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Pour en parler avec moi ce matin, mon invité Hervé Marseille. Bonjour monsieur le sédateur. Vous êtes le président du groupe Union Centriste et Indépendant au Sénat. Merci d'être avec nous ce matin. Vous allez pouvoir répondre à toutes les questions qu'on se pose. Il y en a de nombreuses. Hervé Marseille, est-ce qu'il faut interdire les manifs demain soir devant les mairies, devant l'Assemblée ?
Comme vous venez de le dire, à partir du moment où il n'y a pas de déclaration, c'est difficile d'interdire. En plus, ça pose quand même un problème de mobilisation des forces de l'ordre. Est-ce qu'on peut maintenir un niveau de mobilisation semaine après semaine, puisqu'il y aura aussi le samedi, il y aura d'autres appels ? Ça pose un problème et tout ça coûte horriblement cher. La semaine dernière, il a fallu faire revenir les policiers qui étaient en vacances, c'est-à-dire qu'on les paye double. Et puis il a fallu indemniser des réservistes, il a fallu organiser la logistique. On n'en parle pas, mais pardon, à un moment donné où nos finances et les caisses sont vides, je veux dire, tout ça coûte horriblement cher.
Sur le nouveau à l'image, c'est quoi ce parcours ? Ça c'est ce qui a été demandé, on est bien d'accord, c'est pas validé du tout.
C'est justement un parcours qui a été demandé par la coordination des Gilets jaunes. Réponse de la préfecture de police, ils étaient en réunion hier à 16h avec la préfecture de police, on vous propose... Porte de Bagnolet, regardez sur la carte. Direction Porte de Charenton. On reste donc sur les boulevards des maréchaux. Il y en a moins. Sur les maréchaux,
il y a très peu de commerce. Ce sont des habitations, il y a des bureaux, etc. C'est peut-être moins facile à protéger globalement, mais c'est quand même assez safe. J'ai juste une question. Quand Thomas dit que les gilets jaunes, c'est qui les gilets jaunes ? Je ne sais pas. Il y a une direction, il y a des patrons, les lycéens. Ils sont tout sauf lycéens. Tous ceux que j'ai vus sur vos plateaux. en fac qui sont voilà mais à tous mais pour certains c'est quand même beaucoup j'en parlais le ministre était sur l'éducation était sur votre plateau il n'y a pas il n'y a pas longtemps ce matin franchement il ya quand même un sujet qui est ce qui est derrière tout ça C'est quand même des mouvements d'ultra-gauche. Globalement, il y a quand même une manipulation. Ceux qui étaient devant les lycées il y a encore 10 ou 15 jours, ils s'appelaient Louis Boyard, Mme Guettet, etc. C'était des députés LFI. LFI,
ce n'est pas l'ultra-gauche. Pour vous... Ceux qui en ce moment sont en train de négocier, je ne parle pas des syndicats bien sûr, CGT, etc. On est côté gilet jaune, et y compris, monsieur Marseille, vous élargissez au mouvement lycéen. Ceux qui sont en train de discuter avec les autorités gouvernementales, que ce soit pour les parcours ou pour les revendications, au fond, ne représentent pas, n
'ont pas de qualité représentative. C'est pas ça, moi ça me rassure plutôt quand c'est des syndicats traditionnels, parce qu'au moins on sait qui c'est. Je veux dire, on connaît leurs revendications, on peut discuter avec eux. Moi, quand Thomas dit à la demande des gilets jaunes, il doit bien y avoir un nom et une adresse sur la demande.
En déclaration de préfecture, vous avez une personne nominative, effectivement.
Ceux qui nous regardent se disent, est-ce que chaque occasion est désormais le risque, comporte désormais le risque pour qu'une partie de notre jeunesse s
'adonne à la violence ? – Malheureusement, c'est le constat qu'on peut faire, c'est que maintenant, il n'y a plus de protestation, il n'y a plus de défilé sans qu'il y ait de violence. D'ailleurs, ce n'est pas le fait de ceux qui nécessairement protestent. A l'origine, vous voyez, c'était les lycéens. Bon, s'introduisent les black blocs, l'ultra-gauche, des gens qui viennent pour casser les vitrines, faire leur shopping avant Noël. Bon, c'est une occasion. Là, on voit bien qu'on profite d'une fête, Halloween. On est loin des enfants qui sonnent aux portes pour avoir des bonbons. On génère des papiers avec l'intelligence artificielle. On montre des choses horribles. Et puis, c'est l'occasion aussi, on vient de le dire, de se déguiser, donc de se masquer. Alors avant, il y avait une tolérance pour les enfants qui se déguisent, les ados qui se promènent, qui font des fêtes déguisés. Là, ça a un autre sens, surtout s'ils viennent pour casser.
Parce que ça, par exemple, si on prend l'exemple du 24 octobre... C'est interdit d'arriver grimé dans une manifestation en France. Pourtant, sur les images, on voit bien que ceux qui viennent pour casser, en tout cas, sont tous masqués. Est-ce que le fait de rappeler que le masque est interdit facilite la tâche des policiers, peut-être en amont des violences
? En tous les cas, c'est une mise en garde pour tous ceux qui se feraient attraper et être masqués. Bon, après, on sait bien que les policiers ne peuvent pas. Malheureusement, je vais dire se saisir de tous les personnes qui sont masquées, déguisées, grimées. Il faudrait un monde fou. Mais certains se font malgré tout attraper et copent de cette amende. Bon, il faut le rappeler, c'est interdit
désormais. C'est combien déjà là, Hervé Marseille, que le président de la République a pris la parole hier et voulait s'adresser à la jeunesse justement ? On voit bien qu'il y a une difficulté. Comme si le dialogue ne passait plus. entre nos dirigeants et notre jeunesse. Donc il est allé chez Hugo Descripts, vous savez c'est un youtubeur très populaire chez les jeunes, et il a dit ceci, ce que je souhaite surtout c'est compte tenu du fait que la jeunesse a été entendue, donc lui il dit elle a été entendue, ça ce sont les annonces du gouvernement, et bien je souhaite qu'elle puisse reprendre les cours et que le calme
revienne. Puissent-ils être entendus ? Je n'en suis pas convaincu, la preuve c'est qu'on vient de parler des manifestations qui visiblement sont récurrentes. et vont le devenir. J'ai du mal à discerner véritablement ce que demandent ceux qui protestent. Ils veulent quoi précisément ? Ils veulent 10 milliards. Ils l'ont dit. On parle des lycéens là ? De ceux qui protestent. Il y a ceux qui
sont dans la lutte contre la vie chère, avec le prix de l'essence qui pèse. Et puis si on parle du mouvement lycéen... Et c'est la question que je voulais vous poser. On rappelle qu'il y a une demande de 10 milliards. On ne sait pas trop comment ce calcul a été effectué. Mais en tout cas, c'est la demande qui est portée par leurs représentants. Vous, vous considérez que les annonces du gouvernement, faites la semaine dernière ou cette semaine, pardon, j'ai un doute, devraient justifier qu'il n'y ait pas de blocus de nos lycées à partir de lundi
? Écoutez, en tous les cas, le dialogue est ouvert sur Parcoursup, sur les temps scolaires, sur le remplacement des professeurs et puis sur les problèmes de locaux. qui ne sont pas tout à fait ce qu'on veut bien en dire. Il y a eu beaucoup d'investissements faits dans les régions pour les locaux. Il peut y avoir des problèmes ici ou là. On voit par exemple que si on parle de l'outre-mer, l'outre-mer a des gros problèmes de locaux pour les lycées et les collèges. Mais chez nous, dans les régions, en métropole... On ne peut pas dire qu'il y ait des gros problèmes. Alors ça peut exister, mais ça se voit avec les régions. Ce n'est pas l'État, c'est les régions. Mais l'État, là, veut prêter de l'argent. Donc je pense qu'il y a deux catégories. Quand on a été reçus, les forces politiques ont été reçues la semaine dernière chez le Premier ministre, il y avait deux types de demandes. On voyait bien que la droite et le centre droit demandaient la sécurité, c'est-à-dire l'état d'urgence, la saisine du parquet terroriste pour ce qui s'est passé à Limoges, en particulier. ou les actes qui étaient graves. Et puis on voyait que de l'autre côté, la gauche réclamait la réponse à la demande sociale. C'est-à-dire qu'on élargissait le problème des lycéens au problème des salariés. Le pouvoir d'achat, la réponse à un malaise social qui s'exprimerait aussi à travers les manifestations. Vous considérez
que ce rapprochement n'est pas valable ?
peut entendre les protestations. Il y a un problème de pouvoir d'achat, c'est évident, avec la vie chère, l'essence, l'énergie qui est coûteuse. L'hiver arrive. Espérons qu'il ne soit pas trop rigoureux. On voit bien qu'il y a un problème. Et on voit bien que les caisses sont vides. Donc le gouvernement a le choix entre ouvrir les cordons de la bourse, dégrader le budget, et puis enflammer les marchés financiers, qui vont dire « Bon, ben, continuons pendant qu'on y est ». Et puis de l'autre côté... Si on ne fait rien, on voit bien que c'est la crise sociale qui risque d'enfler. Donc le gouvernement est aux prises. Alors le gouvernement, il fait, me semble-t-il, quelque chose qui est intermédiaire, c'est de donner déjà un peu d'argent, mais en se disant que c'est le prochain gouvernement qui payera.
C'est ce qu'on comprend effectivement. Merci beaucoup Hervé Marseille d'avoir été mon invité.
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