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Sébastien Lecornu a dénoncé une ambiance nauséabonde à l'Assemblée nationale hier après l'hommage rendu aux victimes de l'attentat terroriste de Trappes. Vous y étiez hier lors de cette séance de questions gouvernement particulièrement houleuse. Il a raison Sébastien Lecornu, vous les parlementaires, vous n'avez pas été à la hauteur du moment.
Je crois que c'est surtout lui qui n'a pas été à la hauteur du moment et qui a eu des propos absolument nauséabonds. Il faut bien considérer qu'on a eu quelques minutes, entre guillemets, de grâce avec une déclaration de la présidente de l'Assemblée. La famille était là pour faire applaudir la famille, pour faire applaudir le maire de Trappes à l'Irabay.
La famille de Pingo Bossio-Wangui qui est donc l'homme décédé sous les balles de l'assaillant.
Voilà, et M. Lecornu a pris la parole et au bout d'une minute il n'a pas pu s'empêcher de son... dans une manipulation politicienne pour finalement faire dur en même temps à peine une minute consacrée à la théorie raciste de Trappes. Il a fallu qu'il fasse une comparaison et un parallèle entre la victime du racisme et le néo-nazi mort à Lyon. Donc on voit bien qu'il y a quelque chose d'extrêmement choquant.
Donc
Pengo tué par quelqu'un d'extrême droite, très clairement, d'accord, raciste. Bon, donc tout ça, évidemment, est d'un niveau consternant. Tout ça est extrêmement dangereux parce que ça brouille complètement les repères. Quand
le Premier ministre dit que dans la République, on ne peut opposer un mort à un autre mort, c'est hors de propos pour vous
? Mais oui, parce que ce qui est hors de propos, si vous voulez, c'est de comparer. C'est rare, vous savez que M. Lecornu parle de racisme, parce qu'il a des membres de son gouvernement qui l'entretiennent. Je pense notamment à Aurore Berger, qui nous a en plus envoyé répondre aux questions après, qui, comme vous le savez, a considéré il y a peu de temps. Elle a expliqué que la théorie du grand remplacement était finalement une opinion comme nous. Je rappelle que la théorie du grand remplacement, non seulement une théorie raciste, mais on a même tué en son nom en Nouvelle-Zélande avec un attentat terroriste. Des membres de son gouvernement qui, dans la période, c'est-à-dire ceux qui, par leur parole, finalement, arment les armes d'un tueur comme celui de Trappes, et il ne peut pas passer une minute. Au bout d'une minute, il faut absolument que...
Donc l'indécence, elle était dans le camp du gouvernement pour vous ?
Bien sûr. Je pense que chacun comprendra qu'on ne peut pas du tout mettre en parallèle une victime d'une tuerie raciste et un néo-nazi à Lyon. C'est quelque chose de... Je veux dire, il y a quelque chose d'indécent qui, encore une fois, à la fin, on ne sait plus très bien où on en est avec ce gouvernement. La seule chose qu'on sait, c'est qu'à chaque fois, il prend des positions qui finalement relativisent, y compris les attaques de l'extrême droite, le racisme entretenu par l'extrême droite. Vous avez vu que M. Chenu... La veille a encore parlé de Trappes comme une ville djihadiste. Donc, le mot qu'on peut dire, c'est qu'ils persistent et signent dans la manière dont ils ont pointé une population, une ville, de manière scandaleuse. Et vous avez un Premier ministre qui n'est pas capable, à un moment donné, d'avoir un positionnement clair. Bon, voilà, c'est tout le brouillage d'un gouvernement qui, à la fois, sombre dans l'autoritarisme, la façon de gérer la situation actuelle. Et malheureusement, malheureusement, entretient lui aussi cette atmosphère de racisme.
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