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On n'est plus gouverné depuis trois ans, vu qu'à chaque fois, il était incapable de respecter le vote des urnes. Et ce qui fait qu'aujourd'hui... Les gens sont en colère et moi je pense que la seule solution aujourd'hui, mais il n'y en a vraiment qu'une seule, c'est que Macron démissionne ou alors qu'il mette un des deux premiers partis de France au pouvoir.
On voit que pour samedi l'enjeu pour les autorités c'est d'éviter les défauts de préparation du 17 octobre. Donc pas de défilé a priori dans les centres-villes pour préserver les commerces. Mobilisation du raid, des réservistes, des drones, des engins lanceurs d'eau, des policiers. Surtout que cet acte 3 se télescope avec... Et on sait que déjà Halloween, ça peut poser quelques problèmes de maintien de l'ordre. D'ailleurs, il y a un dress code spécial Halloween qui visiblement est proposé pour les manifestants. Donc on aura des manifestants. déguisé, masqué, ça ne va pas peut-être faciliter le travail des policistes d'histoire. En tout cas, on a l'impression que c'est parti pour durer, parce qu'il y a le 5 novembre qui arrive, il y a d'autres dates. Ça fait penser bien sûr au Gilet jaune, à une contestation qui durait semaine après semaine. On ne voit pas bien comment le gouvernement pourrait y répondre. Alors, il essaye d'éteindre la crise ICN, mais pour la vie chère, c'est plus compliqué, parce qu'il n'y a pas de recette magique. Est-ce que vous criez ou est-ce que vous souhaitez que ça continue le 30 ? Vous irez peut-être manifester samedi, appelez-nous pour nous dire pourquoi. Antoine Diers.
Tu vois un enfant qui se met à râler ou à pleurer avant même qu'on lui ait fait une piqûre. On lui dit « tu pleures avant d'avoir mal ». J'ai le sentiment qu'aujourd'hui, les Français pleurent avant d'avoir mal. On va me dire « Antoine, il y a des gens qui vivent mal, etc. » Mais ça dénonce les politiques d'austérité, la politique néolibérale, il n'y aurait plus d'argent. Alors que ce n'est pas vrai. Alors que ce n'est pas vrai. On n'a absolument rien baissé dans notre pays. Et dans quelques mois, on sera mis sous tutelle de la BCE probablement du fait de notre déficit public abyssal. Le pire est à venir. Ces gens-là qui râlent aujourd'hui... en nous indiquant que c'est terrible ce qu'ils vivent. En réalité, quand ils vont subir, allez, moins 30% sur les pensions de retraite, moins 20% sur les salaires des fonctionnaires dans quelques mois, dans 6 mois, dans un an, on y va tout droit, tous les spécialistes commencent à le dire. Et donc moi je m'étonne, ces gens manifestent en étant prêts à aucun effort, et paradoxalement, ils vont... participer à précipiter la vraie politique austéritaire parce que les marchés qui nous prêtent de l'argent, qui voient le pays bloqué comme ça, qui voient le peu de perspectives de redressement de la France vu que personne n'est prêt à faire des réformes, en réalité, ceux qui manifestent, ceux qui disent il faut plus d'argent, toujours, toujours, précipitent le pays vers la politique austéritaire qui sera obligatoire et qui veut l'éviter pourtant. Maître Pégan.
Moi, je suis terriblement lassée par ces mobilisations. Et pourtant, en même temps, je suis profondément attachée à la liberté de manifester. Ça, c'est indéniable. Mais la démocratie, pour moi, ce n'est pas le silence de la rue. J'en conviens. Mais ce n'est pas non plus le gouvernement de la rue. Pourquoi à chaque fois, on devrait se dire que c'est la rue, finalement, qui a le dernier mot ? Moi, je pense aux victimes directes de ces mobilisations, aux victimes économiques. Les patrons de restaurants, les commerçants, tout ça, ils ont une perte réelle de chiffre d'affaires. Les salariés, pareil, qui sont impactés aussi. Et ça commence un peu à être gonflant, tout ça. Tu te dis que finalement, c'est eux qui gouvernent et c'est fatigant. Même si, bien évidemment, il faut qu'il y ait une liberté de manifester et qu'elles doivent être protégées. Mais je ne vois pas en quoi la colère des uns devrait... elle devenir la précarité des autres. Voilà, moi je trouve qu'on est pris en otage et c'est vraiment chiant.
Bruno Ponset, tu seras dans la rue samedi
Non, parce que je ne peux plus manifester, je ne peux plus marcher. Si tu pouvais
marcher. Mettez-le sur le
char de la CGT. Si vous voulez ouvrir votre gueule tous les jours, moi je veux venir, mais là je ne vais pas être gentil avec vous en fait. Attends, on est bien veillé
envers toi. Ouais, mais pas
trop. Moi, il y a 11 ans que je te batta-clant. Donc, tu vois, les foules comme ça, je ne peux plus y mettre les pieds. D'accord. Donc, on va être d'accord là-dessus, tu vois. D'accord, mais Bruno... On va te dire mon petit chat. Non, mais ton petit chat, tu vois, il a une jambe en bois et puis en plus... Non, mais Bruno, si tu pouvais manifester, est-ce que tu
irais samedi
Ouais,
ouais. Est-ce que tu as compris pourquoi les gens étaient dans la rue
? Évidemment, parce qu'en fait...
Micro, micro, micro.
Déjà, moi, quand j'entends par maître Pégan, ce ne sont pas eux qui gouvernent. Ouais, s'ils gouvernaient, je ne pense pas qu'ils seraient dans la rue et je ne pense pas qu'aujourd'hui la seule réponse qu'ils auraient c'est 2-3 tirs de flashball et puis du gaz. Je pense que ça fait un bout de temps qu'en fait les gens sont... Arrête de prendre à chaque fois des exemples isolés s'il te plaît. Bah c'est pas isolé, on est tous d'accord. Enfin bon après écoute, moi je t'ai fait parler. Bien sûr, bien sûr, bien sûr. Moi ce que je vois surtout c'est que ce sont des gens qui, au minimum... depuis, je pense, depuis la guerre en Ukraine, donc ça fait 4 ans, depuis 4 ans, subissent un contre-coup de l'inflation qui est exceptionnel. Aujourd'hui, la plupart des gens, quand tu parles à qui que ce soit, il n'y a personne qui peut dire qu'il vit mieux aujourd'hui. Non, la vie est plus chère. Donc, tout est plus cher. Donc, là, tu as beaucoup de gens qui te disent et qui manifestent pour te dire, écoutez, on en a marre de cette politique. Et surtout, moi, je pense réellement, malheureusement, c'est qu'on l'avait annoncé il y a deux ans quand il y a eu la dissolution. Mais en fait, on n'est plus gouverné depuis trois ans, vu qu'à chaque fois... Il est incapable de respecter le vote des urnes. Et ce qui fait qu'aujourd'hui, gens sont en colère. Et moi, je pense que la seule solution aujourd'hui, mais il n'y en a vraiment qu'une seule, c'est que Macron démissionne ou alors qu'il mette un des deux premiers partis de France au pouvoir. Moi, je suis désolé, mais là, le cornu, il n'a aucune légitimité. Le cornu, moi, je suis désolé. On en prend peut-être un acte de gamine. Donc,
en fait, il faudrait anticiper l'élection présidentielle, ne pas attendre cinq mois. Soit anticiper l
'élection présidentielle, soit, et que c'est pour être un coup de génie politique de la part de Macron, mais bon, je ne pense pas qu'il en soit un, ça serait de mettre un des deux premiers partis au pouvoir. Si tu mets un des deux premiers partis et qu'il fait moins bien pendant six mois, je ne pense pas que les gens voteront pour lui dans six mois. Mais comme il n'est pas intelligent pour comprendre ça, je ne lui souffle pas à l'oreille. Mais en attendant, je pense réellement qu'il ferait mieux de changer de gouvernement et de mettre quelqu'un que les gens veulent. En fait, 35% votent pour l'URN. Et puis après, avec toute l'année bleue extrême droite qui tourne derrière, les émeaux et compagnie. Emmanuel Macron devrait
remplacer Sébastien Lecornu par Jordan Bardella.
Bah ouais, qu'ils le mettent.
Ça serait audacieux.
C'était le plan de la dissolution d'ailleurs. Ils pensaient réussir à faire passer le RN, leur taper dessus jusqu'à l'élection pour savonner la planche. Mais là,
Bruno n'a pas tort de dire qu'on est en une situation un peu paradoxale. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de contestations alors qu'il y a un grand rendez-vous électoral qui arrive. On a l'impression que la campagne se fait aussi dans la rue. Aujourd'hui, la campagne présidentielle se fait dans la rue. Et les filles font la campagne dans la rue. Peut-être que les filles font la campagne dans la rue. Au-delà des LFI, il y a quand même des gens qui sont en colère, qui ont envie de l'exprimer, qui n'ont pas envie d'attendre visiblement 5 mois pour le faire.
Pardon, est-ce que c'est vraiment... Les vrais gens, est-ce que c'est le peuple façon gilet jaune du début ? Je pose une question. Je termine Bruno. Je pense que c'est le peuple de gauche extrêmement militant. C'est les syndicats, c'est LFI, etc. Moi, je ne vois pas le patron de PME qui dit « là vraiment j'en peux plus ». Lui, il ne manifeste jamais le patron de PME. Donc ne disons pas que c'est le peuple dans la rue. C'est le peuple de
gauche. C'est vrai que les qui sont dans la rue, il y a quand même un peu de tout. C'est-à-dire qu'il y a à la fois des anciens gilets jaunes, il y a des lycéens, encore des étudiants, on en parlera tout à l'heure, parce qu'Emmanuel Macron aimerait bien que ses lycéens rentrent au bercail, reprennent le chemin des cours lundi. Il y a aussi les blouses blanches, il y a aussi Justice pour Naël. Il y a les pompiers. Après, c'est un peu fourre-tout. Je me mets à la place. de Sébastien Lecornu, qui a déjà très peu de marge de manœuvre, pas de majorité. Comment tu lui réponds à ça ? Qu
'est-ce que tu dis ? Olivier, tu viens de le dire toi-même. À part
baisser peut-être les taxes sur le carburant, ce qu'ils ne veulent pas faire, le reste, qu'est-ce qu'ils peuvent faire ?
Tu viens de le dire toi-même, tu dis qu'il y a un conglomère de gens très différents. Oui, mais parce qu'en fait, aujourd'hui, la politique qui a été menée depuis 10 ans, et on ne peut pas réduire ça à l'Ukraine ou quoi que ce soit, depuis 10 ans, fait qu'aujourd'hui, tout le monde est déçu et tout le monde vit moins bien. Donc en fait, aujourd'hui, moi, j'ai des amis qui sont dans les manifs. À chaque fois, ils croisent. En plus, mes amis ne sont pas du tout éléphistes, pour vous dire la vérité. Ceux-là, en tout cas, ils me disent tous, en fait, on voit plein de gens. tu ne voyais pas avant. Parce qu'en fait, tout le monde est en colère. Et à un moment donné, qu'est-ce qui te reste ? Tu votes, on ne respecte pas ton vote.
Mais dans cinq mois, ils vont voter, ces gens-là ? Non,
mais ils vont voter. Mais en fait, oui, alors attends, Olivier. Aujourd'hui, si tu vois bien un peu ce que les gens entendent derrière, c'est que est-ce que Macron peut respecter le vote jusqu'au bout en fait ? C'est-à-dire qu'à un moment les gens se disent mais est-ce que Macron ne veut pas faire le chaos avant pour après se poser en recours ? Je crois qu'Emmanuel Macron ne dirige
rien là, il subit.
Non, si, c'est lui qui a l'origine de ça. Il ne subit que sa parole politique. Oui d'accord, mais de lui il subit les conséquences
de son choix.
Oui mais dans ce cas-là, son choix c'est le cornu. Qu'il le fasse sauter, qu'il en mette un autre convoi. Mais ça, ça
s'appelle l'Assemblée Nationale. L'Assemblée Nationale, si elle voulait voter la censure, elle le ferait, sauf qu'en réalité, ils ne sont pas en mesure de trouver un autre Premier ministre. Il n'y a pas de majorité. Il n'y a pas de majorité, c'est ça ? Il y a un parti qui
dernièrement a fait un congrès en technique. Marine est élue et puis il y a un autre Premier ministre. Oui, mais le RN se traite tout de suite.
Les autres voteraient l'associer. Quand
Marine Le Pen sera élue, si elle est élue, en tout cas, Bardella, il ne sera au pouvoir que pendant un mois. Après, il y aura les législatives, il sautera aux législatives, c'est sûr.
Aurélie est avec nous au 3216. Bonjour Aurélie. Vous nous appelez de Haute-Garonne. Qu'est-ce que vous pensez de ces manifestations à répétition ? Prochain acte, l'acte 3, c'est samedi.
Moi, ça me rend malade. Déjà, de voir notre pays dans le chaos comme ça. J'ai 44 ans. J'en suis malade. Même mes enfants me disent que c'est une guerre civile. Je trouve que ça ne sert à rien. Ils ont beau être dans la rue, ok, on les voit, ils cassent tout. Pas tous, pas tous. Pas
tous,
mais quand même, fille, elle a été... Oui, le 17. Compliqué. Ensuite, moi, je pense que c'est vrai que la France... Alors, je travaille, je me lève tous les matins, je lève seule deux enfants, j'ai quelques aides sociales, je ne vais pas mentir. Et plus ça va, plus c'est difficile de vivre, je trouve, on se prive de beaucoup de choses. Même si on se lève travailler. Je pense qu'on pourrait faire un effort encore un peu plus, mais pas toujours les mêmes. Il y en a qui sont chez eux, qui ne travaillent pas, qui ont des aides. Moi, je ne trouve pas ça normal. Il faudrait que tout le monde aille travailler. Là, le pays va se relever.
Rester deux ans chez
soi à avoir des aides. Moi, j'ai dans ma famille, j'ai des cousines qui ne travaillent pas. Ça me choque ne pas servir dans un pays. On a de la chance d'avoir beaucoup. On a des aides, c'est vrai. On a des aides, on a quand même une sécurité sociale. Moi, je suis malade actuellement. J'ai de la chance d'avoir une ALD. On a quand même une chance dans ce pays. Mais il y en a, ils en profitent trop.
Aurélie, votre discours, je le partage, je le soutiens, et c'est celui que j'entends largement autour de moi. Largement autour de moi, les gens me disent, non mais moi je travaille, et je vois ceux qui ne travaillent pas, je vois pourquoi je paye. Et donc en réalité, je pense que la colère populaire, on se demandait où était le peuple, et bien je pense que le peuple, il est plutôt sur un discours comme celui d'Aurélie. A dire, moi je me lève, je travaille, j'en ai marre.
je suis malade malheureusement je ne peux pas travailler mais dès que je vais pouvoir je vais reprendre parce que je sers à mon pays et puis je montre l'exemple à mes enfants
après Aurélie on peut travailler et en même temps dire qu'aujourd'hui le travail ne paie pas suffisamment je crois que c'est un conseil qui est assez partagé parce
que tu dois filer trop de pognon aux autres qui ne travaillent pas alors il y a
deux
Antoine va dire parce
que dans deux pays Aurélie est malade elle serait au boulot Je suis content que mes 54% d'imposition sur mon salaire aillent à Aurélie quand elle est malade pour rester chez elle. Oui d'accord, mais ça c'est parce que c'est la réalité. A force de
ne pas faire le travail pour mettre un terme aux abus, aux excès, eh bien on pourra même plus payer le fait qu'Aurélie puisse rester chez elle quand elle est malade. Je pense qu'Aurélie a oublié une partie dans
son discours, c'est de dire, elle a raison, il faut que tout le monde aille travailler. Moi je suis d'accord, il faudrait... Tout le monde est un travail en France. Moi, c'est le truc que je trouvais le plus normal. Par contre, aujourd'hui, tu as beaucoup, ceux qui doivent créer de l'emploi, donc des chefs d'entreprise, et moi, je ne parle pas du petit de la PME, je parle de grosses entreprises. Aujourd'hui, souvent, c'est eux qui dérèglent le marché parce que c'est eux qui suppriment des postes. Moi, je travaille dans une boîte qui est industrielle. Moi, j'ai travaillé au fret. J'ai vu les grands patrons du fret, les grands patrons des grosses boîtes françaises de l'industrie. qui se retirent un par un. Et aujourd'hui, nous, on ne fait plus de trains en France. Pourquoi ? On fait des trains de céréales, mais on ne fait quasiment plus de trains d'industrie. Bah oui, parce que Mittal et Intel se barrent, en fait. Donc, à un moment donné, pourquoi on ne va pas les chercher à venir chez eux ?
À cause de quoi, Bruno ? On va au bout.
À cause
de la surimposition d'un autre pays. Mais pas du tout. Lié à ce
système où il y a plein de gens qui ne travaillent pas. Parce que Mittal, on va prendre de l'acier français. Tu devrais le savoir, tu habites dans le nord de Dunkerque. Au lieu de prendre de l'acier français qui est de bonne qualité, il préfère prendre l'acier indien ou chinois qui est beaucoup moins cher et beaucoup moins résistant. Bah oui, à un moment donné, ça s'appelle ça. Le marché de la mondialisation Et ce n'est pas uniquement les aides que tu donnes à quelqu'un qui ne bosse pas. La
mondialisation, c'est un coût du travail. Et tant que notre coût du travail sera aussi haut, on ne s'en sortira pas.
On va remercier Aurélie d'avoir appelé au 3216. Et bon rétablissement, Aurélie, bien entendu. Christophe est avec nous également du côté de Dijon, en Bourgogne, dans le département de la Côte d'Or. Bonjour Christophe.
Bonjour à tous. Bonjour les amis.
Est-ce que vous manifestez-vous
? Ah non, je ne manifeste pas. Je ne manifeste pas. Déjà, je tiens à dire que je vous aime vraiment tous. Et j'aime vraiment le plateau que vous avez là. C'est vraiment, il est fabuleux.
C'est les meilleurs.
Oui, vous en êtes pas loin. Merci. Mettez-le sur
tous vos réseaux. Arrêtez
de les flatter parce que déjà, ils ont tous le boulard. Attendez, attendez, attendez.
Bon, moi, ça fait 20 ans que je suis Je me sors 1200 balles par mois, je travaille 60 à 70 heures par semaine. Dans quel
domaine
Je
suis taxi
la campagne. Je me sors 1200 balles par semaine, ça fait 23 ans que je n'ai pas pris de vacances.
En bossant comme un dingue.
mais je ne me plains pas. Moi, tout va bien. n'est pas le problème. Moi, je suis à la campagne, j'ai un petit loyer, tout va bien. Mes enfants bossent bien. Il n'y a pas de problème. Ma fille est à Dunkerque, d'ailleurs. C'est super. Tout va bien.
Vous avez encore des enfants à charge ? Parce que je vois que vous avez 57 ans.
Les deux. Ma fille terminait son deuxième master à Dunkerque, justement. Elle vient d'arrêter. Mon fils est en frac à Dijon. Mais on est heureux. Tout va bien. Le problème qu'on rencontre là, c'est qu'on ne vit plus de notre travail. Moi, je n'arrive plus à vivre. il y a eu une réforme de la sécurité sociale l'année dernière avec le gouvernement. nous ont ruinés. Sur le transport sanitaire
?
À partir de janvier 2027, qui arrive là, moi, je suis obligé d'arrêter de travailler. Mais quand je dis obligé, ce n'est pas que je décide sur un coup de tête d'arrêter. C'est que je suis obligé. Parce qu'ils nous ont sectorisés. Et à partir de ce moment-là, moi, je suis obligé d'aller retravailler dans un secteur, ce qui n'a jamais été le cas jusqu'à présent. Ça fait 100 ans que les taxis existent. n'a jamais été obligé. Pour résumer... Et avec la concurrence aussi. Donc vous sautez plutôt les manifestants alors, Christophe. Écoutez, moi, la concurrence ne me fait pas peur, le meilleur reste. Ce n'est pas le problème. Mais je comprends les manifestants. Je ne comprends pas ceux qui cassent, bien sûr, il faut être stupide pour comprendre ceux qui cassent. Mais les manifestants, ils ont raison, bien sûr, si je pouvais aller les rejoindre, j'irais, je ne peux pas.
Parce que je vais réaliser
des trucs comme ça. Mais il arrive un moment, les gars, oh, il faut se bouger. Ce gouvernement, on a négocié l'année dernière, on les a eus en face de nous, à table, moi je faisais partie d'un syndicat. Ils nous écoutent, ils ne nous entendent pas. Ils nous disent oui, oui, oui, oui, mais il n'y a aucun retour, il n'y a rien du tout. Et je comprends, les gars, au bout d'un moment, ils pètent un câble. C'est normal
Alors c'est marrant parce que Christophe, j'ai eu la même conversation avec un de vos collègues et c'était sensiblement la même chose. Il me disait, bien sûr je soutiens les manifestants, mais moi je travaille et je ne me plains pas. Je me lève tous les matins. Et il disait par rapport au carburant, il disait finalement, oui je roule un peu moins, je fais attention, etc. Mais voilà, pourquoi est-ce que je vais aller dans la rue, être associé à tous ces casseurs ? Il disait, mais je les soutiens. Il me dit, mais moi en tout cas, je continue à me lever tous les matins pour aller travailler.
C'est ce que les enfants font aussi, ils manifestent le samedi, mais ils ont travaillé le lendemain du vendredi.
Et les autres ne travaillent pas le samedi. samedi et le dimanche, on ne travaille pas. Donc du coup, on est juste pris en otage.
Là, ces gens-là, ils travaillent. Mais puis être pris en otage, ce n'est pas une expression que tu as employée pour ce genre de truc. Les gens, ils sont... Oui, pardon, parce que toi, ça fait référence à... Mais c'est vrai qu'il faut laisser aussi
ceux qui doivent travailler le samedi pouvoir le faire, notamment les commerçants. Mais on va en parler dans un instant.
Ils l'ont fait. Je voudrais qu'on remercie... Surtout le circuit, ils étaient tous fermés. Ne me dis pas qu'ils ne travaillaient pas. Juste
maintenant, encore, en traversant Paris, comme tous les matins, je voyais tous ces commerçants qui sont obligés d'être des plaques de bois alors qu'ils ne les enlèvent plus. Ils les enlèvent même plus. C'est quand même terrible. veux-tu, à pas tes clients, entre guillemets, t'as plus de vitrine, c'est-à-dire que t'as les plaques de... Déjà, on sait que les commerces physiques en ville, c'est compliqué parce qu'il y a la concurrence du web, d'Amazon, des sites marchands, etc. Ils sont déjà impactés ? Bref, on va y revenir dans un instant parce que les commerçants voudraient ouvrir le dimanche et a priori, ça va être possible. Mais je voudrais remercier Christophe tout d'abord, bon courage à vous et regardez la consultation qu'on a lancée sur le compte X des Grandes Gueules. Est-ce que vous pensez que ces manifestations vont durer jusqu'à la présidentielle ? Vous dites oui, bien sûr. Sur à 70,8%.
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