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Il y a des sujets derrière lesquels nous devrions tous nous rassembler et la lutte contre les violences sexuelles en fait partie. Car derrière chaque chiffre, derrière chaque statistique, il y a un enfant qui se tait, une femme qui n'ose plus rentrer chez elle, une vie fracturée pendant des années, parfois des décennies avant que la parole ne vienne. Ces victimes ont le droit à la vérité, à la justice et aux soins. Pour le Rassemblement national, leur protection constitue une priorité et nous l'avons prouvé par nos votes. Car ce débat, mes chers collègues, nous l'avons déjà tranché il y a à peine plus de 15 jours en adoptant la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes. Le 13 octobre dernier, avec Marine Le Pen et les 121 députés du Rassemblement national, nous avons évidemment voté pour cette loi. Mais qu'en est-il de vous, mes chers collègues de la France insoumise ? Qu'en est-il du prétendu camp du bien ? 66 d'entre vous se sont abstenus. Sur les 67 abstentions de tout l'hémicycle, 66 venaient de vos bancs. Vous vous êtes abstenu sur un texte qui prend en charge les sons des victimes sans avance de frais. Vous vous êtes abstenu sur un texte qui forme les soignants. Vous vous êtes abstenu sur un texte qui crée un entretien annuel pour repérer les enfants victimes de violences. Vous parlez sans cesse au nom des victimes et le jour où il fallait se lever pour elles, vous êtes resté assis. Cela porte un nom, la honte. Oui mes chers collègues d'extrême gauche, vous devriez avoir honte. Car 15 jours plus tard, vous revenez. Vous revenez avec un texte qui recopie la loi que vous n'avez pas voulu voter. Et disons les choses clairement, votre texte ne sert pas les victimes, il sert votre rachat. Vous avez senti le malaise de votre abstention, alors vous organisez une séance de rattrapage. Une niche parlementaire transformée en plateau de tournage, quelques minutes d'indignation, une capsule sur les réseaux sociaux, une musique larmoyante et l'espoir que personne ne se souviendra de votre abstention du 13 octobre. Nous nous en souvenons et les Français eux aussi s'en souviendront. Vous savez, mes chers collègues, l'Assemblée nationale n'est pas le théâtre où l'on répète le programme présidentiel de M. Mélenchon. Elle n'est pas un décor de campagne. Elle n'est pas non plus un endroit où vous pouvez vous permettre de donner des leçons encore moins aujourd'hui sur un sujet comme celui-ci. Car il est important de rappeler que quand l'un de vos députés a reconnu avoir giflé son épouse et a été condamné en décembre 2022 pour violences conjugales, la seule réaction de votre gourou Mélenchon a été de saluer sa dignité et son courage. Oui, la honte chez vous, elle ne date pas d'hier. Votre groupe l'a ensuite suspendu quatre mois, puis l'a réintégré comme si de rien n'était. En 2024, vous l'aviez de nouveau investi et il a fait eu l'indignation générale pour qu'il renonce. La voilà votre tolérance zéro. Zéro tolérance pour les autres. Toute l'indulgence pour les vôtres. Cela porte un nom, le déshonneur. La honte et le déshonneur. Voilà des termes qui résument assez bien votre mouvement finalement. Mes chers collègues, les victimes n'ont pas besoin de mise en scène. Elles ont besoin de lois votées, financées et appliquées. Le 13 octobre dernier, contrairement à vous, l'ensemble de cet hémicycle a pris ses responsabilités en votant la loi intégrale. Les victimes méritent mieux que votre communication. Elles méritent mieux que vous, la France Insoumise. Elles méritent la considération de notre société, le respect de notre République et le courage de leurs parlementaires. Qualité qui vous a cruellement fait défaut. Je vous remercie.
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