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C'est comme ça.
Je vous propose, il nous reste quelques minutes, vous acceptez que M. Borloo, ancien maire, ancien ministre et ancien maire, nous rejoignent. J'ai une très grande admiration
pour lui et Martine Aubry dans ce qu'ils ont fait dans le nord de la France.
Qui nous rejoint parce que c'est important. Elle est au taf
M. Jean-Louis, c'est là-bas. Je vous
connaissais depuis un certain temps.
Oui, on est des jeunes guerriers. On est restés scout.
Des jeunes guerriers avec des idées d'avenir.
On
va interroger dans quelques instants avec Jean-Louis Borloo. Je trouve qu'il y a vraiment des points communs entre vous. C'est-à-dire une autre manière de voir les choses, une sorte de... d'envie que ça passe par l'horizontal, le bas, si je puis dire, mais dans le sens noble du terme, Jean-Louis Borloo. Est-ce que Michel-Edouard Leclerc fait partie du mécano dont vous parlez très souvent
a utilisé le mot en déjeunant. Oui, moi je pense, en gros, que tout est bloqué, ça va dire simplement. Vous vous rendez compte à quel point on a l'impression d'être. Au feu rouge, dans un emboutillage, et tout le monde déteste le mec de la bagnole d'à côté. En gros, la France a une crise d'avenir. C'est quoi notre avenir ? De la jeunesse, des anciens, des magistrats, des avocats, des mecs en prison, enfin je veux dire de tout le monde, des ingénieurs, enfin bon, crise d'avenir. – Alors moi, c'est pour ça que j'adore Michel-Edouard, parce que moi je l'ai un peu poussé, je le dis vraiment. – C'est lui qui va me chercher. – Michel, putain, il faut… – Il faut y aller maintenant. – Il faut y aller. – Qu'est-ce qui vous a répondu ? – Non mais d'une manière ou d'une autre, la question c'est pas forcément l'incarnation, la représentation, mais oui, je pense qu'il faut remettre à plat le modèle français, qui est un modèle de méfiance. qui est un modèle complètement... À force de ne pas se faire confiance, on crée des normes, on traite des contrôles, on crée de la réglementation. Enfin, on est complètement dingue. Rien ne fonctionne. Et moi, je vois une France paralysée, paniquée, angoissée. où on va finir, tout le monde va détester tout le monde, on va finir en guerre civile, mais S-I-V-I-L, vous voyez, c'est ça, je ne suis pas en train de parler de grande révolution, et ça me fascine, et quand je vois comment ce groupe s'est développé, en fait, aussi bien que le football, en gros, c'est-à-dire, mais si ! Le sport, ça marche très bien. Pourquoi ? Parce qu'on sait qui fait quoi. Avec des règles. T'as des règles, t'as une équipe, t'as un coach. Et puis c'est fédéral.
Et on respecte les règles. Et
c'est fédéral. T'as le district. Et eux, ils ont fait un truc fédéral. 'est pas un groupe vertical. C'est un groupe de confiance. Il y a une règle du jeu qui est signée par tout le monde le premier jour. T'es 25% de dividendes, etc. Bon, il y a une règle du jeu. Il y a un coaching. Il y a Louis-Henriquet, je veux dire, qui est là. Carrément. Ça a été ton père, pardon, toi, et puis quelques autres, j'imagine. Bon, t'es pas seul, même si t'es la représentation et l'incarnation. Mais sinon, c'est sur la responsabilité et la confiance. Ça, ça fait 9 ans. Ça, ça fait 5 ans. Il ne s'est rien passé. Qu'est-ce que c'est d'ailleurs ? Ça, c'est un truc. Vous ne vous souvenez pas ? Tous les maires de gauche, de droite, du milieu, etc. avaient fait les états généraux de Grigny. L'appel de Grigny. Ce qui a fait donner 19 programmes
organisés, financés
par les régions, les départements, la CGT, la CAF, les chambres de commerce, d'agriculture, tout le monde. 19 programmes opérationnels. Flûte. Messieurs,
avec Gaëtan et nos téléspectateurs qui sont avec nous chez eux, on vous regarde et on a envie d'y croire. On a envie de pouvoir...
Il faut croire, Sonia. Qu'est-ce qui manque alors l'empathie. Ce que j'aime chez Jean-Louis, c'est qu'il aime les gens. Ce qu'on partage, c'est ça. On n'a pas oublié d'où on vient. On aime les gens. Et on s'en fout de savoir s'ils ont un maillot de chez Hermès ou un vieux maillot de 20 ans sur la plage chez moi en Bretagne. On aime les gens. Et donc, l'idée de travailler pour soi... mais de travailler pour les gens, c'est ça qu'il a fait. Dans le nord de la France, cette reconversion extraordinaire qu'il a portée, que Martine Aubry a portée, ils n'étaient pas du même bord, ils ont porté ça, c'est formidable. Y compris avec mes concurrents de groupe Mullier, c'est formidable. Et c'est ce qu'il faut recréer. J'aime bien ton expression, sortir de la méfiance. Aujourd'hui, les élections présidentielles, c'est d'abord un concours pour dégager l'autre. qui n'est pas de la même paroisse. Tout le monde a été voir les films La guerre de Gaulle 1 et 2. On n'imagine pas de Gaulle dire « je veux rassembler la droite qui me ressemble ». On voyait venir
avec mes gros sabots. Qui ?
Qui ?
Il est où ? Elle est où ?
Un miracle, Sonia. Je
sais que vous êtes démocrate.
J'ai passé l'âge d'avoir des trous dans les mains.
Jean-Louis Borloo, c'est une collectivité, c'est un ensemble qui doit y arriver, donc c'est plus ni l'homme ni la femme providentielle, ça n'existe plus. – Non,
non, c'est une blague, ça. On va arrêter de Robespierre, codifier Napoléon, enfin tout ça, c'est une blague. Le modèle français était invité quand il y avait 4% d'une classe d'âge qui savait lire et écrire. Je veux dire, il est dingue le modèle français. Et en plus, comme il ne marche pas, on l'a dépioté. L'État lui-même a tout abandonné. Même le régaler ne sait plus le faire. La justice, on ne sait plus. Enfin, c'est dingue. Le système hybride français est mortel. Alors moi, je vais vous dire, ce qui angoisse les Français, c'est qu'en fait, on va louper l'élection.
va louper l'élection ? Oui, on va la louper. M. Borloo, c'est l'élection la plus importante. Non, non.
Justement, on est en train de la louper. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que j'ai l'impression... Alors, je ne parle pas des deux gros systèmes organisés. Je parle du reste. Ça existe quand même, pardon. On est en train de la louper. Parce que ça n'existe pas d'aller opérer si vous n'avez pas pris la température, pas fait l'IRM, le scanner, le PET scan éventuellement d'ailleurs. Et après, vous avez regardé pourquoi on en est là. Parce qu'on n'est ni une bande de crétins ni une bande de voyous. Franchement. Pourquoi on en est là ? Il faut faire le diagnostic et là, il faut une équipe du redressement pour les 5 ans qui viennent. Pas une élection de... On ne va pas nous refaire le coup du sac de Reims avec le meilleur punchline, avec un peu de parquet financier au milieu de temps en temps, pour alimenter. Ça arrive souvent. Je n'ai rien contre, mais c'est comme ça. On ne va pas faire The Voice 2027. Donc ça commence par une analyse. une équipe de redressement pour 5 et 10 ans. C'est ce que je vous dis. Je vous informe que dans un mois, la feuille de route... pour le redressement, on pourra la discuter. Les six grands changements, le game changer, comme on dit maintenant, majeur, sera posé sur la table. Alors lui, il viendra dire que c'est une connerie ou que c'est génial. Teddy Riner, il viendra dire ce qu'il veut. Florian Grill, la CFDT, la CGT, les maires, les mécanos, c'est que des gens discrets, vous ne les avez jamais vus. C'est ceux qui
parlent le moins, mais qui font le plus.
C'est des faiseurs, des vrais. Mais ils ferment leur gueule, ceux qui font. On est dans une société de l'oral. Or, vous ne sautez pas sur Colvésie si vous n'avez pas rédigé la feuille de route. Il faut sauter sur Colvésie. Pour ça, il faut avoir une équipe hyper organisée, hyper préparée, hyper solidaire.
Vous signez Michel-Edouard
Leclerc ? Mais il y a bon qui signe, vous lui demandez, mais moi je vous donne la réponse. Vas-y Landerneau.
mais je pense que ce que j'aime, c'est son énergie. Sa joie de vivre. Dieu sait s'il est passé à côté quelques fois où il a eu peur et qu'on a eu peur avec lui. Donc je prends ça vraiment amicalement, mais je relaie auprès de nos téléspectateurs. Il y a du fond, quoi.
faut vraiment bosser. La société française, elle est génialement complexe. Et si vous n'allez pas, en fermant votre gueule, écoutez, écoutez des heures pour comprendre derrière le rythme. Quand on vous explique qu'un truc ne va pas bien, on vous trouve toujours un coupable. Mais ce n'est pas le coupable, le problème. Ça, c'est des tribus qui sont en train de mourir, qui ont besoin de coupables. On n'a pas besoin de coupables. Qu'est-ce qu'on fait de notre putain de société ? Je veux dire, avec sa diversité, avec sa grande communauté, avec sa grande communauté. Mais ils y ont pensé ou bien ? Ils y ont pensé, tous ceux qui sont candidats ? Ce qui m'intéresse, moi, c'est de parler aux Français. Une feuille de route. Je ne crois qu'à l'écrit. Une équipe,
un mécano, des mécano, une feuille de route.
Une feuille de route rédigée. L'écrit oblige à la précision. Quand tu écris, tu ne peux pas faire des phrases. Il n'y a qu'à fond de cours. On peut faire le plan jeunesse, on peut en discuter des heures, puisque c'est un sujet du moment. Mais c'est un énorme travail. considérable qui me paraît vital. Il n'y a pas de redressement de la France, il n'y a pas de productivité de la France quand vous avez 19% de la jeunesse qui est au pied des immeubles.
Pour sortir, pour remettre le curseur là où il faut, pour les présidentielles, un programme de 5 ans, il faut sortir du débat budgétaire. De toute façon, ce qui est discuté au budget... Mais il ne nous parle
que de ça.
Mais oui, on ne parle que de ça depuis 3 ans, avec du sang et des larmes, l'un évoqué Churchill, l'autre Mendès France, d'ailleurs aucun de nos enfants ne connaissent Mendès France, et on nous a fait... Parce que c'était une tactique politique aussi, ça tue toute revendication que de dire on ne peut pas faire. Et donc aujourd'hui, il faut sortir de ça. J'insiste, quand une entreprise est en difficulté, soit... elle va à la casse et c'est fini. Mais un État ne va pas à la casse. Et donc, il faut reprogrammer un projet. Et alors, vous voyez, pendant que Trump nous fait le guignol, pendant qu'on s'inquiète de ce qui se passe au vote en Israël ou de ce que Poutine va dealer sur les carburants, nous, on ne discute pas de ça. On ne discute pas de ça en ce moment. On ne discute pas de savoir jusqu'à quel point on va soutenir l'Ukraine, refaire l'Europe, être leader en Europe. C'est ça les présidentielles. Regardez Obama qui est ressorti hier ou avant-hier pour aider les démocrates. Chemise bleue, fraîcheur, il arrive. Son jus, c'est le peuple américain, c'est refaire nation et redire. J'ai l'air de singer De Gaulle. Vous nous remettez les choses à l'endroit. Oui, c
'est refaire France. Mais regardez-le. Regardez-le. Parce que vous allez comprendre en contrepoint notre crise. le mec de Leclerc. C'est la distribution. Mais il est philosophe de formation. 'est-à-dire, c'est deux sucs différents qui s'enrichissent grâce aux abeilles. Le drame du système français, c'est la consanguinité. Quand l'écart-type d'un gouvernement va de science polie, de temps en temps, il y a un ex en Provence, la biodiversité n'étant pas là, la tribu est en train de mourir. – Et vous en avez payé,
si je peux me permettre, les frais aussi. – Pas du tout, moi j'ai
rien payé du tout, moi j'ai que de la chance. Mais c'est les gens dont je défendais, qui eux malheureusement ont payé. Ceux qui avaient 5 ans à l'époque, ils ont 14 ans aujourd'hui. Ils ont 14 ans. Ils sont où les éducateurs qu'on a supprimés ? Ils sont où les grands programmes pour la jeunesse ? Le talent des cités ? L'académie des talents ? C'est où tout ça ? Les mamans relais dans chaque immeuble ? Les carrefours des parents ? Non mais je veux dire, c'est à côté. Est-ce qu'on se rend compte qu'on aura passé une décennie sans s'occuper de la sève de notre pays ? On va rentrer dans le détail. Les
solutions, on va marquer une pause. Jean-Louis Borloo, merci Michel-Edouard. Merci Sonia. Merci de votre accueil. Merci pour toutes les précisions. On marque une pause et vous l'avez compris, là il y a de l'énergie.
D'ailleurs,
si je peux me permettre de raconter une anecdote à nos téléspectateurs, je salue le travail de nos maquilleuses en loge qui me demandent souvent qui sont les invités qui viennent. Parfois, je ne révélerai jamais les noms. Pourquoi ? Mais pourquoi ? Et quand je vous ai annoncé tous les deux, formidable, vraiment. On l'adore, on va l'écouter. Vous êtes bien
reçus. Peut-être que mes enfants écoutent.
On l'espère, la jeunesse. A tout de suite, une courte pause et on se retrouve. Merci d'être avec nous dans quelques instants. On va poursuivre notre échange avec Jean-Louis Borloo. Et sans doute avez-vous assisté justement à son échange avec Michel-Edouard Leclerc. Très constructif, beaucoup, beaucoup de retours à l'instant. Ça fait du bien. Monsieur Borloo, ça fait du bien d'abord par rapport à ce que nous vivons en France et par rapport aux tragédies les plus terribles, les plus désastreuses. On va prendre la direction de l'Espagne sous le choc et en deuil face à une catastrophe. majeur, effroyable, épouvantable. C'est l'une d'ailleurs des plus grandes catastrophes ferroviaires en Europe des 30 dernières années. Au moins 68 morts, des dizaines de blessés après la collision entre deux trains. Accident tragiquement spectaculaire entre Madrid et l'Andalousie. Sur place, notre reporter Chloé Giric. Chloé, on insiste évidemment sur l'émotion abyssale, sur le deuil, sur les questions également qui sont en train de se poser. Mais pour l'instant, on va se concentrer ce soir sur ce qui s'est passé. Il y a eu le muni du silence et les recherches qui se poursuivent.
tout à fait. Les opérations sont toujours en cours ici ce soir sur les lieux de l'accident. Et désormais, elles se... Elle se concentre uniquement sur la recherche d'éventuelles autres personnes décédées. Vous voyez à l'image ces deux grues qui ont été déployées ici depuis plusieurs heures et qui ont pour objectif de dégager les deux wagons les plus endommagés du train Irio. Le train Irio étant celui qui a été percuté de plein fouet alors qu'il était à l'arrêt. Et on s'attend du côté des secouristes, du côté des autorités à ce que le bilan... du nombre de morts évolue encore ces prochaines heures avec le déploiement de ces grues qui va peut-être permettre de dégager des corps de nouvelles personnes. En ce qui concerne maintenant les personnes blessées, il n'y en a plus aucune ici présente sur le site de l'accident à Hurda. Un certain nombre avait été redirigé aujourd'hui vers le gymnase de la commune. Là aussi, elles ont été évacuées, dispatchées vers... différents hôpitaux, à la fois des environs, mais aussi du pays. Et puis, il y a les familles, les proches, notamment de ceux qui sont encore portés disparus, qui eux sont invités à se rendre dans des centres déployés par la Guardia Civil espagnole, notamment pour procéder à des identifications. Il y a des prélèvements ADN, notamment, qui sont effectués auprès de ces proches pour pouvoir identifier si les membres de leur famille font partie des victimes. Voilà pour le temps des recherches qui va se poursuivre encore ici toute la nuit avec ces deux grues que vous voyez. Et puis, vous l'évoquiez, il y a aussi le temps du recueillement avec plusieurs personnalités politiques de haut rang qui se sont rendues ici aujourd'hui, notamment Pedro Sanchez, le chef du gouvernement, mais aussi le président de la région ou encore le ministre des Transports. Trois jours de deuil national vont être observés ici en Espagne. Il y a quelques minutes, à 20h, une minute de silence a été observée dans toutes les mairies du pays.
Merci Chloé Giraud avec Théo Touché. Vous évoquez évidemment cette émotion abyssale, ces trois jours de deuil, ces questions également qui se posent alors que le pays a connu en l'espace d'un an, imaginez-vous en l'espace d'un an, de chocs terribles, de catastrophes ferroviaires sur cette même ligne. Donc beaucoup de questions. Et Jean-Louis Borloo, j'entendais tout à l'heure déjà dans le débat politique espagnol... des attaques fusées, bien sûr qu'il y a des questions légitimes. L'unité dans des moments très graves, je ne fais pas de comparaison, mais en France, nous venons de vivre un attentat raciste, comment on maintient encore l'unité quand tout de suite le moment du deuil et de l'émotion volent en éclats pour parfois des récupérations politiques dans un contexte électoral, d'ailleurs l'Espagne est bientôt en élection et nous également.
Pour tout vous dire, je pense que c'est... Inutile, ridicule et grotesque. Et voilà, ça rouse personne. C'est une double tragédie, parce qu'en 10 mois, ça fait quand même 120 personnes, ou 130, je ne sais pas exactement. C'est incompréhensible. C'est-à-dire des trains que tout le monde utilise tous les jours. Bon, les polémiques, je ne sais pas. Je pense que ça ne rouse jamais ceux qui les lancent. Je veux dire, il y a un temps pour le respect, il y a un temps pour le deuil, il y a un temps... Vous savez, tout le monde se reconstruit ou pas au moment des naissances ou au moment des décès. Une civilisation qui ne sait pas se réconcilier autour d'une naissance ou d'un décès, elle est un peu perdue.
Alors on est mal en point quand on a vu le spectacle à l'Assemblée nationale où le Premier ministre a fini par... Par rappeler tout le monde à la décence et à la dignité. D'ailleurs, il a renvoyé dos à dos chacun en disant que les morts se valent. Et il faut ce moment d'unité. Que dans notre pays, on n'arrive pas. Que ce soit après un attentat islamiste, et on en a connu. Que ce soit après des attaques antisémites, on en a connu. Que ce soit après un attentat raciste, et on en connaît. Comment vous expliquez une telle division ? Comment expliquez-vous que le poison s'instille à ce point dans les veines de la France
'abord, il y a eu l'unité nationale après les attentats, je rappelle, de l'islamiste, du Bataclan, etc. Donc ce n'est pas congénital à la France. Je pense qu'en ce moment, ce pays n'a plus d'avenir dans sa tête, il n'a plus de rêve. Alors que tu sois jeune, vieux, grand, petit, comptez à l'arrêt. tu détestes tout le monde, et c'est de la faute de l'autre. Mais c'est vrai de toutes les tribus. Depuis que l'homme est homme, une tribu qui n'a plus d'avenir, plus d'expansion, plus de rêve, d'abord, elle élimine les plus fragiles de la tribu, ceux qui ressemblent le moins au chef, ça s'appelle une forme de ségrégation ou de racisme, et puis elle meurt, elle se noie dans le fleuve. Eh bien, on est un peu là. Moi, mon sentiment principal, c'est... c'est que si on avait une vraie perspective, une vraie campagne présidentielle dans laquelle on n'est non pas des programmes, un diagnostic, la raison, nos forces... Comment on se réorganise ? Et quels sont nos 5 ou 6 grands buts à atteindre ? Je vous garantis que ce pays, il se remet en mouvement. Il retrouve sa puissance et sa joie d'ivre. Il refait le pape Léon. Il refait la coupe du monde. Non, je veux dire, il est capable de tout ça. Mais en ce moment, il est complètement angoissé parce qu'il a le sentiment que c'est une campagne qui ne va pas servir. Peut-être que je me trompe, madame. Mais mon sentiment, c'est que... En gros, tu vas voter pour un extrême ou l'autre. De toute façon, tu auras les deux à l'arrivée. —
Comment ça, les deux ?
— Ou Marine
Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, en tout cas. — Oui, mais tu auras les deux à l'arrivée parce
que tu auras une majorité et une opposition. Et ce sont deux extrêmes qui s'affronteront après. Et moi, je ne porte pas de jugement de valeur. Je ne donne aucune leçon. Tout le monde a parfaitement le droit de candidat. Simplement, il n'y a pas une troisième hypothèse... structuré, je parle pas de casting, je parle pas ni de primaire, ni de pas primaire, mais laisse-moi la place, passe-moi le sel, c'est pas ça. Une organisation, moi je vous jure, je discute avec des maires, des patrons de clubs, des syndicats, encore ce matin, je ne donnerai pas le nom, aux petits des, un très grand syndicaliste français. Mais je veux dire, les patrons de bois, des grandes, des petites, des moyennes. Tous
partagent le diagnostic d'une grande inquiétude, d'une grande emploi.
Non, et puis ça, il faut absolument réorganiser ce pays. Quand Michel Édouard dit, il faut ramener le beau... Oui d'accord, mais si tu ne réorganises pas et que tu continues... à avoir des fuites entre 80 et 140 milliards, c'est à peu près le chiffre, par ta totale désorganisation, tu vas pas faire le bruit à côté du net. Je vous donne mon sentiment, M. Parlot.
aime ce pays.
Et pour beaucoup, quand
on vient d'autres pays, on l'aime évidemment tout autant que ceux qui sont là depuis longtemps. Mais cette impression, peut-être reste la réalité, mais je prends des précautions, que ça ne fonctionne pas comme ça devrait être, que rien ne fonctionne ? L'éducation, l'hôpital,
pourquoi ? Toutes
ces choses aussi importantes dans une société.
Madame, parce que... On a le modèle français d'organisation publique. Voilà, hérité de la monarchie, avec Robespierre qui te dit « pas une tête qui dépasse », codifié par Napoléon, avec le temps, il est plus pertinent. Voilà. On t'a fait croire qu'on était un pays centralisé. Un pays centralisé, il a une justice qui fonctionne. Il a une police qui fonctionne. Il a des prisons qui fonctionnent. Mais c'est pas vrai. C'est une blague. Regardez l'histoire de l'éducation. Vous avez, il y a trois semaines, PISA, l'Académie mondiale te dit qu'on s'effondre. Et les jeunes, ils disent, ben oui, on s'effondre. Mais oui, c'est faux. Mais il nous manque 10% des cours. Vous avez vu l'emploi du tout. Enfin, je veux dire, tout ça ne fonctionne pas. Moi, je vous dis ça. Pourquoi ça ne fonctionne pas ? Parce que comme dans toute boîte en faillite, une boîte en faillite, c'est parce que vous n'avez pas les bonnes ressources humaines. Pas la diversité des ressources humaines et pas le bon process. – Et peut-être
pas les bons patrons ou ceux qui s'estiment patrons, en tous les cas ceux qui veulent présider à la boîte ou à la France. On apprend à l'instant, vous venez de dire primaire ou pas primaire, on apprend à l'instant, c'est aux 20h, le TF1, que Gabriel Attal dit qu'il faut une primaire. –
Oui, très bien, mais ça c'est leur histoire. – C'est de la petite cuisine, c'est pas… – Non mais j'ai aucun mépris pour ça, attendez, je ne suis pas fabriqué comme ça. Je vous dis, madame, que notre désorganisation… ne vient pas du fait qu'on est un peuple de crétins ni de voyous. Donc, on a un truc qui ne marche pas. Moi, j'ai ouvert le capot de la bagnole plusieurs fois. Il y a 10 ans, il y a 5 ans, j'ai écrit l'alarme.
L
'alarme. Pardon, mais l'alarme, ce n'était pas un gros mot. C'était un diagnostic. Ça a continué, ça s'est aggravé. Et comme toute boîte en faillite, ça s'accélère. Parce que vous savez, au début, la faillite, elle ne se voit pas. Comme l'air du navire, vous savez, vous avez des moins bons résultats là, mais on vous fait confiance, le banquier fait confiance, le client, il vient quand même dans votre resto. tout d'un coup, vous vendez les bijoux de famille, vous vendez le camion qui va bien pour mettre du fioul dans le camion qui ne marche pas, qui est toujours au garage. Puis à un moment donné, vous êtes à l'os. Nous sommes à l'accélération de ça. On est face à un moment d'une crise. Mais il ne faut pas gâcher une crise. C'est génial qu'il y ait cette crise. Au sens où on peut ouvrir les yeux. On a quelques facilités. On vit dans un pays qui est le jardin de Dieu. Un climat tempéré, de la mer, des océans, des montagnes, des forêts. On va reprendre la
phrase de Sylvain Tesson. Ils ont tous l'impression de vivre alors que... Mais
quand tu vis dans le jardin de Dieu, tu n'as pas besoin de faire des... Excuse-moi, tu ne t'adaptes pas. Tu n'as pas besoin de t'adapter. — Bon. Donc on s'adapte pas. Donc notre truc, il commence à partir en couilles. C'est ça, ce qui s'est passé depuis un certain temps. Alors l'État, oui, mais t'as 18 autorités administratives indépendantes. L'État, oui, mais t'as 1 200 organismes publics qui viennent. T'as le serré-main, le truc. Le système est complètement dingue. — Oui,
mais on nous a dit... On a élu des gens qui ont pensé que certains affirmaient qu'ils étaient plus intelligents. Que la moyenne, si je puis dire. D'ailleurs, on nous a dit, laissez-nous faire.
Oui, oui, mais c'est d'accord. Mais ça, c'est la fin d'un système. On ne va pas dans 300... Combien ? Dans 150 dodos, 200 dodos. La question, c'est demain. On va arrêter de parler du passé. Je vous dis que quand une tribu n'a plus qu'un seul regard, on n'aurait que des profs de sciences. Là, on a... que des inspecteurs des finances, des conseillers et de la Cour des comptes, eh bien la tribu meurt. Donc si vous ne ramenez pas au pouvoir des maires dans des villes complètes, regardez ces maires qui ont été élus dans des conditions incroyables, à 70% au premier tour. Regardez ces champions de sport, de club, des patrons de boîtes, des mecs de la tech. Redonnez
le pouvoir aux maires. – Aux acteurs, aux acteurs, aux acteurs principaux. – Quelle que soit leur conviction politique, quelle que soit… – Mais ça n'a aucune… – Vous parlez à tout le monde, vous leur parlez à tous.
– Mais attendez, mais regardez le maire de Montpellier, il est génial, regardez Carole Delga, elle est formidable, mais Hervé Morin aussi, Xavier… Mais il faut bien comprendre, ce qui est agaçant dans cette affaire, c'est qu'au fond, en vrai, je vous donne ma parole d'honneur, sur tous mes enfants, et j'en ai un paquet. Tous mes enfants. –
Tu les préserves,
oui. – Eh bien, écoutez-moi bien. Que ça soit des syndicalistes, des chefs d'entreprise, des maires, des éducateurs de rue, tout le monde est d'accord sur le diagnostic. Il n'y a qu'un truc, il y a un système qui est totalement fermé. Il
est bien verrouillé. Mais
comment le déverrouiller ? C'est les Français qui vont le décider. Il n'y a qu'un acteur, c'est le peuple français dans l'histoire. Il faut leur faire une proposition. Une vraie proposition. Alors moi, j'ai appelé ça les mécanos parce que les gens qui ferment leur gueule et qui écoutent. Et le mécano, il s'est réparé. À l'oreille, il peut vous dire la bielle qui ne va pas bien dans la voiture. Donc c'est des gens qui sont très attentifs aux autres parce que tout est collectif. La personne qui pense qu'elle va, elle, régler un problème, ça n'existe pas. Et ça,
ça pourra donner un choix,
un
vrai choix pour le destin de la France. Pas ce qui nous est présenté.
— Moi, je pense que pas. Oui, c'est ce que je pense profondément. Mais quand je discute avec les uns et les autres, presque tout le monde est d'accord. Mais Michel-Edouard, c'est pas une mise en scène, ce qu'on a fait ce soir. — Sur la
jeunesse, on nous dit « Mais regardez, on va pas dépenser l'argent qu'on a pas, madame. L'argent magique, vous le sortez de vous ». quel
argent
!
C'est pas moi qui le dis, le CDE, moi je vous le dis, 130 milliards ça coûte. Bon, non mais c'est quand même ça. Je vous donne un exemple. Pour qu'il y ait de l'argent, il faut qu'il y ait un peu de production, d'accord ? Pour qu'il y ait de la production, il faut qu'il y ait la liberté. Je vous donne un exemple. Si demain matin le logement et l'urbanisme s'est fait... En Bretagne, par les Bretons. En Corse, par les Corses. En Savoie, par les Savoyards. Je vous promets, madame, on supprime toutes les règles nationales. Je vous promets, madame, que dans 18 mois, il y a des grues partout. Et dans 18 mois, la construction qui représente 6% du PIB redémarre.
Donc un parlement, allez, on va dire de province. Je n'ai pas le mot territoire.
Non, non, ce n'est pas le cas. Ça s'appelle la province ou la région, comme vous voulez. Pour les mamans... isolés, pour l'apprentissage. Il y a un poste de commandement. Parlement de province
et un État central qui s'occuperait des grands enjeux. Mais quel
est son boulot ? – Pardon, la recherche, l'espace, la justice, la collecte, l'équité territoriale, la sécurité extérieure. – La collecte qui fait bien son
travail. –
Non, non, mais d'ailleurs, ça marche bien, mais c'est son rôle. Non, mais il faut qu'il y ait un peu d'équité territoriale. Ça, c'est son job. Et maintenant, les pains et soins, tout ce qui concerne la vie quotidienne des gens, qui est le vrai point. Mais est-ce que vous rendez compte ? Pour construire une résidence de 50 logements, il faut 42 autorisations. Pour construire une crèche, il faut la CAF, l'AMSA, si c'est à la campagne, le département, l'Etat, ALRS... La ville est à l'eau. Mais on est dingue. Qu
'est-ce que vous répondez à certains avec des oeillères qui vont dire « Regardez, il va y aller avec la fameuse tronçonneuse ».
Quelle tronçonneuse ? Le grand
ciseau, si vous préférez, pour tailler.
Excusez-moi. Considérez que quand vous, vous allez vouloir vous occuper de vos enfants à la crèche, qu'il y ait un interlocuteur pour les crèches là où vous vivez, je ne vois pas en quoi c'est une tronçonneuse, c'est juste pas avoir 7 acteurs. Alors l'un qui vous renvoie. Mais est-ce que... Moi j'ai regardé aujourd'hui. Vous faites chaque GPT, vous regardez. Les aides, les aides. C'est combien il y en a en France ? Alors selon la nature, de 200 à 1000, voilà. Parce qu'on a des petits guichets partout. Vous voulez faire la foire à la chaussure à Chalon ? Vous allez alors mobiliser l'État, la région, le département, la ville, l'agglo, la chambre de commerce, les fonds européens. Mais on est dingue. On est juste dingue. Donc
déverrouiller, ça s'appelle l'État profond, non ? Vous le définissez comme ça ? Qu'est-ce qui fait que ça coagule, que ça tient, que c'est
si verrouillé ? — Non, on s'est pas rendu... En fait, de Gaulle en 69, il avait parfaitement compris. Attends, je rappelle que le général de Gaulle explique, il fait un discours en 69, il dit « il est tort que la province prenne sa vulnérabilité pour s'occuper des affaires de la province ». Et il quitte le pouvoir, il part en Irlande.
Effectivement, oui.
— Il part en Irlande parce qu'il sait... Que si on ne réorganise pas les pouvoirs publics, il réintroduit les syndicats dans les corps intermédiaires au Sénat, souvenez-vous. Une réorganisation complète.
Qu'est-ce qu'il reste des corps intermédiaires ? Et d'ailleurs, c'est peut-être pour ça que nous avons des manifestations qui terminent toujours dans
des... Mais évidemment. Alors en même temps, ça gère 800 milliards. On est quand même dans un truc très étonnant, avec des gens parfaitement dévoués. Moi, je dis juste, les fonctionnaires, quels qu'ils soient, Ce sont des héros de la République si vous leur donnez la mission de s'occuper des gens avec des missions parfaitement claires. — Donc si j
'ai bien compris, ces fonctionnaires, ce grand syndicaliste dont vous avez parlé sans citer le nom, ces jeunes que vous voyez, ces présidents de région, ces maires, ils sont tous autour de vous. Ils sont en train de vous dire non, on peut pas accepter ce qui va se passer là dans 6 mois. On veut y aller.
Oui.
Et en même temps... Quelle est la feuille de route ? On signe tous à la fin. Voilà. Chacun met... Et on y va.
Alors... Si je suis complètement honnête... Enfin non, je suis complètement honnête. En même temps, ils sont passionnés par ce qu'ils font. Non mais il faut bien comprendre, je vous donne l'exemple, il m'en voudra pas le maire de Montpellier qui est un mec génial, formidable, mais en même temps il est à Montpellier, il a pas envie de faire autre chose que Montpellier, alors il dit mais tu peux dire que je suis un mécano, bon d'accord, mais donc il peut aider à la réflexion, ils vont pas tous être opérateurs, c'est ça ce que je veux vous dire, mais tout le monde a chouï après, allez. À 80%, madame Mabrouk, les six très grands chantiers de notre pays, pour le redresser, et à 80%, alors il y aura toujours à la marge d'une discussion, on prend un peu plus sur la fiscalité, un peu moins, il y a ceux qui vont dire, bon, il faut que même si tu travailles à New York, tu paies comme tes impôts en France, moins ceux que tu payes à New York, il peut y avoir des, j'allais dire, presque des détails, c 'est des modalités, mais au fond du fond. Le plan jeunesse, la réorganisation de la justice, de la sécurité, du contrôle du peuplement, voilà, et l'énergie, et donc la souveraineté industrielle et de production, la souveraineté industrielle. d'aller de type très à droite, à Montebourg, en passant par tous les maires et les points de région à peu près. Moi, j'étais à Pontivy l'autre jour avec le formidable président de la région, là. Il est génial. Chez Gérard, Leïc. Oui, alors oui. On
est quand même très loin de... Je vous ai dit ce qui s'est dit ce soir. Ça, c'est Gabriel Attal. Il dit un second tour. Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen est quasi inéluctable. Il est temps d'être tous responsables et d'organiser une grande primaire des démocrates pour redonner... Vous
vous dites tout ça... Non, non, mais très bien, à condition d'abord qu'il y ait la feuille de route du redressement du pays. Ça n'existe pas s'il n'y a pas le manque d
'emploi. Tous se pensent être l'homme. ou la femme de la situation. Tous se pensent être l'homme ou la femme providentielle. — Ce
que je vous dis, madame, c'est que le redressement du pays passera par 67 millions de personnes. Et si vous n'avez pas 60... Une grande majorité, chacun à son poste de commandement, les maires avec des réunions pour les... Moi, je pense qu'il faut, par exemple, que toutes les organisations françaises, villes, départements, régions, syndicats, chambres de commerce d'Aguelot, tous les ont un débat obligatoire sur la jeunesse. Les indicateurs,
où
est-ce
qu'on en est ? Comment vous expliquez qu'on n'ait pas vu arriver cette crise lycéenne, pli large d'ailleurs, estudiantine et de la jeunesse ? On a
vu arriver la crise de la machine judiciaire, on a vu arriver la crise pénitentiaire, on a vu arriver la crise de l'agriculture et de l'élevage, où on est un portateur net pour la première fin de notre histoire. Vous avez vu comment on s'est désindustrialisé ? Parce que le système... Il est complètement fermé et consanguin. Et d'une certaine manière, pardon, nous tous, vous aussi, enfin, je veux dire, le système, au fond, ça va pas si mal. L'école, elle va pas si mal quand c'est des gosses qu'on peut mettre ailleurs. Et puis, le sport, moi, je souhaite que tous les gars... On peut avoir comme objectif hyper simple, oui. On dit, voilà, d'ici trois ans, le serment des mécanos, d'ici trois ans, tout jeune de France entre 5 et 14 ans aura trouvé son talent. dehors de la scolarité. Alors tu as tous les clubs, extraordinaire club de sport, mais tu as les clubs de musique, tu as les ateliers numériques, mais bon sang de bonsoir, il n'y a pas que l'intelligence scolaire. Vous
partez de la métaphore sportive, c'est-à-dire le dépassement, les règles, l'arbitre aussi,
le respect
de l'autre.
La gestion de la frustration,
la gestion
de l'excitation, de la surexcitation de la victoire, comment se contrôler. Mais putain, mais c'est ça éduquer. C'est ça éduquer. On est une société, avant c'était simple. Le prof, il avait des jeunes homogènes. linguistiquement, cultuellement, culturellement, d'accord ? Les gamins, ils rentraient à 4h30, 5h, il y avait maman qui les attendait, mais on s'était comme ça il y a 50 ans. Et puis quand tu débordais du coloriage, t'avais la colo coco, la colo cato. C'est-à-dire qu'on te prenait en plus en main le week-end, etc. Tout ça, ça a disparu les enfants. Donc maintenant, il faut... Qu'est-ce qu'on a comme capacité éducative immédiate ? Vous avez les mamans... C'est pour ça que moi, je tiens à ce qu'on rétablisse les mamans relais partout dans les immeubles. Les mamans... Vous avez un problème avec la jeunesse ? Il n'y a que les mamans qui peuvent régler. Il n'y a que les mamans. Dites-vous bien. Je ne vais pas vous contredire. Mais si, mais parce que... Jamais... Bon. Donc, on a un problème d'encadrement éducatif absolument majeur. Il faut qu'on accepte que... Quand tu es une société multiculturelle, elle est comme ça aujourd'hui. Je ne l'ai ni souhaitée ni pas souhaitée. Elle est comme ça. Eh bien, tu as des formes de talent, des formes d'intelligence. On doit avoir des concours extraordinaires sur des... critères de talent, le leadership, le respect de l'autre.
Donc il y a le mot sélection qui n'est pas tabou. Vous entendez une partie de la jeunesse aujourd'hui qui dit...
Mais le problème, c'est qu'on ne lui a pas donné toutes les autres hypothèses du bonheur. Mais alors je veux dire, tu fais de la musique, tu fais du sport de haut niveau, tu fais des ateliers numériques, je prends cet exemple. Mais le monde va s'ouvrir. Tu vas peut-être aimer les bénisteries. Je n'en sais rien. Mais est-ce qu'on a besoin juste d'être bon ? C'est être bon en latin et en maths pour être leader. Voyez bien. Une fois sur deux, un chef de bande, c'est quoi ? C'est un leader qui ne s'est pas accompli autrement. Je n'excuse pas. Je n'excuse pas. J'explique. Ce n'est pas pareil. Donc il faut un mécano à l'Elysée. Il faut des mécano qui rédigent la feuille de route. Il y en a un seul qui va arriver à la fin. Oui, d'accord. Mais les mécano, ils se démerderont. Et ça peut être des gens du système. Vous voulez organiser
cela et ensuite ? Le mode d'emploi,
la Bible avec le calendrier, c'est comment on fait ?
Si j'ai bien compris, tout est déjà en place en fait. Fin novembre, vous avez
ça. Ah
fin novembre, c'est demain.
Le 15 décembre, vous avez l'équipe. Donc forcément, parce que vous n'allez pas arriver sans être ultra préparé. C'est quoi cette histoire ? Tout d'un coup, t'es ministre de la santé, tu viens de sais pas où, t'en as eu 7 avant toi en 6 ans ou 7 ans. Et puis tu deviens ministre d'autre chose deux semaines après. Est-ce que tu comprends à quel point c'est compliqué entre les infirmières libérales, les kinésithérapeutes, les cliniques privées, les cliniques publiques ? Mais enfin, on est dingue ! Mais comment ? C'est comme si tu peux être stagiaire et piloter un Airbus. Ça ne rime à rien. Et ils sont courageux de le faire et d'y aller. C'est vachement dur. Fin novembre, la feuille de
route.
L'équipe d'ici 15 décembre. En gros, pour Noël, c'est bien, pour les fêtes. Et puis après, il y aura débat. — Il y aura le débat.
— Donc il y a une nouvelle offre qui va venir dans le système.
— Oui. Alors le vieux système, il peut se greffer, il peut l'utiliser, le prendre. — Ou alors rejeter. Ou alors au contraire. — Écoutez, c'est leur vie. Moi, je sais qu'ils sont de bonne foi. — Et qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent, M.
Borloo, vous êtes contre le système ? Il y a deux parties... — Mais je suis pas contre le système.
Au contraire, je suis pour que le système marche. — J'ai bien
compris. Mais il y a deux parties anti-système sont presque aux portes du pouvoir.
Oui, et alors ? Mais attendez, ils ont parfaitement le droit... — Ils sont vraiment
anti-système
Non, je crois pas. Non, il y a... Non, non. Non, mais je pense qu'ils ne partent pas du diagnostic. des forces et des faiblesses du modèle français. On a des forces extraordinaires, des faiblesses terrifiantes de désorganisation, mais la guerre, tu la perds dans ta désorganisation. Si l'aviation, elle n'arrive pas au bon moment, tu fais quoi ? Avec ta ligne Maginot, là, t'es installé avec les 15 salles de cinéma sur 150 km. Donc on a l
'armée, on a les munitions, on a les hommes, on a les femmes. Et
on a le talent. Et on n'a juste
pas su assembler tout cela depuis 30, 40 ans. On a un problème de ressources
humaines, on s'est asséché. sur un système, pardon, de quelques grands corps. –
C'est une forme de mépris pendant toutes ces années, alors de ne pas avoir su, en ayant toutes ces chances-là, toutes ces forces, ne pas avoir su assembler ça pour répondre aux attentes des Français. Et aujourd'hui, ça se transforme en colère, et certains disent, certains disent en haine aussi, en haine. Est-ce qu'on peut transformer ?
– Je veux dire, avec le degré de… — Attends, il y a plein de trucs qui vont bien. Mais le degré, en gros, de dégradation, quand même, à peu près de tout, je trouve que c'est un peuple assez tranquille. Franchement, il y a de quoi être très en colère.
— Attendez, vous trouvez que les Français, donc, sont très... —
Non, mais je déteste les violences, les trucs, les sacrés... Je ne parle pas de ça. Je parle de la France. on est très... Moi-même, j'ai rien dit pendant 9 ans. J'ai fermé ma gueule. Pendant 9 ans. Pourquoi ? Parce que je laissais sa chance au produit. Parce que je sais que c'est difficile de diriger. Parce que je pense toujours que le système va se réveiller. Les
téléspectateurs ont en tête ce
qui s
'était passé pour le plan Borloo. Oui, mais... Honnêtement, vous n'êtes jamais vraiment revenu sur ce moment-là. C'était quand même une forme de... Oui, moi, je ne vois pas d'autres mots que le mépris par rapport à votre travail, à votre expérience. Non, moi, je ne l'ai pas pris
comme ça.
Comment vous
l'avez pris ? Non, mais je vais vous dire, d'abord, cette fameuse phrase, le mardi suivant, je dîne avec Gérard Collomb. Et je lui dis, on dit non. Ce qui me dit, Jean-Louis, qu'est-ce qui s'est passé ? Je lui dis, c'était toi qui es au gouvernement, ce n'est pas moi. Comment est-ce que je t'explique, moi ? Le président m'appelle la veille en me disant « Sois bien à l'heure ». Tout ça, les plans.
Vous arrivez et cette phrase, ce sont deux hommes blancs.
le temps ou un mal blanc, enfin bref. Mais tout ça avait été validé, chiffré, à la virgule près, avec tous les syndicats, toutes les régions, tous les départements. Il n'y a aucune découverte. Qu'est-ce qui s'est passé, je ne sais pas. Mais ce n'est pas important. Et à Gérard, je lui dis cette phrase qui reprend d'ailleurs quand il quitte l'intérieur. Je disais Gérard, je peux te dire que là, si on ne fait pas ça... Côte à côte, on va vivre face à face. C'est vous ? Oui, c'est moi qui le dis à Gérard le soir. 'est incroyable. Et vous regarderez, vous demanderez à vos équipes, c'est à partir de là qu'il commence le matin, il avait parlé de l'hubrisme. Mais exactement, je me
souviens
parfaitement. C'est juste après ça. Gérard, il n'a jamais...
Une partie de l'histoire politique assez importante. Cette phrase a marqué. vivre face à face et non plus côte à côte, malheureusement, c'est ce qui est en train de se matérialiser, c'est ce qu'on veut éviter.
— Et c'est ce qu'on va éviter, madame. Parce qu'on va refaire France. On ne peut pas ne pas refaire France. Mais comment on fait, sinon ? Expliquez-moi comment on fait pour tout le monde. Impossible. Alors, bon... Mais refaire France, c'est aussi faire des trucs bien organisés. C'est pas la fête du slip, refaire France. Mais chacun sa place. Et nos objectifs ? Et puis on les évalue, on les regarde. Donc il n'y a rien de plus beau que dans ce pic de refaire France. C'est enthousiasmant. Je sais que vous
excluez cette hypothèse. Mais si on n'y arrive pas, quel est le risque
Le risque, madame, c'est qu'on est la première communauté arabo-musulmane d'Europe. On est la première communauté chinoise d'Europe, on est la première communauté juive d'Europe, et on a des départements d'outre-mer extrêmement importants, qui ont leurs caractéristiques. Je pense qu'une récession, plus une crise budgétaire, plus une crise financière… Eh bien, j'ai peur de l'affrontement. Voilà ce que je veux dire. Seul un projet incluant tout le monde peut nous permettre de retrouver la croissance, une épopée, des rêves en commun. Et franchement, moi, je sens que c'est possible. De toute façon, vous savez quoi ? Il n'y a zéro choix. C'est ça ou ça ne va pas être très bien. Pour ne pas vivre en face à face, mais côte à côte. Exactement. Et ensemble. Et ensemble. Et moi, je ne donne pas de leçons sur les extrêmes. Je veux dire, chacun a le droit absolument d'exprimer sa vision de la société, du monde. Je n'ai pas de problème, aucun problème avec ça. On n'existe pas en excluant des groupes extrêmes. Ça n'existe pas. Voilà. On fédère une majorité de Français avec un vrai mandat clair. — Pas
de cordon sanitaire. — Mais avec un vrai
mandat clair. Est-ce qu'on est d'accord pour dire que dans les 3 ans, on remet la jeunesse de France sur le toit du monde ?
Merci, Jean-Louis Borloo. Je crois que tout le monde sera d'accord pour dire que c'était revivifiant, revigorant. Vous êtes d'accord, cher Maxime ? Et c'est à vous.
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