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Tu aspires aux plus hautes fonctions de l'état et donc tu aspires après à diriger un pays pacifié, apaisé. Ce n'est pas le moment de diviser ta population en deux en disant, il y a les bons d'un côté, c'est ceux qui ont un petit nom bien français, qui sont français depuis 15, 25, 30 générations. Et on verra si Edouard Philippe plaît. Mais attends, je n'ai pas fini mes phrases. Je t'ai laissé parler et ton discours, tu vois, il me fait saigner les oreilles. Écoute le mec qui va te faire saigner. Dans
un entretien que vous pourrez lire ou non dans le point de cette semaine, Edouard Philippe estime dans les colonnes du point que l'échec de l'intégration depuis plusieurs décennies est incontestable. Il pointe une surreprésentation de jeunes. issus de l'immigration dans les violences autour des manifestations, notamment le 17 octobre. selon lui, elle est patente, cette surreprésentation. C'est le terme qui existe. Selon le mot de Peggy, il faut voir ce que l'on voit. Et on a vu qu'il y a un petit souci, et c'est ce qu'on a vu dans les violences. Alors, il dit, ça ne minimise pas en aucun cas certaines superbes réussites d'intégration républicaine. Mais je veux, au cours du prochain quinquennat, diviser l'immigration légale par deux, en limitant la délivrance de titres de séjour aux seuls motifs professionnels et aux étudiants, restreindre le... regroupement familial, réformer l'instruction de l'asile et durcir le bras de fer avec les pays d'origine, notamment avec l'Algérie, en dénonçant le traité de 1968. Et pour l'intégration, Edouard Philippe veut réinvestir l'école, mieux transmettre les valeurs républicaines, rétablir un service national obligatoire. Pour lui, si l'intégration est réussie, le pays sera prospère. Et pour cela, il faut une société en croissance qui intègre bien mieux qu'une société figée. Est-ce que vous êtes d'accord avec Edouard Philippe ? Philippe, je me tourne vers Antoine Diers, je sens qu'il boit du petit lait.
Ça fait longtemps que moi je dis ça. J'étais un peu seul, taxé d'extrémisme. Et aujourd'hui ? Et même Edouard Philippe le dit. Parmi les grandes gueules, j'ai une pensée amicale pour Charles, dont j'entends le discours, qui a bien évolué aussi au fil du temps sur ce sujet-là. C'est-à-dire que tout le monde s'en rend compte. Il y a quelques années, quand on disait « il y a trop d'immigration, ça ne marche pas, etc., on était nécessairement d'extrême droite », aujourd'hui, même les centristes, comme Edouard Philippe, le disent. Ensuite, moi je suis moins sûr de sa réponse. Sa réponse qui est de dire ça marche pas donc on va diviser l'immigration par deux. Pardon aussi, ça ne marche pas, on arrête. Il ne s'agit pas seulement de diviser par deux.
C'est un peu n'importe quoi de dire qu'on peut arrêter l'immigration. Ah bah si, on peut complètement. Aucun pays... Ah bon ? Cites-moi un pays où
il y a zéro immigration. La fameuse immigration massive au Japon,
très connue. J'étais sûr de me citer le Japon. Alors à part le Japon, mais prenons des pays qui nous ressentent peut-être un peu plus, ces pays européens, aux Etats-Unis, dans tous les pays, il y a une immigration.
On peut complètement, c'est une question de volonté politique. Et ensuite, au-delà d'arrêter, il restera aujourd'hui un certain nombre de personnes. de Français issus de l'immigration. Ce ne sont pas que les étrangers qui posent problème, ce sont également certains Français issus de l'immigration. Et qu'est-ce qu'on en fait ? Et il n'a pas franchement de réponse. Aujourd'hui, il va falloir réaffirmer l'ordre républicain. Prendre des sanctions, être dur. Il dit, dans une société qui va mieux, on intégrera mieux, etc. Mais en réalité, on ne doit pas intégrer, on doit assimiler. Et on doit également imposer le respect de nos valeurs. Donc, il dit, il va dans le bon sens, mais ça
va passer. Le
prochain pas pour Edouard Philippe, c'est d'imposer le respect de
la France à ceux qui sont déjà là. Alors, est-ce qu'il y a déjà, sur le consac qu'il fait, un échec de l'intégration en France, Sandrine Pégan ?
Moi, déjà, il y a quelque chose qui me déplait chez Edouard Philippe. Et je pense d'ailleurs que les Français... aujourd'hui principalement se disent On ne peut plus croire en la parole publique. Pourquoi ? Parce qu'Edouard Philippe, je pense qu'on devrait lui acheter un petit manuel sur la politique pour les nuls, avec un chapitre supplémentaire, la cohérence politique. Parce que quand on regarde lui sa lignée, au niveau politique, en 2018, il était en train de dire que la diversité, c'était une chance pour la France, c'était une chance pour la République. Après, en 2019, il nous parlait du fait qu'il fallait absolument privilégier le regroupement familial. Et puis alors maintenant, il est en train de faire complètement un revirement et il nous dit qu'il faudrait un moratoire sur justement ce regroupement familial. Et puis il nous dit aujourd'hui qu'on a un vrai problème avec l'intégration et qu'on a un vrai problème avec justement l'immigration. Mais pardon, mais on ne peut pas aujourd'hui tirer ce bilan-là alors qu'il a fait partie de la Macronie. Il a fait partie de ce bilan. Et par contre, lui, il ne critique pas ce bilan. Alors je peux comprendre qu'à un moment donné, tu aies envie d'évoluer. Tu es politicien, tu évolues comme tu le soulignais pour certains des GG. à un moment donné, il faut que tu restes cohérent. Et moi, j'ai peur par rapport aux Français aujourd'hui, parce qu'ils ne veulent plus du tout croire en nos politiciens. Et on comprend pourquoi, parce que c'est tout et l'inverse.
Bruno Poncet, est-ce qu'il y a un échec d'intégration en France
Moi je vois surtout, c'est qu'il y a une semaine après un attentat où la personne qui a tiré a dit que c'était à faute des Noires et des Arabes qui avaient pillé les magasins qui tiraient pour venger les commerçants. Je vois qu'Edouard Philippe refait la même chose. Il fait l'essentialisation du truc en disant, ben voilà. En plus, il est tellement doué qu'il dit, les violences du 18 octobre, c'était le 17. Bon, Edouard Philippe, encore une fois, est toujours à côté de la plaque.
Non, les plus gros piages, c'était le lendemain.
Les plus gros piages
auxquels il fait référence, c'est le lendemain. Les
premiers, en tout cas, c'est le 17. Encore aujourd'hui, de postuler... Après,
il dit qu'il y a des réussites dans l'intégration.
Oui, il va nous parler de Zidane, peut-être, et puis de Kerry James, comme la plupart du temps, c'est les rappeurs. Mais
il dit qu'il y a quand même, d'une manière générale, un problème d'intégration dans le pays.
Excuse-moi de finir, mais moi je veux juste dire un truc. Quand tu aspires aux plus hautes fonctions de l'État, et donc tu aspires après à diriger un pays pacifié, apaisé... Ce n'est pas le moment de diviser ta population en deux en disant, il y a les bons d'un côté, c'est ceux qui ont un petit nom bien français, qui sont français depuis 15, 25, 30 générations, et on verra s'Edouard Philippe plaît, vu qu'il est... Attends, je n'ai pas fini mes phrases, je t'ai laissé parler, et ton discours, tu vois, il me fait saigner les oreilles, écoute le mien qui va te faire saigne du nez, tu vois.
Moi, je reste calme. Moi aussi, tu vois, je te réponds juste quand tu l'ouvres, parce que tu n'arrêtes pas de l'ouvrir. Il n'a jamais parlé de nom français, tu dis n'importe quoi. Il n'a jamais parlé d'être français depuis 15 générations. Non, mais tu caricatures tout de suite, parce que tu veux défendre l'immigration.
Mais ça peut être Alors vas-y Bruno termine. Après on écoute Benjamin au 32-16. Sa parole étant assez diffusée, laisse-la peu parler à la mienne aussi. Tu vois en ce moment en France, on n'est pas beaucoup à parler comme moi. On t'entend
pas mal.
Non je trouve pas trop. Alors vas-y, vas-y, vas-y. Invitez-moi tous les jours, ça serait peut-être mieux pour vous d'ailleurs. Oh le boulard ! Non mais je dis ça comme ça. Moi ce que je dis juste. Ça lui coûterait trop cher. Oui je pense, oui ça serait clair. En Pepsi Max ça peut coûter très cher. Moi je dis juste que ce monsieur, il arrive à un moment donné dans sa carrière politique où il vise des fonctions et qui aujourd'hui déjà il met de l'huile sur le feu. Moi je serais lui, je regarderais un petit peu. Il y a quelques réussites. Non, il y a beaucoup de réussites. C'est-à-dire qu'en France, aujourd'hui, les personnes issues de l'immigration, tu as beaucoup de réussites. Et l'issue de l'immigration, ça peut dire quoi ? Ça peut dire un polonais qui est arrivé dans les années 20. Ça peut dire un italien qui est arrivé dans les années 30 pour faire le fascisme. On ne parle pas d'eux. Oui, on ne parle pas d'eux. Mais en fait, aujourd'hui, l'immigration a toujours été une chance pour la France. Elle a toujours eu l'assimilation. Mais c'est ce qu'il disait en 2018 en plus. Par contre, le vrai sujet, c'est comment tu peux aider les gens à s'intégrer, à s'assimiler. En fait, c'est par le travail. Mais à partir du moment que tu détruis un maximum... d'emploi et que tu fais travailler des entreprises étrangères sur ton territoire pour des contrats publics avec des gens qui ne sont pas payés au code du travail français, ouais effectivement il y a un problème. Et lui il en est responsable. Parce que les travaux par exemple pour les JO qui ont été faits par des entreprises qui n'étaient pas françaises, des salariés non français, c'était lui qui était la tête de l'État. Donc à un moment donné, moi j'aimerais bien que ces gens déjà regardent un peu dans une place et arrêtent de diviser les français. On a tous aujourd'hui, moi je pense, on a tous ceux qui ont une parole publique, on a tous aujourd'hui un devoir de parler du chauffeur. On peut en parler des sujets qui
fâchent.
Non mais on peut en parler, mais on n'en parle pas des moments où il y a le feu. On en parle des moments où il faudra peut-être réfléchir et puis régulariser des choses.
Là, c'est la convainc présidentielle. Oui, mais il ne faut pas tomber dans le panneau en disant, comme il se passe quelque chose, on ne doit plus rien parler de rien. On peut dénoncer trappe et parler d'immigration. Mais par contre,
ça serait bien aussi qu'il arrête de courir derrière l'ERN, ça ne marchera pas. Ça, c'est autre chose,
c'est sa stratégie politique. Benjamin est avec nous, bonjour. Bonjour, bonjour. Vous nous appelez de Seine-et-Marne. Est-ce que vous êtes d'accord avec ce que dit Edouard Philippe
? Je pense que les seules personnes qui ne peuvent pas être d'accord avec Edouard Philippe sont les personnes de gauche. Et encore, même eux commencent à ouvrir les yeux. Aujourd'hui, c'est incontestable. Et moi, ce qui me pose problème, c'est qu'il aurait fallu hypothétiquement attendre un 17 octobre pour s'en rendre compte. J'entendais tout à l'heure qu'il y a un sujet sur l'échec de l'intégration. sont intégrés en fait. Il n'y a aucun lien aujourd'hui entre immigration et délinquance. Puisqu'en fait, l'immigration, elle a eu lieu il y a deux ou trois générations. Donc le sujet aujourd'hui de notre problématique... Les jeunes qui étaient dans la
rue, c'était des Français.
Bien sûr. Donc ils sont intégrés.
Oui, ils sont censés être intégrés. Ils sont nés en France
sur plusieurs
générations.
Donc le sujet, c'est pourquoi est-ce qu'ils ne le sont pas ? Alors après, on peut avoir toute idéologie. C'est qu'est-ce qui s'est passé pour que l'intégration ne se soit pas ou se soit mal passée à une certaine époque et qu'aujourd'hui, on est toute une jeunesse qui est contre la République, contre le système et un système qui a quand même... mis dans certaines situations confortables. Aujourd'hui, vous allez dans les quartiers, dans certaines villes de France ou certaines banlieues de grandes villes, ils ont tout.
Pourtant, ce n'est pas ce qu'on dit. C'est parce que justement, ils sont défavorisés, ils manquent de services publics.
Mais c'est parce que vous êtes défavorisés et que vous manquez de services publics que vous payez des magasins
Non, bien sûr.
Vous êtes dans le fin fond de la Manche. Mais c
'est vrai que dans le fin fond de la ruralité, il y a encore moins de choses.
Donc en fait, c'est toujours le même problème. C'est-à-dire qu'il nous faut des événements comme ça pour qu'on commence à se dire les choses. Mais c'est trop tard. Donc ce que dit Edouard Philippe pour essayer de rétablir la situation, c'est encore hors sol. remettre de l'éducation, comment vous mettez de l'éducation quand vous avez les trois quarts des profs qui sont dans cette idéologie-là où il ne faut pas blesser, il ne faut pas stresser, il faut couper certaines choses de l'histoire pour ne pas choquer. On est dans la censure, je pense que tout à l'heure on était hors sol sur le sujet du dérapage de l'escur, mais ils sont hors sol aussi sur ces sujets-là.
mais d'accord, mais...
Oui mais
Benjamin, à un moment donné, quand on a été Premier ministre pendant trois dirais qu'il aurait pu se rendre compte il y a quelques années déjà, parce qu'il n'a pas terminé son mandat. Il
espère devenir président. Je comprends le sujet qui est à l'instant T de parler d'Edouard Philippe, mais moi je préférais qu'on parle le sujet global. Ce n'est pas Edouard Philippe le problème, il a dit ça, mais bon, il aurait pu dire autre chose ou ne rien dire. Ça n'aurait pas changé la façon. Sur les deux mandats de
M. Macron, il a quand même été là pendant trois ans. Donc s'il fait le constat aujourd'hui, il a quand même... M. Macron sur l'immigration, il a quand même dit tout et son contraire aussi.
Il n'y a pas que Macron, même sous Sarkozy, même sous Hollande, ça fait 45 ans qu'il y a ce sujet-là. Comme l'a dit Antoine tout à l'heure, à partir du moment où on émet l'hypothétique supputation d'idées, on est un néo-nazi. Et aujourd'hui, vous avez eu des guérillas urbaines. Et là, on commence à se dire « Ah, bah peut-être qu'il y a un sujet ». Mais c'est trop tard, en fait.
moi, j'ajouterais un mot, Benjamin, c'est qu'il y a un grand nombre de Français d'origine immigrée sont parvenus à s'intégrer. Et on oublie tout ça. C'est-à-dire qu'on voit plein de gens originaires d'Afrique du Nord qui réussissent parfaitement. Mais eux, d'un seul coup, on ne les regarde plus et on ne parle que de ceux... que la France n'aurait pas intégré. Je déteste cette expression, comme si on n'avait pas fait suffisamment d'efforts pour certains. On a fait un maximum d'efforts. Et ils n'ont pas voulu. C'est une vraie question de volonté. C'est pas une question d'efforts de la République. C'est une question de valeur, de gens qui ne veulent pas se mêler à nous. Ils veulent continuer à vivre sur un vote différent d'une autre. Mais là c'est vrai que tu es généraliste. Tu es essentialiste même. Vous m'avez pas entendu, mais je viens de vous dire qu'il y en a qui ont réussi à s'intégrer et qu'il y en a qui ne veulent pas et vous me dites que je généralise. J'essentialise pas du tout, je viens de faire la différence. Je voulais préciser mon propos. Mais de toutes les façons, dès que c'est moi qui parle, voilà, j'ai pas le droit de parler d'immigration, c'est fou. Parce que quoi ? Parce que je ressemble à ça. Mais donc, on a le droit d'en parler. On a le droit d'en parler. Et les Français... Aujourd'hui, après le bleu, c'est la faute des immigrés. Aujourd'hui, quand il y en a,
ça veut démigrer. Le PSG qui perd, ça veut démigrer. Et si, t'arrêtes pas, on t'entend. Tu vois, tu caricatures. Tu caricatures. À chaque fois, on t'entend, Olivier, d'accord. Tu caricatures, en réalité, les pillages... Les preuves d'extrême-gauche mettent des idées dans la tête des gamins. Les pillages, pour reprendre
ton expression, c'était des gens qui sont français depuis 15 générations. Vas-y, assume-le.
Je sais pas. Qui c'est qui était au tribunal ? Tu l'as vu ou pas ? Est-ce que t'as vu les noms des hauts tribunales ? Moi, j'ai pas vu encore les noms. J'attends de voir, en fait. Mais moi, j'ai pas vu non plus que c'était que des gamins qui étaient souhaités dans l'issue des hauts tribunales. J'y étais moi la semaine dernière. Encore une fois, je vous le rappelle que moi,
j'ai défendu... un respirateur. Et l'auteur qui a été condamné, l'auteur de la vide qui a été brisée, il s'appelait Nicolas. Ah, merde, c'est Nicolas qui veille ! Après, il y avait les deux, bien sûr. Sandrine,
Antoine et Bruno, pour vous mettre tous d'accord, il y avait les deux. Il y avait Nicolas qui veille et Nicolas qui casse. Il y avait une convergence. Il y avait à la fois l'ultra-gauche, et donc c'est peut-être Nicolas qui casse. C'est les petits bourgeois d'ultra-gauche. Parce qu'il s'appelle Nicolas, il ne peut pas être l'immigration, je ne suis pas bien sûr que les prénoms soient le bon angle. Et puis, il y avait effectivement des... des délinquants venus des quartiers, c'est pour voler, pour voler, etc. C'est un peu les deux mélangés. C'est ce que disent tous ceux qui étaient sur place et qui ont constaté les choses. Merci Benjamin d'avoir été avec toi au 3216. On a posé la question sur le compte X des Grandes Gueules. L'échec de l'intégration est incontestable. Est-ce que vous êtes d'accord avec ce que dit Edouard Philippe ? Vous dites oui, d'accord à 90,3%.
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