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Cette jeunesse a été entendue.
Des amendements en ce sens seront déposés dans le projet de budget pour 2027. Vous n'auriez pas dû mentir sur le bâti scolaire.
Le président ne doit pas se propulser sur toute situation.
C'est évidemment une première victoire pour le mouvement social parce que c'est la preuve que le gouvernement est en train de bouger. Tous les sujets au cœur de la colère lycéenne du moment
étaient déjà clairement identifiés. Toutes les décisions qui sont prises aujourd'hui devront être... entérinés par les successeurs qui, si c'est nous en tout cas, feront une réforme complète. Emmanuel Macron considère
que le gouvernement a répondu aux lycéens et que ces derniers doivent reprendre le chemin des classes. Mais les annonces gouvernementales sont aussi solides qu'un château de sable. La journée de samedi dira où en est la mobilisation. On regarde ça dans ce numéro 164 du Bourbon de Serge. Il veut que ça s'arrête. Et il est venu le dire mercredi chez Hugo Travers, l'animateur de la chaîne Hugo des Cryptes. Notre bon président estime que les annonces du gouvernement répondent aux revendications lycéennes et qu'il faudrait voir à ne pas trop tirer sur l'accord.
Moi, ce que je souhaite surtout, c'est compte tenu du fait que cette jeunesse a été entendue, qu'elle puisse reprendre le cours, que le calme revienne et qu'on puisse rouvrir dans des bonnes conditions ses lycées. Et après, on a des chantiers en particulier sur le plan des bâtiments, parce que ça a été une des vraies revendications, que les choses aussi puissent être avec un vrai calendrier d'amélioration des conditions très concrètes.
N'allez pas dire à Emmanuel Macron que s'il s'était réveillé plus tôt, le conflit n'aurait pas pris cette ampleur.
Il y a eu un moyen de mobilisation parce que je considère que le président ne doit pas se propulser sur toute situation. C'est parfois ce qu'on m'a aussi beaucoup reproché, donc c'est normal. D'abord d'avoir laissé les ministres faire.
C'est la faute aux ministres. Que voulez-vous, mon bon monsieur ? On ne trouve plus de petit personnel à la hauteur. Pour ce qui est de la propulsion, je suis certain que de nombreux Français sont prêts à lui filer un coup de main, quand ce n'est pas un coup de pied. En matière de génie balistique, notre peuple est imbattable. Il faut cependant le reconnaître, cette intervention jupitérienne constitue un premier bouger après un mois de blocage
et de manifestation. C'est évidemment une première victoire pour le mouvement social parce que c'est la preuve que le gouvernement est en train de bouger. Mais on reste évidemment sur notre faim, c'est insatisfaisant. Et d'ailleurs, moi, je comprends à la fois les lycéens qui notent que… Leurs revendications commencent à être entendues. Maintenant, il faut qu'il y ait des réponses qui soient à la hauteur de leurs demandes. Que propose le gouvernement ? Sébastien
Lecornu a égrené les principales mesures mercredi après-midi devant les députés.
Nous plafonnerons les classes de seconde générale et technologique à 28 élèves. Dès 2027, dans la moitié des lycées les moins favorisés. Puis en 2028, dans tous les lycées publics de France. Nous créerons 500 postes supplémentaires de professeurs et poursuivrons l'effort pour que chaque professeur absent soit remplacé. Des amendements en ce sens seront déposés dans le projet de budget pour 2027. Les emplois du temps seront revus, une pause déjeuner d'une heure garantie et la place du contrôle continu réexaminée en profondeur. La santé mentale continuera à être une priorité grâce à la création de 500 postes de psychologues, d'infirmiers et d'assistants sociaux dès 2027. 1 milliard d'euros d'investissement de l'État sera consacré aux bâtiments des universités. 4 milliards d'euros de prêts à taux préférentiels aideront les conseils régionaux à rénover leurs établissements scolaires avec une attention toute particulière pour les territoires d'outre-mer. Nous ouvrirons 15 000 places supplémentaires dans le supérieur en 2027. Les bourses suivront l'inflation. pour ne pas renier précisément le pouvoir d'achat.
« Des amendements seront déposés », déclare le Premier ministre. Mais comme le débat budgétaire est bien parti pour se terminer par un 49-3, voire des ordonnances, les amendements en question ont peu de chances de survivre, et les postes promis avec. Quant aux 5 milliards annoncés pour la rénovation du bâti, 4 sont à la charge des régions. de la monnaie de singe, comme le souligne Louis Boyard.
Vous n'auriez pas dû mentir sur le bâti scolaire, puisque pour beaucoup de départements et de régions, elles n'ont pas toutes les capacités financières pour débloquer le prêt qui doit servir à la rénovation des bâtiments. Et vous n'auriez pas dû mentir sur le nombre de professeurs qui est clairement insuffisant pour garantir à tous un prof devant chaque classe. De même sur la santé mentale, 500 profs et 500 psys, ça n'en garantit pas à tous les élèves.
Pour ce qui est de la plateforme Parcoursup, le gouvernement savait à quoi s'en tenir. En février dernier, le député socialiste Pierrick Courbon et son collègue Franz Gums du MoDem ont remis un rapport très fouillé sur la plateforme. Mais le gouvernement l'a superbement ignoré.
Tous les sujets au cœur de la colère lycéenne du moment étaient déjà clairement identifiés. La question du calendrier de Parcoursup, qui est davantage articulée autour du rythme des adultes que de l'intérêt des lycéens, est en corollaire le stress d'un interminable processus à étage où la peur de rater une étape règne en maître, stress qui se cumule avec la mise sous tension permanente générée par le contrôle continu et qui affecte la santé mentale de milliers de jeunes à travers le pays. Dans l'immédiat, il est vital de supprimer la mention du lycée d'origine dans les dossiers de Parcoursup, laquelle peut constituer une source de discrimination. territoriales dont l'existence dans de multiples domaines est largement documentée. Le véritable succès de Parcoursup réside surtout dans le développement sans précédent d'un marché de l'enseignement privé lucratif dans lequel il y a du bon mais dans lequel il y a du très mauvais.
Petit détail à prendre en considération, une éventuelle refonte de Parcoursup n'interviendra qu'à la rentrée 2027. La présidence, le gouvernement et vraisemblablement l'Assemblée. auront changé ? Les nouveaux venus se sentiront-ils tenus par les promesses d'Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu ? Le mieux était de leur poser la question, à commencer par celle qui est en tête dans les sondages. Attention, j'ai pris tous les risques pour vous rapporter ces images presque exclusives.
Il y a un débat là-dessus, notamment sur Parcoursup, qui me paraît être le point de crispation.
Et vous, sur Parcoursup, est-ce que ce que dit le gouvernement, c'est suffisant une refonte de Parcoursup d'ici 2021 ? Il faut qu'il soit
quand même inscrètement vague. C 'est une refonte de Parcoursup, il faut que tout ait n'importe quoi. On peut le refonder dans un sens ou dans l'autre, donc il faut qu'il soit un peu plus précis. sur ce qu'il soit de mettre en œuvre.
Quelques heures plus tard, Laurent Jacobelli est venu apporter des précisions. Toutes les décisions qui sont prises aujourd'hui devront être enterrinées par les successeurs qui, si c'est nous en tout cas, feront une réforme complète de l'enseignement pour ramener les fondamentaux à l'école, lire et écrire, compter, faire qu'au collège on puisse choisir une voie professionnelle, c'est-à-dire la fin du collège unique, et que les places libérées en faculté correspondent évidemment au niveau des étudiants avec, ne le cachons pas, une sélection, mais aussi avec ce que demande. le marché de l'emploi. Bref, un vrai grand chantier qui mérite beaucoup de travail.
En clair, nous dit Jacobelli, si nous sommes élus, on va tout péter. Ensuite, on verra ce que l'on fera. Vous l'avez compris, vu sous cet angle, les promesses du gouvernement sont aussi consistantes et périssables que le flanc servi dans les cantines scolaires. Les manifestations de samedi prochain diront si les réponses du gouvernement satisfont les lycéens, car la balance s'est chargée au fil des manifestations. Aux revendications s'ajoute désormais le bilan de la répression, plus de 200 blessés parmi les manifestants, dont certains ont été mutilés, et 8000 interpellations. Un tableau qui se double d'un inquiétant recul des libertés publiques. Ainsi, la préfecture de police de Paris a décidé de n'autoriser ce samedi qu'un cortège entre la porte de Bagnolet et la porte de Charenton. Tant qu'on y est, pourquoi ne pas faire tourner les prochaines manifestations sur le circuit des 24 heures du Mans ? Ce n'est qu'à 200 km de Paris. Ce jeudi après-midi, Laurent Nouniez, le ministre de l'Intérieur, a prononcé plus d'une dizaine de fois le mot « fermeté ». à propos des manifestations de samedi. À l'évidence, le mot « désescalade » est absent de son dictionnaire. Imagine-t-on que le pays puisse s'installer dans ce chaos politique et social jusqu'à l'élection présidentielle ? Ou bien s'agit-il de servir une solution autoritaire, quitte à ce qu'il y ait des morts ? À ce niveau d'irresponsabilité politique, pour ne pas dire d'imbécilité, la question se pose. Merci d'avoir regardé cette chronique. Si vous l'avez appréciée, pouces et partages sont les bienvenus. et un coup de boost si vous regardez la vidéo depuis un téléphone. Vous pouvez encore vous abonner à la chaîne si ce n'est déjà fait et à notre infolettre hebdomadaire. Le lien est dans la description. Pour nous soutenir financièrement, cap sur Donorbox, vos dons constituent notre principale ressource. Je vous rappelle qu'ils ouvrent droit à une réduction d'impôt de 66% dans la limite de 20% du revenu imposable. On se retrouve lundi pour un nouveau Pôle Express.
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