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Bonjour Bartholomé Lenoir.
Bonjour, merci pour votre
invitation. Soyez le bienvenu, vous êtes député UDR de la Creuse. Emmanuel Macron a-t-il raison, selon vous, d'organiser un hommage national aux victimes de l'attentat de Trappes, comme l'a annoncé hier la porte-parole du gouvernement Maude Bréjean ?
Oui, je pense que nous, en tout cas, on y sera présent. C'est effectivement un acte terrifiant, horrible, et donc nous serons présents à cet hommage.
Est-ce que vous avez été surpris lorsque Maude Bréjon affirme que le président de la République s'est dit inquiet du peu de compassion exprimée suite à cet attentat raciste ? D'abord, à qui pense-t-il selon vous ? Et est-ce que vous considérez, vous aussi, que la classe politique a manqué de compassion
Je pense que surtout, il y a des manœuvres politiques sur ce sujet-là. Il a, je crois, fait une interview avec Hugo Décrypte où il cible, selon lui, ce qu'il appelle l'extrême droite, etc. Je pense que ce n'est pas à la hauteur, tout simplement.
Alors, ce drame qui intervient en tous les cas dans un contexte particulièrement tendu, quelques jours après les dégradations du 17 octobre, est-ce qu'aujourd'hui, vous dites, comme certains l'affirment, que la France est au bord de la guerre civile ?
Je ne sais pas si on est au bord de la guerre civile. Après, vous savez, je viens d'une circonscription, la Creuse, qui est une circonscription qui appartient à nos campagnes. Et c'est vrai que dans nos campagnes, comme dans la Creuse, nous arrivons à des situations de tension qui paraissaient inimaginables il y a encore une dizaine d'années. C'est quand même assez extraordinaire de voir qu'à Limoges, magnifique ville millénaire issue de nos campagnes, on a brûlé l'hôtel de vie. Ce qui signifie quand même qu'on arrive dans une situation extrêmement forte en termes de conflits et les images du 17 octobre peuvent nous faire peur. Je pense que nous n'en sommes pas là. Je pense qu'il faut au plus vite, c'est mon positionnement politique, avoir une nouvelle, une alternance à Emmanuel Macron. Je pense qu'il faut que ce soit Marine Le Pen qui soit la future présidente de la République pour justement enrayer cette avancée vers le conflit et vers la violence permanente.
Alors, cette violence permanente, en tous les cas, le maire de Limoges, lui, Guillaume Guérin, il a, pour tenter d'expliquer ce qui s'est passé dans son hôtel de vie, Il a tout de suite pointé, dès le lendemain, l'ultra-gauche, qui dit-il, vit toute l'année sur le plateau de Millevache dans la Creuse, précisément, dont vous êtes le député. Ça fait des années que vous alertez sur la situation dans ce territoire rural. Qu'est-ce qui se passe exactement sur le plateau de Millevache ? Le
plateau de Millevache, c'est dans les trois départements de la région historique qui était le Limousin. qui est une région d'ailleurs beaucoup plus cohérente que la Nouvelle-Aquitaine. Donc il y a une partie en Corrèze, sur le plateau, une partie en Haute-Vienne et une grosse partie dans la Creuse. Effectivement, j'ai été élu à l'occasion de la dissolution de 2024, et ma première intervention en question au gouvernement, c'était sur ce sujet-là. Ensuite, j'ai fait un nombre de questions, et je les ai là d'ailleurs aux différents ministres, mais dernièrement aux ministres Nunez, qui sont restés sans réponse. Donc déjà, si vous voulez, je pense qu'il y avait une... par le gouvernement, une non prise de conscience de ce qui s'est passé vraiment. Maintenant, il est difficile d'avoir des informations précises, puisque le gouvernement, et en tout cas la justice, ne donnent pas, on attend le résultat de la justice, et que le gouvernement donne des informations. Est-ce que vous,
vous avez une idée un peu plus précise de ce
qui s'est passé ? C'est une ZAD aujourd'hui selon vous ? Moi, ce que j'avais dit il y a deux ans, c'est je crains qu'une ZAD ne s'installe dans la Creuse. Ce qui est certain, c'est qu'il y a des lieux précis, identifiés, qui lors de combats, je ne sais pas comment on appelle leur délire, si je puis dire, par exemple à Sainte-Soline, les combattants de leur idéologie d'extrême-gauche se repliaient sur ce plateau. Donc ça, on sait que c'était une zone de repli, une zone de confort intellectuel, moi j'estime que c'est une zone de radicalisation. Et après, par contre, l'ultra-gauche, en tout cas dans nos... n'a pas, évidemment, pignon sur rue. Et on ne peut pas dire, vous voyez, on va sonner à ultra-gauche et puis savoir qu'est-ce qui s'y passe exactement.
Mais ces militants entendent en faire un nouveau Notre-Lame-des-Landes, un nouveau Saint-Sauline ?
Je pense que là, j'espère qu'en tout cas, ça va mettre un gros coup d'arrêt. En revanche, je pense qu'effectivement, ils veulent en faire. Et d'ailleurs, c'est pour ça que beaucoup de Creusois souffrent de la situation. Et c'est pour ça que j'ai posé la question, parce que c'est très dur pour eux. Ils veulent en faire une zone où l'homme n'a plus aucune prise sur la nature. C'est-à-dire que... Parce qu'eux, c'est vraiment... Oui, on voit parfois des t-shirts éco-terrorisme. C'est vraiment leur volonté qui est très différente de l'ultra-gauche, j'allais dire urbaine, type Raphaël Arnaud. Et donc eux, je pense qu'effectivement, ils veulent créer un cadre de... d'entre-soi de cette idéologie d'ultra-gauche. Et c'est d'ailleurs pour ça que vous avez l'ultra-gauche qui est très violente, que nous avons besoin de savoir quels sont les liens avec, cette fois-ci, l'extrême-gauche, puisque des municipalités d'extrême-gauche sur le plateau ont été prises, que des associations qui sont subventionnées, culturelles, etc., ont été prises. Et donc, c'était effectivement un sujet majeur.
On va en parler. Ce qui est certain, en tous les cas, à ce stade, c'est que deux suspects ont été interpellés à proximité du site. L'un, d'ailleurs, représentait... dans l'enquête, comme un activiste d'ultra-gauche déjà affiché S. Pour vous, il n'y a aucun doute sur le fait qu'il y a un lien avec ce qui se passe aujourd'hui sur le plateau de Millevaches ?
Alors il faut quand même que la justice prononce les choses, mais en réalité je pense que le lien existe et qu'il est évident.
Est-ce qu'on a aujourd'hui des éléments précis qui permettent précisément de faire le lien entre le plateau de Millevache et l'incendie ? Alors ce sont
les déclarations, j'ai posé une question la semaine dernière au ministre Nunez, en lui disant, je vous ai écrit d'ailleurs et vous n'avez jamais répondu, ça c'est quand même très, à mon sens, grave. Et si vous voulez, lui a précisé les éléments, mais il n'y a que lui qui peut les avoir. Et la justice, lui, il dit bien, donc fiché S d'ultra-gauche, qui appartient à cette zone. En tout cas, qui a été, et ça c'est clair, leur logement de ces personnes interpellées était à proximité du plateau. Donc le lien existe.
Une source proche des renseignements territoriaux confirme au Figaro ceci, ça se développe petit à petit avec le soutien de certains élus politiques. Précisément, pourquoi ces individus sont-ils là ? Et qu'est-ce que ça veut dire, cette question du soutien de certains élus politiques ? Je vais vous donner
une anecdote. J'ai lancé une pétition aussi contre l'ultra-gauche au moment de mon élection et qui a très bien fonctionné. 2000 personnes en quelques jours ont signé la pétition. Ce qui voulait bien dire, moi je suis connu localement, pas nationalement, donc c'était vraiment des gens locaux qui signaient cette pétition. Ce qui voulait bien dire qu'il y avait une réalité. Et tout de suite, il y a eu un manifeste avec une pétition contre ma personne, contre moi, de 70 élus. Donc ce qui veut bien dire que... Élu du département. Élu du département. Donc ce qui veut bien dire, si vous voulez, qu'il existe des élus qui soit participent à une forme d'extrême gauchisation des esprits, si je puis dire, localement, soit... beaucoup en tout cas, préféraient qu'on n'en parle pas et disaient « attention, il ne faut pas montrer du doigt », etc. Et c'est exactement le même cas dans beaucoup d'autres sujets que traverse notre pays, c'est qu'à force de dire « attention », etc., on ne traite pas les problèmes. Et donc ça veut bien dire qu'effectivement, il existe des liens parfois obscurs entre certains élus, et je peux en citer un, il y a une commune qui s'appelle Faux-la-Montagne. Et c'est cette commune-là où j'avais justement parlé à l'époque au ministre Bruno Retailleau du problème de ce qu'on appelait le lac du Chamais qui pouvait être une zone qui deviendrait une ZAD. Dans cette commune-là aujourd'hui, il existe des adjoints au maire qui ont été condamnés par le passé pour des agressions envers les gendarmes. Donc c'est quand même... Ça pose des questions. Ce sont
des éléments que vous avez fait remonter. Vous évoquiez tout à l'heure la question d'une saisine auprès du ministre de l'Intérieur. Vous avez obtenu des réponses ?
Alors, ce qui est très intéressant, j'ai amené un peu ici quelques éléments. Effectivement, j'ai posé des questions orales au gouvernement. J'avais eu à l'époque le ministre Taillot. Et puis ensuite... Toujours concerné par ce sujet, mais n'obtenant pas suffisamment d'éléments, j'ai posé différentes questions. Alors c'était soit de la question écrite au gouvernement qui a un format où ils ont quelques mois pour répondre, deux mois à peu près pour répondre, mais c'est très formel, on peut trouver sur l'Assemblée nationale, où je leur parle justement des agissements sur le plateau avec des actes de vandalisme. J'en ai posé une autre en demandant, et ça c'est quand même très intéressant, plus d'effectifs, notamment en zone police à Guéret, parce qu'on sait que s'il y a des débordements, ils seront... à Guéret, c'est un peu comme ce qui s'est passé à Limoges, j'ai pas eu de réponse. Si à Limoges, il y avait eu plus d'effectifs de police, que se serait-il passé ? Peut-être aurait-on évité le drame. Et puis, comme j'avais toujours pas de réponse, donc ça, c'était des questions que j'ai posées en juillet dernier. Il n'y a plus de quatre mois et je n'ai pas eu de réponse. Et en revanche, j'ai aussi posé des questions par courrier direct, où là je disais au ministre, attention, il faut faire très attention, je peux vous citer là, je souhaiterais savoir les mesures que votre ministère va prendre, j'ai peur d'une contestation radicale, le type ZAD, un point de fixation pour les mouvances d'ultra-gauche, donc ça je l'expliquais au ministre, et il m'a répondu. Alors là il m'a répondu. Après le 17 octobre, j'ai eu à mon courrier une réponse, mais après le 17 octobre, datée néanmoins du 13 octobre. Donc je fais confiance. C'est Laurent Nunez qui vous répond. Laurent Nunez qui me répond avec cette phrase qui me paraît Je peux vous assurer, monsieur le député, que les services de l'État resteront vigilants lors des différentes étapes qui marqueront la suite de ce dossier. vigilant quand on sait ce qui s'est passé à Limoges.
Qu'est-ce qui vous permet, vous, de faire le lien entre l'ultra-gauche, on l'a évoqué, et la question des casseurs
Alors là, ce qui a été dit par le ministre et dit aussi par le maire de Limoges, Guillaume Guérin, c'est que d'abord, les personnes interpellées sont des fichiers appartenant à la mouvance ultra-gauche. C'est ça là où il y a aussi un défaut de la réponse pénale. qui ont, pour l'un, déjà été condamnés pour des faits, justement aguerrés dans la Creuse, de violence envers les forces de l'ordre, etc. Et qui n'avaient pas été en prison, pas sanctionnés, à mon sens, assez lourdement. Donc le lien, si vous voulez, il est établi.
Et ce que vous dites aujourd'hui, c'est qu'il a fallu finalement attendre un drame, comme celui qui est arrivé le 17 octobre, pour enfin mettre les projecteurs sur ce qui se passe sur le bateau de Mille Vaches ?
Malheureusement.
Ce coup de projecteur, vous... Pensez, vous espérez qu'il perdure ? C'est-à-dire que concrètement, aujourd'hui, vous vous demandez la dissolution d'un certain nombre d'ultra-gauches. Vous avez là aussi interpellé Laurent Nunez également en question orale au gouvernement dans l'Hébicycle qui vous a répondu que ces mouvances étaient suivies de très près. D'ailleurs, que l'expulsion se ferait lorsque les conditions seraient réunies. Est-ce que vous espérez ou est-ce que plutôt vous craignez que ça ne soit que des mots
Un peu des deux, malheureusement. Je pense qu'il y a quand même eu une prise de conscience, et notamment, vous voyez, en ce qui concerne, parce qu'il y a quand même des personnages, à mon avis, très dangereux. Et en ce qui concerne la sécurité des élus, etc., je ne peux que constater, en tout cas moi-même personnellement, qu'il y a une grande attention qui est faite, et que, en tout cas, je pense qu'ils sont en train de faire le travail. Mais je n'ai pas suffisamment d'éléments. si ça devait retomber, ce serait véritablement une faute grave du gouvernement.
La sécurité des élus, justement, est-ce que vous, il vous est possible de vous y rendre
non, moi si j'y vais, j'y vais de façon discrète. Je ne préviens personne et j'ai des rendez-vous chez différentes personnes de façon assez isolée. Mais j'y vais en voiture banalisée, si je peux dire, parce que j'ai un van mobile, j'ai une permanence mobile où on voit très bien des députés. Donc je fais très attention. Si je dois y aller de façon... C'est
-à-dire que quand vous allez sur ce territoire qui fait partie de votre circonscription, vous y allez cacher. Je fais très attention.
La dernière fois, j'étais sur le marché de Feltin, qui est un tout petit peu plus au nord. J'y suis allé comme ça avec mon collaborateur pour échanger avec les gens. Ça n'a pas duré deux minutes. Je me suis fait insulter et c'était tendu. Vous êtes menacé ? Oui, j'ai eu menaces de mort, insultes permanentes, bien sûr.
Le candidat à l'élection présidentielle, d'ailleurs, David Lysnard, parle d'un camp d'entraînement terroriste sur le plateau de Millevache. Est-ce que vous, vous reprendriez cette expression
? Alors moi, je n'ai pas les moyens, en tout cas, peut-être qu'il dispose d'informations que je n'ai pas. Je n'ai pas les moyens de savoir si, dans des points clés du plateau, il y a eu et il y a de l'entraînement type terrorisme. En revanche... Moi, je dis toujours qu'à minima, on sait que c'est une zone et un camp de radicalisation. Et en revanche, ce qui s'est passé à Limoges doit nous faire, et ça c'est Éric Ciotti qui l'avait dit dès le début, qualifier les actes comme des actes de terrorisme, pour ces personnes en tout cas, et que le parquet antiterroriste soit saisi.
Vous craignez de nouveaux débordements pour la journée de samedi ?
je pense qu'il faut être extrêmement méfiant et prendre des dispositions très fortes pour qu'il ne se passe rien, mais je n'exclus rien.
Parmi les dispositions de fonds, il y a la question des renseignements territoriaux, et vous appelez là aussi à rattacher les renseignements territoriaux. à la DGSI pour faire davantage circuler les informations. Mais est-ce que les renseignements territoriaux n'ont pas montré eux aussi leurs limites le 17 octobre en sous-estimant l'ampleur du mouvement ?
Peut-être qu'ils n'avaient pas les moyens justement de comparer avec d'autres services comme la DGSI et d'alerter de façon plus forte. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que les renseignements qui... à mon avis, n'ont pas assez de force et de moyens, n'ont pas réussi à restituer, et en tout cas avec assez de force, au gouvernement et aux ministres de l'Intérieur, le problème qu'il y avait à la fois. dans la zone du plateau, mais aussi bien dans les zones urbaines comme à Paris où ils ont complètement sous-estimé. J'étais à la réunion des partis la semaine dernière avec monsieur le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur et différentes autorités. Et effectivement, ce problème a été soulevé. Nous, nous apportons une solution qui est une solution, si vous voulez, pas uniquement de moyens financiers, mais qui est une solution de moyens et de capacité à répondre en intégrant les renseignements territoriaux à la DGSI. question que nous posons et une réforme que nous proposons.
Puisqu'on parle de la Creuse, Jean-Luc Mélenchon a d'ores et déjà annoncé qu'il allait s'y rendre pour une réunion publique. Ce sera le 11 novembre prochain. Comment se fait-il que Jean-Luc Mélenchon puisse se rendre à proximité du plateau de Millevaches ? C'est à une centaine de kilomètres, je crois. Il va au cœur du plateau de Millevaches.
Il
va au cœur du plateau
de Millevaches. Où a été interpellée une des deux personnes ? Comment se fait-il que Jean
-Luc Mélenchon puisse s'y rendre à priori sans trop de problèmes ? En tous les cas, c'est public. Parce que vous y allez, vous devez vous cacher.
Parce qu'évidemment, il y a sur place désormais une population très favorable aux idées de Jean-Luc Mélenchon. Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas une population qui est très défavorable. Et que j'essaie de soutenir de toutes mes forces. En tout cas, il faut bien comprendre le projet politique de Jean-Luc Mélenchon. Il y a un projet évidemment mondain, urbain, on le voit tous les jours. Mais il y a aussi un projet de transformation de nos campagnes. Et il se sert, parce qu'il est venu plusieurs fois de la Creuse, dans la... Il se sert de la creuse, du plateau, comme un lieu d'exemple de ce qui peut se passer et qui a une vision de l'homme, de l'être humain, qui ne doit pas avoir trait à la nature et qui doit laisser la nature prospérer. Effectivement, il faut la laisser prospérer, mais nous avons des agriculteurs, nous avons des personnes qui entretiennent la nature. Et ça, il crée, et c'est extrêmement dangereux, des conflits, parce qu'ils sont très critiques des projets agricoles. devient leur paradoxe, c'est qu'ils vont jusqu'à refuser des projets de relocalisation de la production alimentaire en France, alors même qu'on sait les conséquences du transport sur le dérèglement climatique.
Pour revenir à l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges, le maire, Guillaume Guérin, a révélé hier, d'un point de vue, n'avoir reçu aucun SMS ni appel de la part du chef de l'État, alors qu'il a reçu un mail de soutien de la part de J.D. Vance, le vice-président américain. Est-ce que vous, ça vous choque
Oui, bien sûr. Je pense que... Emmanuel Macron, le président de la République, n'est plus en prise avec le peuple français. Je pense qu'il ne comprend pas, l'a-t-il déjà compris, je n'en sais rien, mais c'est pas uniquement de faire des déplacements, etc. Mais le peuple français attend de son président un témoignage de respect à une commune qui a vu, et donc d'appeler le maire, qui a vu son hôtel de ville, son icône. brûlés avec ces images extraordinairement impressionnantes. Et donc effectivement, je pense que cela montre une déconnexion totale avec l'envie et la réalité du quotidien des Français.
La commission d'enquête, en tous les cas de l'Assemblée nationale, sur ces violences, pas uniquement à Limoges, évidemment dans tout le pays, doit débuter ses travaux dans les tout prochains jours, sans les députés du RN qui ont décidé de boycotter les travaux, faute d'avoir obtenu un poste de co-rapporteur. Est-ce que vous confirmez que... Le Rassemblement national séchera les travaux de la commission d'enquête et quelle est la position de l'UDR
Nous, effectivement, si vous voulez, maintenant vous avez une commission d'enquête, et j'attendais beaucoup de cette commission justement, qui... dont les rapporteurs sont exclusivement de gauche. Nous avons l'autre député qui était macroniste, qui au début a été favorable à être rapporteur, finalement a décidé de se mettre en retrait. Donc comment voulez-vous ? Parce qu'évidemment qu'on va arriver sur des situations où il va y avoir des liens entre potentiellement une idéologie politique de gauche et c'est là-dessus que j'ai envie d'avoir des réponses, moi personnellement. Donc évidemment que ça n'a plus aucun sens. pouvons donner un blanc-seing à des personnes qui vont peut-être se protéger.
Mathilde Panot accuse les députés ARN d'essayer de bloquer cette commission. Que lui répondez-vous Ce sera le mot de la fin. Merci, Bartholomé Léonard. Merci d'avoir été avec nous, député Union des Droites pour la République.
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