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coup de toxin.
Bonjour, bonjour à tous, bonjour Régis de Castelnau à nouveau, bonjour Alexandre. Alors la fameuse chronique police-justice du jeudi, il y a beaucoup de sujets, je crois que vous allez vraiment avoir de quoi réagir en préparant le programme. On a tout de suite pensé à des réactions très très fortes de Régis de Castelnau. Alors voilà les cinq sujets que nous allons traiter, quatre mais il y en a deux dans un, enfin voilà. Déjà évidemment, Marine Le Pen serait à nouveau inéligible. Alors là, j'imagine bien Régis que vous allez nous expliquer tout ça. Et vraiment, on voit bien qu'ils font tout pour pas qu'elle puisse se présenter. Également, Marine Le Pen poursuit en diffamation le journal Le Monde par rapport à cette fake news sur l'immende acte terroriste de Trappes. Et puis nous reviendrons également sur la visite de... Macron à Marseille qui ne serait pas tant surprise que ça, peut-être même demandé selon le canard enchaîné par le maire de Marseille. Et puis la loi Casseur-Payeur qui remet dedans évidemment le blocage des réseaux sociaux comme par hasard. Et dernier sujet de cette chronique du jeudi en polyjustice, le fameux pistolet traceur ADN où là on imagine bien que vous aurez de nombreuses choses. A nous dire. Alors peut-être, commençons avec vous, Régis de Castelnau. Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'invigibilité qui remonte là d'un seul coup de Marine Le Pen ? Expliquez-nous tout ça, évidemment.
'est d'abord un symptôme. C'est d'abord un symptôme de la panique. C'est un symptôme de la panique parce que le bloc élitaire et le bloc élitaire auquel appartient le système médiatique, mainstream, commence à comprendre ce qui va lui arriver. C'est-à-dire qu'au printemps prochain, il va y avoir une élection présidentielle en France et il y a... valeur du jour, toutes les chances que Marine Le Pen soit élue à la présidence. Alors qu'est-ce qu'on fait ? On lance des opérations de diversion, on lance des incantations, on psalmodit un certain nombre de choses pour conjurer le malheur qui arrive. Ça me fait penser, vous savez, à ces tribus primitives d'avant la révolution néolithique qui, pour faire venir la pluie, lancent des incantations, ont des procédures magiques. Donc pour moi, c'est de la pensée magique. Voilà. Donc c'est d'abord et avant tout ça. Et sur cette histoire d'inéligibilité, on sort tout d'un coup un haut magistrat. Oh, dites donc, un haut magistrat, c'est incroyable. Il est très haut, ce magistrat, sauf que ça fait 20 ans qu'il n'exerce plus. Il est magistrat honoraire. comme on est avocat honoraire, comme votre serviteur est avocat honoraire. Alors votre serviteur, depuis qu'il est honoraire, et par conséquent honorable, il court des articles en pagaille. J'ai calculé que depuis 12 ans, j'en avais écrit 1400, voyez-vous ? Oui, quand même. Alors sans compter le pavé de 600 pages et des analyses juridiques, j'en fais en pagaille. Le problème, c'est que mes analyses juridiques, elles sont très pertinentes, elles sont même parfois complètement gênées. Mais le problème, c'est qu'elles ne servent à rien sur le plan concret. Parce que c'est quoi le droit ? Le droit, c'est une abstraction. C'est une abstraction, c'est-à-dire qu'on dit, voilà, il y a une règle, donc les universitaires disent ceci, les journalistes disent cela, les spécialistes disent ceci, tout ça est fort bien, mais... Tant que, et c'est une expression de Max Weber que j'aime beaucoup, tant que les petits hommes avec des casques à pointe ne viennent pas pour inscrire cette règle de droit dans le réel, elle est théorique. Et donc, les petits hommes avec les casques à pointe... Ils sont déjà descendus une fois, même deux fois, ils sont descendus une fois en mars 2025 en disant « Madame Le Pen, vous êtes inéligible cinq ans avec exécution provisoire ». 7 juillet 2026, les d'autres, d'un niveau supérieur, petits bonshommes avec des casques à poing, sont venus en disant, non, non, elle n'est plus inéligible, elle n'est plus inéligible, et par conséquent, on l'a, et d'ailleurs c'est... C'était très amusant de comparer, on en a parlé à plusieurs reprises, de comparer les deux décisions, celle de mars 2025 et celle de juillet 2027. La première était un torchon directement politique, et celle du 7 juillet dit qu'il faut rétablir la démocratie, donc Marine Le Pen peut être candidate. Alors je ne rentre pas sur les détails techniques. Il y a tout un débat. Effectivement, moi j'ai dit dès ce moment-là, j'ai dit oui, mais Marine Le Pen est toujours théoriquement. inéligible, je dis bien, théoriquement inéligible, parce que comme elle a dû faire un pourvoi en cassation pour éviter de faire une campagne électorale sous bracelet, ça a suspendu. Alors mécanismes juridiques sur les détails desquels je ne vais pas revenir font qu'on peut considérer que, et c'est ce qu'a fait ce haut magistrat, sorti de... de sa paisible retraite, c'est ce qu'on lui a fait dire. Bon, et donc que l'exécution provisoire de 5 ans s'appliquerait toujours. Bien, moi je veux bien qu'on dise ça, je l'ai écrit, j'ai dit oui, certes, certes, certes, mais aujourd'hui on a une situation de ce que j'appelle d'éligibilité quantique, c'est-à-dire qu'on est à la fois... éligibles et à la fois inéligibles et en même temps, parce que Marine Le Pen fait sa campagne, elle est politiquement et pratiquement éligible, et lorsque le Conseil constitutionnel va devoir publier la liste des candidats, qui auront déposé leur dossier avec les parrainages, avec tout ce qu'il faut, lorsqu'il va devoir la publier au plus tard le 19 mars, il n'aura pas la compétence à ce moment-là pour dire si elle est inéligible ou pas. Il ne l'aura pas cette compétence. Lui, c'est un simple... Enregistreur, je parle bien de cette phase des candidatures. Et il n'aura d'autant plus pas la possibilité de dire qu'elle est inéligible, parce que l'inéligibilité, excusez-moi c'est compliqué à dire, l'inéligibilité s'apprécie au jour du premier tour. Donc je ne vois pas comment le 19 mars il peut dire qu'elle est inéligible, alors que ça s'apprécie au 18 avril, je crois que c'est ça. un mois plus tard. Et donc on imagine, alors certains poussent, M. Ferrand, vous savez le 13 de l'atome, le monsieur qui est un escroc théorique. Tout ce qu'il a fait au détriment des mutuelles de Bretagne, ce sont des infractions d'escroquerie et d'abus de confiance. Et de prix illégal d'intérêt au passage, pourquoi être avare de délit ? Mais il s'est trouvé... des petits hommes avec des casques à pointe, complaisants, qui sont venus dire « Ah non, non, non, on ne peut pas le poursuivre parce que c'est prescrit ». Et là, effectivement, il est escroc théorique, mais il n'est pas escroc pratique, il est innocent parce qu'on a dit « Voilà, M. Ferrand, le très onatome ». Eh bien, ce M. Ferrand, écoutez, les infractions qu'il a commises, on ne va même pas les regarder, elles sont prescrites. Très bien, c'est très bien. Donc, si M. Ferrand… veut s'amuser en mars 2027 avec sa bande de repris de justice, parce qu'il y en a un autre qui s'appelle Alain Juppé, qui est le doyen, le doyen de la Haute Assemblée, multicondamné, inéligibilité à l'époque et tout, bon c'était il y a longtemps, mais c'est pas, si vous voulez, c'est une réalité. Attendez.
On a perdu Régis.
vous êtes très bien, vous
entendrez bien, vous voit très bien Régis.
Non, mais c'est quelqu'un qui m'appelle et il me... C'est pénible ça. Attendez, attendez, attendez, il faut que je nous coupe. Je vais te raconter d'autres choses. Non, non, non, je vais attendre, on doit attendre qu'il se calme. On doit attendre qu'il se calme. Voilà, espérons qu'il va le faire. Donc oui, ce que je voulais dire, on voit mal M. Ferrand et sa petite bande venir dire, vous savez tous ces gens qui ont été nommés n'importe comment par le président de la République, par Larcher et par Mme Brune Pivet, venir dire au mois de mars, ah ben non. On ne retient pas sa candidature, elle est inéligible. Après six mois de campagne, alors qu'elle sera donnée à 40% dans les sondages, moi, je ne conseille pas à M. Ferrand de s'amuser à ce petit jeu, surtout qu'il n'en a pas la compétence. Alors, pour que, éventuellement, cette inéligibilité théorique, qui reste... pour l'instant, puisse être, je veux dire, disparaître, il faudrait que la Cour de cassation dise, voilà, le pourvoi de Marine Le Pen, qui a donc suspendu les peines de l'arrêt du 7 juillet et réactivé l'exécution provisoire des 5 ans, parce que bon, je suis obligé de revenir un peu sur le complexe, pour que tout ça tombe et qu'elle redevienne complètement inéligible. indigibles grâce à la décision de la Cour d'appel du 7 juillet 2026, il faut que le pourvoi soit rejeté. Tranquillement, la Cour de cassation a dit dans un communiqué, s'il y a un problème au mois de mars, Coucou M. Ferrand, écoutez-nous bien. S'il y a un problème au mois de mars, on se réunira en urgence début avril. On se réunira en urgence début avril pour examiner le pourvoi qui sera bien évidemment rejeté et Marine Le Pen sera à ce moment-là totalement éligible. Alors pourquoi est-ce que Marine Le Pen a fait un pourvoi ? qui pouvait être un petit peu dangereux, dans la mesure où certains disent, dont moi d'ailleurs, parce qu'il faut être honnête, certains disent que l'inéligibilité de mars 2025 existe toujours. C'est qu'elle était condamnée à deux ans de prison ferme avec bracelet. Donc faire une campagne électorale sous bracelet, ce n'est pas hyper pratique, n'est-ce pas ? a fait ce pourvoi pour se protéger du bracelet pendant sa campagne, et ensuite, naturellement, ce pourvoi sera rejeté, et elle sera éligible à la date qui compte, c'est-à-dire au 18 mars, le premier tour. Alors, le Conseil constitutionnel, lui, il a un pouvoir d'appréciation. Non pas au moment des candidatures, ça je suis très ferme là-dessus, mais quand il va contrôler, puisque c'est une juridiction, il est le juge de la régularité de l'élection présidentielle, comme celle du Sénat, comme celle des élections délégislatives, etc. Alors qu'est-ce qu'il va faire ? Eh bien s'il y a un recours contre cette élection, il l'examinera son rythme. Imaginez-vous qu'un an plus tard, Marine Le Pen étant à l'Elysée, protégée du bracelet électronique par l'immunité présidentielle, imaginez-vous que le Conseil constitutionnel de l'époque, c'est-à-dire en 2028, irait jusqu'à dire « Ah non, non, non, écoutez, elle n'était pas éligible à notre avis, et par conséquent, on annule l'élection présidentielle ». Mais ils ne le feront jamais. Ils ne le feront jamais. Monsieur Ferrand aura probablement d'autres chats à fouetter, c'est-à-dire d'affronter les procédures judiciaires qui ne manqueront pas de repartir vis-à-vis de lui. Voilà pourquoi je pense que, excusez-moi d'avoir été un peu technique comme ça. Non, non, mais c'est important. C'est
important de comprendre effectivement ce qui se joue en droit, qui décide de la peine, qui contrôle et qui vérifie les candidatures. L'idée
centrale, c'est bien. Voilà. Le droit, c'est une abstraction. C'est théorique. J'ai plein d'idées sur plein de sujets juridiques, on va en parler d'autres d'ailleurs, et c'est ce qu'on fait tous les jeudis matins, n'est-ce pas ? Bon, donc, le droit c'est une abstraction, sauf quand arrivent ceux qui vont l'inscrire dans le réel, c'est-à-dire des juridictions, c'est-à-dire des... Enfin, je veux dire, il y a tout un tas de mécanismes. Par conséquent, actuellement, on peut gloser tant qu'on veut pour essayer de conjurer ce qui est en train de se produire, ce qui va probablement se passer. Mais tout ça, c'est n'importe quoi. Enfin, je veux dire, ça n'a aucun intérêt véritable. Marine Le Pen est pratiquement et politiquement inéligible aujourd'hui. Elle sera juridiquement éligible le 18 avril, jour du premier tour. Et elle sera probablement, j'insiste, valeur du jour, élue présidente de la République. Bon, demain, on trouvera autre chose. Il y a eu l'opération de diversion de trappe, il y aura l'instrumentalisation d'une horrible tragédie, il y aura encore d'autres choses, il y aura l'invention de fake news de la part du monde, qui se déshonore une fois de plus si tant est qu'il lui restait un peu de mal. Alors voilà,
voilà. Voilà,
voilà. J'ai des choses à
dire,
t'avances toujours le programme. Alexandre, Alexandre, Alexandre, donnez-nous votre analyse également sur cette tentative de déstabilisation de la campagne avec ce... ce renouveau de l'inigibilité de Marine Le Pen. Qu'avez-vous à ajouter ?
C'est plutôt des compléments. Et moi, je suis moins optimiste que Régis, en disant, effectivement, le droit, en fait, c'est effectivement s'inscrire dans la réalité, parce que des gens le mettent. Mais je rappelle que le Conseil constitutionnel, ce ne serait pas l'institution à qui j'aurais le plus confiance. Je rappelle que, par exemple, en matière de référendum, on a eu le débat dans un point de justice précédent, c'est le Conseil constitutionnel qui s'est dit, je vais m'autosaisir et je vais être autocompétent. Donc là, il pourrait se dire, je suis autocompétent. Et je rappelle que pour les listes qui sont... sont présentés aux présidentielles. Si on veut, on n'est pas content parce qu'on n'est pas inscrit et qu'on devrait l'être et que le Conseil constitutionnel n'a pas vélédé notre liste, on peut faire une réclamation. Voilà, pas un recours, une réclamation devant le Conseil constitutionnel. Et cette réclamation, on ne peut pas faire de recours. C'est-à-dire que demain, le Conseil constitutionnel peut dire, Richard Ferrand, je ne veux pas de Marine Le Pen sur les listes. Voilà. Et il n'a même pas besoin, à la limite, de donner des raisons. Ce sera complètement illégitime et illégal. Le recours, il n'y en a pas. Donc en fait, comme il n'y a pas de structure de sauvegarde derrière. Et quand on voit la composition des neuf membres du Conseil constitutionnel, parce que je vais aller les regarder, ce qu'il y en a qu'on ne connaît pas, donc Richard Ferrand, comme l'a dit Régis, quelqu'un de très sympathique et compétent en droit suite à ses affaires de Mutuelle de Bretagne, donc nommé par Emmanuel Macron. Ensuite, on a Alain Juppé, donc lui aussi très connu pour ses petites affaires. Et lui, il n'est pas du tout redevant à personne, il a été nommé par Richard Ferrand. Voilà, donc comme ça, c'est bien. On est tranquille. On a Jacques Mézard. Alors là, vous ne savez plus qui c'était. C'était un ancien ministre d'Emmanuel Macron, encore éphémère qu'on n'a pas vu, nommé par Emmanuel Macron. Là, attention, un petit peu de diversité. François Pierre, ancien sénateur du Cher, nommé par Gérard Larcher, président du Sénat. Très bien. Jacqueline Gouraud, qu'on avait oublié, cette ancienne ministre des Cohésions des Territoires, nommée par Emmanuel Macron. Voilà, nous avons François Senner, conseiller d'État, ancien directeur de cabinet de Gérard Larcher. Donc voilà, récompense pour bons et loyaux services. Véronique Balbecq, magistrate, ancienne directrice de cabinet du garde des Sous et pas n'importe lequel. Dupont-Moretti, quelqu'un au-dessus de tout soupçon et de complètement impartial. Et nommé par qui en plus ? Richard Ferrand. Alors autant dire qu'il y en a deux déjà qui sont nommés par le président. Donc ils lui doivent absolument rien. Philippe Barbe, de diversité, sénateur au moment de sa désignation, qui est également secrétaire générale de l'Élysée sous Chirac, et qui avait mené d'une main de fer, par contre, l'affaire Benalla au Sénat. Et enfin, nous avons Laurence Vigineski, excusez-moi si j'écorche son nom, pareil, nommé par Yael Brunpina. C'est-à-dire que sur neuf membres qui sont à l'intérieur, six sont... pour la Macronie, donc ils feront ce qu'on leur demande, et encore deux qui sont même été nommés directement par le président actuel du Conseil constitutionnel. Donc, moi, tout ça me fait qu'il y a toute une bande de copains qui se forment plus à un gang de gangsters, et qu'en plus, ils peuvent s'octroler des pouvoirs, parce que personne ne peut les contrôler, c'est pas prévu par la Constitution.
peuvent traiter des actions qu'ils judient. qu'ils justifieraient eux d'essentiel beaucoup plus rapidement que les délais habituels aussi. En
plus, donc voilà. Alors
attendez, là je vais répondre. D'abord, d'abord, d'abord, si... Je suis désolé, on a quatre Cours suprêmes en France. Pourquoi une seule ? On en a quatre. Donc, Conseil constitutionnel, Conseil d'État, Cour de cassation et Cour des comptes. La Cour de cassation, c'est celle qui compte, c'est celle qui tient le manche. C'est celle qui envoie et est dépositaire de la violence légitime. C'est la seule. C'est-à-dire qui envoie les gens en taule. a donné les règles du jeu. Donc effectivement, on peut s'imaginer que Ferrand, et ce Conseil constitutionnel composé, comme l'a dit très justement Alexandre, va faire un nouveau coup d'État. Mais bien sûr, bon, écoutez, moi je ne l'apprends pas, c'est ça, oui. Eh bien écoutez, je conseille aux membres du Conseil constitutionnel de ne pas rester présents au palais royal, à ce moment-là. Parce que vous imaginez, vous imaginez une campagne électorale, et tout d'un coup, parce que le coup d'État de 2017 qui a mis Macron au pouvoir, on a été surpris, on s'est fait avoir, cette fois-ci on les attend. Donc moi je veux bien, je veux bien, s'ils ont envie de finir accroché à un réverbère, c'est leur affaire, ils ne peuvent pas. Ils ne peuvent pas. Alors, on peut craindre un nouveau coup d'État à cette occasion. Personnellement, je ne le crains pas. Je ne les crains pas parce qu'en plus, juridiquement... Ils ne peuvent pas dire « je n'accepte pas cette candidature parce que Marine Le Pen est inéligible alors que cette éligibilité s'appréciera le 18 avril au matin ». Bon, très bien, mais quant à l'idée du référendum, c'est une très bonne question. C'est une très bonne question. D'abord, première observation, oui effectivement, M. Ferrand est venu dire Ce qui est quand même très significatif. Oui, mais attention, l'utilisation de l'article 11 ne sera pas possible. Le mec, il est déjà résigné, puisque c'est dans le programme de Marine Le Pen d'utiliser l'article 11. Il dit par avance, donc le gars, il n'a pas l'air très motivé pour l'empêcher de se présenter. Deuxièmement, que fait le Conseil constitutionnel dans son interprétation en 2000 ? Il s'est arrogé, mais dans le cadre d'une procédure, il s'est arrogé un pouvoir, celui de contrôler les opérations du référendum, jurisprudence au chemin. La jurisprudence est une source du droit, mais ce que la jurisprudence a fait, la jurisprudence peut le défaire. Donc moi je trouve que c'est une forfaiture cette jurisprudence. Donc il pourrait, et c'est tout le débat dans lequel M. Juppé, le très honnête, Cet homme bien connu est également intervenu. Ils ont dit, on ne peut pas réviser la constitution par l'article 11, on doit le faire impérativement par la voie parlementaire et l'article 89. Bien, moi, ça c'est du débat. Mais pour pouvoir invoquer cette jurisprudence, encore faut-il qu'il y ait eu à l'époque, il y a eu un contentieux. Donc il y a vraiment une décision qui s'est inscrite dans l'ordre juridique français. Je la considère comme illégitime, j'espère qu'elle va être changée par les voies normales, mais aujourd'hui le Conseil constitutionnel ne dispose pas. d'une compétence lui permettant de refuser la candidature. Très bien. Et puis, en plus, Marine Le Pen, sur ce plan, a l'appui de la Cour de cassation. Ce n'est pas rien. Voilà. C'est sûr que... Et l'affaire de l'article 11 est très intéressante, dans la mesure où, je me répète, j'ai l'impression que... Pardon. Que certains se préparent déjà à l'après pour bloquer. Ça, c'est vrai. Il y aura des combats à mener. Il y aura des combats à mener dans un autre contexte, peut-être contre, je veux dire, des politiques menées par le nouveau pouvoir, il y aura des combats à mener pour celles, les interventions, et il y a eu tout le débat sur les nominations d'Emmanuel Macron, est-ce qu'il n'est pas en train de verrouiller l'appareil d'État pour pouvoir bloquer ce qui se passera par la suite, etc. C'est un vrai débat, quoique, personnellement, je pense qu'Emmanuel Macron, toutes les... nomination d'Emmanuel Macron n'ont strictement aucun autre intérêt que de permettre à des copains de venir se gaver. Toutes ces motivations ne sont absolument pas pour continuer parce que c'est quelqu'un qui ne se projette pas comme ça. Quand il nomme quelqu'un à une place, ça peut être une place importante, ça peut être la tête de l'Arcom par exemple, c'est un copain de sa promotion. qui a des ennuis pour avoir fait 100 millions d'achats publics sans passer par des appels d'offres, et qui lui aussi finira mal. Et donc, voilà, moi je ne crains pas non plus, mais ça c'est un petit détail d'aujourd'hui, je ne crains pas non plus le verrouillage de l'appareil d'État par Macron, ces nominations n'étant pas des nominations destinées à ça, elles ne sont uniquement destinées aux clientèles. aux copains et à la corruption laquelle corruption et ça je le maintenant je vais le redire à chaque fois cette corruption fera l'objet d'un traitement après le changement du printemps prochain emmanuel macron sera devant le juge c'est impossible autrement pas seulement parce que je le souhaite ça c'est clair ça se voit mais parce que le système ne pourra pas fonctionner sans qu'il y ait une purge Et cette purge portera sur le premier d'entre eux, avec sa belle tête de bouc émissaire, Emmanuel Macron devra rendre des comptes pour 10 ans de catastrophes et 10 ans de corruption géante. Voilà.
– Régis, merci beaucoup, on a bien compris les éléments que vous avez apportés, et ils sont essentiels du point de vue, effectivement, de la lecture du droit. Il n'empêche qu'on voit bien que tous les coups sont permis, qu'il s'agit évidemment d'influencer l'opinion publique par tous les moyens, et je pense qu'on peut… faire le lien immédiatement avec l'instrumentalisation du drame de Trappes. Peut-être, Alexandre, pouvez-vous commencer à nous remettre les éléments de contexte et puis à nous dire l'analyse que vous faites de cette action, évidemment, de déstabilisation de la campagne.
Déjà, la trappe, effectivement, c'est à la verrière. Il y a d'abord un drame. Donc, M. Pengo Bansio Wangui, il y a 26 ans, a été tué. Plusieurs personnes ont été blessées, effectivement, dont un enfant de 12 ans. Et le suspect Kevin Té reconnaît la matérialité des faits, selon le procureur, mais conteste leur caractère raciste. Ce qui n'a pas empêché notre champion du monde et président de la République de débarquer directement à trappe pour directement faire des commentaires.
donc, nous devons tous combattre. Pas simplement cet acte qui s'est tenu aujourd'hui. mais comprendre ce qui est en train de se passer. Nous n'avons rien à céder aux idées qui s'installent dans la République et qui peuvent justifier ce genre de comportement ou qui créent une atmosphère qui pourrait les justifier. La République, elle est une et indivisible.
du coup, super Emmanuel Macron qui est directement précipité. Et effectivement, il n'a pas attendu de savoir ce qui se passait réellement. Et effectivement, après, ça a pris de l'ampleur parce que derrière, il y a eu Le Monde qui a publié un article en disant qu'il y avait justement des tracts du RN qui ont été retrouvés dans le véhicule de Kevin. Pas de chance. Là encore, ils se sont un peu précipités et le procureur répond sur CNews.
la fouille de son véhicule Renault Clio était découvert un pistolet mitrailleur de marque Sten, calibre 9 mm, ainsi que plusieurs éléments d'armes et de munitions, en particulier des chargeurs et un pointeur laser, un couteau, une bombe lacrymogène, une paire de menottes et un brassard police. Je tiens à préciser qu'aucun tract d'un parti politique n'a été découvert dans son véhicule.
après, ce qui était bien, c'est que chacun y allait de ce qui l'intéressait dans ce qu'on a retrouvé chez lui. Donc évidemment, on a retrouvé le livre de Mein Kampf. Donc là, ça a fait polémique, effectivement. Mais on a aussi retrouvé la Bible et le Coran. Donc ce monsieur, je rappelle, a été quand même interné pour schizophrénie. Ils ont fait une étude et quand ils ont regardé son cas, je rappelle qu'il a été retourné en garde à vue après parce que ce n'était pas pour trancher savoir s'il était schizophrène ou pas. C'est à voir si son statut de schizophrène était compatible avec la garde à vue. Donc ça n'a pas tranché juridiquement sur son irresponsabilité. Ce sera la justice qui le fera plus tard. Donc effectivement, sur ce cas-là, Déjà, on peut dire qu'il y a beaucoup de gens qui ont été détracteurs de la BAC. Ça, c'est abusant. C'est la BAC qui est intervenue en premier. Ils disent « Ah, la BAC, c'est des gens méchants », mais quand ils sont utilisés à bon escient, c'est-à-dire qu'ils font des contrôles d'identité à longueur de journée et que tout le monde les détronche et qu'on sait qu'ils cessent, c'est pénible pour tout le monde. Aucune utilité. Par contre, s'ils doivent faire de l'interpellation en flagrant délit, comme c'était le cas, ils ont l'équipement nécessaire dans le véhicule, ils ont des armes lourdes, ils ont des gilets par balles lourds, et ils sont intervenus rapidement une fois qu'ils ont été prévenus. Ensuite, sur aussi les récupérations politiques, donc une attaque contre Marine Le Pen directe, on n'attend pas de vérification des faits. On a Macron qui s'attaque un peu aux souverainistes et qui est très content de pouvoir dire que c'est un crime raciste, alors qu'on a pu voir à Acrépole qu'il y a déjà des crimes racistes, mais comme quand c'était contre les Blancs, a priori, c'est moins grave. Des crimes religieux, il y en a déjà eu également contre des curés, il y a tous eu les attentats. Donc, en fait, tout ça, ça existe déjà, mais en fait, il est dans un logiciel particulier qui l'intéresse. Et après, c'est toutes ces récupérations. Ensuite, il y a le maire de Trappes qui essaye de se mettre en avant, qui est tout aussi désagréable. Je rappelle que la catastrophe s'est passée à la fois à Trappes, mais aussi à La Verrière. Le maire de La Verrière n'en a pas fait des... est la même chose. Et ce qui est aussi l'entourage pose question, parce qu'on nous dit, attention, c'est odieux. Mais derrière le maire de Trappes, il y avait également quelqu'un de connu, M. Elias Dimzalen, qui lui aussi avait été perquisitionné en 2015, donc un imam, qui avait Mein Kampf chez lui. Donc c'est assez intéressant de trouver des parallèles. Et après, on vient accuser le Rassemblement National, qui a déjà d'autres problèmes ou d'autres accusations, sans pour autant qu'on soit obligé d'inventer des faits. Donc effectivement, moi ça me fait réagir que malheureusement, une fois de plus, il y a des faits graves qui se produisent. Il y a des interventions qui ont été faites par la police de façon correcte et efficace dès qu'ils ont été prévenus. Et derrière, ce qui est très fatigant, c'est toutes ces récupérations politiques de tout le monde, enfin de tout le monde, oui, quasiment de tout le monde, parce que chacun crie dans tous les sens pour se faire entendre, plutôt que de se dire, écoutez, pour une fois, il y a eu une intervention, ça a été agi, et en fait, la personne, il y a des victimes, il y a un auteur, et en fait, savoir qu'il soit blanc, noir, qu'il lise le Coran, la Bible, etc., commençons par dire que c'était... un criminel et voyons comment la justice fait son travail ensuite.
absolument, d'autant qu'au moment où ces gens se jettent évidemment sur la moindre fausse information dont on ne sait toujours pas comment elle a été créée, si elle a véritablement été créée de toute pièce à des fins effectivement des stabilisations de la campagne, parce que c'est quand même ça le sujet, c'est-à-dire qui a été inventé, qu'il y avait des tracts dans un véhicule, qui ne s'y sont jamais trouvés, c'est quand même... Là on est sur quand même quelque chose qui me semble moins... extrêmement grave, alors que je le rappelle, au moment où il commence à sortir ce type d'informations, une jeune fille de 12 ans est entre la vie et la mort et que... À ce moment-là, on aurait pu attendre effectivement de ces gens-là un minimum de compassion pour les victimes véritables. Et donc moi j'aimerais avoir aussi l'analyse de Régis là-dessus et puis l'intervention absolument invraisemblable d'Emmanuel Macron qui va qualifier cet acte de bouleversement, de changement historique et premier acte terroriste contre des gens en raison de leur religion, alors bien même qu'évidemment tous les réseaux sociaux se sont emballés. en disant « mais quel président peut sortir une INE si pareil ? » alors qu'on a effectivement, vous l'avez rappelé, Alexandre, tous ces martyrs de la France. Évidemment, je pense aussi à Samuel Paty, dont il ne fait aucun doute qu'il a été, ou à Dominique Bernard, des professeurs qui ont été assassinés par des terroristes islamistes, au seul fait d'avoir enseigné. Régis, quelle est votre analyse
On va commencer par Macron. A tout seigneur, tout honneur, sa déclaration est simplement monstrueuse. Elle est monstrueuse parce que quelque part, il tue une deuxième fois toutes les victimes. du terrorisme religieux, du terrorisme raciste qui ont ensanglanté la France. Et pour ses petits intérêts immédiats, pour la satisfaction de son narcissisme, il vient proférer cette horreur. Alors, j'invite nos auditeurs à aller jeter un petit coup d'œil sur l'article et la vidéo faite par Étienne Campion dans Marianne, qui avait écrit un bouquin, justement, où il détaillait... les comportements du psychopathe. Mais chaque fois que j'entends Macron désormais, je me dis, mais bon sang de bonsoir, comment ce pays, moi je n'ai pas de complesse de culpabilité, dès le mois de, lorsque l'opération de coup d'État judiciaire a commencé, j'ai été un opposant à Macron, mais déterminé. Mais comment avons-nous... pu supporter pendant 10 ans cet engin. On aura vraiment, je veux dire, le bloc élitaire, le système qui l'a maintenu, qui nous a fait croire qu'on avait un président de la République, ce qu'on n'a pas. Là, il le démontre. Il le démontre. Je croyais qu'il était hypermésique. Non, non, non, non, non, il dit non. Voilà, grand tournant. Tout ça parce qu'ils pensent que ça va peut-être permettre au bloc central de trouver une solution qu'ils sont incapables de trouver. Sur le fond, vous posez la question, mais qui a inventé ça ? Mais on sait, qui c'est qui a inventé ? C'est le journal Le Monde. Et quand on voit, je n'aime pas du tout frontières, c'est très clair, mais quand je vois la séquence où ils sont venus sur le trottoir... public, poser des questions, ou il y en a un qui est sorti en roulant des mécaniques pour les frapper, on voit l'arrogance, personne ne remet rien en cause, on a menti, on a manipulé, et alors ? On est le journal Le Monde, on a le droit, nous. Nous, on est antifascistes, on est sommi tutti antifascisti, nous. On peut mentir, mais c'est même quelque part notre devoir. Mais ils se sont totalement déshonoreux, mais ce n'est pas nouveau. Cette affaire me fait furieusement penser à la fameuse affaire de Carpentras, c'était pendant une décohabitation de Mitterrand avec la droite, et il y avait eu une profanation de tombes juives dans un cimetière, et ça avait provoqué beaucoup d'émotions, ce qui était parfaitement normal. Et il y a eu une instrumentalisation faite par François Mitterrand, pour des raisons directement politiques, et là on avait eu affaire à tout un tas de choses, des manifestations. et donc une manipulation aussi, je cherche un mot qui soit, mais aussi politicienne que celle qui vient d'être faite à cette occasion pour essayer de conjurer le risque de voir le Rassemblement National arriver au pouvoir. Donc on avait appris 4-5 ans plus tard que effectivement c'était des imbéciles d'extrême droite qui avaient fait ça à ce moment-là, mais... Le problème, ça a été l'utilisation immédiate. Et c'est exactement ce qui s'est passé. C'est exactement ce qui s'est passé avec une particularité. Une particularité qui, moi, personnellement, j'ai notée. Donc, tout le monde, racisme, tuerie de masse, ce que c'était d'ailleurs. C'était une tentative de tuerie de masse. Je dis tentative à cause du nombre de victimes, du nombre de morts. Mais c'est une horreur terroriste tout à fait incontestable. était ce une tuerie raciste quand on voit un L'état mental du gars. Quand on voit sa trajectoire politique, sa trajectoire délinquante et sa trajectoire au-delà de ses troubles psychiatriques, sa consommation de drogue, etc., on peut s'interroger sur la motivation exacte. Et si tant est que le jour venu, les experts psychiatres disent abolition du discernement au moment de la commission de l'acte, on ne pourra jamais qualifier. explicitement cette tuerie, raciste ou pas raciste. C'est pour ça que quand il y a débat, alors naturellement, toute la presse s'est alignée en disant tuerie raciste, tuerie raciste, tuerie raciste, probable, moi je pense que c'est probablement vrai, mais pour autant, je veux dire, dans un pays où on fait quand même un peu de droit, c'est le juge qui définira et qui décidera s'il le peut. C'est-à-dire, s'il n'a pas des experts qui viennent lui dire que le gars est fou, puisque l'abolition du discernement, c'est ça, et dans ce pays, on ne juge pas les fous. La chose qui m'a bien frappé et qui nous renvoie un peu au début de notre débat aujourd'hui sur l'éligibilité de Marine Le Pen est l'attitude de l'appareil judiciaire, qui a été un des grands outils qui a permis l'arrivée de Macron au pouvoir à l'époque. Mais aujourd'hui, il ne marche plus dans la combine. Le patron du parquet national antiterroriste, excusez du peu, c'est le patron... de se parquer sur les questions terroristes. Il fait une présentation des faits, ceux qu'on sait à ce moment-là, et il ajoute « Je tiens à signaler que, coucou le journal Le Monde, qu'il n'y a jamais eu de tract ». du Rassemblement national dans ce véhicule. C'est-à-dire que la justice, l'une des plus hautes autorités du système judiciaire français, vient dire au journal Le Monde, vous êtes des menteurs. Parce qu'il ajoute en plus, ça vient... ce n'est pas exactement les informations qu'il a données auparavant, qui étaient techniques, etc. Et là, il vient donner une information directement politique. Et vous voyez ensuite, quand on vient demander des comptes aux journalistes du monde, il vous injurie et certains essayent de vous frapper. Je trouve que c'est très intéressant.
effectivement, et cela pose la question, vous l'évoquiez tout à fait, c'est-à-dire d'une qualification immédiate. qui n'est absolument pas légitime, qui ne devrait pas avoir lieu, qui fait qu'effectivement les administrations qui sont en charge justement de cette qualification sont obligées de modifier leur procédure pour revenir sur des éléments faux, pour dire voilà, ça, ça vous a été donné comme information, mais cette information est fausse. Ce qui est quand même assez invraisemblable. Et j'ajoute qu'on voit bien, une fois encore, et ça fait le lien avec le sujet précédent, le deux poids et deux mesures, puisque ça a gêné personne quand le... Le jeune Quentin Derong s'est fait tabasser à mort, de le qualifier, alors qu'il était la victime, de néofasciste, évidemment, sans aucune justification non plus. Donc on voit bien que le paysage médiatique s'organise pour juger, quand ça l'arrange, la victime ou l'auteur des faits, avec des qualificatifs qui ne relèvent pas de leur justification et certainement pas des faits. Mais ça influence quand même l'opinion publique, tout cela. Et c'est vrai que c'est important de... de pouvoir décrire l'impact que ça peut avoir également.
Je ne suis pas sûr que ça influence l'opinion publique. L'opinion publique, elle ne fait plus confiance à ce système médiatique, plus du tout. Regardez l'opération de Mediapart sur Bardella et son antisémitisme, ça fait flop. Là aussi, je pense que c'est une opération qui a été lancée en plein congrès du RN. Ça n'a pas eu, à mon avis... beaucoup d'influence. Ce que je voudrais dire aussi concernant, vous pointez l'attitude scandaleuse du journal Le Monde, un journal multisubventionné, multisubventionné, c'est-à-dire que vous payez pour qu'il profère des mensonges. C'est intéressant. En dizaines de millions. Oui, absolument. Toujours est-il qu'il y a pire pour moi. C'est-à-dire qu'on est... Ah, état de droit, état de droit, moi, je veux bien, c'est quelque chose d'important. Le président de la République, lorsqu'il vient dire « attentat terroriste », euh, « attentat raciste », Tous ceux qui disent attentat raciste, je rappelle que le racisme est une circonstance aggravante. C'est une circonstance aggravante. Par conséquent, c'est au juge de déterminer s'il s'agissait d'un attentat raciste. C'est le juge qui le dira, je l'ai dit tout à l'heure. Et ceux qui aujourd'hui disent attentat raciste, attentat raciste, portent atteinte à la présomption d'innocence en général. Je suis désolé, on n'a pas le droit de faire ça. On n'a pas le droit de faire ça. Alors c'est normal que... des débats, je comprends, etc. Mais au bout d'un moment, quand on est la plus haute autorité de l'État, la seule chose qu'il aurait dû dire, il aurait dû dire c'est épouvantable, etc. On peut craindre qu'il y ait une dimension raciste dans ce truc, mais il appartiendra à la justice, dont M. Macron est le garant du bon fonctionnement, il appartiendra à la justice de le déterminer. C'est comme ça que ça marche, un État de droit. Et là, cette fois-ci, tout ce petit monde s'est une fois de plus complètement déshonoré.
Absolument. Merci beaucoup Régis, le temps passe trop vite, les sujets sont passionnants, donc on s'étend et on a envie de rester avec vous, de discuter très très longtemps, mais malheureusement l'heure tourne. Est-ce qu'on peut revenir très rapidement peut-être Alexandre, à moins que vous ayez quelque chose à ajouter là-dessus, mais sur la visite d'Emmanuel Macron à Marseille ?
Effectivement, Emmanuel Macron s'est allé à Marseille. C'est vrai qu'il va souvent
à Versailles. Il va partout, il a la lanterne
effectivement à Versailles. Donc il était là-bas pour répondre aux revendications et maintenir l'ordre et rappeler l'échéance présidentielle. Voilà les trois messages qu'Emmanuel Macron a rappelés à Marseille. Et donc le plus simple, c'est qu'on l'écoute directement parce qu'il vaut son pesant d'or.
n'est pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition. Il y a des gens qui se réjouissent du désordre, moi non. Donc plus jamais le 17 octobre. Le 24 octobre est un modèle, on a tenu et c'est ce qu'on continuera de faire. Donc il y a un travail politique et social qui est mené par le gouvernement pour répondre aux aspirations légitimes, pour calmer les gens. Il y a normalement un débat présidentiel qui doit se faire pour qu'on ait des élections. C'est parce qu'il y a des élections qu'il n'y a pas de violence. C'est ça une démocratie. Il faut le rappeler aux gens. Mais on continuera de tenir à la fois samedi, le 5 novembre pour la journée de mobilisation sociale. et les samedis qui suivront. Si on fait bien notre travail collectivement, c'est un mouvement qui va se calmer parce qu'on répondra aux attentes légitimes et parce que l'ordre sera tenu. Mais rien n'est fait, et je vous dis ça avec beaucoup de détermination et d'humilité. Et donc on continue d'être mobilisés, on continue d'être dans l'anticipation. Et je vous remercie très profondément de cette mobilisation de toutes et de tous.
bien du coup, voilà. Donc je crois qu'il reprend Louis Blanc, un député de la Troisième République. Il disait ça à l'Assemblée nationale le 4 juin 1874. Le suffrage universel est l'instrument d'ordre par excellence parce qu'en nous faisant de la loi l'œuvre de tous, elle en impose le respect à tous et dispense du recours à l'emploi de la force matérielle. Alors effectivement, la Troisième République avait beaucoup de défauts, mais derrière permettait de faire des lois sur le consensus. C'est-à-dire qu'en fait, la Troisième République a des lois qui existent encore, d'ailleurs qu'Emmanuel Macron attaque à coups de marteau-piqueur, comme la laïcité, la séparation de l'Église et l'État, pas mal de choses comme ça. Parce qu'en fait, là-bas, les députés prenaient en charge pas de passer un programme de façon idéologique, mais avaient comme chose en disant « jusqu'où on peut arriver à un... » que ce soit acceptable par l'autre. C'est-à-dire que les partis qui n'étaient pas d'accord disaient « c'est pas tolérable », même pour la séparation de l'Église et de l'État. Même les partis catholiques disaient « on peut aller jusque-là, on n'est pas du tout pour, mais on peut accepter de vivre dans une société avec ces lois-là ». Et donc là, on arrive à quelque chose de complètement différent avec Emmanuel Macron. Il nous dit « attention, il ne faut pas de violence ». Alors on va quand même rappeler ce que les gens subissent depuis qu'il est là. Déjà pour commencer l'élection. 2017, il est élu avec 43,6% des électeurs inscrits. 34% de vote d'abstention blanc nul, etc. 2022, nouveau record, élu avec 38,50% des inscrits. Et ce type vient nous dire, ah là là, je représente tous les Français. Non, même Poutine a la décence de maquiller son élection à 85%. Lui, il dit, j'ai même pas la majorité et je vais quand même faire mon petit programme. Et en fait, il nous dit que comme il y a des élections, on va changer les choses. Moi, je rappelle les choses. On avait voté pour Emmanuel Macron en 2017. Gilets jaunes. Gilets jaunes, il a dit, on va faire un grand débat. Et on va tirer une convention citoyenne au hasard pour faire des propositions. Enfin des propositions, il a dit je vais toutes les appliquer. Finalement, il a dit après je vais en appliquer 146 sur 149. Et puis finalement, aujourd'hui, bilan 2026. Donc le gouvernement dit qu'ils en ont appliqué 108. Partiellement. Mais la fondation WVF France, elle dit qu'il n'y en a que 24 réellement réalisées. Le reste, c'est de la com' parce que partiellement, ils ont peut-être mis un bout de scotch sur un truc. Et c'est valide. Ensuite, on a eu la manifestation pour les retraites. Les retraites, 74% des Français qui étaient contre cette chose. L'Assemblée nationale, majoritairement contre. Mais très lâche. Parce que devant un 49-3, bam ! Voilà, on s'en fiche de votre vote. Alors les gens se sont dit, du coup, on va passer par quelque chose que Macron a mis en place, la pétition sur le site de l'Assemblée nationale. Effectivement, notre vote ne sert plus à rien, les députés sont assez lâches pour toujours se coucher. Les manifestations ne servent à rien, parce qu'on a beau être dans la rue, ça ne sert à rien. Passons par les pétitions. Une demande, parce que les pétitions à l'Assemblée nationale, c'est pour que l'Assemblée nationale en débattre. Ça ne veut pas dire que la pétition est acceptée, qu'ils nous en débattent. Donc, les pétitions sur les braves M. C'est une sympathique unité qui frappe les manifestations. manifestants et qui sont faites pour ça, que je rappelle que Charles Pasqua avait 10 sous. Donc Charles Pasqua, laxiste, il faudra repasser. Mais du coup, ils ont dit, bah non, on ne va pas l'étudier. Ce sera plus simple. Avant qu'elle atteigne le score des signatures, ils ont dit, on la met à la poubelle. Ah bon, d'accord. Ensuite, on continue. Bon, bah du coup, les gens, ils vont retourner aux urnes. Ils se sont dit, ah, le bulletin de vote, ça sert à quelque chose. Élection, juillet 2024. Premier, au législatif, premier tour, le Rennes. Deuxième tour, c'est LFI. Et Rennes, deuxième. Résultat, gouvernement macroniste. Du coup, encore quelque chose d'assez incroyable. Ils finissent troisième, ils sont encore là. Donc les gens se disent, quand même, c'est compliqué. Repétition avec la loi du plan. Alors là, ils disent, c'est bien, on en a débattu. Et après, on en a débattu. Et poubelle, on ne revote absolument rien. Et donc, dernière chose, la commission des lois pour la pétition sur la légitime défense des forces de l'ordre, qui demandait un débat. Pareil, rejeté. Donc du coup, effectivement, derrière, on se demande d'où vient ce problème de crise institutionnelle. Mais en fait, si on revient au départ de la Macronie, je rappelle ce que disait Madame Sibeth Ndias, la fameuse porte-parole du gouvernement. Si provoquer de la violence, c'est faire des réformes pour lesquelles on a été élus, ça j'assume. Donc ça veut dire que dans le logiciel macroniste, taper sur les gens, passer en force et détruire tout ce qui se passe, c'est là. Et donc je rappelle donc effectivement que... Un État démocratique, c'est normalement les gens qui décident. Et Macron l'a même lui dit, c'est dans un endroit où les gens ne changent pas. La Macronie n'a pas changé depuis 10 ans, ils ont tout perdu. Les gens ont donné... tous les moyens d'expression libres pour essayer de se dire « Attendez, on est des gens respectueux en France, on utilise les moyens légaux. » Eh bien, c'est non, c'est non, c'est non, c'est non, c'est non. Je fais comme je veux. Et aujourd'hui, il vient nous donner des leçons de morale en disant « Oh là là, c'est quand on vote, ça change quelque chose. » Non, aujourd'hui, voter ne change plus rien, comme on peut le scater tant qu'Emmanuel Macron. Et de toute façon, depuis le début, il nous dit « Ça sauve la démocratie. » Alors ça, j'aime bien le rappeler, parce que c'est mon copain, l'ABCS, en 1789, qui avait dit « Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi. » Ils n'ont pas de volonté particulière à poser. S'ils dictaient ces volontés, la France ne serait plus un État représentatif, mais serait un État démocratique. Donc voilà. Donc on arrive avec la représentation. Effectivement, on arrive à toutes ces dérives. Et aujourd'hui, le pyroman incendiaire est ici. Puis en plus, je passe toutes ces formulations qu'il a balancées. Les quoi ça, quoi ça, les gaulois réfractaires au changement. Enfin, toutes les insultes, les gens qui ne sont rien. Je rappelle que cette formulation, ce n'était pas des gens qui n'ont rien. C'était les gens. En leur être même, ce n'est pas avoir rien, c'est être rien. C'est-à-dire que c'est l'humiliation ultime et toutes ces choses qu'il a pu dire, stigmatissant, les femmes qui ne savent pas lire. Enfin bon, j'en passe et des meilleurs. Et c'est ce type-là qui vient nous faire des leçons de morale. Donc en fait, la démocratie est complètement détruite et basculée. Aujourd'hui, il y a de la violence dans les rues parce que les gens ne savent plus comment s'exprimer face à un tel mépris. Et ce qui répond à lui, ce sera l'ordre et on va continuer de cogner.
avant de donner la parole à Régis et vu que l'horloge tourne vraiment trop vite, je proposerai à Régis de réagir très rapidement si vous le souhaitez et d'embrayer tout de suite sur votre réaction par rapport à la loi casseur-payeur et également la petite manipulation une fois encore de la Macronique en profite pour nous glisser discrètement à peine le blocage des réseaux sociaux. A vous la parole Régis.
là je vais prendre des engagements sur la brièveté. Alexandre a tout dit sur effectivement « voter ne sert à rien ». C'est-à-dire que c'est la caractéristique du macronisme, c'est-à-dire qu'on peut dire ce qu'on veut, on peut voter ce qu'on veut, c'est non. C'est un peu comme le ministre de la Défense italien à propos de l'Ukraine qui dit « si l'opinion publique ne veut pas qu'on finance la guerre en Ukraine, elle a tort, donc on ne va pas le faire, on ne va pas l'écouter ». C'est magnifique la démocratie. Juste concernant cette sortie, mais c'est incroyable. C'est incroyable. Le gars, il est haï dans ce pays. C'est de la haine. 15% des gens qui le soutiennent encore. Sarkozy était détesté. Hollande était méprisé. Lui, il est haï. C'est d'une autre intensité. Et il vient dire, je ne comprends pas, après 10 ans de massacre de ce pays, je ne comprends pas qu'on soit dans cet état de tension. Mais c'est incroyable d'en être là. Ce type est un psychopathe total. Comment osent-il ? je pense qu'en plus, il est de bonne foi quand il dit ça. Il dit, mais ce n'est pas normal, je suis si beau, je plais à tout le monde, je suis si intelligent, jouyez, Attali m'ont dit que j'étais le meilleur, toute la presse mainstream m'a encensé, etc. Comment se fait-il que les gens soient à ce point tendus alors qu'ils ont un merveilleux président ? Dehors, Emmanuel Macron, le plus vite possible, on sera libéré. C'est le terme libération qui se posera. Je commence tout de suite sur la
loi Casseur-Payeur, faisons le lien puisque c'est bien. Sur la loi
Casseur-Payeur, alors premièrement, moi j'invite à lire un article du site L'Éclaireur sur Substac, ça n'ira nulle part, ça n'ira nulle part parce que, alors je note quand même que le Rassemblement National a un groupe, et première chose qu'il fait au Sénat, ça a été discuté au Sénat en urgence, première chose que fait ce nouveau groupe Rassemblement National. au Sénat, ils votent un texte liberticide. Ah bravo, ça commence bien ! Ce n'est
pas la première fois.
mais là, c'est la première fois, en tant que groupe, c'est magnifique, c'est bien la peine de le constituer. Donc, je pense que... ça pose une série de problèmes constitutionnels très importants. Là, ils essayent, ce n'est pas la première fois. Moi, je me rappelle quand j'étais jeune, les premières lois anti-casseurs, après mai 68, on disait, voilà, le principe c'est quoi ? C'est de dire, même ceux qui n'ont pas participé aux exactions, aux pillages et aux destructions, sont... responsable et considéré comme co-auteur. Vous êtes dans une manifestation interdite ou pas, et... Il y a des excès et on dit, écoutez, il y a eu des casseurs, vous étiez dans la manifestation, donc vous êtes responsable. Ça ne passera pas le Conseil constitutionnel. Ils auront beau essayer, radicalement en plus, c'est inconventionnel aussi. Donc, je pense que de nouveau, c'est une nouvelle tentative, c'est la énième. Je doute que ça finisse par passer. Alors, je suis peut-être trop optimiste, mais c'est quelque chose de... totalement liberticide. Totalement liberticide. Ça casse le lien entre... C'est l'article 1240 du Code civil sur la responsabilité. Avant, c'était le 1382 quand j'étais jeune. Si vous faites quelque chose et qu'il y a des conséquences, vous en êtes responsable. Mais si vous ne faites rien, vous n'êtes pas responsable des conséquences de ce qu'ont fait les autres. Oui, des conséquences
des actes commis par d'autres.
Par d'autres, oui c'est ça. Donc ça c'est sur les principes, alors après on peut avoir des débats très longs sur l'aspect technique. Quant à l'interruption des réseaux sociaux, je rappelle qu'il y a eu un précédent, c'était en Nouvelle-Calédonie, que le Conseil d'État a annulé. Il y a des conditions extrêmement strictes sur le terrorisme, mais sinon, ça aussi, ça ne marchera pas. Déjà, les plateformes refusent, mais je rappelle les principes. Les principes de la déclaration des droits de l'homme à valeur constitutionnelle, c'est de dire que l'expression peut être fautive, l'usage de la liberté d'expression peut être fautive, mais c'est un contrôle a posteriori par... le juge, c'est le juge qui peut décider, là on veut confier dans un délai d'une heure à une autorité administrative du style Arcom dirigé par un gangster du gang Macron je pense que ça n'ira également nulle part parce que là de la même façon c'est inconstitutionnel chez nous, et contraire au DSA européen. Donc, je ne vois pas que ça aille très loin. Mais ils vont continuer, ils vont essayer, ça c'est clair.
– Bien sûr. Alexandre, votre avis là-dessus ? –
Sur ça aussi, donc effectivement, le RN s'est tout de suite mis très brillant. Effectivement, c'était 10 000 euros d'amende pour ceux qui sont prêts, enfin 10 000 euros d'amende pour être responsables solidaires des dégâts. Le RN lui voulait directement même passer à 30 000 euros. Ils se sont dit, ce serait dommage de rater ça, donc c'est-à-dire que des gens innocents pourraient arriver ça. J'aime bien rappeler toujours l'inspiration de cette loi, c'est la loi italienne de dévastation et pliage, prévue au cas de l'article 419 du Code pénal italien, qui est une loi de 1930 du ministre de la Justice là-bas, Rocco, qui était du régime donc de Mussolini. Alors effectivement, les macronistes, quand on regarde un petit peu, ils disent « Ah oui, mais nous, on n'envoie pas les gens en prison », parce que là-bas, c'est 15 ans de prison quand même, pour être solidaires, enfin, dans un endroit où il ne fallait pas être. Donc en France, ils nous disent « C'est que des amendes ». Mais enfin bon, n'empêche, l'inspiration est là. L'autre chose également, c'est les interdictions de manifestation. C'est-à-dire qu'ils se disent maintenant, avant c'est des amendes, quand il n'y a pas le droit de manifester, et là ils ont dit maintenant ça va être de la prison, six mois de prison ferme. Alors ce qui est intéressant, c'est ce qu'on a pu voir récemment, et ce qu'on a pu voir surtout pendant les Gilets jaunes, là c'était le plus flagrant, il y avait une manifestation Place d'Italie, elle a été annulée 15 minutes après le début de la manifestation. Donc du coup, là, tout le monde pouvait se prendre six mois de prison. Et en plus, la préfecture de police prend des habitudes de désinformation du public. Là, il y a une petite anecdote, mais pour illustrer, c'est humoristique, mais ça peut avoir des répercussions graves. C'est sur Halloween. Ils ont passé un petit tweet sur la préfecture de police sur les masques qui se passent à Halloween. Donc ce qu'ils disent, on rappelle qu'il n'y a pas le droit d'utiliser des masques, y compris à Halloween, c'est 150 euros d'amende. Ah ben oui ! Sauf que pas de chance, la loi dit pas du tout ça en fait. Il y a une exception pour porter des masques, pour quand il y a des raisons médicales, donc ça, tous ceux qui veulent se masquer avec des masques Covid ou tout ça, ils peuvent le faire, et aussi pour des raisons culturelles ou artistiques. Ça tombe bien, c'est une fête culturelle ou artistique dans les deux cas, ça peut marcher. Donc en fait, la préfecture de police met des messages sur les réseaux sociaux pour dire que quelque chose est interdit alors que c'est parfaitement légal, ce qui fait dire qu'il va y avoir des embrouilles sur la voie publique parce que les gens vont dire « ah ben oui ». Et donc du coup, on va arriver à quelque chose de complètement catastrophique parce que la préfecture de police fait passer des messages contraires aux droits. Donc là, on est sur une amende, mais pour les manifestations, on est quand même sur six mois de prison. Donc avec les entourloupes qui foncent, ça commence à poser problème. Sur l'interdiction des réseaux sociaux aussi derrière, donc en dehors du fait que c'est... Une heure, ça me semble quand même compliqué à mettre en place de façon pratique. On a pu voir qu'en plus, plutôt que de censurer les réseaux sociaux, au lieu d'interdire les réseaux sociaux et les censure, c'est beaucoup plus discret et vice-là. Ils avaient réuni les plateformes récemment à Matignon en disant, vous allez modérer, Shadowban, etc. D'ailleurs, petit message, on a un doute sur la chaîne Toxin+. Donc n'hésitez pas à repartager, mettre des pouces, etc. aussi pour la deuxième chaîne Toxin. Parce qu'on a des doutes qu'on ne soit pas dans le collimateur du gouvernement sur un petit Shadowban.
Un Shadowban, c
'est qu'on ne met plus. en avant les contenus et qu'on essaye de nous faire passer discrètement. Donc ça, c'est une technique très soft et difficile à démontrer. Mais derrière, ils avaient aussi, en se disant, c'est quand même compliqué de contrôler, parce que c'est que des plateformes américaines, on n'a aucune souveraineté en termes numériques là-dessus. Donc ils avaient invité les opérateurs français. Donc les quatre, mais eux qui se sont dit, bon, on a un droit français, effectivement, donc on est sous la tutelle, le ministre peut nous faire l'avis, etc. Mais on est aussi face au public français. Donc pour éviter d'avoir des problèmes, ils ont demandé un arrêté ministériel en disant, écoutez, si on doit couper les réseaux sociaux, nous on veut être couverts. légalement pour que, s'il y a une responsabilité, on dit c'est lui qui a donné l'ordre, voilà le cadre, et donc c'est plus notre problème. Et bien curieusement, le gouvernement est tellement courageux et sûr de ses bases juridiques qu'il n'a pas pris d'arrêter. Ah là là ! Les opérateurs ont dit, dans ce cas-là, on va rien faire. Donc en fait, effectivement, on est sur des mesures de contrôle du récit, parce que, dernière aussi, sur le contrôle des réseaux sociaux, je parle que c'est très important aussi, et très grave. Pour contrôler le récit, le gouvernement met en danger les gens. Donc en dehors du danger de l'information qui est une liberté fondamentale et constitutionnelle. Et il y a derrière aussi la possibilité, je rappelle que la plupart des casseurs et pilleurs qui ont été interpellés suite au 17 octobre, et même au 24 octobre, le sont grâce aux vidéos sur les réseaux sociaux. Parce qu'on a quand même la chance d'avoir aussi des idiots en face, donc en fait c'est pratique d'aller les récupérer après. En empêchant les réseaux sociaux de partager ces vidéos. d'interpellations après. Plus de gens qui se sont mis derrière, donc plus de responsables casseurs. On se retrouve qu'avec une fois de plus les innocents qui vont payer. Donc en fait, ils engendrent quelque chose pour contrôler le récit, mettre en danger tout le monde et empêche les réparations des vrais responsables. Et derrière aussi, effectivement, ce qui peut aussi se poser la question, ce qu'on a eu l'affaire Benalla, si jamais le gouvernement remet des nouveaux Alexandre Benalla dans des manifs ou etc. Et bien là, il n'y aura pas de vidéo, il n'y aura pas d'enquête et ils seront tranquilles. Donc en fait, ils mettent en danger les gens, ils se permettent de mettre en place des nervis et derrière, les responsables ne pourront pas payer les dommages qu'ils ont causés. Donc en fait, c'est contre-productif à tous les niveaux.
Merci Alexandre. Et donc ce que vous évoquez également, le fait de faire des annonces qui ne sont pas validées juridiquement et ensuite de ne pas être capable de le formaliser par un arrêté, montre quand même l'incompétence de ce gouvernement et de ceux qui nous dirigent et qui nous mettent en danger. Et effectivement, vous l'avez bien rappelé, sur de nombreuses affaires. Heureusement qu'il y avait des images pour montrer le réel et éviter justement des discours totalement mainstream qui, évidemment, avaient statué avant le droit, comme l'a très bien rappelé Régis. Merci à tous les deux. Désolé, on y reviendra de nombreuses fois. Je pense qu'on aura de quoi en reparler dans les six prochains mois. Merci beaucoup à tous.
Merci Régis. Merci Sophie d'avoir animé au pied levé ce débat Polyjustice avec deux pépères qui parlent beaucoup quand même. Mais du coup, on compte sur vous. On est là
pour ça, voyons ! Et en plus,
on n'a même pas eu le temps de prendre des nouvelles de tes animaux, Régis. Mais la semaine prochaine, on le fera avec les mots. Tout va bien, tout va bien. Tout va bien, parfait.
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