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Il faut titulariser les AESH. Parents d'élèves, professeurs, associations et collectifs de personnes en situation de handicap, élèves en situation de handicap et bien sûr accompagnantes et accompagnants d'élèves en situation de handicap elles-mêmes le demandent. Toutes et tous, depuis des années, alertent les rectorats, le ministère, les parlementaires, le gouvernement, le président de la République. Toutes et tous disent la même chose. Il faut en finir avec la précarité du métier d'AESH. il faut titulariser tout de suite. Mais depuis dix ans, le macronisme méprise l'éducation nationale, méprise le service public de l'éducation, méprise le personnel et la communauté éducative. Vous avez organisé délibérément le sous-financement structurel de l'éducation nationale. Vous avez ignoré les revendications et les alertes des personnels, des élèves. des parents. Budget après budget, les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron ont coupé dans l'éducation. Depuis le mois d'août, à partir d'un mouvement social qui a commencé dans les Outre-mer, qui s'est étendu à la Seine-Saint-Denis, puis partout en France, des millions de personnes demandent que des moyens budgétaires d'ampleur soient alloués à l'éducation. Les 10 mesures d'urgence réclamées par l'intersyndical, il y a la création d'un statut pour les AESH. Pourtant, rien dans les premières annonces du gouvernement ne les concerne. Il faut répondre aux demandes politiques de la mobilisation sociale. Cette mobilisation est sans précédent depuis 68 dans le cadre des convergences des revendications. Le gouvernement ne peut se contenter de mesures d'affichage. Il ne peut se contenter d'inviter des influenceurs à Matignon pour gagner du temps. 10 milliards d'euros supplémentaires dans l'éducation, voilà ce que vous devez annoncer. Et pour les AUSH, la titularisation. La création d'un corps de fonctionnaires de catégorie B. La nomination en tant que fonctionnaire stagiaire sans concours de toutes celles et ceux qui sont en poste. Une année de stage avec une véritable formation adaptée à leur parcours et à leur emploi du temps. Votre argument sur la démobilisation n'est pas valable, monsieur le ministre, et vous le savez. Fixer le temps plein sur la base du temps scolaire, comme pour les enseignants, pour que 24 heures d'accompagnement soient payées en temps plein. Pour en finir avec les temps incomplets et pour que le temps de travail invisible soit enfin reconnu. C'est ce que prévoit cette proposition de loi du groupe Insoumis. Son adoption relève de l'urgence absolue. Aujourd'hui, 98% des AESH sont à temps incomplet. Leur salaire net mensuel moyen est inférieur au seuil de pauvreté. Ce sont souvent des femmes. C'est un métier occupé par les femmes, c'est donc une loi féministe, du féminisme populaire concret. Elles sont en grande majorité des femmes d'origine étrangère, c'est donc aussi un texte antiraciste. Voilà qui explique pourquoi depuis si longtemps, les gouvernements successifs ont refusé la titularisation, se sont permis de précariser ce métier, elles sont méprisées. C'est une honte. Dans la France de Macron, à la rentrée de 2026, 39 000 élèves en situation de handicap n'ont pas d'AESH, alors même que leur besoin d'accompagnement est reconnu par la MDPH. Et comme toujours, dans les zones rurales isolées, dans les quartiers et villes populaires, la situation est bien pire qu'ailleurs. Dans mon département de Seine-Saint-Denis, ce sont des centaines d'AESH qui manquent. Dans ma circonscription, au collège Gérard Philippe, exemple très concret, il n'y a que 4 AESH alors qu'il en faudrait 13 en accompagnement individuel et 31 en accompagnement mutualisé. Quand j'interpelle l'administration, elle me répond que les notifications ne peuvent pas être appliquées de manière strictement arithmétique, que le métier n'attire pas. Vos services reconnaissent que les AESH ont besoin d'un réel statut pour attirer dans la profession. Voilà la froide réalité derrière la prétendue école inclusive dont les gouvernements successifs nous parlent depuis 2005 plus de 20 ans que l'on attend une école réellement inclusive. Des élèves en situation de handicap sans accompagnement, des parents d'élèves épuisés qui n'arrivent pas à obtenir des pré-réponses administratives, des parents d'élèves qui doivent arrêter de travailler et perdre en pouvoir d'achat pour s'occuper de leurs élèves. C'est un problème éminemment social que cette question du statut des AESH. Des parents d'élèves qui n'arrivent pas à obtenir des réponses à l'administration, mais aussi des personnels éducatifs laissés seuls. Et des dizaines de milliers d'AESH sous-payés, précarisés, invisibilisés, méprisés et déconsidérés par le ministère. Voilà pourquoi la France Insoumise a placé ce texte en deuxième position de sa niche parlementaire, car il peut changer la vie de centaines de milliers de personnes dans notre pays. Ils attendent qu'enfin une réponse soit apportée à la précarité du métier d'AESH, que leurs enfants soient enfin accompagnés, que leurs élèves puissent étudier dans des conditions dignes. Ce texte ouvre le chemin vers une école véritablement inclusive et ce chemin nous le poursuivrons au pouvoir en 2027 avec une politique globale fondée sur l'accessibilité universelle et l'adoption de nouveaux droits avec Jean-Luc Mélenchon.
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