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Bonjour Jean-Michel Blanquer. Merci d'avoir accepté de répondre à nos questions ce matin. Vous êtes évidemment l'ancien ministre de l'Éducation nationale. Vous venez de publier un livre, ça s'appelle « La démocratie et la fureur ». On y reviendra parce qu'aujourd'hui, honnêtement, on peut se poser la question de la fureur en démocratie. Mais Jean-Michel Blanquer, d'abord sur cette question. Est-ce que vous comprenez que les lycéens, aujourd'hui, disent « a été entendu pour une partie, mais pas suffisamment. On va recommencer les blocages lundi ».
Je pense que c'est normal que les lycéens considèrent qu'il y ait beaucoup de sujets à mettre sur la table, qui d'ailleurs dépassent beaucoup les questions scolaires. On a beaucoup entendu parler de précarité. On voit dans plusieurs pays du monde la jeunesse manifestée. Et si on fait la part de la politisation en partie inévitable de tous ces mouvements, il faut quand même entendre qu'il y a une angoisse de la jeunesse. À mon avis, il ne faut pas se tromper d'objet, c'est surtout ça. Et puis après, il ne faut pas non plus se tromper de méthode. C'est-à-dire qu'à partir du moment où il y a une écoute, ce n'est pas la peine d'avoir des blocages, surtout que ces blocages sont en fait au détriment des élèves et des étudiants. Je suis moi-même professeur à l'université, des étudiants. perdent en ce moment des heures de cours. Et c'est très embêtant. Donc il peut tout à fait y avoir des tables rondes, des discussions. Et puis qu'on aille plus au fond des choses. Parce qu'à mon avis, ce qui manque le plus à la jeunesse aujourd'hui, c'est un projet de société. C'est une capacité à avoir une place dans l'avenir. Et c'est tout ça qu'il faut discuter. Qu'est
-ce qui a raté ? Pardon de vous le poser comme ça, mais qu'est-ce qui a raté ? Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, les lycéens, il n'y a pas un truc ? C'est Parcoursup. C'est le manque de profs, c'est les conditions matérielles, c'est les inégalités, c'est la mixité sociale. Qu'est-ce qui fait qu'on en est là, aujourd'hui ?
Après, il y a des objets de fixation. Par exemple, si vous prenez le bâti scolaire, il y a eu les canicules cet été. Là aussi, c'est pareil, j'ai fait cours dans des conditions assez compliquées à un moment donné. On peut comprendre une sorte d'énervement qui, d'ailleurs, touche beaucoup de monde. L'emploi du temps, le nombre d'élèves par classe. temps va manquer pour qu'on rentre sur chacun de ces choses, mais je veux bien. Le bâti scolaire, si vous prenez cet exemple-là, dans beaucoup de cas, si on prend l'Île-de-France, il y a eu des rénovations très importantes. Simplement, par définition, il y a des endroits où ce n'est pas le cas et il y a des endroits où il y a de la colère. Mais si vous prenez l'exemple de Parcoursup, Parcoursup, pour moi, ça a été une amélioration considérable par rapport à la situation antérieure et qui a toujours été conçue. Dans l'intérêt des élèves. Par
rapport à la situation antérieure, c'est toute la question.
Même par rapport à deux autres choses. Par rapport aux résultats obtenus par Parcoursup, il y avait 60% d'échecs en fin de première année d'enseignement supérieur. En 2017, c'est baissé aujourd'hui à près de 50%. On a gagné 8 points environ, puisque c'est un peu plus de 50%. Ça, c'est des gens
qui, à la fin de la première année, soit ratent leurs examens, soit se disent qu'ils n'étaient pas dans la bonne filière et donc ils repartent à zéro ailleurs. C'était 60%, c'est 50%. Ça veut dire que l'orientation... est moins mauvaise qu'avant. Mais enfin, ça reste un drame. L'affectation,
en l'occurrence, dans l'exemple de Parcours Sub, c'est même l'affectation. L'orientation reste quelque chose d'assez faible. On avait défini 54 heures par an en lycée pour les élèves et on a partagé la compétence d'orientation avec les régions. Je préconise aujourd'hui que les régions le prennent complètement pour que le milieu socio-économique, les milieux académiques puissent venir dans les lycées davantage et même dans les collèges en 4e, 3e. En fait, le cadre législatif existe pour faire ça. Il faut le faire. Pour de vrai maintenant. Donc ça c'est par exemple une amélioration possible. Par rapport à la question que vous posez, ce qui s'est amélioré, c'est le fait que tout simplement il y a beaucoup moins de gâchis. J'ai calculé que ça fait plus de 500 000 jeunes, peut-être qu'ils ne le savent pas eux-mêmes, mais qui ont réussi par rapport à ce qu'ils auraient eu si on n'avait rien fait. Donc si vous voulez, c'est considérable. Et c'est comme d'autres sujets aussi tous ceux. qui, en réalité, pour qui Parcoursup a été réussi, évidemment, ne manifestent pas ou ne font pas de soutien. Mais dans la recette de Parcoursup, qu'est-ce qui fait, selon vous, qu'on a réussi justement à faire passer de 60 à 50 % ? Trois choses. La première, c'est... Et qui est propre à Parcoursup. Non, justement, Parcoursup est au centre, mais il y a deux autres choses au milieu, enfin, sur les côtés, plutôt, qui ont... contribuer à ce progrès. D'abord, dans la réforme du lycée, il y a une meilleure préparation des élèves à leur réussite future, parce qu'ils font des choix sur leurs enseignements de spécialité, qui les préparent à ce qu'ils feront dans leurs études supérieures. On les amène un peu en entonnoir à progressivement réfléchir à leur orientation. Bien sûr ! Tout ça peut être amélioré, notamment par le point que je disais avant sur l'orientation. Deuxièmement, Parcoursup en tant que tel. Parce que Parcoursup, c'est une meilleure affectation rationnelle en fonction des chances de réussite. Il y a aussi dans Parcoursup de l'information sur les chances de réussite en fonction du profil que l'on a. Tout ça, ça n'existait pas avant. Et surtout... Dans Parcoursup, désormais, vous avez un éventail de propositions qui n'existaient pas avant. Alors, l'effet pervers, c'est que premièrement, il y a parfois une angoisse devant l'amplitude du choix. Et l'autre effet pervers, c'est que vous avez une attente. Et donc, très souvent, ce qui se passe, c'est qu'en fait, à la fin, l'étudiant est heureux de ce qu'il a, de ce qu'elle a, mais dit « je suis content ». Non, non, mais majoritairement, ce qui se passe, c'est qu'on a ce qu'on voulait. Mais simplement, on a eu peur. On a eu plusieurs semaines d'attente. Arthur Chevalier. Moi, je
crois assez peu après ces trois semaines de manifestation, dialogue avec les lycéens. Un mois, voilà, un mois. Je crois assez peu à l'intérêt de ces conversations et de ces négociations pour une raison simple. Ces lycéens ont été reçus par un Premier ministre, ont été reçus par un président de la République. Il y a déjà plus de 5 milliards d'euros qui ont été libérés. Ils ont obtenu en un mois ce que des mouvements sociaux de travailleurs rêveraient d'obtenir en aussi peu de temps. Donc je crois que le fond du problème, s'il était purement technique, si je puis dire, il serait réglé. est obligé de constater que ça n'est pas le cas. Ils veulent continuer. On ne peut pas leur en vouloir non plus, c'est leur sentiment, c'est leur volonté. Vous avez été ministre de l'éducation nationale et je pense que vous avez exercé cette fonction avec beaucoup de conséquences et de sérieux. Moi, ce que je vois, c'est que le contact est rompu entre le gouvernement de la République et une partie écrasante de ses lycéens. Est-ce que là, ce n'est pas le plus grand échec, au fond ? Parce que vous voyez bien que les réponses techniques, elles ne suffisent pas. Vous voyez bien qu'il y a une colère, on les voit sur ces plateaux, en réalité. Donc, quel regard vous portez là-dessus ? Et est-ce que vous avez un sentiment de responsabilité par rapport à ça ?
Tous avoir un sentiment de responsabilité, parce que c'est la relation du monde adulte avec les jeunes aujourd'hui, et qui doit être d'ailleurs quelque chose de responsable, y compris dans les discours que nous tenons sur l'avenir et toute une série de choses. Après, si c'est la responsabilité dans ce qu'on a fait, le chiffre que je vous ai donné tout à l'heure, c'est évidemment quelque chose de très important. Donc oui, je porte Parcoursup. Évidemment, je considère qu'il y a des améliorations possibles. Et je pose une question très simple, et qui est à poser aux lycéens aussi, c'est finalement, mettons Parcoursup sur... à table, c'est ce qui se passe. Et regardons notamment les exemples étrangers et dites-nous ce qu'il y aurait de son sentiment.
Il y a Parcoursup qui est un sujet qui, à mon avis, cache le cœur du problème qui n'est pas Parcoursup, qui est, pardonnez-moi de vous le dire, la réforme du lycée que vous avez conduite, qui conduit à avoir aujourd'hui plus de 400 combinaisons possibles en première. Les gamins sont largués. Ils ont 15 ans, 16 ans, ils sont incapables de comprendre cette usine à gaz qui a été fabriquée. Le niveau en mathématiques s'est effondré. Mais
non, ce que vous dites est faux. C'est amusant parce que ça fait 4 ans que vous écrivez ça, mais c'est faux. Ce que vous dites n'est pas juste en fait. Alors répondez Jean-Michel Blanca. Le niveau en mathématiques s'effondre depuis 40 ans. Il s'effondre à cause de base de l'école primaire, du collège. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne s'est pas redressé. Oui, mais ce n'est pas la réforme du lycée qui, du jour au lendemain, va redresser le niveau de mathématiques. Pour la première fois en un demi-siècle, les programmes de mathématiques sont plus exigeants que les programmes précédents. Tout le monde peut le vérifier, il suffit de regarder. On retrouve un peu le niveau de mathématiques qu'il y avait en Terminal C. Mais il y a
moins d'élèves qui les prennent.
Non, vous avez 40% des élèves qui le prennent. Ça dépend de quoi on parle, en fait. Vous parlez de quoi ?
Les spécialités mathématiques.
Non, là, c'est 65% en première. C'est deux très loin. Math expert, c'est
vraiment... Je sens que nous sommes parents d'ados, mais c'est encore plus... Math expert,
c'est un exemple magnifique. C'est ceux qui font le plus de maths en terminale. C'est vraiment le maths plus plus. Voilà, exactement. Pour l'équivalent, avant, il y avait 40 000 élèves. Aujourd'hui, c'est 60 000. Avant, c'était 8 heures. Aujourd'hui, c'est 9 heures. Avant, c'était des programmes moins exigeants. Maintenant, c'est plus exigeant. Est-ce que vous avez fait l'effort d'aller regarder ça ? Oui, bien sûr. Vous avez l'air de ne pas le savoir.
C'est bien que vous preniez le temps de répondre et de pouvoir échanger là-dessus. Jean-Michel Blanquer, il y a une question qui est les maths et il y a une question qui est le bac. On dit tout et n'importe quoi sur ces sujets. Justement, dites-nous, c'est précisément aussi pour ça que vous êtes là ce matin. Sur le baccalauréat, de fait c'est factuel, il y a une partie de l'examen qui se fait désormais en contrôle continu. Une grande partie même, 60% de la note finale, c'est le... Contrôle continu. Ça veut dire qu'il n'y a plus, par exemple, en histoire-géographie, d'examen d'histoire-géographie. Nous, on a passé un bac où on avait une dissertation ou un commentaire de texte... Sauf si vous l'avez choisi en enseignement
de spécialité. D
'histoire-géo. Sauf si vous l'avez choisi en enseignement de spécialité. Mais ça veut dire qu'il y avait un tronc commun d'histoire-géo, d'examen. Donc ça veut dire que, malgré tout, le bac lui-même n'est absolument pas le même qu'avant. Donc certains patrons d'université disent OK pour qu'on supprime Parcoursup. Mais dans ces cas-là, faites en sorte que le bac est une vraie valeur. vous répondez à ça
alors il ya une piste pour répondre à ça c'est rétablissons le principe de noter les enseignements de spécialité en contrôle terminal c'était dans la réforme du baccalauréat Nous l'avions mis au mois de mars. Ce que vous appelez contrôle
terminal, ce n'est pas un contrôle tout au long de la classe de terminal, c'est un contrôle...
C'est un examen du bac. C'est un examen du bac.
Remettre des examens au bac. D'abord,
ne disons pas qu'il n'y a plus de contrôle terminal. 60% de la note, ça reste le contrôle terminal. Y compris les deux enseignements de spécialité. Mais la grande, une des innovations importantes qu'il y avait, c'était que les deux enseignements de spécialité en contrôle terminal, donc en contrôle final, comptaient dans Parcoursup. Donc c'était une revalorisation du baccalauréat et une motivation des élèves pour bien préparer.
En 2023,
le ministre de l'Education a pris la mesure, à mon avis... de supprimer cela, c'est-à-dire de faire que ces enseignements spécialités soient passés au mois de juin. Donc ça ne compte plus dans Parcoursup. Il y aurait une mesure assez simple qui serait de remettre le contrôle terminal là-dessus et de demander justement aux universités le fait que ce soit possible que ça se passe en avril ou en mai pour que ça puisse être pris en compte dans Parcoursup. Dans un
instant, on donnera la parole à Marius Ménil qui pourra réagir à votre interview. Il sera interrogé dans un instant. Il est co-secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne. Mais avant cela, je voudrais aussi un mot sur votre livre. qui s'appelle la démocratie et la fureur et vous y dites notamment... que la colère remplace le débat. Est-ce que quand vous voyez depuis un mois, on tente de distinguer, il y a un certain nombre de manifestants qui, et je me souviendrai toujours de ces premiers jours de la fureur lycéenne, de la colère lycéenne, où il y avait parfois dans une même rue, d'un côté, ceux qui manifestaient, les lycéens qui bloquaient leur établissement, qui étaient devant avec des pancartes de manière pacifique, et face à eux... des casseurs qui n'étaient pas forcément issus de ces mêmes lycées, que les professeurs d'ailleurs ne reconnaissaient pas comme étant leurs élèves. Et il y a eu une sorte d'amalgame entre les deux, au détriment d'ailleurs la plupart du temps de ceux qui voulaient véritablement faire évoluer les lycées. Est-ce que vous distinguez les deux ? Est-ce que vous entendez qu'il y a de la colère et qu'il y a de la fureur ? Mais que cette colère-là, elle doit être entendue malgré la fureur.
Alors là, il y a un côté sémantique sur la distinction entre colère et fureur, mais j'entends très bien qu'il y a d'un côté la colère et la fureur, je dirais, de l'autre des revendications. Ça, c'est certain. Et donc, en effet, il faut tout à fait faire la distinction. Et ce que vous dites est une des illustrations d'un phénomène auquel nous sommes tous confrontés, c'est-à-dire la montée des extrêmes, la polarisation des sociétés. C'est pas qu'en France, c'est partout ainsi. Regardez ce qui se passe aux États-Unis. Mon livre parle surtout des États-Unis. Mais d'ailleurs,
c'était une des questions que je me posais. Vous parlez surtout des États-Unis, vous auriez pu... C'est toujours plus facile, je trouve, de parler des autres que de parler de soi. Ça m'arrive de parler
de la France, vous me l'accorderez. Et puis j'ai voulu faire ce qu'a fait Tocqueville en 1830, c'est-à-dire en regardant ce qui se passe aux États-Unis aujourd'hui, en tirer des leçons beaucoup plus générales sur la démocratie et donc les phénomènes qui nous attendent. J'ai essayé de prendre du recul par rapport justement à tous les énervements. Vous dites que la démocratie ne
peut pas se réduire à la somme des intérêts individuels.
Bien sûr. Si je devais me résumer en une phrase, c'est que la démocratie risque de périr. Le moment est grave parce qu'elle finit par se retourner contre elle-même. Platon l'avait d'ailleurs modélisée, si j'ose dire. Et la démocratie ne peut durer et vivre que s'il y a aussi la République, c'est-à-dire ce que vous êtes en train de dire, c'est-à-dire le bien commun, le lien social, le devoir civique, le patriotisme, ce qui crée du commun. Aujourd'hui, c'est le délitement du commun qui crée cette espèce de fragmentation de la société. Et donc si on ne prend pas conscience de ça, et si l'idée républicaine, qui est loin d'être abstraite, mais qui renvoie à toute une série de choses concrètes sur comment nous recrétons, créons du commun, de la solidarité et du lien social, eh bien, si on ne fait pas ça, on va vers... Un mot sur ce que, justement, monsieur le
ministre, vous savez qu'il a écrit des souvenirs, j'imagine que vous le savez, et dans ces souvenirs, il fait référence à un discours qu'il a prononcé en 1849 à l'Assemblée. nationale qui venait d'être élue, constituante en réalité. Et il a prononcé un discours, il était très écouté, comme il avait été élu pendant longtemps, et il a dit, ne vous méprenez pas, si l'ancien régime est tombé, ça n'est pas parce que les impôts étaient trop forts, ça n'est pas parce qu'il y avait une inégalité fiscale, ça n'est même pas parce qu'il y avait une disproportion de rapports de force entre les émeutiers et le roi, c'est parce que des dirigeants qui donnent systématiquement le sentiment d'échouer ne peuvent plus être dignes de gouverner. Tout ça n'est pas une question de résultat, c'est une question de perception. Et moi... J'ai un avis de jeunes qui sont en train de ne plus être jeunes et qui ont un avis d'adulte, si je puis dire. Moi, j'ai l'impression que c'est un gouvernement qui ne veut pas mal faire, c'est les dirigeants qui ne veulent pas mal faire, mais tout ce qu'ils font donne le sentiment d'injustice et d'échec. Une
dernière réponse, Jean-Michel.
Et ça aussi, c'est la République.
Je pense qu'il y a deux choses. C'est juste pour répondre en deux mots. Parce que je pense qu'il y a une part d'échec. Malheureusement, ce deuxième quinquennat est raté. Pour moi, je pense que le premier quinquennat avait de réelles réussites. Pas seulement parce que j'ai participé, mais c'est aussi parce qu'il y a des relations de cause à effet dans les deux sens. Il y a des choses significatives dans ce qui s'est passé dans l'entre-deux. Et donc le deuxième quinquennat est en partie raté. Et en plus, on détricote certaines choses positives qui ont pu être faites. C'est pour ça qu'on dit « Ah oui, mais vous défendez Mordicus ce que vous avez fait ». Mais heureusement, c'est-à-dire qu'il ne faut pas sans arrêt non plus reconnaître des fausses défaites, en quelque sorte, même quand il y a des réussites. Donc il y a une part d'échec objectif dans ce qui se passe depuis dix ans, c'est vrai. malheureusement, mais il y a eu aussi des réussites. Et curieusement, pendant ce deuxième mandat, ces réussites-là ne sont pas défendues et tenues. Et c'est évidemment terrible, parce que ça donne ce que Tocqueville avait parfaitement résumé, comme toujours, puisqu'il était un des plus grands intellectuels de notre histoire.
Et visionnaire. Merci Jean-Michel Blanquer d'avoir répondu à nos questions.
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