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Et notamment sur le parcours de la manifestation à Paris et ailleurs, on va écouter le ministre de l'Intérieur.
suis donc avec monsieur le préfet de police, monsieur le directeur général de la police nationale, monsieur le major général de la gendarmerie nationale et madame la directrice générale adjointe de la sécurité civile et de la gestion des crises pour présenter le dispositif d'ordre public qui sera mis en oeuvre pour la journée de l'acte 3 du 31 octobre. J'ai adressé un télégramme au préfet hier. Donc fixant un certain nombre d'instructions, déclinant un dispositif que je vais vous présenter à l'instant. Comment va se passer cette journée ? Alors à date, nous avons plusieurs appels à rassemblement de voix publiques, donc des manifestations. Donc il y a plusieurs appels. Au moment où on se parle, les préfets sont en train de discuter avec les organisateurs sur les modalités d'organisation de ces rassemblements de voix publiques. Les règles qui s'appliqueront seront les mêmes que celles qui ont prévalu le 24 octobre. Chaque préfet, en fonction des circonstances locales, appréciera la situation. Mais il est bien évident que compte tenu des troubles graves à l'ordre public qui ont eu lieu le 17 octobre. compte tenu de ce qui s'est passé le 24 octobre, où les défilés se sont déroulés sans incident majeur, mais avec des velléités assez fortes de certains groupes à risque, de se rendre dans les centres-villes pour commettre un certain nombre d'exactions. Le dispositif policier mis en place... les en a empêchés, mais la volonté, la velléité d'aller commettre des dégradations est bien là, elle est toujours là, et donc par conséquent, localement, les préfets prendront des décisions qui autoriseront ces rassemblements de voies publiques, évidemment, mais pas dans les centres-villes, où il y a des risques de troubles à l'ordre public, et plutôt dans les zones périphériques. Et par ailleurs, évidemment, s'assureront que le déclarant, l'organisateur, a un service d'ordre qui permet de faire face à d'éventuels débordements et surtout à... tenir de manière tout à fait correcte ces rassemblements de voies publiques. Donc on a bien cette double condition qui est appréciée localement, encore une fois, par chaque préfet. Mais comme le 17 octobre, on a eu des troubles à l'ordre public important dans bon nombre de villes, comme le 24, on a eu de nouveau cette velléité d'un certain nombre d'individus de groupes à risque, ultra-gauche, extrême-gauche, ultra-gauche radicalisée, donc et extrême-gauche radicalisée, évidemment, les préfets prendront des arrêtés qui seront des arrêtés d'interdiction. Les manifs seront autorisés en dehors des centres-villes. Dans le même temps, on constate que sur les réseaux sociaux, on a beaucoup d'appels à faire dégénérer ces rassemblements de voies publiques. Donc évidemment, le dispositif policier qui sera mis en place veillera à les encadrer et à faire en sorte qu'elles se déroulent dans les meilleures conditions possibles. Ça c'est pour la partie... manifestations de voix publiques. Encore une fois, je le redis, les préfets sont en cours de discussion avec les organisateurs pour les modalités de déroulement de ces manifestations de voix publiques. Dans le même temps, le 31 octobre, donc, est la journée d'Halloween. Et nous avons, nous enregistrons sur les réseaux sociaux de nombreux appels à rassemblements. Enfin, début, enfin, vers aux alentours de 20 heures, en tout cas dans la soirée, on va dire. Nous avons de nombreux appels à rassemblements qui émanent donc de la mouvance d'ultra-gauche, l'exclame gauche radicalisée, de certains sites de gilets jaunes radicalisés qui invitent donc les gens à se rendre dans des rassemblements, sur des rassemblements de voie publique à partir de 20 heures. dont de nombreuses villes de France, avec des messages qui sont particulièrement violents, avec des messages qui appellent à faire la révolution, à mettre en place l'insurrection. J'en ai quelques-uns sous les yeux. Et donc on est très loin de messages revendicatifs ou à caractère festif, mais bien sûr des messages qui incitent très clairement à la commission de troubles graves à l'ordre public. Il va sans dire que ces rassemblements, bien évidemment, qui se dérouleront à partir de 20 heures, peut-être un peu avant ou peut-être un peu après, seront bien évidemment interdits par les préfets. Les appels à ces rassemblements, tels que nous les voyons sur les réseaux sociaux, j'en ai évidemment quelques extraits ici, mais vous pourrez évidemment les consulter sur les réseaux sociaux, sont extrêmement explicites et ce sont des appels très clairs au fait de commettre des violences, des exactions, des débordements. Et s'ils venaient néanmoins à se tenir, ils seront bien évidemment dispersés. Et le cas échéant, il y aura évidemment des interpellations. Je dois dire d'ailleurs que ces appels à rassemblement ne sont pas exclusifs d'appels à commettre des pillages, à commettre des saccages. Et là encore, les messages sont très explicites. Et évidemment, la réponse qui sera portée sera de la plus grande fermeté. La présentation que je viens de faire de la journée du 31 octobre, donc à la fois avec ces rassemblements de voix publiques, ces appels à rassemblements sur la voix publique en soirée, voire en nuit, laisse à penser que la journée du 31 octobre, telle que je viens de la décrire, est une journée qui est à risque très élevé de troubles à l'ordre public. Et donc c'est bien évidemment une journée qui présente à bien des égards un caractère atypique, à la fois par... ses risques de troubles à l'ordre public élevé et aussi par le fait qu'elle va commencer avec des rassemblements en cours de journée et elle se poursuivra très probablement dans la soirée, voire même très tard dans la soirée. Donc c'est donc une journée extrêmement atypique, ce qui nous conduit évidemment à déployer un dispositif policier extrêmement important. qui va d'abord se composer d'un certain nombre de mesures de police administrative, donc les arrêtés d'interdiction dont j'ai parlé, de rassemblement dans les centres-villes, notamment en soirée, l'encadrement des manifestations telles que je les décris, et je le redis, les manifestations ne se tiendront pas dans les centres-villes où il y a eu des troubles à l'ordre public, les préfets prendront des arrêtés, elles ne pourront se dérouler qu'à la périphérie, et quand l'organisateur a présenté des garanties en termes de sécurité de leur organisation. Le dispositif policier comprendra pour l'ensemble du territoire national 70 000 effectifs. Donc c'est le même volume que le 24 octobre. Mais en sachant que nous n'avons pas... Vous avez une partie des effectifs qui ont été déployés à Orléans pour assurer la sécurisation du Congrès. du rassemblement national, congrès, puis meeting, congrès du samedi, meeting du dimanche. Donc c'est un dispositif qui demeure un dispositif exceptionnel. Sont mobilisés les effectifs, l'ensemble des effectifs locaux. Nous avons procédé à des rappels sur les congés, à la suppression des repos pour avoir le maximum d'effectifs présents sur le territoire national. Sont mobilisés l'ensemble des forces mobiles disponibles ainsi que tous les services spécialisés qui seront évidemment engagés. Je pense notamment à la... à BRI, au RAID, au GIGN, évidemment à l'ensemble de nos drones, l'ensemble de nos hélicoptères, les brigades écaisses, les unités cynophiles. Les 26 blindés centaures seront également déployés sur l'ensemble du territoire national, dont une partie à Paris. Et puis nous mobiliserons évidemment l'ensemble de nos lanceurs d'eau. Concernant la doctrine, c'est extrêmement important. Je vais insister là-dessus, sur la doctrine, c'est-à-dire la doctrine opérationnelle qui sera celle de l'ensemble de ses effectifs. Ce sera une doctrine extrêmement réactive. On ne tolérera aucun débordement. Il y aura des interventions systématiques. J'ai demandé à l'ensemble des forces de sécurité intérieure, d'abord à l'ensemble des préfets, et puis ces consignes ont été relayées par les directeurs généraux et par monsieur le préfet de police, des doctrines d'extrême fermeté. Les troubles à leur public que nous attendons sont importants, donc les forces réagiront avec une grande fermeté, beaucoup de réactivité, beaucoup de mobilité, pour disperser, puis le cas échéant même, interpeller les groupes à risque. Les forces seront prépositionnées sur l'ensemble du territoire national, dans toutes les villes, et en amont de l'accès à ces villes, il y aura des contrôles de flux, ce qu'on appelle les contrôles de flux, les mêmes que nous avons mis en place le 24 octobre, sur les axes routiers, dans les gares. dans les réseaux ferroviaires pour éviter que des personnes évidemment mal intentionnées se rendent dans ces centres-villes. Donc il y aura un très haut niveau de contrôle. Il sera plus élevé que celui du 24 octobre et il aura vocation surtout à durer, compte tenu de l'amplitude de cette journée du 31 octobre et des événements qui sont attendus, ces contrôles auront vocation à durer toute la journée. Je veux également dire... pour rassurer nos commerçants. Que le dispositif qui avait été mis en place pour protéger les centres-villes sera évidemment reconduit, au même titre que celui qui avait été mis en place pour les centres commerciaux qui se trouvent à la périphérie des villes et pour lesquels, en zone police, on a mobilisé énormément de gendarmes qui sont venus sécuriser ces centres commerciaux. Évidemment, eu égard aux nombreux appels... à commettre des pillages que l'on enregistre sur les réseaux sociaux, ce dispositif sera reconduit et amplifié. Voilà, donc cette doctrine, c'est une doctrine de grande réactivité, une doctrine opérationnelle qui se veut efficace et extrêmement ferme. Je veux le dire avec beaucoup de détermination. J'ai réuni d'ailleurs ce matin les préfets en visioconférence avec les directeurs généraux, le préfet de police. Tout le monde est sur le pont pour apporter une réponse extrêmement ferme. à ces débordements s'il devait y en avoir extrêmement ferme. Évidemment, nous mobiliserons les unités d'investigation judiciaire pour pouvoir traiter en flagrance les auteurs de ces débordements. Je vous rappelle que pour le 24 octobre, il y a eu plus de 1 400 interpellations, 1 435 pour être précis. Évidemment, nous nous remettons en situation d'interpeller et surtout de traiter. judiciairement, sous l'autorité des parquets, les auteurs de ces exactions. Donc c'est un message que je passe, je le redis, je réemploie ce mot, d'une très grande fermeté pour cette journée du 31 octobre. Et ce message, il s'adresse évidemment aux pilleurs, aux casseurs et à tous ceux qui en appellent à l'insurrection dans notre pays. Nous aurons une réponse ferme. Et évidemment, les cortèges partout où les préfets les auront validés seront encadrés, seront sécurisés pour que la liberté de manifester et la liberté d'expression puissent trouver à s'exprimer. Dans chaque département, les préfets communiqueront demain sur le dispositif particulier qui est mis en place sur leur territoire. Et je veux terminer ce propos avant de répondre à vos questions. pour avoir un mot de remerciement appuyé pour les forces de sécurité intérieure, qui une nouvelle fois sont mobilisées dans cette période de congés. Policiers, gendarmes... Forces de sécurité civile et évidemment également les sapeurs-pompiers, les marins-pompiers à Marseille, la brigade des sapeurs-pompiers à la préfecture de police. Je veux également avoir une pensée pour l'ensemble de ces forces de sécurité qui vont à nouveau s'engager le 31 octobre pour assurer la sécurité de nos concitoyens et faire en sorte que cette journée se déroule dans les meilleures conditions possibles avec à la fois, évidemment, et je le redis, la possibilité de manifester dans des conditions autorisées et d'autre part... que nous puissions assurer un ordre public qui soit irréprochable et qui sera encore une fois, je réemploi le mot, je l'emploie et j'assume de l'employé, nous aurons une réponse extrêmement ferme avec les fauteurs de troubles que nous attendons avec beaucoup de détermination s'ils envisageaient de venir évidemment dans les centres-villes. On sera extrêmement fermes et déterminés. Voilà ce que je voulais vous dire en quelques mots et je veux bien prendre, on peut prendre quelques questions si vous le souhaitez.
Bonjour, monsieur le ministre. Martin Baumer pour France Télévisions. Vous l'avez dit, cette manifestation aura lieu le même jour que la fête d'Halloween. En quoi est-ce que cela complique les choses pour vous qu'il y ait à la fois cette manifestation et cette fête d'Halloween ? Et en quoi est-ce habituellement une soirée qui est compliquée à gérer en termes de maintien de l'ordre ? Merci.
Habituellement, c'est une soirée où il y a parfois des violences urbaines. Ces dernières années, un peu moins quand même par rapport à ce qu'on a connu il y a quelques années. Donc ça, évidemment, ça reste d'actualité. Et d'ailleurs, on a adressé des instructions au préfet de... qu'ils ont commencé à mettre en œuvre depuis ces jours derniers, de contrôle des flux également pour appréhender le maximum de mortiers, de tirs d'artifices, etc. Ça, c'est la journée d'Halloween classique. Mais là, vous voyez bien qu'il y a des appels aussi à rassemblement au titre de cette journée du 31 octobre dans les centres-villes. Et donc ce qui fait que c'est un peu différent de la journée du 17 ou du 24, c'est que la journée a vocation à se prolonger un peu plus tard dans la soirée du fait des festivités d'Halloween. Donc c'est ça. Le sujet, c'est cette élongation. Mais le dispositif policier, il sera en place sur toute cette période. Voilà, c'est encore un effort que nous demandons à nos policiers et nos gendarmes. Et encore une fois, je veux vraiment les en remercier.
Bonjour, monsieur le ministre. Xavier Domanie de France Inter. J'ai deux questions à vous poser. La semaine dernière, on a eu plusieurs cas de groupes citoyens qui voulaient, disait-il, protéger les commerçants. Il apparaît que certains de ces groupes seraient constitués. de militants d'ultra-droite. Est-ce que vous avez un message à adresser à celles et ceux qui voudraient, j'allais dire, se substituer aux forces de l'ordre sur ce point ? Une deuxième question qui concerne aussi monsieur le préfet de police de Paris, s'agissant des manifestations dans la capitale. En sortant d'ici, d'une rencontre avec vous, les organisations lycéennes et étudiantes ont dénoncé une volonté d'empêcher de manifester. Qu'est-ce que vous répondez à ça ? aux organisations syndicales qui évoquent des recours impossibles, en tout cas des arrêtés d'interdiction trop tardifs pour pouvoir les contester devant la justice administrative et qui sous-entendent notamment une stratégie de la part de la préfecture de police sur ce point. Merci beaucoup.
D'abord, sur les groupuscules, effectivement, dans une quinzaine de villes, on a constaté que des groupes d'ultra-droite s'étaient constitués pour aller... protéger des commerçants. On a vu qu'il y a eu aussi beaucoup de prise à partie avec des éléments de la mouvance d'ultra-gauche. Systématiquement, les forces de l'ordre sont intervenues pour les séparer. Ce qui assure l'ordre public dans ce pays, c'est la police et la gendarmerie sous l'autorité des préfets. Que les choses soient claires. Et ces groupuscules, quand ils se constituent, et comme ils l'ont fait parfois en groupe de combat, ça suffit à engager des poursuites judiciaires. Je crois que les préfets, dans la plupart... Des villes où ces groupes se sont constitués ont saisi les procureurs de la République, bien évidemment. Et un certain nombre de ces militants d'ultra-droite ont été interpellés. Il y en a eu 11 à Nice qui ont été interpellés et 2 à Rouen. Donc je veux le souligner. Concernant les manifestations, les cortèges, le préfet de police est en discussion avec les organisateurs. J'ai effectivement reçu des représentants des organisations syndicales lycéennes et étudiantes qui nous disaient que nous nous livrions. à des entraves au droit de manifester. Pas du tout. On est vraiment dans l'équilibre constitutionnel de la garantie de la liberté de manifester, mais aussi la garantie qui est aussi un principe constitutionnel d'assurer la sécurité de nos concitoyens. Et c'est un équilibre qui a été trouvé par chaque préfet, notamment par le préfet de police, de faire en sorte que ces cortèges ne se déroulent pas là où il y a eu des troubles à l'ordre public. Donc ce qui fonde la décision des préfets, prévenir des troubles à l'ordre public, mais que la liberté de manifester puisse néanmoins s'exprimer. Et ces cortèges sont donc en revanche autorisés à l'écart des centres-villes. Voilà, c'est ce que j'ai redit aux organisations syndicales de lycéens et d'étudiants. Loin de nous la volonté d'entraver ces manifestations, sinon elles seraient purement et simplement. Ce n'est pas le cas. Après, la semaine dernière, et j'en terminerai par là pour répondre au troisième point de votre question, il s'est passé quelque chose d'un peu inédit, c'est vrai, c'est qu'on avait pu arrêter un certain nombre. On avait pu arrêter le principe d'un certain nombre d'itinéraires qui ensuite ont été remis en cause par les préfets. Ça a été le cas de M. le préfet de police. C'est le cas du préfet du Lois à Orléans où la manifestation, l'itinéraire a été modifiée. Pourquoi ? Parce qu'on avait connaissance du risque de troubles à l'ordre public qui se sont révélés au dernier moment. Et donc on a évidemment modifié les itinéraires. Mais ça n'a remis en rien. en cause ces manifestations. Et ça a été fait d'ailleurs dans de nombreuses villes. Et je tiens à dire que dans l'ensemble, dans la plupart des villes, quand il y a eu des recours devant le tribunal administratif, ces arrêtés modifiant les itinéraires des manifestations, modifiant ces itinéraires par rapport à la déclaration initiale, ont été la plupart du temps validés par le tribunal administratif. Donc on a bien cette garantie entre la liberté de manifester, d'expression, et la préoccupation du ministre de l'Intérieur et des préfets, qui est de la garantie. cette liberté mais en même temps de garantir la sécurité de nos concitoyens et la sécurité des biens.
Bonjour M. le ministre, Milan Argelas pour BFM TV. J'ai deux questions. D'abord la première, est-ce qu'on a des projections chiffrées sur la journée de samedi de manifestants attendus dans toute la France, en région parisienne, mais précisément aussi hors région parisienne ? Et deuxième question, sait-on combien de forces de l'ordre ont été blessées depuis le début du mouvement lycéen en comptant le 17 octobre et le 24 octobre ?
Sur les forces de l'ordre blessés, on a dépassé le millier de forces blessées, de policiers, gendarmes. Donc évidemment, le nombre est conséquent. Fort heureusement, ce sont souvent des blessés plutôt légers. Mais il y a eu aussi des blessures extrêmement graves. Il y a des fonctionnaires de police qui ont été hospitalisés, je veux le redire, et certains ont même été évacués inconscients. Heureusement, les choses sont arrangées ensuite. Mais voilà, c'est évidemment une de nos préoccupations. Car les prises à partie des forces de sécurité intérieure sur les... Graves incidents qui interviennent pendant ces journées de mobilisation sont absolument incroyables. C'est des jets de pavés, des jets de mortiers en tir tendu. Et on a même vu, on l'a vu à Paris, avec des jets de cheminées depuis un toit. Donc voilà, on a des agressions qui sont extrêmement violentes. Sur la participation, oui, nous la connaissons évidemment, les services de renseignement, que ce qu'il s'agisse de la direction du renseignement de la préfecture de police. Qu'il s'agisse de la Direction nationale du renseignement territorial, on fait leur travail. On a un certain nombre d'estimations. Je ne vous les donnerai pas parce qu'on ne les donne pas. Mais on peut penser qu'on aura une mobilisation aussi importante que celle du 24 octobre. Voilà ce que je peux vous dire. On a dépassé le millier. On vous précisera le chiffre exactement. Étienne, le chiffre précis de Paron. Voilà, c'est 1100. Donc je vous disais un millier, c'est 1193. Voilà, vous avez un chiffre précis. Est-ce qu'il y a d'autres questions ?
Bonjour M. le ministre, Léna Ménager pour RTL. Vous avez parlé d'une surveillance particulière concernant les centres-villes. Est-ce que vous avez identifié des communes ou des départements qui seraient plus à risque que d'autres ?
est plutôt sur des grandes villes ou des villes moyennes. On a bien vu le 24 octobre, d'abord le 17 octobre avec les nombreux pillages qui ont eu lieu. D'une part, et on a bien vu avec le 24 octobre que la plupart des grandes villes, les villes moyennes et certaines villes de province, sans que ce soit péjoratif pour le ministre originaire de Bourges que je suis, mais on a eu aussi dans des villes plus moyennes des incidents et des volontés d'aller dans les centres faibles. Donc voilà, le dispositif, il est en place partout. Il n'y aura pas de points faibles, on est en place partout.
M. le ministre, Mec Paris-Match. Beaucoup de personnes appellent à venir manifester déguisés. Est-ce que les masques sont interdits à la manifestation ?
C'est une question, j'ai vu beaucoup de choses circuler effectivement là-dessus sur les réseaux sociaux. Il y a un côté festif qui fait que les gens peuvent se déguiser. En tout état de cause, compte tenu des appels que nous voyons sur les réseaux sociaux, qui sont encore une fois des appels extrêmement violents. J'ai amené quelques extraits. On appelle « Faites la révolution », « Révolution », « Toute la nuit, sortir de l'ombre », « La nuit des ténèbres ». On voit ce genre de messages circuler sur les réseaux sociaux. Il est bien évident que si des personnes venaient à répondre à l'appel qui est formulé, de se rassembler à partir de 20 heures... peut-être avant, peut-être après, sur un certain nombre de places publiques. Ces manifestations seront considérées comme étant des attroupements visant à commettre des violences. Donc elles seront dispersées, on interpellera les gens. La dissimulation du visage dans l'espace public est interdite depuis une loi de 2010. Et depuis une loi de 2019, le fait de se dissimuler le visage dans une manifestation au cours de laquelle sont commis des troubles à l'ordre public ou au cours de laquelle on a de bonnes raisons de penser que des troubles à l'ordre public seront commis, c'est même un délit. Vous avez le visage dissimulé sur l'espace public. Sans aucun motif légitime, c'est une contravention. Quand c'est en manifestation et qu'on pense qu'il va y avoir des troubles à leur public, et là les appels sont explicites, ça devient même un délit qui est puni d'une peine d'emprisonnement d'un an, 15 000 euros d'amende. On appliquera ces textes. On appliquera ces textes pour ces rassemblements qui sont, je vous assure, quand vous lisez les réseaux sociaux, c'est tout sauf du festif ou même du revendicatif. Sur les rassemblements, bien sûr. Le prétexte de la nuit d'Halloween ne sera pas un motif légitime pour se dissimuler le visage dans l'espace public pour commettre des troubles à l'ordre public. Que les choses soient claires. Et on a passé des instructions en ce sens à l'ensemble de nos effectifs. Pas d'autres questions ? Merci beaucoup. Merci à vous.
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