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En revanche, je voudrais dire une chose. Vous êtes tous là en tant que journaliste. Vous êtes tous là parce que vous avez une garde de presse. Moi, entendre des journalistes et des groupes de presse attaquer dans cette salle d'autres groupes de presse, je crois que ça n'a pas sa place. Si vous avez un problème avec ces news, c'est votre droit. Mais ce n'est pas auprès de moi. Ce n'est pas auprès de moi qu'on vient de le relater. Et ensuite, vous en prendre. Nommément, vous en prendre nommément à des journalistes, comme vous l'avez fait avec Mme Mabrouk, il ne s'agit pas de défendre ou ne pas défendre Mme Mabrouk, mais vous en prendre nommément à des journalistes, je vous le dis, d'une part, je crois que ça n'a pas sa place en démocratie, je pense que c'est dangereux. Et ensuite, ça n'a pas sa place dans ce compte-rendu de conseil des ministres. Donc j'aimerais, j'aimerais, et là j'en appelle aussi à la responsabilité de l'association de la presse présidentielle, que je trouve bien silencieuse, bien silencieuse. Madame, en off, vous dites que je ne suis pas journaliste et vous levez les yeux sers quand on vous rappelle que j'ai une carte de presse,
donc il y a un devoir de mesure quand vous défendez madame Soutenabou. Je termine, je
vous laisserai terminer. Je termine. J'en appelle à la responsabilité de la presse présidentielle et de l'association de la presse présidentielle qui depuis... Plusieurs comptes rendus de conseil des ministres laissent passer des propos qui prennent sciemment à partie certains de vos confrères. Je crois que ce n'est pas normal. Je crois encore une fois, ce n'est pas le rôle du compte rendu de conseil des ministres. Moi, je suis là pour répondre à l'ensemble de vos questions sur les politiques publiques qui sont menées. Est-il vraiment sain et acceptable au sein de cette enceinte d'avoir des médias qui attaquent d'autres médias, d'avoir des journalistes qui sont pris à partie, encore une fois, nommément, quand on voit comment ça peut terminer dans certaines manifestations, avec des journalistes qui sont ensuite pris à partie physiquement ? Et vous l'avez tous vécu. dans vos rédactions, bien au-delà, bien au-delà du groupe Bolloré. Il n'y a pas que les journalistes du groupe Bolloré qui sont pris à partie dans les manifestations. Ça vaut pour tous les journalistes. Et je crois que ce qui se passe aujourd'hui dans ce compte-rendu de Conseil des ministres et ce qui se passe depuis plusieurs semaines devrait aussi vous interpeller.
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