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La porte-parole du gouvernement et la ministre de l'énergie, Maud Bréjon, va parler notamment des prix du carburant évidemment, mais aussi plus globalement de l'atmosphère qui règne en France avec cette extrême douleur qui s'empare des Français. A tout de suite.
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est 8h29 et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour Maude Bréjon. Bonjour à tous. Vous êtes la porte-parole du gouvernement, vous êtes aussi ministre de l'énergie. Vous avez bien dormi ? Et vous ? Moi, j'ai très bien dormi, mais je me suis levée un petit peu tôt. Mais si je vous pose cette question, c'est parce que le ministre de l'Énergie, pas de l'Énergie, mais de l'Économie, qui s'occupe aussi notamment des taxes sur le carburant, dit que les taxes sur le carburant, ça n'empêche pas de dormir. Ça pourrait peut-être quand même, non
? Roland Lescure, je travaille avec lui depuis des années, dans des gouvernements et dans des majorités qui ont tout fait pour baisser les impôts des Français et singulièrement pour baisser les taxes. particulièrement lorsque c'était nécessaire. Je pense notamment à la crise énergétique de 2022-2023 où on a mis sur la table 70 milliards d'euros dans les boucliers tarifaires sur le gaz, sur l'électricité et en appui à l'achat de carburant. Et puis on va peut-être parler de ce qu'on fait sur le fond. Non mais pardon, cette expression... On va peut-être parler de ce qu'on fait sur le fond. pouvez juger de la forme. Moi, ce qui m'intéresse... Non, mais est-ce que vous, vous jugez de la forme ? Est-ce que vous, vous trouvez que dans le
contexte actuel, quand on sait qu'il y a, pour certaines stations-essence, jusqu'à 40% de baisse de consommation, ça veut dire que c'est 40% de moins de trajets... Mais c'est des difficultés qui sont évidemment réelles. Mais est-ce que le ministre de l'économie de la France... peut dire une phrase pareille. Moi, franchement, ce n'est pas une taxe qui m'empêche de dormir. Alors je sais que ça empêche d'autres de dormir, mais moi, ça ne m'empêche pas de dormir. Ça permet de financer plein d'infrastructures, c
'est très bien. Oui, c'est peut-être maladroit sur la forme. Moi, ce qui m'intéresse, c'est ce qu'on fait sur le fond. Ce qu'on fait sur le fond, c'est la libération de 10 millions de barils de diesel qui permettront de faire baisser les prix entre 12 et 18 centimes là. Dans quelques jours, le 1er novembre, c'est dimanche prochain. Ce qui m'intéresse, c'est de reconduire les aides pour les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs. Ce qui m'intéresse, c'est qu'on puisse aider les Français les plus précaires qui roulent beaucoup. 5,5 millions de Français qui sont éligibles à l'aide qu'on a mis en place. Je pense qu'au bout du bout, ce qui intéresse les Français, c'est la manière dont on les aide et ce qu'on met en place.
On va y venir évidemment, savoir comment ça va se passer et quelle baisse d'aide, puisque c'est dans les tout prochains jours. Mais dans le contexte actuel où on sent quand même une... Non seulement une extrême douleur, on va y venir, après la journée du 17 octobre, après l'attentat de Trappes, dans un contexte où tout est explosif. Laisser entendre qu'on n'est pas à 10 centimes près, que ça n'empêche pas de dormir. Est-ce que vous ne vous dites pas ? On est maladroits, on
ne sait plus parler aux Français. Encore une fois, je vous ai répondu sur la forme. Je pense que vous auriez tort et qu'on aurait tort de réduire l'action du gouvernement et singulièrement du ministre de l'économie à une phrase prononcée à l'Assemblée nationale. Encore une fois, ce qui compte, c'est ce que fait ce gouvernement pour être aux côtés des Français. C'est ces 10 millions de barils qui vont être libérés parce que c'est... La vraie bonne nouvelle pour les consommateurs.
Quand ? Comment ? Et est-ce que vous avez affiné, vous avez pu anticiper l'impact réel que ça aurait à la fin ?
Oui, on a publié deux décrets et un arrêté, notamment pour encadrer les choses. D'abord, préciser les volumes qui allaient être libérés, leur répartition, leur répartition par distributeur, leur répartition par zone géographique. L'obligation pour l'ensemble de la chaîne de suivre l'évolution. sur les prix de cette remise, de telle sorte que les Français... De la
faire immédiatement
apparaître. Exactement. De la faire immédiatement apparaître, que personne ne puisse faire de gras, encore une fois, sur l'ensemble de la chaîne de distribution. On abaisse évidemment l'obligation de stockage stratégique, le temps de mettre en place cette libération pendant les mois à venir. Et donc, on aura... La semaine prochaine, une baisse visible à la pompe. Et on s'assurera, parce que c'est important, que l'ensemble des distributeurs le mettent en place, que l'ensemble des stations puissent en bénéficier, y compris les stations plus isolées, les stations indépendantes dans les zones rurales, parce qu'on sait que c'est aussi là où les Français... Comment vous allez faire
pour vous en assurer
va suivre, encore une fois, sur l'ensemble de la chaîne. du déstockage des barils jusqu'à la station-service en passant par le transporteur, les grossistes, les distributeurs, que cette baisse est bien répercutée à chaque étape de la chaîne. Pardon, mais des questions très techniques. Jusqu'à l'affichage en station-service de la baisse que ça aura permis pour les
Français. Il y a une question, j'allais dire, très technique, logistique de remplissage ou non des cuves. C'est-à-dire qu'il y a ces barils que... allez réinjecter ces barils achetés moins cher que vous allez réinjecter dans toute la filière mais il y a ce constat qu'un certain nombre de stations essence ont vu parfois des baisses de consommation je disais le chiffre il est saisissant il a été annoncé par plusieurs distributeurs jusqu'à 40% de moins de consommation dans certaines pompes. Ça veut dire aussi que c'est littéralement des cuves qui mettent beaucoup plus de temps à se vider et donc qui vont être re-remplies plus tard que d'autres. Comment est-ce que vous allez faire techniquement pour que ça ne soit pas en fait un cercle vicieux ? C'est-à-dire que ces petites stations qui sont déjà très impactées seront aussi probablement les dernières à pouvoir afficher un prix à
la pompe plus léger. On va les aider sur la trésorerie. On va les aider sur la trésorerie pour leur permettre d'appliquer en avance de phase et donc avant le remplissage de ces cuves. On y travaille précisément avec ces stations indépendantes dont je vous parlais. Leur permettre de répercuter à la baisse. Mais ce n'est pas seulement une question de trésorerie.
La trésorerie, ce serait s'ils pouvaient re-remplir la cuve. Mais si la cuve n'est pas vidée d'un pétrole, d'une essence qu'ils ont déjà achetée plus chère, techniquement, ils ne peuvent pas la vendre à 12 centimes de moins. On leur
permettra d'abord de faire cette remise. avant d'avoir acheté de nouveaux volumes de pétrole, en l'occurrence de diesel. Et ensuite, on les aide, encore une fois, en matière de trésorerie pour leur permettre de faire cette aide, de mettre en place cette aide en avance de phase. Et le dispositif dont je vous parle là a été précisément travaillé avec les organisations, encore une fois, qui regroupent, je pense à Mobiliance, mais il y en a d'autres, qui regroupent ces stations indépendantes. Je
repose la question vraiment très technique pour essayer de comprendre. Pardon, c'est vraiment une histoire de remplissage du frigo, quoi. C'est la cuve, mais c'est exactement la même logique. C'est que vous allez donc payer la différence. C'est-à-dire que si c'est de l'essence qu'ils ont acheté très cher, prix récents... La semaine prochaine, ils ont encore cette essence-là dans leur cuve. Donc quand on met à la pompe, c'est encore cette essence achetée très chère qu'ils ont. La différence, les 12 centimes ou 18 centimes par lit, c'est vous qui allez les payer ? On
va permettre une avance de trésorerie qui leur permettra de répercuter immédiatement, encore une fois, cette baisse entre 12 et 18 centimes. Je ne peux pas vous le dire autrement. Vous ne payez pas la différence, vous prêtez. Et moi, ce que je dis encore une fois aux Français qui nous écoutent ce matin, c'est que tout a été mis en place pour que lundi prochain, cette baisse puisse être visible encore une fois. sur l'ensemble du territoire, dans l'ensemble des distributeurs. Ce sera plutôt 12 ou ce sera plutôt 18 ? Ça dépendra des distributeurs, ça dépendra encore une fois des stations-service, mais on sera entre 12 et 18 centimes. Et c'est une très bonne nouvelle pour le consommateur, parce que sur un plein, ça représente une somme d'argent importante.
Est-ce que vous avez une précision sur le calendrier ? C'est-à-dire qu'on dit la semaine prochaine, est-ce que vous vous dites à partir de lundi, oui, au totem des différentes stations-essence ? Nous, on a tout mis en place. On
aura tout mis en place pour que... ça puisse être effectif au 1er novembre. Le 1er novembre, c'est férié, c'est un dimanche, donc en tout état de cause, au plus tard, lundi matin, et on fera les contrôles et les vérifications pour s'assurer, encore une fois, que c'est bien appliqué. Les commerçants. Mais je note d'ailleurs que les distributeurs que vous recevez sur vos plateaux, Michel-Edouard Leclerc était sur BFMTV hier, vous en recevez aussi régulièrement dans votre matinale. accueille cette mise en place, ce dispositif, de manière plutôt positive. C'est bien la preuve qu'on arrive à travailler ensemble avec un objectif commun, c'est le pouvoir d'achat des Français, parce que notre objectif à tous, je crois, c'est de protéger les Français. Et cette mesure-là, qui est inédite, il faut bien que les uns et les autres comprennent, c'est la première fois dans l'histoire qu'on va piocher dans des stocks stratégiques de manière si massive pour faire baisser les volumes. Et ça, c'est grâce à l'action qu'a menée le président de la République. à l'international pour négocier cette libération de 100 millions de barils à l'échelle du G7. Et c'est grâce ensuite à la déclinaison qu'en fait le gouvernement et le Premier ministre. Donc ce n'est pas rien. Ce n'est pas rien. C'est en fait une disposition inédite qui n'a jamais été mise en place.
Le groupe Total s'apprête à publier ses résultats. Ça devrait être d'excellents résultats. Peut-être même des résultats records. Il n'y a pas un truc qui ne va pas ?
Je crois qu'on aurait tort de sombrer dans le total bashing. Je sais que c'est un sport national pour une partie de la classe politique. Moi, ce que je vois concrètement, c'est que depuis plusieurs mois, Total a mis en place des plafonnements sur l'essence, sur le diesel. C'est une bonne chose parce que ça permet là aussi de tirer les prix à la baisse. Ça contribue à protéger les Français, quoi qu'on en dise. Donc ça, c'est la première chose. Et la seconde, d'un point de vue plus macro, et je peux vous le dire en tant que ministre de l'énergie... Si il y a 7,5 milliards de bénéfices, je vais terminer. Je peux vous le dire en tant que ministre de l'énergie. On a de la chance d'avoir un grand major pétrolier dans une crise telle que celle que l'on traverse, et notamment pour pallier à des risques d'approvisionnement. Donc nous, on demande à Total d'être exemplaire, on demande à Total de répercuter, encore une fois, à la baisse, l'avantage de la libération des barils, qui se sont engagés à faire deux poursuivre son plafonnement, autant que nécessaire, tant que cette crise...
7,5 milliards de bénéfices. Est-ce que vous ne vous dites pas dans le contexte actuel où vous cherchez des sous partout jusqu'à envisager de doubler le nombre de radars sur les routes ? Non, ça c'est faux.
C'est du renouvellement de radars existants. On ne double pas le nombre de radars sur les routes. On ne va pas doubler le nombre de radars sur les routes. On remplace des radars existants par d'autres radars. Et d'ailleurs, quand vous regardez, on n'en rajoute pas. Si on regarde entre 2026 et 2027 l'estimation de ce que ces amendes rapportent pour l'État, vous êtes à volume constant. On a fermé la parenthèse, mais la précision est importante.
7,5 milliards d'euros de bénéfices, est-ce qu'on ne peut pas en faire ces bénéfices ? -ce que vous ne vous dites pas, tiens, dans
le moment actuel, où sont faits ces bénéfices ? J'imagine dans l'ensemble du monde. Mais voilà, dans l'ensemble du monde. Et spécifiquement pas en France. En France totale. plafonner les prix ça a permis d'avoir encore une fois des avantages importants pour beaucoup de français c'est une bonne chose ils doivent continuer à le faire je vois qu'ils sont engagés à continuer à le faire et puis encore une fois On a aussi le droit d'être fiers parfois, d'avoir des champions en France qui nous permettent d'avancer, et notamment singulièrement dans ces crises.
Maud Bréjon, les commerçants, je le disais, il y a eu le 17 octobre, il y a eu le 24 octobre, samedi à nouveau appel à des manifestations, samedi 31, jeudi 5, peut-être même le 6 et le 7 qui sont déjà évoqués. Grande inquiétude des commerçants, manque à gagner. casse et cette annonce jusqu'à 10 000 euros par commerce, par très petit commerce qui aurait été pillé ou cassé. Est-ce que vous n'auriez pas mieux fait de mettre cet argent dans la sécurité plutôt que d'avoir à réparer la
casse derrière ? Je crois que la question ne se pose pas comme ça. Et pour les semaines à venir, il y a au fond trois axes qui définissent l'action du gouvernement. Le premier, c'est l'ordre public. Nous ne laisserons rien passer et nous serons intraitables avec les délinquants, les factieux, avec ceux qui cassent. C'est absolument inadmissible. La journée de samedi dernier, le 24, s'est globalement bien passée. C'est la preuve qu'on y arrive. Ensuite, il y a la question des discussions, des négociations, du dialogue social. Et là, ça touche à des revendications qui sont légitimes, qui n'ont rien à voir avec les cas qu'on a pu voir ces derniers jours et ces dernières semaines. Il faut avancer avec les lycéens, il faut avancer avec les partenaires sociaux, les organisations syndicales, les organisations patronales. Et ensuite, il y a l'accompagnement des commerçants. Et on continuera à être extrêmement vigilants sur le travail. Il n'y aura plus de manifs dans les centres-villes. En tout cas, là où ça pose, et ça se fait au cas par cas, vous savez que c'est une discussion avec les préfets d'abord, ensuite avec les maires. Là où il y a des risques de violence telles que celles qu'on a connues le 17 octobre, il faut évidemment adapter le tracé des manifestations.
Est-ce que certains magasins se disent qu'il ne faudrait pas peut-être ouvrir le dimanche, là où pour l'instant c'est interdit, pour tenter de compenser les manques à gagner ? Est-ce que c'est une question à laquelle vous êtes... C'est une piste qui est sur la
table. Et nous sommes favorables à faciliter d'ici... noël l'ouverture le dimanche vous savez qu'il ya déjà des dérogations possibles qui peuvent être données par le maire le préfet peut étendre le nombre de dérogations le nombre de dimanche ouvert par an dans chacune encore une fois dans chacun des départements et donc on facilitera l'ouverture le dimanche d'ici à noël pour permettre aux commerçants de rattraper ce manque à gagner, de rattraper ce chiffre d'affaires. Après certains vous
disent déjà, j'en avais ce matin sur RMC qui témoignait, qui disait le problème c'est que moi j'ai des salariés, des vendeurs, des vendeuses, et que les payer le dimanche, du coup les payer encore. plus parce que ce serait un dimanche et que ce serait un jour en extra, ça leur paraît difficile. Est-ce que vous les accompagnerez éventuellement ?
L'ouverture le dimanche, en tout cas de manière plus souple que ce que la loi ne prévoit aujourd'hui, enfin pardonnez-moi, de ce que la réglementation ne prévoit aujourd'hui, indépendamment de la décision que pourraient prendre les préfets, c'est une demande des commerçants eux-mêmes. Donc faciliter cette ouverture-là, c'est répondre à leur demande.
La journée du 31, en termes de maintien de l'ordre, est-ce que vous... penser que tout est sous contrôle, pour reprendre un mot du ministre de l'Intérieur qui avait reconnu qu'il avait perdu le contrôle.
Tout est mis en place, je vous le confirme. Conseil de défense et de sécurité nationale qui s'est tenu hier autour du président de la République et du Premier ministre qui visait précisément à préparer les échéances à venir et notamment l'échéance du week-end prochain, pas uniquement mais notamment. Et donc tous les moyens en termes de dispositifs, de forces de l'ordre déployés sont évidemment mis en place. Des couvre-feu d'ailleurs sont encore appliqués dans certaines villes en France.
Le maire de Paris évoque trois rassemblements d'ultra droite, de néo-nazis. qui sont prévus normalement ce week-end dans les rues de Paris ou juste autour de Paris. Est-ce que vous avez pris des dispositions pour les interdire ? C'est
une décision qui sera prise par la préfecture. Vous savez que ce n'est pas au gouvernement d'autoriser ou d'interdire des manifestations, c'est d'abord au préfet. Et le préfet le fait sur des considérations juridiques de troubles, de risques de troubles à l'ordre public. Ce sont des événements
néo-fascistes, voilà ce que dit Emmanuel Grégoire. que ça ait lieu, indépendamment
de la
préfecture ? Je dis que c'est au préfet de prendre cette décision. Mais je veux dire à titre personnel, en tant que porte-parole du gouvernement, quand vous entendez le président de la République hier, qui dit qu'aujourd'hui, on a un antisémitisme et un racisme décomplexés, qu'on a un racisme... d'atmosphère ? Est-ce que dans ce contexte-là, on peut laisser des manifestations de cette sorte ?
Je trouve ça incompréhensible qu'on puisse aller manifester dans de telles organisations et dans de tels rassemblements. C'est une évidence. Du reste, est-ce qu'en droit, les fondamentaux sont réunis pour l'interdire ? Ça, c'est au préfet, encore une fois, de le dire.
a parlé, Emmanuel Macron, je le cite, d'une désinhibition d'un antisémitisme chez certains, d'une désinhibition du racisme chez les autres. Il visait, semble-t-il, la France insoumise et le Rassemblement national. Il parle d'un racisme d'atmosphère. Il a aussi évoqué une forme de désinhibition des propos, mais aussi des violences. Évidemment, il était interrogé d'ailleurs chez Hugo Décrypte avec le drame de Trappes. On parle d'un hommage. Est-ce que vous avez une date ? Non. Et cette date sera discutée avec la
famille pour des raisons que chacun comprend. Qui leur a lieu, -moi cette expression, dans les temps à venir. Et ce sera bien sûr décidé en discussion avec la famille de la victime.
Est-ce que c'est le Premier ministre qui présidera cette hommage ? C'est le Premier ministre. C'est le
Premier ministre qui présidera cet hommage. Le président de la République, ces dernières années, présidait les hommages lorsqu'il s'agissait d'attentats qui avaient touché des fonctionnaires de l'État, notamment en exercice des policiers, des gendarmes. Et le reste est présidé par le Premier ministre. En revanche, c'est bien une décision qui a été prise par le président de la République. Comment on fait pour tenir jusqu'à la présidentielle dans ce climat ? Vous citiez les mots du président chez Hugo Descripts en début de question. L'atmosphère a quelque chose d'irrespirable. Il y a beaucoup de tensions, il y a beaucoup de violences, il y a beaucoup d'inquiétudes, il y a beaucoup de peur, si je crois, dans une majorité de Français, et je les comprends complètement. Ce qui m'a frappée suite à cet attentat raciste terrible survenu à Trappes la semaine dernière, c'est à quel point la politique avait très vite repris ses droits, et à quel point la dualité... singulièrement entre l'extrême droite et l'extrême gauche, avait en quelques heures pris le dessus sur l'émotion et sur la solidarité, une forme de concorde nationale qui devrait nous unir au moins quelques jours. Regardez les questions au gouvernement que nous avons vécues mardi dernier. Regardez l'attitude de la France insoumise, regardez l'attitude des écologistes. Regardez hier encore une députée qui accusait le Premier ministre d'avoir, je la cite, « abattu ». Une seconde fois la victime. Comment peut-on prononcer de tels mots et ensuite prétendre à rassembler les Français ? Vous considérez
qu'aujourd'hui une partie de la gauche instrumentalise ? Je considère
qu'une partie de la
gauche
Ce qui s'est passé à Trappes instrumentalise la violence. Et je vous le dis comme je le pense, je n'ai aucune leçon de républicanisme à recevoir de l'extrême gauche, de la France insoumise, d'Europe, écologie, les verts. Absolument aucune. Nous avons aujourd'hui des partis politiques qui agitent et instrumentalisent différentes formes de communautarisme. Ça va à l'encontre. de ce qui doit nous amener à faire société ensemble. Ça va à l'encontre des fondamentaux de la République qui nous permettent, là encore, de vivre ensemble malgré nos désaccords, malgré nos différences. Et c'est extrêmement dangereux. Les propos colportés, encore une fois, par certaines forces politiques sont...
Parfois... Et vous parlez notamment de cette accusation qui a été lancée à l'endroit du
Premier ministre. Ce sont parfois des coups extrêmement violents contre l'unité nationale.
Maude Bréjon, le tout dans un contexte de campagne présidentielle. Vous, vous soutenez Edouard Philippe. Gabriel Attal propose ce matin une... est ce qu'il faut à un moment se rassembler vous appeliez une concorde nationale est ce qu'il faut au moins que ceux dont les idées ne sont pas si éloignés se rassemblent et décide d'aller ensemble vers une primaire moi j'ai toujours prôné le rassemblement
toujours et j'ai d'ailleurs rejoint edouard philippe parce que je suis convaincu que c'est le meilleur aujourd'hui pour rassembler et pour rassembler la droite et le centre Je n'ai pas bien compris ce que proposait Gabriel Attal hier. J'entends qu'on parle d'une primaire qui irait de quelque part à gauche à quelque part à droite. Je crois que dans la période de grande tension qu'on vit, l'heure est à la clarification et pas à la confusion. Qui pense sérieusement qu'on pourrait mettre dans un même programme, pardonnez-moi, dans un même meeting, dans une même primaire en l'occurrence ? Raphaël Luxman qui veut augmenter la fiscalité, qui veut régulariser 300 000, c'est son programme, 300 000 travailleurs sans papier. Et Bruno Rotaillot qui veut réformer la Constitution et appliquer une réforme des retraites. Pour vous ça n'a rien à voir et donc il n'y a pas de primaire possible ? faut partager un certain nombre de plus petits dénominateurs communs. Et je crois que le bon espace de rassemblement, c'est celui de la droite et du centre. Et je crois qu'Edouard Philippe est aujourd'hui, et de loin, le mieux placé pour faire ce rassemblement
-là. Merci Maude Bréjon d'avoir répondu à mes questions ce matin. Porte-parole du gouvernement, ministre délégué à l'énergie. Il est 8h50 sur RMC et BFM TV. Sur BFM TV, je vous accompagne jusqu'à 10h. On va revenir dans un instant sur cette course contre la montre en Espagne pour tenter de retrouver des survivants. Au lendemain de l'accident ferroviaire qui a fait au moins 68 morts, le pays qui entame ce matin trois jours de deuil national. Nous serons évidemment sur place. Et puis, il est l'homme qui a créé Parcoursup, la plateforme au cœur des collègues.
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