ce sujet des prestations sociales.
Mais, au fond, si vous êtes casseur, vous devez payer. Et si... vous êtes insolvable alors il est normal que l'état se tourne vers tous les revenus que vous recevez pour que vous puissiez payer et pas le contribuable et on peut même imaginer c'est ce que propose abriel attal qui parce qu'il est extrêmement pragmatique qu'il puisse y avoir une avance qui ensuite soit remboursée. Donc nous sommes parfaitement clairs sur le sujet. Nous sommes parfaitement clairs. Tu casses, tu répares avec ton argent et pas celui du contribuable. Tu salis, tu nettoies avec ton argent et pas celui du contribuable. Tu défies l'autorité, on t'apprend à la faire respecter. C'est aussi simple que ça. C'est du bon sens. Au fond, la philosophie qu'on défend, ce sont des droits et des devoirs. Quand dans une société, il n'y a que... des droits, c'est l'anarchie, c'est ce que veut la France insoumise. Quand dans une société il n'y a que des devoirs, c'est l'autoritarisme et c'est ce que le Rassemblement national veut. Nous, nous voulons la République, ce sont des droits et des devoirs, tout simplement. Et c'est ce que ce texte propose. Et nous sommes opposés... aux amendements réactionnaires du Rassemblement national qui voulaient faire la loi de 1970 parce que nous, nous voulons la France du XXIe siècle, nous ne voulons pas la France des années 70.
Hugo Bernalisi, sur cette question des prestations sociales.
mais moi je m'étonne que vous n'ayez pas eu le raisonnement complet dans votre délire répressif. Vous auriez pu vous dire que vous faites une amende qui soit en réalité proportionnelle au revenu. Parce que si je suis votre raisonnement, aussi génial qu'il soit, du coup, si je suis très riche, je peux aller casser. J'ai les moyens de réparer. C'est OK. C'est super comme raisonnement. Non, la réalité, c'est que vous vous en fichez et que vous voulez effectivement taper les gens qui se mobilisent, qui ont le plus intérêt à se mobiliser, c'est-à-dire ceux qui sont le plus dans la précarité. Comme ça, vous leur mettez bien la tête sous l'eau définitivement. Surtout quand je reviens, c'est pas tu casses, tu payes. Non, non, c'est t'as pas cassé, mais t'étais là. Tu vas payer, on va te prendre sur ton RSA. C'est ça que vous êtes en train de voter, que vous avez voté en la circonstance. J'espère qu'on enlèvera tout ça à l'Assemblée, qu'on rejettera le texte. Malheureusement... J'ai un espoir qui est assez réservé et limité sur le sujet. On devra s'en remettre, à mon avis, au Conseil constitutionnel. Et même là, j'ai un espoir assez réservé et limité. N'empêche que la logique qui est sous-jacente à la vôtre, elle est purement et simplement scandaleuse. Et de toute façon, dans les droits fondamentaux qui sont garantis encore un petit peu dans notre pays, vous ne pourrez pas laisser zéro euro sur le compte en manque de quelqu'un à la fin. Vous ne pourrez jamais lui prendre toutes ses aides sociales. Parce que les gens qui sont dans les minima sociaux, ben non, en fait, ils ne vivent pas bien avec les minima sociaux. Parce que sinon, quand on écoute Madame Diaz... on aurait l'impression que vous avez les gens qui sont aux aides sociales et qui vivent comme des pachas et qui passent, qui auraient comme hobby de sortir dans la rue pour casser des vitrines ou que sais-je encore, des abribus ou autre. Mais c'est complètement déconnecté de la réalité. Je vois que Mme Dias met beaucoup d'applications à aller chercher dans le moindre détail des aspects répressifs de la mobilisation, mais jamais aucun mot sur les revendications pour régler le problème. C'est pas une loi casseur-payeur qu'il nous faut, c'est les milliards d'euros pour l'éducation nationale, pour les lycéennes et les lycéens. C'est les milliards d'euros. dont on a besoin pour avoir une université à la hauteur et les places dans l'université. C'est l'augmentation des salaires parce que vous avez vu la mobilisation s'est élargie et c'est tant mieux. La CGT appelle à généraliser la grève le 5 novembre prochain. C'est le blocage des prix.
On ne sera pas dans des arrestations arbitraires avec des gens qui vont payer de manière arbitraire. C'est-à-dire qu'il va y avoir des décisions de justice. Mais c'est
déjà le cas.
Pour vous, on est dans des arrestations arbitraires et de la justice arbitraire.
Ce n'est pas moi qui le dis, c'est M. Olivier Cagnes qui est professeur de droit pénal et qui a analysé ça avec d'autres de ses confrères sur l'usage préventif des gardes à vue et des moyens de répression. Mais après, il y a des décisions de justice. Oui, mais en attendant la décision de justice, vous avez une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Quand vous avez votre convocation, vous n'avez pas envie de retourner à la prochaine manif. C'est fait pour dissuader les gens de manifester. C'est le seul but. Et en plus, vous savez quoi ? Ça ne fonctionnera pas.
Alors, point 1. On a défendu une loi juste. Je prends un exemple.
Vous l'avez voté sur cet amendement ?
Le Rassemblement National voulait, en gros, interdire les gens d'avoir accès au logement social, donc, au fond, les laisser dans la rue. Donc vous avez le Rassemblement national qui veut que les Français dorment dans la rue. Ensuite, vous avez la France insoumise qui accepte toutes les violences. Nous, on croit dans la France du travail. Ensuite, la deuxième chose sur les revendications. Moi, ce qui me hanfe avec... casses, c'est premièrement les images de commerce brisé, de mairies abattues, mais c'est aussi qu'à cause de ces violences, ce sont tous les manifestants qui payent et la preuve, on ne parle hélas plus des revendications. Et nous, on serait heureux de débattre des mesures qu'on propose pour la jeunesse, mais surtout avec la jeunesse. Gabriel Attal propose un pacte pour la jeunesse. 150 jeunes de 16 à 25 ans tirés au sort pour élaborer avec eux des propositions. Et surtout, on en a déjà fait, on en a déjà fait. Mais si, regardez... Faisons une réunion tous ensemble. On va voir ce
qu'on va proposer. Par exemple, augmenter le nombre de
professeurs, revaloriser les professeurs, remettre de l'exigence, un certificat d'études, un brevet qui fonctionne, un bac qui fonctionne, des bâtiments améliorés. Nous avons des propositions pour la jeunesse. Il a surtout un bilan pour les jeunes aussi. Ah oui, le bilan, on le connaît.
Moi, je m'étonne des propos du collègue macroniste. Jamais le RN n'a dit qu'on voulait faire dormir les gens dans la rue. Nous ne sommes pas d'extrême droite par ailleurs. Vous dites que nous souhaitons organiser les arrestations massives et que nous faisons preuve d'autoritarisme. Franchement, cette caricature ne vous ressemble pas. Nous, ce que nous avons proposé hier, vous avez fait preuve d'un certain manque de courage. Je l'ai dit hier au président de la commission et je l'ai dit également au ministre. Nous, nous voulions par exemple mettre en place les peines planchées pour assurer une sanction minimale de manière à dissuader le fauteur de trouble de s'insérer dans un mouvement violent ou même de récidiver. Là, vous avez refusé, je ne comprends pas. Et même le président de la commission a indiqué que oui, que ce n'était pas le moment de placer ça dans un texte, qu'il faudrait avoir un débat plus large sur la question. Ça tombe bien à l'occasion de la niche. ... ... Et on verra comment vous vous positionnerez parce que là vous n'aurez plus le moyen de fuir. Nous avons proposé aussi une augmentation de la sanction en matière de dissimulation du visage. Là aussi vous avez trouvé un argument fallacieux pour voter contre. Et nous avons donc souhaité l'expulsion des délinquants étrangers, en fait les personnes étrangères qui se retrouvent dans un attroupement. Là aussi vous avez voté contre. Je pense que vous avez peur de vous attirer les foudres de la gauche. Ce qui d'ailleurs c'est assez surprenant et c'est pas du tout contre vous monsieur Bernalicis. mais on n'a pas de LFI au Sénat, juste une seule personne qui n'est pas là ce matin. Mais en fait, la gauche hier, c'est-à-dire les communistes, les écologistes et les socialistes, ont pris la parole sur ce texte. Ils ont défendu exactement la même chose que si j'étais encore à l'Assemblée nationale avec vous en face de moi. Et d'ailleurs, c'est assez étonnant ce matin de voir que c'est LFI qui représente l'ensemble de la gauche. Voilà, c'est juste ce que je voulais souligner parce que vous n'avez pas pu inviter peut-être de représentants PS, écolos ou communistes, je ne sais pas.
Le NFP existe encore, c'est ce que je veux dire. Oui, mais enfin, pas forcément. Allez-y, bonjour à ma main.
Je ne sais pas, oui, je n'ai pas trop l'impression. Sur les peines planchers, moi, ce qui me fait de la peine, c'est qu'il n'y a pas de plancher à votre autoritarisme. C'est un texte qui prévoit un mécanisme civil, pas un mécanisme pénal, mais c'est la preuve. Sujet, verbe, sanction, sujet, verbe, immigration. Vous, vous avez peur étrangers. Vous avez peur des étrangers. Nous, on a confiance dans une France. diverses, avec des gens différents. Vous voulez revenir à la France dans tous les sens du terme des années 70. Et c
'est
très surprenant de voir que vous avez si peur d'une France avec, c'est vrai, des étrangers qui contribuent à notre nation, alors que vous êtes le parti de Trump depuis de Poutine. Mais ce n
'était pas le sujet.
Vous parlez des
délinquants, donc il faut sanctionner. tous les délinquants, les nationaux et les étrangers. C'est pour ça que vous avez manqué de courage et que vous décevrez
les Français. C'est une fuite. C'est de la lâcheté.
Absolument pas.
Est
-ce
que c'est le moment de parler d'hypocrisie du RN sur le « tu casses, tu payes » ou « tu pilles, tu payes ». Pourquoi ? Il y a 4 millions d'euros dans les tuyaux quand même que vous devez rembourser avec votre organisation politique parce que vous avez un petit peu pillé le Parlement européen. Alors c'est vrai qu'il n'y avait pas des images de flammes à la télé. C'était moins démonstratif. Il y avait moins de manifestants autour de vous pour faire ce pillage. Deux condamnations.
Et le pouvoir en cassation, c'est juste parce que c'est embêtant de se balader avec un bracelet.
C'est dommage que vous versiez là-dedans. On ne va rien faire.
C'est le cœur de l'affaire. Parce que les gens, pour consentir à l'autorité... On va revenir
au fond du texte. Les gens,
ils ont besoin aussi que chez les responsables politiques, en l'occurrence, il y ait un minimum d'exemplarité, en tout cas de respect de la loi. Non, mais regardez dans
vos rangs. Regardez les sanctions de vos collègues. Ils ne sont pas là, donc je ne vais pas tirer sur l'ambulance. Mais alors que vous, vous êtes là avec votre organisation politique, c'est évident. Deux condamnations, un pouvoir en cassation. Elle est présumée innocente. Elle sera candidate à l'élection présidentielle. Je comprends, ça vous déplaise, mais en tout cas, nous y faisons compagnie. On va
terminer sur le texte qu'assure Feilleur, parce que là, on dévie complètement du sujet. Le texte va arriver chez vous, le texte va arriver chez vous à l'Assemblée. Hugo Bernalicis, vous nous l'avez un peu dit tout à l'heure, mais vous pensez qu'il sera adopté à l'Assemblée dans cette version ?
Ah bah écoutez, la fusion, acquisition en cours entre le Rassemblement National et le groupe, enfin le Bloc Central et le Macronisme, est en train d'achever sa mue définitive. Donc moi, je ne me fais aucune illusion sur le fait que tout ce beau monde... ils votent favorablement ce texte. En réalité, et c'est ça qui est ma plus grosse crainte dans les circonstances, c'est que finalement, la bascule autoritaire, elle est en train de se faire sous nos yeux et voilà un des éléments de l'équation.
Rapidement Benjamin. Défendre. Le droit de manifester en paix, défendre le droit des étudiants à proposer des choses pour améliorer leur avenir, c'est ce que nous voulons, c'est ce que nous voulons en les écoutant, c'est ce que nous voulons en proposant des choses et c'est ce que nous voulons en faisant en sorte que ceux qui cassent et qui les empêchent de s'exprimer, voire qui les violent, payent.
Merci beaucoup. Merci à tous les trois pour ce débat sur ce texte qui a donc été adopté cette nuit au Sénat. Merci à tous de nous avoir suivis à 15h. Vous vivrez en direct la séance de questions au gouvernement, au Sénat. Et nous, on se retrouve demain. Très bonne journée.
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