Chargement...
Chargement...
Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
10h midi, Sud Radio. A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
A vous de le dire avec Philippe Coy, Bernard de la Villardière, Rémi Branco. Aujourd'hui, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez sur Sud Radio. On parle d'Emmanuel Macron qui s'est exprimé hier soir chez Hugo Descriptes. Il est revenu notamment sur l'attentat de Trappes, l'attentat raciste, alors qu'un hommage a lieu aujourd'hui pour la victime. Alors on se dit... Tiens, ce qu'on attend du président de la République dans un moment pareil, c'est une forme de concorde, et après les émeutes du 17 octobre, qu'il protège les Français, qu'il nous explique comment sortir de ces tensions, que fait-il ? Lui aussi, il met dos à dos LFI et le RN.
Je trouve qu'il y a une désinhibition des violences. J'ai eu plusieurs fois l'occasion d'en parler, on a eu une désinhibition d'un antisémitisme. chez certains et une désinhibition du racisme chez les autres. Et en vérité, le combat de la République, c'est un combat universaliste. Il y a deux places pour aucune de ces haines.
alors, il nomme courageusement de problème. Bernard David-Hardière, ça vous inspire quoi ? D'ailleurs, un président de la République qui n'a pas su marcher contre l'antisémitisme. Il y a quelques années,
il était absent de cette grande manifestation contre l'antisémitisme en France. C'est quelque chose que les juifs de France ont eu du mal à accepter. Ça a été une blessure pour eux et ils restent d'ailleurs extrêmement blessés. Voilà.
Il y a toujours un différé. On a l'impression qu'Emmanuel Macron découvre les choses en différé. Il y a un petit ralentissement à l'allumage. Je
suis frappé par ça. Depuis quelques mois, Emmanuel Macron semble en retard sur tout. Prenez la colère des lycéens, il reçoit les lycéens 15 jours après, une fois qu'il y a eu des manifs, de la casse. Prenez la manifestation du 17, le dispositif n'est pas au niveau, il l'est une semaine après. Prenons l'antisémitisme, la marche du 12 novembre à laquelle vous faites référence, il n'y va pas. Alors qu'évidemment, la place d'un président de la République s'est dit être au premier rang. Je vais souvenir que Nicolas Sarkozy, François Hollande étaient présents dans cette marche. C'est la moindre des choses quand on est un président ou un ancien président.
Oubliant au passage, pardon. Pardonnez-moi, quand il y a eu l'attentat de Trappes il y a quelques jours, ou bien au passage qu'il y a eu Mohamed Merah et d'autres attentats. J'allais le dire, sa réaction
après Trappes, comme si c'était la première fois qu'il y avait un attentat raciste en France, en dit très long, sur la légèreté avec laquelle il prend ses problèmes. On ne peut pas comme ça découvrir ou faire simplement découvrir qu'il y a eu d'autres attentats et qu'on refait un tweet. Encore une fois, il est en retard, il refait un tweet. Pour dire, je me suis trompé la première fois. J'ai l'impression, ça donne l'impression d'un président toujours en retard et pas vraiment concerné par des sujets qui sont pourtant extrêmement graves.
Très hors sol, en fait, qui ne semble plus comprendre le pays qui couvait. Je pense qu'il a
un agenda. Moi, j'ai longtemps pensé qu'il n'était pas forcément multiculturaliste pour une société multicommunitaire ou multiculturaliste. Mais je pense qu'il est sur un modèle anglo-saxonne. Et il se dit, de toute façon, c'est trop tard pour faire marche arrière. Et donc, je pense qu'il est pour, comme Mélenchon d'ailleurs, pour la créolisation de la France. Et je pense qu'il l'assume. Peut-être par cynisme d'ailleurs, ou parce que c'est un fonctionnaliste finalement. Il n'a pas d'idée, pas de culture, pas de stratégie et pas de colonne vertébrale.
Mais ce qui est extrêmement dangereux, c'est d'être indifférent à ça dans cette période-là de la société où elle se tend parce qu'il y a une crise sociale extrêmement dure. On parlait tout à l'heure de la crise des carburants. Je pourrais vous parler du fioul, il y a des gens dans ma campagne, il y a un lotois sur quatre qui se chauffe au fioul, le prix a doublé, il y a des gens qui ne remplissent pas leur cuve, qui vont avoir froid cet hiver, qui vont mettre trois aides redondes. On est dans une situation où les gens vont mal, et quand les gens vont mal, c'est une règle de l'histoire. Malheureusement, quand il n'y a pas de solution, on cherche un bouc émissaire à côté. Alors ça va être l'assisté, ça va être l'immigré, ça a été à une époque le juif, ça peut être demain le musulman. Et dans ces périodes-là, le président de la République, s'il ne montre pas l'exemple, s'il n'est pas en première ligne, dans la minute où il y a un acte raciste ou antisémite, Il peut laisser la porte ouverte à d'autres dérives et à la désinhibition, comme vous disiez. Ce qui est terrible,
c'est qu'il parle de LFI et RN. C'est la seule chose qu'il sait faire, mettre dos à dos LFI et le RN, comme si ces deux parties étaient responsables. Oui, alors que
l'irruption de la violence, on voit bien la violence symbolique, la violence du langage, des discours, etc. On voit bien d'où elle vient. Aujourd'hui, elle vient de LFI.
Et eux, ils ne sont pas
d'accord,
attention.
Et on l'a vu d'ailleurs émerger dans l'enceinte même du temple de la démocratie, l'Assemblée nationale. Moi, j'ai été choqué tout au fil. On a eu quand même plusieurs premiers ministres et plusieurs discours généraux des premiers ministres. Et ils étaient accueillis par... Enfin, les discours étaient couverts par des lazis, les sifflets, les hurlements venant du banc de LFI. Et je pense qu'on aurait dû faire la discipline beaucoup plus d'eau au sein de l'Assemblée nationale. Et je pense que... Mais pire que ça
! Vous avez vu le rassemblement à Paris, place Stalingrad, suite... à l'assassinat à Trappes, vous avez le maire de Paris qui prend la parole en solidarité avec les victimes de Trappes, et vous avez des militants à l'FI qui ne trouvent rien de mieux que de venir et de dire que tout le monde déteste le PS. Enfin, on est chez des gens qui... Tout comme Raphaël
Bixman, votre candidat au Parti Socialiste, qui n'arrive pas à faire campagne, à chaque fois qu'il sort chez lui, il est harcelé par les LFistes. Là, moi,
ça me rend extrêmement inquiet, parce que ce n'est plus une histoire d'idée politique, d'idéologie même, c'est une histoire de rapport à la démocratie, quand on en est à intimider, à harceler. des candidats, il faut faire attention à ce que l'antifascisme ne devienne pas finalement une forme de fascisme. Parce qu'empêcher de parler, c'est le début de comportement extrêmement dangereux. Je suis d
'accord et j'abonde dans votre sens. Maintenant, c'est vrai que votre parti, le parti socialiste, s'est commis avec la France Insoumise. Et vous découvrez aujourd'hui, ils sont ingrats avec vous. J'ai toujours été
opposé. A titre personnel, j'étais candidat dissident de la NUPES. J'ai préféré perdre en dissidence de la NUPES face à une candidat LFI plutôt que gagner avec LFI. Vous étiez
bien seul.
était quelques-uns et Carole Delga a eu à ce moment-là un comportement exemplaire. Raphaël Glucksmann était sur la même ligne. Sur le
tard, Raphaël Glucksmann, je vous rappelle.
Oui, en tout cas, on était un certain nombre avec Bernard Cazeneuve, avec Carole Delga à s'y opposer. Et je crois malheureusement qu'on n'a pas été assez écoutés à ce moment-là et qu'aujourd'hui on en paie les conséquences avec une LFI qui est hégémonique. C'était une faute du Parti Socialiste. Je crois que l'alliance avec LFI à ce moment-là était une faute, oui. À ce
moment-là,
à tous les moments, à mon avis. Ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, ça paraît évident Alors qu'à l'époque, un peu moins. On était avant les attentats de 2023. Ça paraissait plus évident. Vous avez été attelage par attelage pour du tambouil
politique et des circonstructions. Je suis désolé, le citoyen que je suis, ces attelages-là, contre nature, n'ont pas servi l'engagement politique. Ils ont servi
quelques députés à avoir des places à l'Assemblée nationale. Monsieur
le maire, je veux juste revenir. Vous parlez du président Macron. C'est vrai, il est souvent en retard. Il avait lui-même... d'ailleurs fait de son début de mandat, qu'il allait lutter contre les extrêmes. Ils n'ont jamais été aussi puissants. La bipolarisation du débat politique n'est que la conséquence de ces neuf années. On en est là aujourd'hui, plus personne ne se supporte. La démocratie est bafouée, et je suis d'accord avec vous, quelles que soient les idées, quand votre candidat ne puisse pas se balader, il a été entarté l'autre jour en fariné, les discours à Stalingrad sont inadmissibles, un moment de recueillement où on doit faire nation, ceux qui prônent l'unité et la solidarité la bafouent tous les jours. Il faut
tout conflictualiser, il n'y a que l
'apparencé unique. Je suis désolé, il y a quelque chose qui m'a choqué à Orléans ce week-end. On aime ou on n'aime pas le congrès qui se tenait à Orléans, le débat n'est pas là. Mais depuis quand les responsables politiques vont ? Manifester devant d'autres réunions politiques, d'autres obédiences, d'autres partis, ce n'est pas admissible. Et on ne peut que encourager aujourd'hui la haine dans le pays. Vous parlez de l'antisémitisme et du racisme, mais c'en est une sorte, c'en est une forme. Et moi je le dis... vivons plutôt l'apaisement que l'affrontement. Aujourd'hui, tous les partis politiques, enfin une grande partie des deux extrêmes, ne font qu'arranguer les foules. Il reste six mois. Vous les mettez
dos à dos
Oui.
LFI et le Rassemblement National, pour vous, c'est... Il y en a
quand même plus un, excusez-moi de nommer LFI et je ne fais pas de politique, qui aujourd'hui bordélise. On l'a vu, Bernard vient de le dire, dans l'hémicycle. ne respectent plus les règles. Notre jeunesse, du coup, suit ça. Et quand vous voyez les plateaux où ils interviennent, ils ont les EDL, les éléments de langage, pardon, de l'EFI. Ben voilà, il y a un endocrinement, une situation et un pourrissement. porté par cette moudance-là. Et interdire
tout ce qui n'est pas en lien avec la Nouvelle-France. Vous voyez ce débat sur les médias, Bernard de Villardier. Oui, bien sûr.
Permettez-moi d'intervenir en tant que président du Presse-Club de France. Moi, j'appartiens à une corporation qui, dans ces temps de crise, devrait avoir un comportement exemplaire. Et au sein même de notre corporation, il y a des gens qui essayent de disqualifier les autres, de mettre des étiquettes, etc. et d'interdire. On l'a vu l'autre jour à l'Assemblée nationale sur une conférence de presse organisée par le Parti écologiste. où on a interdit les gens de chez CNews ou du GDD, de manière invraisemblable. Et Jean
-Luc Mélenchon qui traite BFM de raciste quand même.
Donc on met des cibles sur des journalistes, et je trouve qu'on devrait justement nous contribuer à un apaisement du débat. Et un journaliste c'est quoi ? C'est quelqu'un qui contextualise, qui enquête, qui essaye d'expliquer les choses et les phénomènes de manière extrêmement sereine. Et ce n'est pas parce que vous interviewez quelqu'un... qui n'est pas de vos idées, qu'il faut être agressif et se comporter comme se sont comportés les deux présentateurs de France Info hier matin en recevant Sarah Acnafo. Regardez cette séquence qui fait un buzz incroyable et qui va contribuer à affaiblir encore l'image du service public, mais à raison, parce que c'était un comportement lamentable. Le service public enfonce le clou en
soutenant les deux journalistes. Oui,
oui, oui. Ça, c'est le corporatisme un peu ridicule. Les gens qui préservent leurs privilèges, parce que pourquoi tout ça est tellement violent aussi ? C'est parce que finalement, il y a une caste qui est en train de perdre le pouvoir. On le voit dans le domaine culturel, dans le domaine des médias, etc. D'ailleurs, CNews fait des scores incroyables en ce moment. Ils sont première chaîne d'info de France depuis pas mal de temps déjà.
Sud Radio aussi fait des audiences incroyables, je me permets de le préciser. Non mais Rémi Branco, c'est vrai que c'est intéressant de vous avoir parce que vous êtes au Parti Socialiste. Effectivement, ce que décrit Bernard de Villardière, c'est un fait. On veut annuler, en tout cas la France insoumise veut interdire tout ce qui ne va pas dans son sens, c'est clair. Vous n'êtes pas étonné qu'on les mette souvent dos à dos, Emmanuel Macron le premier ?
ce que je pointe aussi, bien sûr on peut rejeter la faute exclusivement sur LFI et le RN, mais pourquoi ils montent ? D'abord parce que les autres ont échoué, le macronisme a échoué. Mais parce que les oppositions au macronisme ont aussi échoué. Que ce soit LR, que ce soit le PS, aujourd'hui, bien malin, qui peut dire quelles sont les trois propositions de LR ou du PS pour changer la vie des gens au quotidien. Et c'est aussi parce qu'il y a ce vide-là que les autres, parce qu'ils crient plus fort, s'opposent plus fort, se font entendre. Et je crois aussi qu'il faut balayer devant notre porte. Bien sûr, le macronisme a échoué, mais ces oppositions raisonnables, entre guillemets, ces oppositions de gouvernement,
ont disparu.
comme Bruno Retailleau ou d'autres, court après le RN. Et le PS aussi a couru après LFI en faisant alliance et en pensant sauver sa peau avec LFI. Et c'est là que les partis de gouvernement, vous avez reçu ce matin Guillaume Lacroix qui est exemplaire là-dessus. Guillaume Lacroix n'a jamais accepté des alliances pour sauver sa peau. Et je crois qu'à un moment, il faut accepter en politique de perdre, de prendre les défaites politiques pour garder une constance et être à nouveau crédible auprès des gens.
Et en fait, les partis politiques doivent prendre un peu de hauteur, et les candidats à la présidentielle, moi j'ai été frappé en 80, vous vous souvenez de la campagne, enfin peut-être pas parce que vous étiez peut-être pané, moi j'avais 20 ans à l'époque, et je me souviens du projet de société proposé par François Mitterrand. Un projet de société, c'est-à-dire qu'on emmenait les gens. On leur proposait un projet de société. On mobilisait les citoyens sur quelque chose qui pouvait apparaître exaltant pour certains. Oui, mais Bernard, c'est ce que fait Jean-Luc Mélenchon. Attention, c'est ce que
fait Jean-Luc Mélenchon. Les seuls qui le font aujourd'hui,
et Marine Le Pen dans son congrès, etc.
Les habitants de mon village, ils peuvent vous dire ce qu'est le projet de société de Mélenchon, Marine Le Pen. Et
on en parle dans quelques instants. Est-ce que vous, vous trouvez ça normal justement qu'on ne les entende pas, ces oppositions, le Parti Socialiste, les LR ? A tout de suite sur Sud Radio 0826 300 300. Pour vous de le dire avec Philippe Coy, Buralis, vice-président des entrepreneurs, Bernard de la Villardière, producteur, journaliste, rédacteur en chef et présentateur à M6, c'est Rémi Branco, maire depuis l'évêque dans le Lot, porte-parole du PS. Ah non, je ne le suis plus. Ah non, c'est vrai, j'avais cette petite information qu'on va renouveler sur les fiches. Vous vous désolidarisez. Je faisais partie
avec Boris Vallaud, de ceux qui ont quitté la direction il y a quelques mois, pour pas mal de raisons, et notamment l'ambiguïté qu'il y a eu pendant les municipales avec LFI. que moi, à titre personnel, je ne pouvais pas supporter.
C'est bien de le dire, parce qu'on en parlait il y a quelques instants et vous avez été un des rares extrêmement clairs sur le sujet. C'est le
PS que l'on regrette.
Ça, il est mort, ce PS-là. De ce
point de vue, vraiment, Raphaël Luxemann a permis de clarifier ça. Et il faut vraiment qu'on tienne maintenant sur cette ligne et qu'on ne revienne plus en arrière sur ces alliances qui nous ont coûté. Dans un deuxième temps, je le rappelle,
il ne l'a pas fait du premier coup. D'ailleurs, certains lui ont tenu en vigueur. Il
progresse.
Vous parliez il y a quelques instants, Rémi Branco, de Guillaume Lacroix, justement, qui n'a pas fait de compromis avec LFI, président du parti radical de gauche. Il parle justement de ce climat vraiment d'ébullition en France. Chacun veut son mort, écoutez.
Finalement, dans les têtes, la guerre civile est là. Chacun veut compter ses morts. Dans les têtes, chacun se dit « j'ai mon mort, mon mort à moi il est noir, mon mort à moi il est blanc, mon mort à moi il est juif ». Mais on est dans un monde qui devient dingue et je ne l'accepterai pas parce que nous ne pouvons aller nulle part, nous ne pouvons emmener nos enfants nulle part, nous ne pouvons autoriser la jeunesse à rien si nous ne lui offrons rien d'autre que la désolation des détestations.
On ne peut que lui donner raison, Guillaume Macron, et c'est vrai qu'elle a essayé à sauter, pardonnez-moi, c'est terrible de dire ça, mais sur ce terrible attentat, en effet raciste, à Trappes, puisque ça a été circonstancié par le procureur, il y avait clairement un objectif raciste. Oui, en même temps, c'est intéressant
de s'intéresser au parcours du personnage, d'où il vient. D'ailleurs, la victime était chrétienne, mais on ne le souligne pas beaucoup. Mais
il a raison. Mais c'est le
produit de l'inculte. C'est une culture cet homme, qui a été mis à temps en psychiatrique, qu'on a sorti, qui est aujourd'hui en prison, et bien fait pour lui, et j'espère qu'il sera très sévèrement condamné. Mais c'est le produit d'une culture, de ce qu'on a laissé prospérer dans notre pays. Mais
oui, mais tout le système d'extrême gauche, je veux dire de gauche, parce que Rémi Branco va m'en vouloir sinon, c'est mis en branle. pour viser la droite. Encore ce matin, j'entendais une chanteuse sur RTL, Chaim, qui disait « Ah bah oui, c'est la faute du RN, c'est la faute d'Éric Zemmour. » Ça vous inspire quoi, ça, Rémi Branco ? Justement, vous, l'homme de gauche, vous êtes d'accord avec ça, sérieusement ? C'est la faute d'Éric Zemmour, c'est la faute du RN, s'il y a eu cette attaque à Trappes, parce qu'en gros, c'est ce qu'on dit à gauche, en tout cas à l'extrême gauche.
'est beaucoup trop facile. Si on dit que c'est la faute d'un parti politique parce qu'il y a eu un attentat, évidemment que c'est faux. Là où les partis politiques ont une responsabilité, c'est dans cette désinhibition de la parole, dans un sens comme dans l'autre, qu'elle soit raciste, qu'elle soit antisémite, qu'elle soit ne serait-ce qu'ambiguë sur l'antisémitisme. Et LFI n'a peut-être pas tenu de parole ouvertement antisémite, mais par cette ambiguïté... par jouer sur les noms, par exemple, de Raphaël Glussman, de Jean-Luc Mélenchon, etc. On libère, on autorise un sous-entendu et un discours antisémite. Et, pardon, mais Éric Zemmour et Sarah Gnaffot, que vous citez là, à travers leur partie reconquête, a rejoué le rôle de Jean-Marie Le Pen, que j'entendais quand moi j'étais jeune, il y a 20 ans, 25 ans, de désinhiber aussi une parole qui pointe du doigt l'étranger, qui pointe du doigt l'immigré. Alors le RN, évidemment, a évolué. Et le RN profite bien. du fait qu'il est plus raciste que lui, entre guillemets, qu'il est plus violent que lui dans les propos. Mais ce que fait Éric Zemmour, qui a été condamné quand même par la justice, pour ces raisons-là.
Tout comme d'ailleurs le passionnément antisémite du côté de LFI, ça a été condamné par la justice aussi. Moi, je pense que c
'est les deux faces d'une même pièce. C'est-à-dire que c'est une pièce qui travaille au corps d'une société pour l'autoriser à avoir des propos et ensuite des actes racistes et antisémites. Moi, je suis extrêmement inquiet par rapport à ça, ce que dit... Guillaume Lacroix, qui est un ami que je respecte, pour qui j'ai vraiment beaucoup d'estime, est vrai. J'ai très peur que ça désinhibe cette parole, pas simplement dans les quartiers populaires, mais partout en France. Je vois monter une parole ouvertement raciste dans des coins où il n'y a même pas d'immigrés. Mais où ? Parce que ces discours prospèrent et qu'au final on commence à les croire. On voit une société qui évolue et qui cherche d'abord le bouc émissaire parce que par ailleurs elle n'attend plus aucune solution du politique. Et encore une fois, quand le politique ne propose plus de solution, ne répond plus au problème, on cherche le bouc émissaire. L'inaction du politique fait que les gens ont envie de se faire justice. Moi je suis frappé par ça. Je vois des gens dans mon entourage quand ils ont des problèmes de voisinage, on peut y avoir des... des vrais problèmes de règlement de compte, y compris dans des villages. La propension à vouloir se faire justice soi-même, elle augmente. La délinquance progresse
de manière incroyable, notamment à la campagne. Et
attention, il y a des armes... Dans les quartiers, il y a des armes aussi à la campagne, des chasseurs, des fusils dans beaucoup de maisons, et des drames peuvent vite arriver.
Vous avez raison, et souvent, c'est un tabou de dire ça. Il y a des agriculteurs qui
montent des groupes pour aller surveiller les champs, la nuit, etc. Parce qu'ils sont débalisés. Ces 6
Français sur 10 songeraient à se protéger eux-mêmes. C'était un sondage qui a été fait après les émeutes du 17 octobre, on en a longuement parlé ici, où les commerçants n'ont pas pu d'être défendu. C'est ça le sujet aussi, Philippe Coyne, non ? Chacun
aujourd'hui pense à sa protection, vu que l'État a failli. Il est en faillite sur la protection des biens et des personnes au cours des événements du mois d'octobre, 17 octobre en l'occurrence. Il est en faillite sur la protection dans le monde rural. Je suis effaré de voir le nombre de vols, et M. le maire, vous en parlez mieux que moi certainement, de matériel agricole, sans parler du carburant. du matériel agricole. Il y a eu quelques reportages ces derniers jours où on a volé des équipements sur les exploitations et pas des petits équipements. Sur les tracteurs, les systèmes GPS, etc. Donc il y a beaucoup d'argent. Et on peut comprendre à un moment quand vous êtes seul... que vous ayez ce mauvais réflexe de vouloir vous défendre. Et Emmanuel
Macron qui s'étonne de tout ça quand même. C'est normal, quand vous vivez
dans un palais avec des gens qui vous protègent matin, midi et soir, que vous n'avez jamais géré un embouteillage de votre quotidien, forcément la vie est beaucoup plus simple. Moi je viens avec le métro, je repars avec le métro, je prends la flotte quand il pleut parce qu'on ne me tient pas le parapluie, donc forcément je sais un peu mieux. Ce qui se passe dans la vraie vie du quotidien. Mais ce que vous disiez, M. le maire, sur la croyance des élus, est inquiétant parce que vous êtes un élu local, j'ai eu été, et le dernier rempart de conviction que les gens avaient, c'était avec le maire. Et il y a eu des enquêtes récentes qui montrent que même l'élu local, cette édile de proximité, comme vous dites souvent à portée d'Anglade ou de Baf, a plu non plus l'amour des concitoyens et des Français. On est à quelques jours. du Congrès des maires, il y a quand même aujourd'hui aussi une défiance. Peut-être moins en ruralité, mais il y a une perte de confiance dans la classe politique, dans l'engagement politique quel qu'il soit, même des fois dans les corps intermédiaires que je représente. C'est tous pourris et rien que pour leur gueule. Et le maire, qui avait quand même cette proximité, encore un peu d'autorité, se voit bafoué. D'ailleurs, nombre de vos collègues sont aujourd'hui malmenés et violentés.
J'y vois d'abord un aspect qui est que les habitants ont compris que le maire avait moins de pouvoir qu'avant, y compris budgétaire. Donc ça, ça fait quand même partie de la forme de dépossession, de pouvoir, de changer la vie des gens qui, à un moment, se voient. Les gens voient bien que le maire ne peut plus faire autant de choses qu'avant. Et après, vous avez raison de le dire, il y a un rapport au maire, mais ça vaut aussi pour le médecin, ça vaut aussi pour l'enseignant. Aujourd'hui, vous avez des citoyens qui vont engueuler des médecins. Les médecins vous disent... plus jamais je ne vivrai dans le village où j'exerce. Il y a des enseignants, ça vaut aussi, qui disent, attention, moi maintenant, je me sens en danger parce que les parents d'élèves viennent me chercher, pour les médecins, c'est des patients, ils disent, mais quoi, tu ne m'as pas pris ? J'ai quelqu'un qui est dentiste pas très loin de Cahors, qui m'a dit, je me suis fait défoncer la porte parce que je finissais et que je disais, non, je ne peux plus prendre personne, vous n'avez pas rendez-vous, je ne vous prends pas. Quelqu'un est venu menacer à commencer à défoncer la porte parce qu'il l'accusait de faire une discrimination parce qu'il n'avait pas de rendez-vous. On est chez les fous. Donc là, cette montée de la violence par rapport à toute forme d'autorité. Un médecin, quelque part, il fait autorité dans un village. Un enseignant, il fait autorité d'une certaine façon. On le voit de plus en plus, et moi ça m'inquiète, mais ça part d'abord quand même de la défaillance du service public. On a moins de médecins, donc il y a plus de pression sur le médecin. Les enseignants, il y a moins de moyens à l'école. Il y a plus de pression sur les enseignants. Le maire a moins de moyens, il y a plus de pression. C'est à un moment, malheureusement, c'est inexplicable.
Mais parce que quand ils ne se reconnaissent plus dans la société telle qu'elle est autour d'eux, finalement, ils se replient sur eux-mêmes et ils se comportent comme des consommateurs à cariatres. Moi, ce qui m'a frappé, c'était qu'il y a quelque temps, un maire me disait, mais ça fait 20 ans que je suis maire, ou 30 ans, et j'ai vu le citoyen administré. Devenir le consommateur administré. C'est-à-dire que les jeunes qui arrivent dans ma commune ou les jeunes couples, etc., les nouveaux venus... Avant, venez me voir en me disant, monsieur le maire, comment puis-je être utile à ma commune ? Aujourd'hui, ils viennent, monsieur le maire, j'y ai droit, j'y ai droit. Et c'est vrai, c'est le mal français. Et ça, c'est la crise du politique. Bon, en
attendant, il y en a qui dorment bien. Roland, les scurbés, ils dorment bien, figurez-vous. Ça n'empêche pas de dormir, les taxes sur le carburant. Bah, goûtez tant mieux, parce que ça empêche de dormir, à mon avis, beaucoup de Français. Qu'est-ce que vous en pensez, vous 0 826 300 300 ?
Sud Radio. A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
A vous de le dire, on poursuit nos débats avec Philippe Coy, Bernard de la Villardière et Rémi Branco. Une petite phrase, là comme ça, qui a beaucoup choqué, celle de Roland Lescure, quand même le ministre de l'économie. Écoutez ce qu'il a dit au sujet des taxes sur les carburants à l'Assemblée nationale. Tenez-vous bien, ça va vous faire bondir.
C'est vrai, vous avez raison, les prix de l'essence sont plus élevés en France qu'ailleurs. D'aucuns nous demandent de les baisser par la baisse des taxes. Je considère, moi, que la taxation du prix du pétrole, c'est une bonne manière. Mais quand vous dites que les prix du pétrole sont trop élevés en France, la raison essentielle pour laquelle les prix du pétrole en France sont plus élevés qu'ailleurs, c'est qu'on taxe plus qu'ailleurs. Moi, ce n'est pas une taxe qui m'empêche de dormir. Je sais que ça n'empêche d'endormir d'autres. Mais moi, ça ne m'empêche pas de dormir. Ça permet de financer plein d'infrastructures. C'est très bien.
Au secours. Mettez-vous à la place des Français qui nous écoutent. Monsieur Rémi Branco, ici même, le maire de Puy-Lévesque, nous expliquait, et on en parle aussi régulièrement ici sur Sud Radio, qu'il y a des gens qui ne vont plus voir leurs parents, leurs cousins, leurs familles, le week-end à cause du plein de l'essence. Et là, on a tranquillement un ministre de l'économie qui dit « bon, moi je m'en fie, ça ne m'empêche pas de dormir ».
Je suis abasourdi, je ne sais pas quoi dire quand j'entends ça. Un ministre de l'économie qui dit « ça ne m'empêche pas de dormir ». Alors ça n'empêche pas de dormir, mais le prix du carburant, ça empêche les gens aujourd'hui d'aller bosser. Vous avez trois habitants sur quatre en ruralité, on l'a montré avec l'IFOP, qui disent que ça leur coûte trop cher d'aller bosser. Vous avez deux habitants sur trois qui disent que leur vie se sont rétrécie, qu'ils ne peuvent plus se voir en famille, qu'ils ne peuvent plus aller voir un médecin. Aujourd'hui, vous habitez chez moi à Puy-d'Evec, vous voulez aller à Toulouse voir un spécialiste, c'est 60 euros. 60 euros en plus du reste, mais il n'y a plus d'égalité devant la santé. C'est des commerçants qui vous disent « je ne vois plus personne parce que les gens n'ont plus l'argent pour venir jusqu'à chez moi ». C'est des pharmaciens qui vous disent « les gens ne prennent plus leur traitement, ils attendent une semaine pour faire leur tout rebours ». Les vies, elles sont rétrécies. C'est une galère pas possible à tous les niveaux. Et aller dire « écoutez-moi, le coût des taxes sur le carburant, ça ne m'empêche pas de dormir », mais c'est révoltant. Il ne faut pas s'étonner après si les gens vont aller retrouver sur les ronds-points. Il peut avoir sa petite logique. Chacun peut avoir sa solution sur les carburants. Moi, j'en propose une de voiture électrique à 50 euros par mois par le leasing, qui est possible. Mais au-delà de ça, il faut comprendre ce que vivent en ce moment les gens. Et là, on voit vraiment un pouvoir qui est hors sol. Les gens ne se rendent pas compte. Ça va finir dans les rues, mais ce qu'on a vu le 17, c'est rien à côté. Non, mais dans les rues, partout. Là, moi, dans mon village, par exemple, je peux vous dire que si ça continue comme ça pendant longtemps, mais dans mon village, ils n'ont jamais manifesté. Vous allez avoir des manifs, vous allez avoir des gens qui vont... Parce qu'ils n'auront plus rien à perdre au bout d'un moment. Et quand un pouvoir méprise ça, il ne faut pas s'étonner si demain il y a des menaces de guerre. Ils
accusent le RN et les filles. Non mais là, ce n'est pas le RN ou les filles, c'est un gouvernement qui fait rien. Et
qui en plus, cette espèce de mépris de condescendance. Le propos de M. Lescure hier est indécent, bien évidemment. Inconcevable dans la période qui est la nôtre. de ces milliers et millions de Français dans lesquels on est tous, si vous êtes automobiliste, si vous vous chauffez, vous vous faisiez référence au fuel, on est tous impactés. Peut-être, à la décharge de M. Lescure, le contexte dans lequel il mettait sa phrase, c'était la taxe par rapport à la décarbonation et donc c'était ça peut-être qu'il avait en tête. Mais en tous les cas, si c'était son idée, elle peut être louable. La façon de prononcer la phrase à l'Assemblée nationale dans la période qui est la nôtre. irresponsables, inconcevables, offensent bon nombre de Français. Et je me rappelle ici même, à l'antenne, un auditeur qui nous avait appelé des Landes. Rappelez-vous Stéphanie, il dormait dans sa voiture. Parce qu'il avait 70 km à faire pour aller à son travail. Il préférait dormir dans sa voiture pour pouvoir avoir un peu d'argent le week-end pour offrir des loisirs à ses enfants. Et il n'osait pas le dire à son patron. Et il ne le disait pas à son patron, il avait honte de la situation et il dormait dans sa voiture. Je pense qu'on doit garder ça en tête quand on est ministre de la République. Il y a des gens qui souffrent, il faut avoir plus de contacts, plus de proximité et essayer d'avoir un peu le respect pour ces moments difficiles.
Bernard Delaville, ce genre de phrase, ok, même Maude Bréjean ce matin, porte-parole du gouvernement, dit que c'est une phrase maladroite, mais c'est assassin. Vous voyez, ça rend dingue les gens d'entendre ça.
Non, non, mais ça illustre à la fois la déconnexion et une sorte de cynisme et peut-être un détachement provoqué parce qu'il voit que le navire est en train de couler. Et ils sont comme sur le Titanic et donc ils font semblant de regarder ailleurs. C'est assez terrible. Il y a un
côté foutu pour foutu qui est indécent. Et puis
à côté de ça, on ne parle pas des vrais problèmes. La pauvreté en France, la lutte contre les inégalités, l'hôpital qui fout le camp. Il y a tout un tas de choses. Le scandale du périscolaire avec les atteintes aux gosses, les agressions sexuelles. C'est des choses qu'on devrait résoudre. Et pendant ce temps, on entretient des discours sur la France était raciste ou antiraciste. Enfin, on est en déconnexion complète. tragique et très ennuyeux. C'est une vraie crise de la démocratie. Et puis, il y a un côté Marie
-Antoinette qui mange de la brioche. Lui, évidemment, ça n'empêche pas de dormir. Je ne sais pas pourquoi il est chauffé, je ne sais pas s'il dort à Bercy. En tout cas, je sais qu'il ne roule pas avec sa voiture, sa vieille diesel qui fait du 7 du litre. Honnêtement, c'est honte. Non, mais humainement, c'est
dommage. Je crois que c'est un homme qui a des qualités, cet homme. Loin des réalités des gens.
Et avoir cette part de cynisme aussi. C'est un truc qui me révole. Je me dis, mais... A minima, quand un politique n'arrive pas à résoudre une crise, au moins qu'il soit dans la compassion, dans la compréhension de ce que vivent les gens.
Et à côté de ça, on apprend que Total Energy fait des bénéfices de 7,45 milliards de dollars. Oui, mais il
les fait à l'étranger. C'est le seul aujourd'hui qui accède, qui donne aux Français la capacité d'acheter son carburant. Et ça leur permet depuis
des semaines. Et quand ils ont 7,5 milliards de bénéfices, ils en payent un tiers d'impôt. Parce que tout ça est imposé, évidemment. Et puis
de financer les infrastructures, en effet. On est avec Bernard, qui nous appelle de... Pas vous, Bernard, un autre Bernard, qui nous appelle de Clermont-Ferrand. Bonjour Bernard.
Bonjour. Soyez le bienvenu. Bonjour à tous, merci.
Bon alors, vous la trouvez super, j'imagine, cette phrase de Roland Lescure.
J'ironise.
Oui,
bien sûr. Non, c'est complètement incroyable. Mais je dirais que c'est aussi quelque chose de beaucoup plus important. et auxquelles il serait bien que vous vous intéressiez, c'est que les taxes, en fait, jusqu'en 1914 en France, jusqu'en 1943 en Suisse, le gouvernement n'était pas financé par les impôts sur le revenu, ni les taxes sur la TVA, sur la valeur ajoutée. Les gouvernements étaient financés par la création monétaire.
'accord. Très bien.
Ce qui est encore le cas dans certains pays. Ce qui veut dire qu'aujourd'hui, on a double impôt, double peine. On a toujours la création monétaire, mais qui a été détournée par les banques. Parce que quand une banque fait crédit, en fait, elle crée de la monnaie et on le paye. Il y a une dilution de la valeur de la monnaie qui n'est pas tracée. Il n'y a pas de statistique là-dessus. Et en plus, maintenant, on a le deuxième impôt qui est les impôts sur le revenu et les taxes sur les achats.
Ce qui est sûr, c'est qu'avec aujourd'hui cette situation où les gens n'en peuvent plus pour se déplacer, pour se soigner, le recul des services publics, la non-action sur le carburant, il va y avoir à un moment un problème de consentement à l'impôt. C'est qu'à un moment donné, les gens, comme Bernard, l'autre, va nous dire qu'à un moment, c'est plus normal de payer les impôts, que ça ne vaut plus le coup de payer les impôts. Et c'est vrai, je le vois dans des territoires comme le mien, quand vous avez la perception qui est partie des fermetures de classes encore cette année, vous avez tout qui recule et que vous avez l'impression. de payer davantage d'impôts. Mais finalement, pourquoi je paie des impôts ? Et même les
émeutes du 17 octobre où il n'y a pas eu de protection. Et il va falloir payer pour ceux qui ont
payé. Donc à un moment, moi j'ai très peur de ça, parce que le consentement à l'impôt, c'est quand même la base de la République. Vous le ressentez, vous, avec
nos administrés ?
Ah bah oui, le consentement à l'impôt. Enfin là, vous voyez, on a payé la taxe foncière. C'est sûr que quand on est maire, si jamais je devais augmenter, ce n'est pas le cas, je rassure les habitants qui nous écoutent, parce qu'ils nous écoutent beaucoup à Puy-Lévesque et dans le lot. Mais si je disais qu'on augmente un tout petit peu les impôts, ce serait la goutte d'eau qui fait déborder tout le vase, même si c'était quelques euros. Parce qu'aujourd'hui, vraiment, il y a ce sentiment que les services publics n'est plus au rendez-vous, qu'on paie toujours plus d'impôts, et que ça va, on ne sait où, pour réparer ce que font les pilleurs. Et là, c'est très grave, parce que si on n'a plus de consentement à l'impôt... On n'a plus de service public, on n'a plus de République, enfin je ne sais plus où on va là.
Et pourtant mon cher Rémi Branco, vous avez Emmanuel Macron dont on parlait tout à l'heure, toujours dans Hugo Décrypte, qui vous dit, non mais moi les taxes, je les justifie par la protection du financement, surtout du modèle social français. Ça vous évoque quoi cette sortie encore ? C'est par ailleurs épuisé le
modèle social. Une colère parce que je crois qu'on n'a pas besoin de le rappeler. La France est le pays où il y a le plus de taxes. La taxe sur le travail, la taxe en tant que citoyen, enfin la fiscalité, l'oppression fiscale. Pour ne pas dire la pression fiscale, c'est une oppression. Et je suis d'accord avec vous, monsieur le maire, c'est que ce qu'on dit dans le business, ça s'appelle la courbe de l'affaire. Quand trop c'est trop, on n'accepte plus. Le consentement à l'impôt aujourd'hui, on ne va pas l'accepter. Pourtant, ils veulent nous en remettre encore à chaque fois. 17 milliards dans le nouveau budget. Donc forcément, ça mène de la distance encore avec le pouvoir politique, les décisions, quelles qu'elles soient, et ça crée... Un fossé complémentaire. Payer de l'impôt, il n'y a pas de problème. C'est comme quand vous achetez un produit, il a un prix, parce qu'il a une valeur, et il a une qualité. Aujourd'hui, vous payez des impôts, on vous en prélève beaucoup, il vous en reste peu, et il n'y a plus de services.
Pour
avoir les vrais chiffres,
je vous renvoie au livre de Jonas Haddad. Je ne sais pas si vous l'avez reçu ici. Jonas Haddad, c'est Nicolas qui paye, on l'a interviewé.
C'est dans ce studio de Valérie Expert qu'il a trouvé ce concept de c'est Nicolas qui paye.
Il a été repompé après. Qui a cartonné sur les réseaux sociaux, et donc c'est Nicolas qui paye et Jonas Haddad. on l'a interviewé sur Réel Média que j'ai créé il y a trois ans et qui est un média sur les réseaux sociaux qui est le média qui monte on a plusieurs dizaines de millions de vues chaque mois et on a interviewé Jonas Haddad et effectivement il donne ce chiffre quand un employeur dépense 100 pour payer un salarié le salarié touche 53 euros Seulement. 53 euros. Dans l'Union Européenne, la moyenne c'est 35% du salaire. Donc voilà, on est loin du compte.
Mais vous êtes aussi employeur, vous le savez, et aujourd'hui quand on dit rapprocher le brut du net, c'est une réalité. Et je le dis en tant qu'employeur et représentant des entrepreneurs, c'est pas une volonté farouche de ne pas vouloir. Quand on est chef d'entreprise, on mentait nos salariés. Moi, j'ai six collaboratrices dans mon entreprise. Je voudrais faire mieux. J'ai fait la prime carburant parce qu'elle est hors charge et que je peux les aider. Je voudrais donner plus et partager plus. Mais finalement, quand je vois le peu... qui arrive directement aux salariés, c'est écœurant, et tout le monde est écœuré, et du coup, renvoie dos à dos les salariés et le patron.
Mais vous voyez ce que dit Emmanuel Macron, il a raison, au moins il est honnête, il dit qu'on veut financer notre modèle social, mais vous entendez qui, dans la campagne présidentielle, vous dire qu'à un moment donné, il faudra peut-être avoir le courage de s'en prendre. La
vraie recette, c'est le travail.
C'est de travailler plus.
Je serai président demain, je passerai à 40 heures par semaine, voire 42. On
est un pays qui est
de bord de l'effondrement, il faut travailler. travailler plus, et il faut partir après, tu as 68 ans.
Rémi Brocco, alors pardon, vous êtes le seul socialiste dans ce studio.
C'est vrai que vous êtes... L
'occasion est trop belle, mais c'est quand même le parti socialiste qui, à chaque fois, arrive avec de nouvelles taxes, les débats budgétaires le monde. Bah si, le dernier budget, c'est le parti socialiste, à chaque fois, ça revient avec la taxe Zuckmann. Vous entendez Raphaël Glucksmann qui parle de l'impôt sur les successions, etc. c'est quand même le grand sport dans la gauche en général et au Parti Socialiste en particulier. Pour être
exact, Raphaël Glucksmann, effectivement, il prône une taxation sur les très hauts héritages. Pourquoi ? pour apporter du pouvoir d'achat par la baisse des charges pour les salariés. Pourquoi pas une baisse de la dépense publique ? On ne peut pas tout vouloir. Il faut à un moment donné trouver l'argent pour financer et rapprocher le brut du net comme ça a été dit. Pourquoi toujours aller la prendre dans
la poche des Français ?
Là on parle des héritages de plus de 2 millions d'euros. Mais même, il paye
déjà.
Il y a quand même une réforme fiscale à faire profonde. Comment vous voulez que mon boulanger depuis l'évêque... il paie plus d'impôts proportionnellement qu'une grande entreprise qui défiscalise à tour de bras. Enfin, à un moment donné, on a rendu ce système fiscal complètement injuste. Eh bien oui, mais pourquoi on a laissé faire ça ? Pourquoi ça s'est creusé d'année en année ? Mais pourquoi c'est toujours au concours de celui qui paye le
plus de taxes, et puis on ne parle jamais chez vous de la baisse de la dépense publique ? C'est vrai que c'est quelque chose, on a l'impression que c'est interdit. Je vous
ferai quand même signaler que la baisse des déficits, sur les 15 dernières années, elle a été la plus forte sous François Hollande. Vous voyez comme quoi les socialistes, je ne sais pas si c'est parce qu'ils ont augmenté les taxes, En tout cas ils ont réduit le déficit. Pas la dette, parce que la dette de toute façon augmente, mais les déficits.
On est quand même champions du monde, on est en 45% de prélèvement, on est le pays qui taxe le plus de l'OCDE, c'est un fait. Et
qui fait aussi des cadeaux fiscaux. Il y a la dépense fiscale, il y a les recettes, c'est les deux choses qu'il faut voir en même temps. Mais en faisant que les entreprises se portent
bien aujourd'hui, il y a 72 000 faillites d'entreprises. Et non, c'est ce que je vous dis, c'est que le boulanger,
c'est pas normal qu'il aille beaucoup plus mal que certaines grandes entreprises, c'est pas normal qu'ils défiscalisent moins. Et à un moment là, il y a une rupture d'égalité devant l'impôt, je suis désolé. Et si on ne fait pas de grandes réformes Dans ce sens-là, évidemment, ça rurera dans les bras car chez les commerçants. C
'est insupportable. Je suis désolé. C'est le citoyen, le commerçant qui... Vous avez souvent, même tout le temps, été à la main-oeuvre pour augmenter la fiscalité en matière de tabac. Je vous rappelle, madame Marisol Touraine, elle était bien de chez vous. Tout gouvernement confondrait, d'accord. Bien évidemment. Mais regardez les amendements, vous êtes toujours en première ligne pour augmenter la fiscalité. Mais en tous les cas, ce que j'aimerais de tout homme ou femme politique... en amour pour le pays, qu'il se comporte en chef d'entreprise. Moi, dans mon entreprise, comme les millions d'entrepreneurs dans ce pays, quand on a besoin de ressources, c'est pas augmenter le prix. C'est améliorer la rentabilité, la productivité. Et là, il manque des sous dans les cas de l'État. Il y a un déficit. Alors la seule ressource, c'est de l'impôt. Et de l'impôt, de l'impôt. Quand on va un jour penser pouvoir gérer en faisant des économies. Vous êtes un maire. Vous n'avez pas le droit d'avoir un budget en déséquilibre. Je suis désolé, le pays, la nation, l'État, devraient avoir la même règle. Votre budget entre investissement et fonctionnement doit être à l'équilibre. Pourquoi pas à la nation ? Et quand il manque des sous dans les caisses, on va chercher, on va fiscaliser le travail, on va alourder le travail, on va pénaliser les entreprises, on va pénaliser les citoyens. C'est la seule réponse que la politique fait aujourd'hui. Stop !
Après, je fais une distinction, l'État, contrairement à un chef d'entreprise, peut s'endetter, mais si c'est un investissement pour l'avenir. Si vous dites demain, on fait un grand plan de rénovation des logements, oui, vous allez payer à l'instant T. Mais en plus, Rémi Branco, vous avez vu la
dette. Non,
mais un grand emprunt à l'échelle européenne, c'est ce qu'il faut défendre aujourd'hui, comme ça a été fait à certains moments. Si c'est pour de l'investissement, ensuite, qui va être productif, bien sûr. Si on investit aujourd'hui, on fait quoi ? On s'endette pour régler la dette. Mais l'urgence pour vous, elle est d'augmenter les taxes ou de réduire la
dépense publique ? Mais les deux !
Bien
sûr les deux, bien
sûr qu'il y a la dépense publique à réduire et bien sûr aussi qu'il faut une réforme fiscale.
Bon, on se retrouve dans quelques instants justement, on parlera des candidats à la présidentielle. Ça y est, Gabriel Attal a compris que c'était cuit pour lui et pour d'autres au bloc central. Il propose de changer les règles et il veut faire une primaire.
bon ?
Bah oui, il veut faire une prévare, vous n'avez pas entendu ça ? Non, non, non. Bon allez, on en parle dans quelques instants sur Sud Radio. Troisième et dernière partie, d'avouer le dire, avec Philippe Coy, Bernard de la Villardière et Rémi Branco. On parle de la présidentielle. Gabriel Attal commence à réaliser que ça va être compliqué cette affaire. Eh bien, il propose de changer les règles du jeu. Hier soir sur TF1, il a appelé à une grande primaire pour désigner un candidat commun et éviter, lui aussi, c'est toujours l'épouvantail RN-LFI.
crois qu'il est temps d'être tous responsables et d'organiser le rassemblement auquel des millions de Français aspirent à travers une grande primaire, qui devrait être une primaire qui redonne de l'espoir à tant de Français qui aujourd'hui doutent et ne croient plus qu'il soit possible d'empêcher un deuxième tour dont notre pays ne se relèverait pas. entre la France Insoumise et le Rassemblement National.
sont rigolos parce que le projet, c'est en fait d'éviter le Rassemblement National et LFI, on a envie de dire, mais proposer un vrai projet pour la France et puis peut-être qu'on vous écoutera, non
Oui, non mais c'est ce qu'ils font tous, c'est ce qu'ils font et ils sont rendus aussi inaudits par le vacarme ambiant entretenu par justement LFI. Mais il y a des propositions, je trouve que c'est une campagne dans laquelle Retailleau, Lysnard, Glucksmann... ont des propositions concrètes. Et Gabriel Attal aussi. Mais qui est
inaudible, vous avez vu. Oui, mais inaudible. Encore une fois, parce que
les médias ne mettent que les caméras et le spectre que sur les débordements. La faute des médias,
Bernard de la Villardière. Non, non,
non, mais c'est parce que l'actualité. Parce que l'actualité fait que. Et aussi, c'est la faute des médias.
Vous savez très bien comment ça se passe. Les médias mettent la faute juste là où ça marche, là où il y a de l'intérêt. Il y a un climat politique
où c'est la passion et les tensions qui l'emportent. Et donc ça brouille le message du reste. Les sondages...
Mais pour revenir
à la primaire, ils sont tous d'accord. ...donnent le Rassemblement
National largement en tête. Ce n'est pas les médias qui font ça, je pense.
Non, non, non, bien sûr. Vous me disiez, ils sont inaudibles. Ils sont inaudibles parce qu'il y a encore une fois le vacarme ambiant.
On parlait des projets pour la société.
Gabriel Attal, pourquoi ? Il n'est pas audible.
Parce
que Gabriel Attal, il a plein de qualités, il a du talent. Mais il n'est pas sincère, Gabriel Attal. Moi, je l'ai connu il y a dix ans, il était collègue, dans un gouvernement de gauche. Et il me disait qu'on n'était pas assez dans le social. Aujourd'hui, je le vois avec Lysnard et Retailleau, prôner exactement l'inverse. Souvenez-vous son début de campagne. Il va à Mur de Barès dans l'Aveyron. Donc, il y va... chebis blanche pétante, et il fait semblant de manger des tripous le lendemain matin à 8h30. Est-ce que Gabriel Attal, dans sa vie, une fois, a mangé des tripous à 8h30 ? Évidemment que non. À 9h, on le voit une bière à la main. Je suis sûr qu'il ne l'a pas fini. Trois semaines après, on le voit faire la tournée des bistrots, soi-disant. Il commence par un bistrot du 6e arrondissement, à 12 euros la bière. Mais c'est le jeu, non. C'est pas le jeu. Après, on leur reproche de ne pas aller dans... Rien n'est sincère. Au départ, il a pensé que par la désignation, en prenant le parti, il serait le candidat naturel, ça ne marche pas. Il se dit, bon, ce n'est pas grave, il y a les sondages. Je suis bon en com', je suis bon sur les réseaux, ça va marcher avec les sondages. Ça ne marche pas. Et maintenant, il dit quoi ? La primaire. Alors, s'il perd à la primaire, je ne sais pas ce qu'il va réinventer derrière. Il y a un moment, même si on a du talent, même si on a des idées, la conviction, la constance, la cohérence, la sincérité, ça compte. À un moment, vous savez, si Jean-Luc Mélenchon est haut dans les sondages, alors qu'il est détesté par une grande partie des Français, c'est parce qu'il y a une petite partie des Français qui le trouve... Constant, cohérent. Si Marine Le Pen est haut dans les sondages, c'est parce que ceux qui l'apprécient se disent qu'elle tiendra bon. Et à un moment, ces responsables politiques qui font des zigzags en permanence... Vous
dites qu'ils ont des propositions, mais on n'est pas d'identifier le projet, alors que la Nouvelle-France, c'est un projet. ? Vous êtes d'accord ?
Il a un programme de réforme extrêmement libéral, de resserrer l'État, de comprimer le nombre de fonctionnaires. D'ailleurs, je l'ai interrogé là-dessus, il y a quelque temps, dans un dîner, Raphaël Attal.
Gabriel
Attal me disait que s'il était président de la République, il ferait en sorte de nommer un premier ministre avec un gouvernement resserré de 15 ministres. Comment se fait-il quand on pense que depuis qu'il est au pouvoir, Emmanuel Macron, à travers ses premiers ministres successifs, a nommé plus de 120 ministres ? Qui sont aujourd'hui tous... Ils sont tous inconnus. Pour revenir au social, il faut arrêter... Moi, je ne suis pas d'accord avec vous. Rémi, parce qu'il ne faut pas opposer le social et la croissance économique et la liberté économique. Moi je pense, c'est ce qui fait de moi un homme de droite dans le fond, parce que je pense qu'on arrive au principe d'égalité et de justice sociale à travers la liberté. Il faut préserver la liberté d'entreprendre. Et beaucoup plus qu'à travers l'idéologie de l'égalité absolue.
Et je pense que ce qui manque dans
ce pays, c'est un choc. de travail, vous parliez d'inégalités. Moi, ce qui me frappe, vous allez en province comme moi, vous devez être frappé par le fait qu'il y a une France à deux vitesses. Il y a la France qui bosse, 15-20% de la France, qui traîne le reste. Vous voulez diminuer les retraites, c'est ça ? C'est vraiment terrible. Non, au contraire, je veux... Moi, je suis pour l'indexation, la non-indexation des retraites. Je touche ma retraite aussi aujourd'hui depuis un an. Je suis pour la non-indexation. Il faut que les retraités... contribuent aussi. En tout cas, au-delà d'un certain niveau de retraite. Moi, je suis prêt à faire un effort. Mais si j'ai un président qui me dit, voilà, on va faire un effort, on va vous demander un peu plus, de payer un peu plus d'argent, de payer un peu plus de taxes. Mais voilà notre projet, voilà, ça va durer 2-3 ans. Et voilà, là, on vous emmène. Et les sujets qu'on va résoudre, pour l'instant, on prélève des impôts pour conserver le système tel qu'il est. Si on me disait qu'on va réformer le système, moi, je serais prêt à faire un effort, encore une fois.
Philippe Coye, le mot de la fin. Merci beaucoup. Je
vous trouve très dur à Gabriel Attal, alors que ça a été un de vos collègues, qu'il ait lancé sa campagne dans un village. Pour moi, c'est un joli signe. Sinon, on l'aurait reproché d'être un bobo parisien. Vous savez, le problème, c'est que quand vous faites quelque chose, vous êtes toujours exposé à la critique. Il l'a fait. Il n'a peut-être pas bu sa bière. Mais vous croyez que tous ceux qui vont au salon de l'agriculture au mois de février... ils se tapent des petits déjeuners, des gambulations pendant 12 heures tous les jours. Donc, soyons un peu respectueux aussi quand on se démarque et on essaye d'éprimer. Il ne faut pas contre tout le monde. On n'entend que les extrêmes, c'est parce que ce sont peut-être aussi des gens qui n'ont pas été essayés et que les Français se disent, le vide au milieu, c'est parce que ça n'a pas marché.
Bon, j'étais ravie de vous avoir tous les trois, Bernard de la Villardière, vous avez survécu à ce premier débat, vous reviendrez, j'espère.
Ah, volontiers. Je renvoie donc à enquête, excusez-moi, dimanche soir sur M6, Trump, le président qui voulait être roi.
Dimanche soir sur M6, c'est Philippe Coyne, merci à vous. Rémi Branco, on apprend d'ailleurs, je dis ça, je dis rien, qu'Éricine Lagarde annonce son départ de la Banque Centrale Européenne avant la fin de son mandat. Peut-être... Ah, je
crois que vous m'annoncez que je la remplaçais, j'étais à volontiers pour l'économie mondiale.
Bonjour, mon cher Péry. Bonjour
Stéphanie.
Comment allez-vous ?
Tu casses, tu payes ? C'est pas vous ma chère Stéphanie qui cassez et qui payez. Faut-il faire payer les casseurs et comment les faire payer ?
On va examiner
cette épineuse question avec un syndicat de policiers et un avocat. Et puis de 13 à 14 heures, je recevrai Emmanuel Todd,
historien le grand
Emmanuel Todd, qui va nous parler de la chute finale de l'Occident, de l'Europe, de la France. de ce régime. Et une des raisons de la chute finale, ça va faire plaisir à Bernard de la Villardière, c'est la gérontocratie qui est devenue la République française.
Et au début,
j'aurais une petite humeur sur le maire de Trappes, Alirabé, qui a parlé d'assainir l'Assemblée nationale. La formule m'a pour le moins dérangé. Épuration ethnique.
Il y a quelques petites
de monsieur le maire de France.
Bon, allez, bonne émission, bon menu, en tout cas, mon cher Perico, et à demain, nous, à 10h, pour à vous de le dire.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.