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dans une grande partie de la classe politique et dans votre camp. À bas le voile, Bruno Retailleau. Le grand remplacement relève du débat politique, Aurore Berger. Le problème de l'hôpital en France, c'est qu'il y a trop de mamadou, Emmanuel Macron, président de la République.
Sébastien Lecornu face aux parlementaires. Le ton monte, les critiques fusent et l'Assemblée s'enflamme. Le gouvernement est-il en train de perdre la bataille ? Regardez jusqu'au bout, la confrontation est explosive.
des propos racistes, islamophobes, négrophobes, que des millions de personnes doivent encaisser tous les jours. Et au-delà des paroles, il y a les actes, depuis dix ans. des lois et de migration, la préférence nationale pour certains droits sociaux, la chasse à la baïa, votre refus de combattre les milices d'extrême droite dans nos rues, votre refus de lutter contre le racisme systémique dans la police, dans la justice, dans l'éducation nationale.
de voir ce spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle matin, midi et soir, tout sent le recel politicien. marque une forme d'indignité et, croyant combattre le racisme, précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite du Rassemblement National. Vous devriez justement, précisément, être présent dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté, mener le débat, défendre l'unité de la République, défendre les valeurs de la République et faire corps, faire bloc et ne rien lâcher. Et cette ambiance particulièrement nauséabonde de ces questions au gouvernement laisse présager de rien de bon pour les semaines et les mois qui viennent.
Il est mort assassiné à l'âge de 26 ans parce que noir. Il et elle s'appellent Marwa Samba Ibrahima Ahmed et Ramatou, 12 ans. Il et elle ont été criblées de Bâle parce que noir, arabe, musulman. Cela aurait pu être moi, mes enfants, mes parents, mes amis. Aux familles et à leurs proches, nous voulons dire, vous n'êtes pas seuls. Un terroriste raciste a frappé à la verrière et attrape. C'est un acte prémédité, préparé par des années de matraquage raciste, qui installe le suprémacisme blanc dans les têtes, qui désigne des ennemis de l'intérieur à abattre. Ces discours viennent de l'extrême droite, quand elles pointent tous les jours les hordes arabo-musulmanes, quand elles désignent trappe comme une république islamique miniature. Ce sont les mots de la présidente du groupe RN Osema, hier encore à la télévision.
Allez, s'il vous plaît. Madame la ministre, allez-y. Merci Madame la Présidente. Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée, face au drame que notre pays vient de traverser, il y avait, je crois, deux attitudes possibles. Celle que Madame la Présidente de l'Assemblée nationale a eue. c'est-à-dire celle du recueillement, de la solidarité, de la cohésion nationale, de la mobilisation de la nation. Et puis il y avait celle de l'indécence, de la récupération, de l'instrumentalisation. Et vous avez fait votre choix en quelques heures, le jour même, alors qu'avec le ministre de l'Intérieur, nous étions à trappe, aux côtés des élus, aux côtés des forces de l'ordre, aux côtés des forces de secours qui ont sauvé des vies ce jour-là, beaucoup de vies. Dès ce jour-là, vous avez fait un choix, celui de continuer à fracturer le pays, celui d'instrumentaliser un drame. Nous, nous faisons un autre choix, notre choix. c'est celui de l'unité républicaine. Parce que quand un homme est tué, quand un homme est assassiné, à raison de sa couleur de peau, à raison de son identité, à raison de son origine, il n'y a qu'une seule réponse à imposer, c'est l'unité de la République française. C'est l'universalisme républicain, un universalisme qui ne trie pas les victimes, un universalisme qui ne choisit pas les bourreaux, un universalisme qui combat. Ce combat, nous le menons. Et cette fracturation de la société, les Français ne vous laisseront pas la mener.
Monsieur le Premier ministre, votre gouvernement ne tient plus que par la peur que vous voulez inspirer au peuple français. Interdire des manifestations, déclarer des couvre-feux, menacer de couper les réseaux sociaux, déployer l'armée dans les rues, retirer le droit de vote aux jeunes qui passent en comparution immédiate. Votre surenchère répressive ne fera pas rentrer les Français chez eux. Ils se tiennent debout face à vous. Samedi, à nouveau, ils étaient près de plus d'un million dans le pays. Main dans la main, on marchait pour que la jeunesse soit respectée, pour un salaire digne et pour des fins de mois plus douces. Mais on marchait aussi simplement pour le droit de marcher. J'avais peur de venir, c'est pour ça que je suis là. Lisez-t-on sur une pancarte à Paris ? Ce slogan-là a fait le tour du monde. On marchait parce que dans le pays des droits de l'homme, les libertés publiques ne sont plus garanties. Le droit de manifester et la sécurité ne sont plus assurés. Des milices d'extrême droite attaquent sans être inquiétés. Vous obéissez en réalité à la volonté du président de la République qui a déclaré la recommandation générale, c'est qu'il n'y ait pas de manifestation. Mais monsieur le Premier ministre, la contestation s'élargit et les rend des dégoûtés, c'est tof. La crise sociale est devenue crise politique. Désormais, c'est la crise de régime qui s'annonce. Monsieur le Premier ministre, allez-vous continuer de mutiler les enfants de la République ?
Madame la députée, nous allons surtout continuer à protéger les cortèges, comme nous le faisons. Comme c'était encore le cas samedi. Puisque, comme vous le savez, nous avons des militants d'extrême-gauche radical, de l'ultra-gauche, qui viennent faire dégénérer vos cortèges. Et les policiers et les gendarmes sont là pour les encadrer et rendre les choses possibles. Si 410 000 personnes ont pu défiler sur l'espace public samedi dernier, c'est bien parce qu'il y avait des policiers et des gendarmes pour protéger les cortèges. Ce que je voulais vous dire, madame la députée, il est faux de dire que nous assurons la protection des dispositifs en utilisant les militaires de dispositifs Sentinelle. C'est faux. Deuxièmement, vous avez évoqué, je vais vous répondre sur ce point, la présence de cortèges de militants d'ultra-droite samedi sur l'espace public. Je peux vous confirmer que c'est exact. Nous avons eu des militants d'ultra-droite qui sont venus provoquer un certain nombre de manifestants ou de militants de l'ultra-gauche. les forces de l'ordre sont intervenues pour empêcher les affrontements entre ces groupes. Ils ont interpellé deux d'entre eux à Rouen, 11 à Nice et donc évidemment nous ne laissons pas non plus ces groupuscules prospérer et d'ailleurs des actions judiciaires ont été engagées, des articles 40 ont été effectués, des interpellations ont tenu lieu et il y aura également des suites judiciaires. Madame la députée, je ne peux pas vous laisser dire que les policiers et les gendarmes, et donc le gouvernement qui leur donne des instructions, leur donne des instructions de mutiler des manifestants. Nous sommes là pour les protéger, pour les protéger de ceux qui viennent semer le trouble et le chaos dans les cortèges. Et nous allons évidemment continuer. Quant aux interdictions de manifestations, Madame la députée, elles n'existent pas. Il y a des endroits où nous interdisons des manifestations parce qu'il y a des risques de troubles à l'ordre public. nous les autorisons dans d'autres lieux où elles se déroulent de manière plus sécurisée, comme c'était le cas samedi dernier.
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