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Le jour où elle va rentrer dans le monde du travail, elle est flinguée la gamine. Elle est flinguée !
Elle n'aura pas 16 ans, enfin, elle n'aura pas 16 ans, arrêtez un peu, enfin moi j'entends, elle n'aura pas 16 ans, elle n'aura pas 16 ans, moi quand je suis entré dans le monde du travail à 18 ans, j'étais comme les autres, arrêtez de disjonquer, moi j'ai travaillé dans des usines à serrer des boulons, vous croyez peut-être que j'étais en train de dire, ah c'est trop dur pendant 8 heures, là non je le fais comme tout le monde parce qu'il faut gagner sa vie, arrêtez de penser plus tard, laissez-la lui dire que ses rythmes scolaires sont débiles comme tout le monde le dit, tous les experts dire que de 8 heures du temps c'est de la merde.
J'ai entendu dire qu'elle voulait moins de cours.
Oui, c'est surtout ça. Elle a surtout dit qu'elle voulait moins de vacances, et ça je n'ai pas entendu beaucoup vous dire. Ça c'est vrai, ça c'est vrai. Elle me dit juste une semaine en moins. Moi j'ai moins de travail, j'ai moins de vacances.
Décisions qui ont déjà été prises sur la base des revendications d'ICM. Il y a des travaux qui sont en cours, donc tout ça doit en responsabilité ramener tout le monde au calme. Ensuite, moi je souhaite qu'à la rentrée, après les vacances de la Toussaint, les lycées puissent rouvrir, parce que quand on parle de l'avenir de notre jeunesse, il faut qu'elle puisse reprendre les cours. Parce que c'est la seule manière de préparer son avenir. Et donc moi, ce que je souhaite surtout, c'est compte tenu du fait que cette jeunesse a été entendue, qu'elle puisse reprendre le cours, que le calme revienne, et qu'on puisse rouvrir dans des bonnes conditions ses lycées. Julia Koudada
est avec nous. Bonjour.
Bonjour.
Secrétaire générale du mouvement Les Lycéens, vous êtes l'une des figures de ce mouvement depuis plusieurs semaines. Vous avez entendu Emmanuel Macron, il faut reprendre le chemin des cours pour votre propre avenir. Que lui répondez-vous
Que s'il se soucie vraiment de notre avenir finalement, il met en place des choses pour qu'on puisse travailler dans de bonnes conditions. Parce que vous savez, on ne bloque pas par plaisir, on ne bloque pas parce qu'on n'a pas envie d'aller en cours justement, on veut que ça change. Il ne renverra personne de force, entre guillemets, au lycée. En fait, personne ne veut refaire à nouveau des 8h, 18h. Personne ne veut continuer avec cette pression de parcoursu. Donc en fait, tant que... Oui, mais tout ça, ça va changer.
On vous l'a promis que ça allait changer. Mais ça ne peut pas se changer du jour au lendemain.
Avec un nouveau gouvernement.
'accord, mais en attendant, lundi, qu'est-ce que vous faites, vous, Julia ? Vous allez en cours ou pas ?
Nous, nous appelons à continuer la mobilisation, que ce soit à travers des blocus, à travers par exemple des manifestations, on va peut-être jusqu'au 5 novembre, etc. Donc nous, on appelle à rester mobilisés, à rester soudés. Donc il y a encore des blocus lundi nous souhaitons poursuivre les blocus lundi.
Mais que dites-vous à ceux qui veulent aller en cours
Je leur dis qu'ils le peuvent, qu'ils le souhaitent. C
'est un blocus, non
Excusez-moi, mais moi j'ai fait des blocus où on laissait les gens rentrer. C
'est des blocus filtrants.
Oui, mais c'est des blocus quand même qui laissent les gens passer. Écoutez, ça existe, il faut en avoir conscience. Mais pardon,
pour vous personnellement, est-ce que ce n'est pas préjudiciable de louper autant de cours ? Parce que vous avez quand même votre avenir à préparer, le bac, mais surtout Parcoursup qui est encore là et il y a des voeux à formuler dès le mois de janvier. Si vous n'avez pas de notes, si vous n'avez jamais été évalué, comment tout ça va pouvoir s'organiser
Alors, je pense qu'on sera quand même évalué d'ici là, parce qu'en fait, quand tu es au gouvernement... Sur quoi ?
Comment ?
Laissez-moi finir, merci. Parce que quand le gouvernement verra que les jeunes continuent de se mobiliser, il s'accélérera très certainement pour trouver des mesures qui me conviennent complètement, parce qu'il n'a pas envie de voir, je pense, des lycéens encore trois mois dans la rue. Mais
qu'est-ce qui vous manque alors ? Parce que là, vous avez obtenu la refonte de Parcoursup d'ici deux ans, plus de personnel dans l'enseignement supérieur, moins d'élèves dans certaines classes de seconde. Qu'est-ce que vous voulez de plus ?
Le rythme scolaire, excusez-moi, mais qu'est-ce qu'on nous apporte à part pour 2028 ? Potentiellement supprimer une matière, c'est-à-dire... Vous voulez moins de cours ? Pour alléger les emplois du temps, excusez-nous, mais ça pour nous, c'est pas admissible du tout. Vous avez trop d'heures de cours ? Pourquoi est-ce qu'on devrait continuer à sacrifier encore une à deux générations pour voir des progrès potentiels ? Sacrifier
des générations ? Je veux bien beaucoup de choses, mais vraiment, c'est... Comme ce que je disais en début d'émission sur un autre sujet, mais vous ne souffrez pas vraiment. Vous pensez que vous souffrez, mais en réalité, vous ne souffrez pas. Ce n'est pas horrible d'être un lycéen aujourd'hui en France. C'est même plutôt un pays où on vit très bien. Et demain, ça va être très dur. Demain, ce sera très dur. Par exemple, les heures de cours. Julien trouve qu'il y a trop d'heures de cours. 8h, 18h. C'est normal de faire 8h, 18h. Pardon
? Je n'ai jamais été à l'école. Vous vous levez à 5h que vous êtes chez vous, à 20h que vous devez faire tous les devoirs. Ça a toujours existé ça. Je suis désolée mais ce n'est pas admissible. C'est normal, c'est la vie. C'est la vie, dit
Antoine Yers.
Nous on choisit de ne pas vivre dans cette société-là. Vous
choisissez de ne pas vivre dans cette société-là. La société va choisir de vivre sans vous. Ce n'est pas parce que vous décidez de ne pas vivre sans vous. Non, c'est les gars qui vont le faire. Tu
devrais l'écouter, c'est les gars qui vont le faire. Dans quelques années, enfin dans beaucoup d'années même, ce sera nous qui serons emploi en France.
Si c'est vous demain qui bossez, faites tourner le pays en travaillant pas trop à 8h, 18h, c'est beaucoup quand même. Ça ne va pas tourner beaucoup.
Mais
Julia, Julia...
Personne aujourd'hui travaille. Enfin, maman, moi j'entends ce que tu veux. Tu peux avoir ce mépris pour la jeunesse. Moi, t'as raison. C'est ton point. Non, c'est pas du mépris. Mais non, c'est juste la réalité. Tu fais terriblement. Moi, je veux juste te dire un truc. Elle a entièrement raison parce qu'à un moment donné, il faut quand même voir un peu de quoi elle vive. Moi, j'ai pas vu pendant les 15 jours de vacances voir des... des maçons aller dans les lycées qui s'effoutent de partout. Je n'ai pas vu des gens mettre des pièges à rats. On n'a pas entendu dire qu'ils avaient livré des tables et des chaises dans des endroits où les gamins n'avaient pas de chèves. Parce que ceux qui doivent faire ça sont aussi en vacances. Oui, il y a un problème. En fait, on peut répondre à ce qu'on veut avec ces gamins. Et puis ils trouvaient
que 8h-18h c'était beaucoup pour le travail. Dis donc tout le monde, alors écoute
-moi bien, moi j'ai des lectures. Non, attends, je n'ai pas fini, on va juste te dire un truc. Il y a fait des années qu'ils disent que le rythme scolaire en France est débile. les gamins, ils feraient mieux de faire des cours de 8h à 14h, et de 14h à 18h, de faire des activités culturelles ou quoi que ce soit d'autre, et à partir des 8h, faire des devoirs. C'est ce que tout le monde fait dans les autres pays, il n'y a que nous qui le faisons pas. Les gamins le réclament, vous dites « allez les pauvres ». Attends, elle va écouter Julien,
allez-y Julien.
Exactement, et c'est pourquoi nous on proposait de supprimer une semaine de vacances scolaires pour que cela puisse se faire, et pourquoi ? Tout simplement parce qu'on le dit assez régulièrement, les vacances scolaires… maintiennent l'inégalité des chances parce que pendant deux semaines, vous allez avoir ceux qui sont dans un cadre familial dont les parents vont les pousser à faire leurs devoirs, etc. Et puis il y a ceux qui ont des grandes familles, qui n'ont pas forcément les moyens pour pouvoir travailler. qui ne crée ces inégalités entre ces deux types d'élèves. Deux semaines, c'est trop, une semaine, c'est suffisant. On fait du 8h à 14h et tout le monde est content en fait. Mais Julia,
j'ai l'impression aussi que vous ne faites pas confiance à Sébastien Lecornu. Vous attendez de voir précisément si ça va être concret ce qu'il a annoncé. Vous attendez des preuves d'amour en quelque sorte.
Des preuves d'amour, je ne pense pas. Mais en tout cas, ce qu'on constate, en effet, c'est que là, on nous invite au ministère. On nous fait vivre un petit peu une sorte d'expérience. J'ai l'impression de pouvoir un peu nous berner. Ils font des clins d'œil devant nous. Ils essayent de montrer. Oui, c'est ça. Ils essayent de vous
séduire. C'est pour ça que je disais. C'est ça.
Mais moi, ce que je vous dis, c'est qu'on n'est pas dupes. On n'est pas dupes. Les syndicats, les associations d'Utienne, ils ne sont pas dupes. Les représentants d'Utienne ne sont pas dupes. Dont vous continuez
le mouvement, Julia.
Mais Julia... Julia, sincèrement, moi je trouve que vous avez raison de peser sur votre avenir, puisque c'est vrai que l'école, c'est là où il s'y construit. Maintenant, je trouve qu'il y a une différence entre quand même faire entendre sa voix et empêcher les autres de pouvoir construire leur avenir. Puisque donc là, en fait, vous estimez que finalement, ce n'est pas suffisant, alors que vous avez quand même eu un nombre d'enseignants qui a été ajouté. Il y a des conditions qui vont être améliorées. On parle de parcours sup. Donc, on se demande à quel moment vous estimez que finalement, vous aurez... Vous aurez raison. À partir du moment où il y aura une histoire de planning qui sera modifiée, ça y est, vous arrêtez le blocus. Qu'est-ce qui vous fera reprendre
le chemin des cours ?
Alors déjà, un calendrier, on nous dit clairement quand seront appliquées toutes ces mesures, parce que quand on nous a juste dit « pardon, donc un jour, on revoyer le coordonnier, on verra la suite, etc. » Oui, vous êtes entré dans
une phase de négociation, c'est classique en fait.
C'est ça, l'histoire de création de classes de 28 élèves pour 50% des lycées, etc. Bref, blabla, tout ça, ce n'est pas suffisant parce que quand on se rend compte qu'il va manquer de 2200 profs à peu près pour créer toutes ces classes. Les 500 votes qui nous ont proposés, je ne vois pas comment ça va pouvoir nous aider. Quand on voit qu'il y a 4 milliards qui vont être mis, enfin 1 milliard par an pour le bâti scolaire surtout, mais qu'en fait on constate selon pas mal d'études qu'il faudrait entre 11 et 13 milliards d'euros pour que tous les lycées de France soient fonctionnels, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on en a encore pour 13 ans s'il y a 1 milliard d'euros qui est délivré par année pour le bâti scolaire. D'accord.
Donc Julia, le compte n'y est pas, on l'a bien compris. Et vous serez donc dans la rue samedi et dans le blocus de votre lycée dès lundi. Donc l'appel pour l'instant d'Emmanuel Macron à reprendre le chemin des cours. On verra concrètement s'il est suivi ou pas. Mais enfin, a priori, c'est mal barré. Jonathan est avec nous. Jonathan de Beaujancy dans le Loiret. Bonjour.
Oui, salut les grandes gueules. Que pensez
-vous ? Alors, est-ce que les lycéens doivent retourner en cours ?
Moi j'ai une fille qui est au lycée qui passe son bac à la fin de l'année. Donc elle a été un petit peu beaucoup embêtée juste avant les vacances. Donc on n'a pas de nouvelles de savoir s'il y a des blocus qui vont être faits sur Orléans. Mais de toute manière, elle ira encore parce qu'elle ne manifeste pas. Et de toute manière, elle ira encore. D'une manière ou d'une autre, elle rentrera dans le lycée. Parce que moi, je vais l'accompagner dès lundi. Ah oui, d'accord.
Ça, ça va être
clair. D'une manière ou d'une autre, elle va rentrer. Je voudrais juste répondre également à la même fille qui disait que 8h18, c'était 1, c'était 1, c'est énorme. Antoine Diers, oui, je crois que c'est Antoine Diers qui a bien répondu. Le jour où elle va rentrer dans le monde du travail, elle est flinguée la gamine. Elle est flinguée.
Elle aura pas 16 ans, enfin, elle aura pas 16 ans, arrêtez un peu, enfin moi j'entends, elle aura 16 ans, elle aura pas 16 ans, moi quand je suis entré dans le monde du travail à 18 ans, j'étais comme les autres, arrêtez de disjonter, moi j'ai travaillé dans des usines à serrer des boulons, vous croyez peut-être que j'étais en train de dire, ah c'est trop dur pendant 8 heures, et là non, je le faisais comme tout le monde parce qu'il faut gagner sa vie, arrêtez de penser, laissez-la lui dire que ses rythmes scolaires sont débiles comme tout le monde le dit, tous les experts dire que les 8 heures du temps c'est de la merde.
J'ai entendu dire qu'elle voulait moins de cours.
Elle a surtout dit qu'elle voulait moins de vacances et ça je n'ai pas entendu beaucoup vous dire. Ça c'est vrai. Elle dit juste une semaine en moins. Moi j'ai moins de travail, j'ai moins de vacances. Elle a dit juste une semaine en moins. Jonathan, écoutez Jonathan
le père de famille.
Je suis prestataire événementiel, donc toute la semaine je bosse à la maison, je commence à 8h le matin, je travaille sur mes contrats, sur mes devises, sur mes recherches de musique ou autre. Ça c'est tous les jours, de 8h jusqu'à 18h. Ça c'est tous les jours. Et je me lève tous les jours à 5h et demi, 6h. fille, elle va en cours la semaine et elle travaille avec moi le week-end. Le week-end, elle se fait une journée, on commence le samedi à midi et on finit le dimanche matin entre 4h et 6h du matin. Et je peux vous assurer qu'elle ne se plaint pas. Et en plus de ça, elle cherche à faire des petits boulots pour la semaine. Arrêtons de dire que le scolaire sont gros. Non, non. Moi, quand j'étais gamin, j'ai fait mon apprentissage en restauration. J'étais chef de cuisine avant. J'ai commencé à 15 ans. Je me tapais du 60 heures par semaine à 15 ans pour un salaire d'apprentissage. Et je ne me suis jamais plaint.
c'est ceux qui savent bosser qui s'en sortiront demain. Moi pareil, je travaille dans un fast-foot après les coups. Donc pour rave à tous ceux qui veulent bosser, vous gagnerez à la fin. Si
votre fille demain veut se plaindre, elle aura le droit de se plaindre ou pas ?
-moi, c'est des petits merdeux qui font chier une majorité. Ouais, mais moi je vous pose juste une question. Si votre fille demain vous dit « moi j'aimerais bien avoir
plus de temps pour pouvoir fermer de voir le week-end et puis pas bosser le week-end », est-ce qu'elle vous ai dit « oui » ?
Pourquoi elle y arrive pas, elle est dans le bâtiment ? Elle est en études d'architecture. Pourquoi elle y arrive ? Pourquoi elle, elle y arrive et pas les autres ?
En
tout cas j'ai bien compris Jonathan que lundi vous irez avec votre fille devant la porte de l'établissement scolaire pour vous assurer qu'elle puisse entrer et suivre des cours.
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