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La matinale de Radio Classique avec David Abiker.
Et Célestine Gentilhomme pour l'éditorial avec Le Figaro. Célestine, bonjour. Bonjour David. Un hommage national sera rendu à Pengo Bossio Wang, victime de l'attentat de Trappes, un moment de communion où doit primer, a priori, l'unité, la dignité, a fait savoir le président de la République.
Oui, unité et dignité, deux mots dont il faudrait manifestement rappeler le sens à une partie de la classe politique. Emmanuel Macron lui-même s'est inquiété du manque de compassion et de tentatives d'instrumentalisation. Comment lui donner tort au vu du spectacle offert ces derniers jours à l'Assemblée nationale ? Des journalistes de CNews refoulés d'une conférence de presse par des députés écologistes, des parlementaires qui vocifèrent et quittent les bancs de l'hémicycle en pleine séance. Tout cela sous les yeux de la famille et des proches de la victime présente en tribune. On aurait pourtant pu croire que la minute de silence observée mardi par les débutés ramènerait... Tout le monde a la raison, mais l'époque était là sauf à sa face permanente, aux invectives et surtout à la désignation de coupables. Les insoumis réclament eux-mêmes une commission d'enquête pour, je cite, « établir les responsabilités ». Pour les élus de gauche, les premiers responsables se trouveraient donc du côté du Rassemblement National, qu'ils accusent de contribuer à la montée du racisme et en creux d'avoir armé par leur mot le terroriste de Trappes.
Mais les incriminations ne visent plus seulement Marine Le Pen, c'est aussi le gouvernement qui est désormais... mise en cause par la gauche.
Oui, même le gouvernement se voit désormais accusé d'entretenir le racisme, comme l'a encore asséné l'insoumis Éric Coquerel. Sa collègue Nadege Abomangoli en veut notamment pour preuve les lois immigration ou encore l'interdiction de la baïa instaurée par le camp présidentiel. Les députés macronistes, eux, sont repeints en passe-plat de Marine Le Pen. À en écouter certains, il n'y aurait plus que deux camps au lendemain de cet attentat. Les supposés racistes d'un côté et ceux qui les combattent. de l'autre. Une ambiance nauséabonde, pour reprendre les mots de Sébastien Lecornu, où la confrontation et la surenchère ne laissent même plus de place au recueillement, comme en témoignent l'EUE dont a été victime lundi soir le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, en plein hommage aux victimes de l'attentat dans la capitale, un élu copieusement sifflé au simple motif d'être socialiste.
Pour Sébastien Lecornu, la campagne présidentielle n'arrange rien à cette hystérisation des débats et cette chasse. Oui,
tout laisse à présager que les six mois de campagne à venir seront encore longs et virulents. A l'Assemblée nationale, le culte du clash permanent a remplacé les débats de fond. Dans la rue, la colère couvre toujours avec le risque de nouvelles flambées de violences chaque week-end. Les réseaux sociaux virent au défouloir collectif. Et partout, chacun brandit son épouvantail au gré de l'actualité. Avec un même objectif, surmobiliser son camp par la peur et le rejet de la...
Célestine Gentilhomme pour l'éditorial avec le Figaro. A demain, Célestine.
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