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Sur Radio-J, on continue évidemment à parler des élections en Israël et des derniers résultats. Benjamin Netanyahou qui arrive en tête de ces élections, en tout cas le Likoud, et son camp qui résiste. Alors est-ce que cela lui donnera suffisamment de poids pour imposer ses conditions pour en parler ? Nous sommes avec Alexandre Bensoussan. Est-ce qu'il est là ? Est-ce qu'il nous entend ? Bonjour Alexandre
Bonjour Ilana, comment allez-vous ?
Ça va très bien, merci d'être avec nous Alexandre. Vous êtes avocat et soldat réserviste de l'unité Egoz de Tzal. Justement, c'est intéressant de vous entendre dans ce contexte, dans cette période, en tant que réserviste. Quels sont aujourd'hui les voeux que vous souhaiteriez formuler au prochain gouvernement israélien ?
Vous savez, Ilana, c'était complexe, parce que je pense qu'on a tous des voeux en fonction de la casquette qu'on porte, c'est-à-dire du milieu duquel on vient, etc. Mais je pense qu'il y a certains sujets qui dépassent nos biais et nos intérêts personnels. C'est-à-dire qu'à mes yeux, en tant que réserviste, une société dans laquelle ce sont... toujours les mêmes, c'est-à-dire une micro-minorité, à laquelle on demande de repartir 90 jours par an aujourd'hui, en réserve, doit comprendre que c'est plus tenable. C'est-à-dire que moi, depuis le 7 octobre, j'ai fait plus de 450 jours de réserve entre Gaza et le Liban. Donc, je vais vous dire, s'il s'agissait simplement de demander de l'empathie pour cette micro-minorité qui porte la responsabilité immense de se payer sur ses épaules, mais qui serions-nous pour demander tant ? Mais ce qu'il faut comprendre, c'est qu'en fait, de la même manière que ces gens sont dévoués pour se battre pour leur pays, ce sont les mêmes généralement qui, avec la même dévotion, se lèvent pour faire avancer son économie. Donc le préjudice est double. Et je dirais même triple lorsqu'on ajoute en fait le coût de la mobilisation massive depuis le 7 octobre. C'est-à-dire que c'est des millions de millions de shékels. Donc moi, ma toute première attente et mon tout premier vœu pour vous répondre, c'est donc que la charge soit véritablement mieux répartie. Parce que ce qui est devenu insupportable, c'est pas seulement l'épuisement physique et psychologique, mais c'est l'injustice de voir cette charge qui continue à reposer sur les mêmes. et qui nous mène au groupe en tant que pays.
Alors quel candidat justement vous semble le plus fiable, le plus à même de répondre à vos demandes, à la fois d'assurer aussi la sécurité de l'État juif et sa protection ?
Mais regardez, moi, ce qui me pose problème avec le système en Israël, c'est que ce n'est pas simplement une question de candidats, c'est une question de blocs. C'est-à-dire qu'en fait, des candidats qui sont susceptibles d'être fiables, vous en avez quand même quelques-uns. Pour certains, le Premier ministre Netanyahou, Eisenkot, Lieberman ou encore Bennett, mais je pense... qu'on a des candidats de grande valeur, qui ont les épaules pour gouverner, et qui veulent véritablement le bien de ce pays. Mais le problème, c'est que ces candidats vont devoir former des alliances et des blocs pour avoir la majorité. Et on peut se retrouver avec des partis qui gangrènent une coalition et qui prennent en otage des responsables qui, individuellement, auraient été capables de mener une politique tout à fait différente. C'est pour ça que je regarde avec qui un candidat accepte de passer. et quelles conditions il est prêt à accepter.
Alors justement, vous avez vu cette percée spectaculaire des partis arabes. Certains disent que ce sont les véritables arbitres de ces élections. Est-ce que ça vous préoccupe ou vous pensez justement qu'il faudra faire cette concession ?
Absolument, d'où ma réponse, que ce soit les partis arabes d'un côté ou que ce soit les partis orthodoxes de l'autre, que je mets au risque de vous choquer absolument au même pied en termes de la capacité de nuire. de nuire aux intérêts de l'État d'Israël. Donc bien évidemment que ça me préoccupe, mais ce n'est pas parce que ce sont des partis arabes. Ce qui me préoccupe, ce sont les propos de certains de leurs représentants. Par exemple, leurs ambiguïtés après le 7 octobre, les accusations de génocide qu'ils ont pu avoir, ou alors leur soutien même à la procédure, on le rappelle, contre Israël devant la Cour internationale de justice. Lorsqu'on parle de donner un rôle déterminant dans la formation du gouvernement, ces positions ne deviennent pas simplement secondaires. Merci beaucoup,
désolé Alexandre, peut-être qu'on aura une prochaine fois l'occasion de parler plus longuement, je suis désolée. Merci à vous, mais effectivement on est en direct et on a d'autres rendez-vous. Je vous dis à très bientôt sur Radio-J.
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