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Jacques Cardoze.
Françoise Degoy et Noémie Aloua sont autour de la table. On avait plusieurs questions. Alors, on vous sollicite au 0826 300 300 et vous nous appelez sur les carburants. Et on en parlera tout à l'heure, Félix, des carburants. Mais d'abord avec vous, Françoise et Noémie. Évidemment, j'aimerais qu'on parle politique. Comment ? Bizarre ! Très surprenant. Il y a une actualité... dont vous avez parlé également, effectivement, Françoise, ce matin, c'était l'objet de votre drôle d'époque, sur cette primaire des démocrates de Gabriel Attal. Et puis il y a, dans le deuxième quart d'heure, on parlera également, c'est un peu passé sous les radars, mais on évoquera quand même Marine Le Pen et ses propos d'un très haut magistrat qui remettent en cause, je ne vais pas rentrer dans le détail, mais qui remettent en cause l'agenda en disant... il y a un risque que Marine Le Pen ne puisse pas se présenter. Vous vous souvenez de l'épisode précédent, de juin dernier, où l'on pensait que Marine Le Pen aurait le temps de se présenter et que la cour de casse se prononcerait après la présidentielle. Eh bien, un haut magistrat vient contredire tout cela. Je vous donne toutes ces informations-là. On en discute à partir de 9h15 avec Noémie et Françoise. Et d'abord, on attaque avec la primaire des démocrates, Félix Mathieu.
Avec cette idée de Gabriel Attal un peu distancé dans les sondages, il faudrait une primaire des démocrates. Autrement dit, une primaire avant le premier tour de la présidentielle pour avoir un candidat unique du centre-droit au centre-gauche. Alors, parmi les réactions, Edouard Philippe, le mieux placé dans les sondages dans cet espace politique, s'oppose complètement à cette idée. Tout comme d'ailleurs du côté d'Eller, Bruno Retailleau. En revanche, le maire de Cannes, David Lissnard, ne serait pas contre. Alors on vous pose cette question, est-ce que la primaire des démocrates de Gabriel Attal pourrait empêcher un duel Mélenchon-Le Pen au second tour ? Vous nous dites clairement non à 90% sur la chaîne YouTube de Sud Radio. Avec par exemple ce commentaire, on n'en peut plus des politiciens qui font comme Macron et les médias qui font monter la sauce. Beaucoup de commentaires aussi qui voient une tentative en forme un peu de sauve qui peut de la part de Gabriel Attal. Avec par exemple Claude qui nous répond, Gabriel Attal a enfin compris le naufrage annoncé et inéluctable de la Macronie. complices du centre droit et du centre gauche.
Alors on va essayer de cerner les points un par un. Françoise de Gois d'abord, est-ce que c'est une opération pour essayer de se sauver de la part de Gabriel Attal ou bien est-ce que derrière il y a une vraie stratégie ?
D'abord c'est pour se sauver, il faut bien habiller à un moment donné un retrait. Je vois bien que Gabriel Attal ne peut pas imaginer une minute qu'il est encore en situation, ça me paraît évident. Et puis c'est une stratégie derrière, vous avez tous les chefs à plumes qui travaillent. Je ne sais pas, Félix, quand est-ce que vous avez vu la réaction des liens ? Non, je pense qu'il
faisait... J'ai failli réagir là-dessus. Je pense que vous faisiez allusion à des réactions... Qui était antérieure à la déclaration de Gabriel Attalière. Pour le moment, depuis hier soir, on n'a pas de déclaration. Ils ne se sont pas encore prononcés. Pourquoi je
dis ça ? Retailleau s'est prononcé, c'est sûr, mais pas Edouard Philippe, parce que c'est la personne concernée, la principale concernée, c'est Edouard Philippe. Et vous avez Alain Juppé, qui est son mentor, dont on sait maintenant, depuis quelques jours, qu'il travaille pour faire atterrir cette primaire. Il travaille avec François Bayrou pour faire atterrir la primaire, avec Gérard Larcher, avec Michel Barnier, ça commence à faire du monde, si vous voulez. Gabriel Attal, il n'est pas parti tout seul comme ça, flamberge au vent hier soir, au 20h de TF1, pour ça. Il y a toute une stratégie, je ne sais pas si elle aboutira, mais je suis assez d'accord avec ce que disent nos auditeurs. Vous avez deux offres extrêmement tranchées, extrêmement claires. J'ai envie de dire, Bon, Noémie peut-être ne sera pas d'accord, j'ai envie de dire, c'est des offres telluriques. C'est-à-dire que vous avez l'offre Mélenchon d'un côté et l'offre Le Pen de l'autre. C'est illurique. C'est-à-dire que ça, ça vient du fond, c'est un désir de dégager. C'est attention à l'ensemble de ces manœuvres d'appareil politique qui, à mon avis... si elles sont malmenées, ces manœuvres ne peuvent qu'encourager les deux offres telluriques.
On est dans du Wagner, ça vient de la terre. C'est-à-dire que c'est aussi
une façon de sanctionner la droite, la gauche, le macronisme qui nous ont mené dans la situation dans laquelle on se trouve aujourd'hui. On parlait ce matin de la situation dont les Français se sentent aujourd'hui. On sait qu'il y a vraiment une sinistrose qui est en train d'envahir le pays. parce qu'il y a des éléments concrets qui nous mènent à ça. La dette, évidemment, une situation gouvernementale instable, un État qui ne parvient pas à faire régner l'ordre, une impuissance de l'État. On est dans une situation qui est très difficile aujourd'hui. Et il y a des responsables à cela. Il a des responsables. Le macronisme, le président de la République, qui a été au pouvoir pendant 9 ans, il va bien falloir qu'il assume une part de ses responsabilités. Donc lorsque vous voyez ces héritiers, que sont Gabriel Attal, Edouard Philippe, qui arrivent comme des fleurs, et même parfois Bruno Le Maire, son ancien ministre de l'économie, qui arrivent comme des fleurs et qui vous disent au fond, ce bilan n'est pas tout à fait le nôtre, etc. On a quand même du mal à les croire. Donc c'est un vote sanction. Et effectivement, cette progression... de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon, dit quelque chose à la fois de la volonté du dégagisme, mais aussi de l'opinion française qui s'est durcie profond. Il y
a quand même un tiers des Français qui ne veulent pas de ces deux choix-là. Ils existent aussi. Donc, est-ce qu'il n'est pas porteur, Gabriel Attal, quand même, d'un espoir ? Et puis, est-ce que ce n'est pas une façon de redonner un coup à ces démocrates, un élan ? Parce qu'Edouard Philippe aussi... Mon
cher Jacques, si Gabriel Attal avait une chance, croyez-moi qu'il n'appellerait pas. à organiser une primaire. Et la question que j'ai envie de vous poser, je vous la pose chère Françoise, d'où part et d'où arrive cette primaire ? Parce que moi déjà, l'idée de la droite et du centre, moi c'est problématique. Je suis d'accord sur
le périmètre, ça me fait beaucoup rire le périmètre. C'est un arc-en-ciel pour moi. Vous avez Nicolas Sarkozy par exemple, qui est dans la manœuvre. L'ancien président, lui, il considère que Marine Le Pen s'est fait. Et que maintenant il faut que la droite commence à se mettre en ordre de marche quasiment pour gouverner avec Marine Le Pen. Alors il pousse évidemment son chouchou David Lysnard avec tout le groupe Bolloré. Donc là il y a un côté, et c'est de viser Matignon, même si pour le moment Lysnard est assez malin. Il dit, moi je n'ai rien à voir avec Marine Le Pen, je demande à Éric Ciotti de me rejoindre. Tout ça c'est du cinéma, et c'est du cinéma total. En tout cas c'est la manière qu'il a de mener sa campagne. Lysnar, pourquoi Sarkozy serait plutôt favorable ? Parce qu'il est sûr que s'il y a une primaire, il est sûr que Lysnar la remporte. Par exemple, c'est ça. Ça c'est sa vision,
son analyse. C'est la vision
de plein de gens, c'est-à-dire pour ça que David Lysnard se dit favorable, plutôt pourquoi pas une primaire, parce qu'il se dit, moi j'ai toutes les chances de remporter cette primaire. C'est quoi le périmètre ? Est-ce que c'est juste un tête-à-tête, sérieusement, Attal, Gérard Philippe, Edouard Philippe, est-ce que c'est un périmètre ? Non, ça veut dire qu'il peut y avoir David Lysnard, ça veut dire que Gérard Larcher, vous croyez que Gérard Larcher a annoncé à quoi que ce soit ? que Gérard Larcher dans son coin... Il vient de dire que non.
Il a dit qu'il avait renoncé.
Écoutez,
tout
le monde... D'accord, mais ils le veulent
tous, mais est-ce que... Bien sûr, mais s'il y a une
primaire, vous allez avoir un nombre de candidats. Et alors la question va être... Après, la pression va être non seulement sur le gagnant de la primaire, parce qu'on sait très bien que les primaires s'aboussent, c'est 4-5 millions de gens à 2 euros, c'est pas la primaire du PS. Après, vous allez avoir un sujet. La pression va être sur Raphaël Wixmann. Parce que Raphaël Wixmann, désigné avec 120 000 participants, Vous avez plein de gens à gauche qui ne sont pas mélanchonistes, qui ne se résolvent pas, si vous voulez, au fait que ce soit Raphaël Guzman, nouveau Macron de 2026-2027, un peu délayé, qui soit ce candidat-là. Si vous avez une primaire énorme à droite... Je vous parie tout ce que vous voulez, là, tout de suite, que va se réveiller le fantasme de la grande primaire à gauche. Alors, on était ce matin avec
Guillaume Lacroix, président du parti radical de gauche, et on évoquait cette... Alors c'est évidemment toute proportion gardée, mais on évoquait cette équipe de France des Mécano, avec des Jean-Louis Borloo, des Natacha Poloni, des Aurélien Pradié, Dominique de Villepin, lui citait également Cazeneuve, François Hollande, j'ai vu d'ailleurs que... Et
Xavier Bertrand. Xavier Bertrand.
quand même du monde, ça. Est-ce que ceux-là, ou certains de ceux-là, pourraient participer à une primaire ? Je
laisse la parole à Noémie, elle connaît plutôt cet hémisphère-là, pour bien connaître beaucoup de ses impétrants possibles. Il y a une chose qui est sûre, c'est que Xavier Bertrand ne participera jamais à une primaire. Lui, son intérêt, c'est, s'il y a une primaire, et si c'est David Lissnard, c'est-à-dire la droite la plus dure, ça dégage vraiment un horizon pour lui, en tant que Xavier Bertrand, avec Jean-Louis.
Qui vous voyez dans cette possible primaire ? Déjà,
à gauche, je pense que François Hollande n'a pas encore dit son dernier mot. Je vous rappelle qu'il n'est pas encore candidat, mais il y a de très fortes chances pour qu'il y soit. Vous avez vu cette
vidéo où il partage Barack Obama ? Elle est très très bien faite. Il est
en train de faire des vidéos, de s'adapter. Il envoie la petite carte postale. Disons-le, ça fait quand même un peu boomer. Il n'est pas encore complètement dans les codes de l'époque, mais on sent qu'il est en train de s'adapter. Ne soyez pas méchante. Il va s'y adapter. On fait des efforts. Il fait des efforts, il va finir par y arriver. Ses vidéos sont encore un peu à l'ancienne, mais voilà, il prend les codes de l'époque. Il y a deux choses sur ce que vous avez dit, Françoise. La première, est-ce que vous avez des éléments concrets qui nous laisseraient entendre que David Lysnard pourrait se rapprocher de Marine Le Pen ? Moi, j'en doute quand même. Sur les questions économiques, on est quand même sur des opposés. Je vous rappelle que David Lysnard est en train d'incarner la branche la plus libérale aujourd'hui de l'échiquier français. Et de l'autre côté, Marine Le Pen est toujours considérée comme beaucoup plus étatique. beaucoup plus sociale. C'est la raison pour laquelle elle est considérée comme socialiste régulièrement par un certain nombre de cadres et de classiques des Républicains. Ça
c'est pour la campagne électorale. Il
y
a des écarts en termes économiques de programmes qui sont très importants. Eh
bien je pense Noémie qu'on se trompe. Vous allez voir la trajectoire budgétaire qui est en train de ficeler Marine Le Pen parce qu'il y a une donnée très importante c'est que les marchés anticipent. quasiment sa victoire. Et donc, elle fait aussi une trajectoire budgétaire pour les rassurer. Et les 140 milliards qu'elle va trouver, croyez-moi que la tronçonneuse de David Lysnard, elle n'est rien à côté de ce qu'elle va trouver. Elle a toujours dit qu'elle... Non, mais attendez. Moi, je vous dis déjà, ça c'est le premier point. Je pense que du tout, le mythe de Marine Le Pen, socialiste, elle le casse d'ailleurs ce mythe volontairement, parce que sa trajectoire budgétaire, ça va être une trajectoire extrêmement dure, qui est faite pour rassurer les marchés, et que, à mon avis, pourrait contresigner tout à fait David Lysnard, parce qu'on est quand même dans des économies d'échelle délirante, 140 milliards, là où le cornu en demande 54. Je ne sais pas si vous réalisez, avec une croissance magique à 1,8. Ça, c'est le premier point. Et moi, ce qu'on me dit aussi, c'est que dans l'ombre de Marine Le Pen, c'est un nom qu'on me donne, et je ne pense pas que ce soit du fantasme, vous ne le trouverez pas dans le canard enchaîné, car je suis mieux informé parfois que le canard, on me dit que Renaud Dutreuil... serait en train éventuellement de prêter la main à Marine Le Pen. On a
de la chance d'avoir des informations de première main. J'ai hâte d
'être tout à fait une trufferie, mais je ne crois pas en fait. Qu'est-ce
que ça signifierait ?
signifie que la droite, en tout cas une partie de la droite, considère que Marine Le Pen a déjà gagné. Et que l'intérêt de la droite, c'est de continuer et de poursuivre cette forme de notabilisation et de normalisation de Marine Le Pen, c'est-à-dire... d'en faire une sorte de Georgia Meloni à la française. Meloni qui a commencé avec le néofascisme et qui est en train de se positionner dans la droite conservatrice. Alors
c'est un pont parfait pour le deuxième module. Et Noémie, vous gardez vos arguments en tête, bien entendu, et vous allez nous les exposer dans quelques secondes. Et on glissera ensuite vers la deuxième question que Félix Mathieu nous posera. Vous pouvez d'abord donner les... Vous posez la question et puis on donnera la réponse tout à l'heure.
Sur Marine Le Pen. Sur Marine Le Pen avec effectivement ce haut magistrat qui estime qu'elle pourrait être inéligible pour la prochaine présidentielle. On vous pose cette question. Est-ce qu'une présidentielle anticipée pourrait parer le retour de son inéligibilité ?
Compte tenu de ce que ce haut magistrat déclare, on vous explique tout dans quelques secondes. Si c'est un peu confus, restez avec nous.
Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
0826 300 300 à partir de 9h30, c'est vous qui faites l'actualité. Et on vous interroge sur vos dépenses en carburant, comment vous vous limitez. Vous êtes nombreux sur ce sujet à nous appeler, vous pouvez continuer de le faire. En attendant, on s'intéresse à cette information qui est... assez un peu inaperçue et dont on va essayer de vous donner les meilleurs éléments, Félix Mathieu, au sujet de Marine Le Pen. Oui,
avec ce magistrat honoraire de la Cour de cassation qui estime à six mois de la présidentielle, il estime dans une interview au Monde que l'inéligibilité de Marine Le Pen, décidée en première instance, s'appliquerait parce que, selon lui, la décision de la Cour d'appel, qui était un peu plus indulgente, aurait été suspendue par le pourvoi en cassation de la candidate Erin. En réaction à ces propos de ce haut magistrat de la Cour de cassation, de cassation, les avocats de Marine Le Pen annoncent saisir le Conseil supérieur de la magistrature. D'où cette question qu'on vous pose sur la chaîne YouTube de Sud Radio. Marine Le Pen aurait-elle intérêt à une présidentielle anticipée pour parer le retour de son inéligibilité brandie par ce haut magistrat ? Vous nous dites oui à 72%.
Et voilà les termes du débat. Certains s'inquiètent et se disent... Ah ben voilà, ça pourrait arriver au mois d'avril, trois semaines ou un mois avant la présidentielle, et se dire patatras, plus de candidats RN. C'est le scénario qu'il y a en ce moment, et qui est craint en tous les cas, au vu de ce que dit ce doyen. C'est pas certains qui doivent
s'inquiéter. C'est pas seulement quelques-uns qui doivent s'inquiéter de ça. C'est tous les démocrates. Pardonnez-moi, mais que là... candidate préférée à l'élection présidentielle puisse être rendue inéligible à quelques semaines du scrutin, c'est un danger pour la démocratie. Peu importe, par ailleurs, quelle est votre sensibilité politique, vous devez pouvoir le comprendre. Que vous soyez de gauche, de droite, ou quoi que ce soit, on respecte un scrutin et on n'empêche pas une candidate aux portes du pouvoir de, si vous voulez, de pouvoir se présenter pour des raisons judiciaires. Ça veut dire que la cour
de cassation doit tenir compte de l'actualité politique aussi, et donc se prononcer plutôt... Mais évidemment, la
démocratie, le référendum, le pouvoir du peuple, nous sommes en démocratie. Kratos, le pouvoir du peuple, c'est la base de tout en fait, sinon on peut arriver sur une dictature autoritaire demain si on s'en fiche de ça, mais c'est le peuple qui décide, je crois que l'élection doit être au-dessus de tout, y compris au-dessus des décisions judiciaires qu'on attend pour des affaires par ailleurs qui ne relèvent pas de l'enrichissement personnel.
Je suis d'accord totalement, pourtant personne ne peut imaginer que j'ai la moindre amitié pour Marine Le Pen, pas plus que j'ai la moindre amitié pour Jean-Luc Mélenchon, et ce serait la même menace sur Jean-Luc Mélenchon, je dirigerais exactement la même chose. La démocratie, L'amour de la démocratie ne peut pas se découper en morceaux, au gré de nos émotions. Moi, je ne suis pas d'accord avec cela. Il y a eu quelque chose de très traumatisant en 2017. Ça a vraiment été Fillon, ça a vraiment été l'affaire Fillon qui est quasiment instruite, enfin instruite, j'exagère, mais instruite en tout cas métaphoriquement, si vous voulez, pendant la présidentielle. On ne peut pas s'amuser à ça. J'espère que personne n'a, dans un creux de sa tête ou dans un recoin d'un couloir sombre, d'une officine quelconque, l'idée qu'on va pouvoir, comment dirais-je, s'en sortir comme ça. Vous savez, j'étais en reportage en Algérie quand Boudiaf a été assassiné et j'ai le souvenir du pouvoir algérien. qui annule les élections pour que le fils, les islamistes, ne le gagnent pas. Nous ne sommes pas, 90, 92, nous ne sommes... Nous sommes une démocratie, une des plus vieilles démocraties du monde. Nous sommes en plus de ça, et quoi qu'on en pense, encore le phare. Et nous sommes encore un modèle pour le reste du monde. Donc, quoi qu'on veuille bien en dire en France, ça n'est pas vrai. A l'étranger, la France reste la France. C'est le pays des droits de l'homme, c'est le pays où on manifeste pour les droits, et ça c'est quelque chose aussi qui est à notre crédit. Donc, il serait hors de question d'envisager. cette solution-là. Moi, la première. Pourtant, ça m'éliminerait Marine Le Pen du paysage. Vous n'imaginez pas comme je serais heureuse. Mais en fait, je serais malheureuse et en deuil de ma démocratie. Pour
rebondir sur ce que vous dites, François, c'est très intéressant de comparer notre modèle à ceux qui existent dans le monde. La démocratie reste marginale. On parle souvent ces derniers jours de la Chine, où effectivement, la liberté, si vous voulez, la démocratie, c'est peut-être une vague idée dans l'esprit des personnes les plus libres. La démocratie c'est une chose et la liberté libérale c'est une chose précieuse et fragile. Il faut la protéger coûte que coûte. Il faut la protéger parce que dans beaucoup de pays dans le monde, vous n'avez pas cette immense chance. Et d'ailleurs, nous l'avons obtenue au prix du sang. La démocratie est arrivée très tard. Il a fallu des siècles et des siècles de monarchie. Il a fallu même un régicide pour pouvoir arriver à cette situation dans laquelle nous sommes. Il a fallu Valmy. Il a fallu Valmy. Et nous avons cette chance immense. Nous devons protéger notre système parce que sinon... Encore une fois, ce qui nous gâte le nez, c'est une dictature.
En tous les cas, il y a quelque chose qui n'est pas réglé, c'est que cette affaire-là, dont on savait très bien qu'elle comportait en son sein des risques, eh bien aujourd'hui, elle n'est pas tout à fait réglée, puisqu'il y a un débat pour les juristes. C
'est pour ça que je n'aime pas les débats un peu malsains, parce que quand ça commence comme ça, vous savez comment ça va monter, et monter, et monter encore. C'est pour ça que je vois bien que Marine Le Pen rechigne, c'est elle qui profite aujourd'hui de la crise sociale. En gros, elle, elle est le réceptacle du désir d'ordre et de la crise identitaire. Et Jean-Luc Mélenchon est le réceptacle de la colère et de la justice et de la soif de la justice sociale. Voilà, c'est pour ça que c'était lurique. C'est pour ça que rien ne peut faire dérailler, a priori, ces deux trains-là. Mais la réalité, si vous voulez, c'est que Marine Le Pen pourrait demander la démission d'Emmanuel Macron, pourrait dire au président, regardez ce bordel dans lequel... nous sommes, il faut un choc institutionnel et une présidentielle anticipée. Elle se... Comment dirais-je ? Elle se s'ouvrirait, elle se protégerait d'une éventuelle décision de la Cour de Cassation. Marine Le Pen ne veut pas, elle a besoin d'une présidentielle qui la légitimerait, elle a besoin de gagner là où elle a chuté, notamment le débat d'entre-deux-tours, elle a besoin de cela pour sa légitimité, mais la réalité c'est qu'à un moment donné... ça, c'est compliqué. Moi, je dis attention aux dominos. Attention
au basculement aussi, parce qu'on sait très bien que tout cela est fragile. Si ça retourne
en mal le samedi et le 4 novembre et le budget qui ne passe pas, vous ne savez pas à un moment donné si ça ne peut pas être inévitable.
Noémie Aloua, j'ai envie de vous poser la question. Ce n'est pas irresponsable finalement de la part d'un haut magistrat, même s'il le pense, même s'il y a un débat juridique ? Compte tenu de la situation dans laquelle on est, de cette manifestation de colère qui est irrationnelle, on voit bien qu'on avait Guillaume Lacroix qui nous parlait de pulsions morbides, et on ne peut pas dire le contraire, il y a parfois des pulsions morbides dans ce qui se passe, il n'est pas le seul observateur à le dire à propos de ce qu'on a vu ces derniers temps. Dire tout cela dans ce contexte, sachant quelle frustration cela pourrait nourrir demain, au printemps, ce serait terrible, ce serait jeter le pays dans je ne sais quoi. Mais nous sommes
dans une époque irrationnelle. Quand vous voyez un jeune qui tabasse un commerce, pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'on va commencer ? Et parfois même sans pied, il y a une forme d'irrationalité, il y a une forme de violence, il y a une forme de colère qui s'exprime dans la rue, qui n'est que le reflet d'une colère qu'on entend à l'Assemblée nationale. Vous avez vu les questions au gouvernement ? Elles sont d'une violence inouïe. C'est-à-dire que même au sein même des organes de pouvoir, on assiste aujourd'hui à des débats qui ne sont pas... Oui, mais si vous voulez, il n'y a plus d'arguments. C'est-à-dire que, et même dans le débat public, il y a des invectives. Aujourd'hui, les débats se résument à des invectives. A travers ma
question, et on peut d'ailleurs faire le parallèle avec l'Assemblée nationale, je vous donne la parole, Françoise, mais en fait, les politiques ne peuvent pas à la fois demander de la responsabilité à ceux qui sont dans la rue, et en même temps ne pas s'appliquer une certaine discipline. Discipline à l'Assemblée nationale, discipline pour ce haut magistrat, qui quelque part... nourrit une forme de possible frustration et colère de demain. Moi, justement,
je suis peut-être plus sévère que Noné, mais je ne suis pas du tout à la liberté d'expression. Allez hop, on y va, c'est aucun problème pour moi. Là non plus, elle ne se découpe pas en morceaux. Mais est-ce que c'est bien raisonnable de la part d'un haut magistrat d'évoquer ça comme une possibilité ? Est-ce que c'est bien raisonnable de le faire ? Dans son compte à lui, dans son fort intérieur ? Ce n'est pas du tout le monde que je remets en coche. Le monde a eu raison de... si quelqu'un... Je ne crois pas qu'il faille. Après, sur la tenue, etc., je crois qu'effectivement, ça ne crée plus aucune valeur. Et mon questionnement est... Vous savez, moi, j'ai fait beaucoup de plateaux, j'en fais beaucoup moins, je choisis, j'ai d'autres propositions, mais je choisis de faire des plateaux calmes, alors celui de Radio, bien sûr, mais des plateaux télécalmes, des endroits où on a du temps pour débattre, parce que je pense que ça ne crée plus aucune valeur, et ça ne crée... que du bruit, de l'épuisement, y compris pour les débatteurs, on s'épuise entre nous, on est à court d'arguments, on se fatigue et on s'assèche, j'ai fait ça pendant des années, et je pense que ce n'est pas le bon moyen, en réalité, et je vois surtout la question, mais on va laisser finir Noémie là-dessus. Comment on arrive à la présidentielle en fait ? C'est ça mon sujet. Est-ce qu'on va arriver à cette future présidentielle ?
Comment on va survivre aux six mois qui nous attendent, dans la mesure où déjà le climat est extrêmement anxiogène, comme en démontraient d'ailleurs les chiffres de l'INSEE dont je vous parlais ce matin dans ma chronique. Donc oui, c'est la question que tout le monde se pose aujourd'hui. Comment vont se dérouler ces six mois ? Est-ce qu'on va vers une aggravation du climat ? Est-ce qu'on va à un moment donné un peu s'apaiser ? Parce que c'est ce que dit régulièrement d'ailleurs le sondeur Frédéric Dami. d'ordinaire dans l'histoire de la France, six mois avant une présidentielle, au contraire, le pays s'apaise pour que les débats d'idées puissent exister, exactement pour qu'on puisse développer, dérouler les programmes et que les Français puissent choisir ensuite. Or là, c'est la première fois de l'histoire qu'on assiste, six mois avant une élection aussi capitale pour l'avenir du pays, à une forme de colère sociale immense, de colère politique immense, avec des radicalités qui se s'affrontent avec des fractures qui sont de plus en plus importantes.
Et avec une fragilisation aussi de l'exécutif. Une
fragilisation de l'exécutif. Une fragilisation de l
'exécutif et je rejoins l'excellent billet de ce matin de Noémie et avec l'effondrement psychique de la société française. Il y a une forme d'effondrement justement qui est liée à l'épuisement de la colère. à l'épuisement des débats ineptes, à l'épuisement, si vous voulez, de tout ce qui est trop en réalité. Et ça, pour moi, le plus important, c'est la société, parce que c'est la société qui vote. Et cet effondrement psychique de la psyché française est quelque chose qui me... qui m'inquiète terriblement. Et elle est très liée
à l'impuissance du politique. Parce que lorsque vous avez des politiques, notamment le président de la République, qui vous disent « ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer dans un pays », qui fait des grands discours et qui le soir même, il y a des pièges encore impossibles dans les rues de Paris, vous vous rendez compte à quel point aujourd'hui la parole politique est démonétisée. Et lorsque vous avez l'impression que même les responsables ne peuvent plus rien faire, c'est là au fond que vous êtes saisis par le sentiment de défendrement psychique. Défendrement et
le sentiment d'impuissance de soi-même, de ne plus avoir aucune maîtrise de son destin. Et c'est les ressorts... du vote de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon, il faut les chercher dans cette impuissance des politiques, mais qui vous renvoie à vous-même. Je ne peux plus avoir de prix sur mon destin. Il faut donc que je confie mon destin à des gens qui ont, entre guillemets, du caractère et une vision tranchée. Tout ce qui est tiède et médiocre au centre... à mon avis, sera balayée. Pour l'instant, oui.
Noémie Allioua, Françoise Degoy, merci pour cette première partie de La Vérité en face. Félix Mathieu, on donne... C'est pas mal ce
qu'on a fait. Moi j'aime bien débattre avec vous. C'était super intéressant. Merci beaucoup à toutes les
deux. Félix Mathieu, on donne les thèmes, le thème, pardon, du débat 0826 300 300, plutôt de la libre antenne, c'est pas un débat. Vous nous appelez au 0826 300 300.
Après cette déclaration du ministre de l'économie, Roland Lascure, taxes sur les prix du pétrole, ça ne m'empêche pas de dormir. On va se demander est-ce que vous avez limité vos dépenses en carburant et comment ? Vous êtes 86% sur la chaîne YouTube de Sud Radio à nous dire que vous faites attention et 14% donc à dire que vous n'avez pas de marge de manœuvre, que le carburant c'est une dépense c'est par exemple ce commentaire j'ai renoncé à des contrats devenus non rentables la voiture reste au garage on a Caroline qui ajoute je suis à la campagne à une heure des villes donc plus de sorties réduction des visites à la famille on a aussi ce commentaire je suis passé des courses qui durent trois semaines à des courses qui durent un mois puis à des courses qui durent un mois et demi parfois deux n'ayant pas d'autre trajet un plein peut me durer un an bientôt un an et demi j'ai encore un demi bidon avec du gasoil à la maison du gasoil à l'époque acheté 1,30€ donc c'était il y a longtemps et puis Anne sur le compte X2 de radio qui dit je fais maintenant mes courses sur Amazon parce que j'habite loin et que avec la voiture, c'est
plus possible. C'est très intéressant. Je vous accueille au 0826 300 300. Vous appelez Emmanuel Galasso qui est aux manettes. C'est concret. Comment vous vivez ? Quel est l'impact sur vous ? Ça peut être parfois de ne plus pouvoir amener le petit aux activités scolaires. Ce sont ces courses qu'on fait sur un mois au lieu de les faire sur trois semaines. Bref, vous nous appelez. Je vous accueille. A tout de suite. C'est vous qui faites l'actualité à 9h30 dans cette tranche horaire 9h30, 10h. C'est vous qui faites l'actualité. Vous nous appelez dans la vérité en phase 0826 300 300. On évoque comment vous vous privez parce que la question n'est même plus de savoir qui se prive ou qui ne se prive pas et s'il faut se priver ou pas. Non, on sait la réalité compte tenu du prix des carburants aujourd'hui après cette phrase très mal accueillie et évidemment c'est assez logique de la part de nous tous, au sujet de Roland Lescure, qui nous dit que ça ne l'empêche pas de dormir, de savoir que les taxes sont très élevées concernant le prix du carburant. Et j'accueille Loïc. Bonjour Loïc.
bonjour.
Bonjour Loïc. Vous nous appelez de Toulouse, j'imagine que c'est une phrase qui vous a fait bondir.
Alors, je vais être très froid avec vous, il me tarde l'année prochaine, 2027, qu'on referme enfin la page des 10 ans de macronisme, parce que, enfin, entendre ça de la part d'un homme politique qui n'a clairement pas mon salaire, qui n'a clairement pas la même vie que moi, ces gens-là sont clairement hors-sol, quoi. Je vais être très franc avec vous. Le prix du carburant, moi, j'ai commencé à calculer. Ça me fait 45 euros de plus tous les mois sur les trois pleins que je fais tous les mois. La hausse qu'on a subie ces derniers temps. Mais comme tous les Français, je passe 30 minutes à essayer de trouver une station totale parce qu'elle est 15 à 20 centimes moins chère que tous les autres. Je fais 66 kilomètres par jour. Les taxes sur le carburant n'est qu'un épiphénomène, parce que les impôts ont augmenté, la TVA ont augmenté, les abonnements électriques ont augmenté, la nourriture a augmenté, et moi, mon salaire a pris 5% sur les 12 dernières années.
Oui, c'est très concret. Vous vous privez sur quoi, très exactement, depuis qu'il y a une augmentation comme ça massive, et malheureusement qui va durer dans le temps ? J'entendais qu'a priori... le prix du gasoil ne descendrait plus jamais en deçà de 2 euros.
Bon, écoutez, moi je vais être très franc avec vous. Aujourd'hui, passé le 5 du mois, de toute façon, j'attends les 3 semaines que la paie suivante arrive. C 'est une réalité. Le budget que j'ai aujourd'hui, je suis divorcé, j'ai une pension alimentaire qui est assez conséquente. Très sincèrement, le 5 du mois, une fois que toutes les charges obligatoires sont tombées... Il me reste l'essence et la nourriture. Donc je peux vous dire que je fais aujourd'hui, depuis plus de six mois, une croix sur tout le reste. Ça permet de redécouvrir d'autres choses. Je me suis inscrit à la médiathèque, je lis, je jardine, mais il est clair que je ne fais plus d'efforts. Pour la France, je ne consomme plus.
Oui, je comprends Loïc. Je ne sais pas, vous dites que vous jardinez, vous avez peut-être de quoi faire un petit potager pour essayer d'avoir quelques légumes ?
Ah ben non, même pas, pour
ça il faudrait de l'eau. Oui. Vous vivez à Toulouse ? Oui, à proximité de Toulouse, dans le Loraguet. Oui, quand vous dites qu'il faudrait qu'il y ait de l'eau, il y en a quand même. Loïc
en fait, le souci, c'est qu'en plus, avec le réchauffement climatique, on est sur une région où on a attendu l'eau pendant 4 mois.
Oui, j'entends et je comprends. J'ai envie de dire à Roland Lescure, écoutez Sud Radio, si vous n'avez pas la possibilité d'aller vivre dans les territoires et de mesurer la réalité de la vie de tous ceux qui ne sont pas dans l'hypercentre et qui ont une vie dans le périurbain ou dans le monde rural, ils verraient déjà que... Et pas que le monde rural, non mais je sais bien, mais encore plus, si vous voulez, quand on est dans le monde rural ou dans le périurbain. Loïc, vous restez avec nous, on accueille Sylvain qui nous appelle de Pérouge. Bonjour Sylvain. Bonjour. J'imagine que vous aussi, vous avez réagi à cette phrase de Roland Lescure.
Je pense que ce monsieur, il devrait déjà aller enfiler des perles, parce qu'en termes de ministre de l'économie, il peut repasser. Je pense qu'il prend toutes les mauvaises décisions qu'on peut prendre en économie. Étant gérant une société de transport de produits pétroliers, je vois que toutes les décisions qui ont été prises depuis 4 à 5 mois ont des répercussions négatives sur la consommation, sur les gens, sur les prix des carburants. Lesquelles, par exemple ?
Quel type de décision
fait de... Premièrement, de ne pas enlever les certificats d'énergie. C'est une douce mascarade. Ça a un impact financier qui est très important sur la population. On note depuis 4 mois une baisse de 9% des volumes de carburant au niveau national. 9%, c'est gigantesque. Donc on voit qu'il y a un changement de mobilité, on voit que les gens ont de plus en plus de mal à faire le plein. C'est un indicateur hyper important quand vous voyez à la station essence. Regardez, si vous avez le temps, des petits pleins à 5 euros, 10 euros, 8 euros. Et vous comprenez que là, on est au bout du bout. L'Espagne a pris le contre-pied de la France. Par exemple, je donne un exemple, c'est vraiment tout simple. L'Espagne a pris le contre-pied de la France. Elle a baissé les taxes. arrive à augmenter sa volumétrie des carburants, à baisser son inflation, à garder un excédent brut d'exploitation en termes d'imposition fiscale. Et nous, on est dans la taxation immédiate, la taxation et la taxation. Les impacts, ils sont multiples.
Je pense que de la part du gouvernement, il y a à la fois une décision motivée pour des raisons économiques, mais il y a aussi une décision politique. C'est une décision politique de vouloir baisser ou pas le prix des taxes sur le carburant. Il ne faut pas se lorer.
Je pense que les gens qui sont aux places où ils sont actuellement... ne sont pas forcément efficients à leur place. Un ministre de l'économie qui ne regarde pas l'impact de la taxe sur la consommation, est-ce que ça peut engendrer ? Parce que plus on taxe, moins il y a de consommation, moins il y a de rentrée d'argent. C'est comme une entreprise, il faut réfléchir 5 minutes. Plus vous augmentez votre prix, moins vous vendez de produits. C'est
notamment ce qui se passe sur le tabac. Vous savez, sur les taxes sur le tabac, depuis que le paquet de cigarettes est à 13 euros, ce qui est... Ce qui est plutôt bien, c'est qu'il y a moins de gens qui fument, mais Bercy n'avait pas intégré le fait qu'il y aurait des baisses sur le revenu des prix du tabac. Donc chaque année, on corrige. On n'a jamais
vu autant de contrebandes au niveau national.
En plus, en plus.
Je ne suis pas sûr réellement des chiffres indiqués par le ministère, parce que quand on voit les gens le week-end, et j'y vais assez souvent... qui traversent la frontière pour aller faire le plein de cigarettes. Non
mais
'est intéressant de faire le parallèle avec l'essence, parce qu'il y a un moment donné où effectivement, on le voit bien, depuis plusieurs mois, un, les gens se privent, et deux, les rentrées d'argent sont moindres, proportionnellement bien entendu, mais elles sont moindres pour l'État. En fait, c'est bien parce qu'il y a une baisse de la consommation. Augmenter les prix a ses limites. Les salaires ne sont pas extensibles, puisque vous, vous êtes patron de PME, vous savez bien de quoi on parle.
De toute façon, au niveau salaire, on est à bloc. Au niveau salaire, on aimerait augmenter nos personnels. C'est la première des choses qu'on aimerait faire, mais on est tellement taxés. Vous donnez 1 000 euros à un salarié, vous en payez 2 000 euros. C 'est devenu un truc de fou.
Merci Sylvain, merci Loïc pour cette première partie et ce cri du cœur parce qu'on voit bien quand on en discute avec vous quelle est la réalité et on se... Franchement, on ne comprend pas. Comment Roland Lescure a pu dire cela, ça ne m'empêche pas de dormir, c'est quand même incroyable. C'est comme moi, j'ai du mal à comprendre, parce que même si lui, dans sa vie, il ne le mesure pas, son travail, c'est quand même d'essayer de le mesurer auprès des concitoyens. Il est ministre. Donc, la première des choses, c'est d'essayer de sentir le pays quand même, pour y répondre et pour répondre aux besoins et aux attentes des Français. On se retrouve et on discute de tout cela dans un instant. Je vous accueille au 0826 300 300 avec Emmanuel et John aux manettes. L'idée, c'est vraiment d'essayer de comprendre en quoi vous êtes obligés de vous restreindre à cause des prix du carburant. A tout de suite.
Jacques Cardoz.
Quel est l'impact des prix du carburant et de ses taxes à la suite de la déclaration de Roland Lescure, le ministre de l'économie et des finances, qui dit que le montant des prix du carburant, et notamment celui des taxes, ne l'empêche pas de dormir ? Vous êtes nombreux à nous appeler au 0826 300 300. J'accueille Véronique qui nous appelle de Montpellier. Bonjour Véronique.
Bonjour, bonjour à tous. Oui, moi je voulais réagir parce que... Si lui, ça n'empêche pas de dormir, s'il a un budget adéquat pour pouvoir assumer ses hausses de prix. Pour moi, par exemple, j'utilise ma voiture tous les jours pour aller au travail. Donc c'est une taxe qui vient s'ajouter à une taxe, à une autre taxe, c'est toujours des taxes. Et à la fin, le pouvoir d'achat est vraiment diminué et on aimerait qu'il fasse aussi un effort. Nous, on est obligé de le faire, l'effort. Même si on n'a pas envie. Mais en fait, on n'a pas le choix.
Vous travaillez dans quel secteur, Véronique
? Dans le secteur du service. J'ai vraiment besoin de ma voiture. Je ne peux pas faire autrement.
Vous faites combien de kilomètres par jour ou par semaine
Par jour, c'est environ 25 kilomètres. C'est impactant quand même. Donc ça fait 500
km par mois à peu près, si vous travaillez 20 jours.
Oui, c'est ça. On aimerait surtout qu'ils fassent un effort de leur côté, parce que nous les Français, comme on dit, les bas de gamme de la France, on est obligés, on ne gagne déjà pas beaucoup, et on n'a pas le choix d'assumer leur hausse, alors que eux ne font jamais d'efforts de leur côté.
Ce qui est d'autant plus rageant. Et difficile à accepter cette phrase, c'est que dans le contexte, on sait très bien que ceux qui vivent en centre-ville sont en général ceux qui ont les meilleurs salaires et ce sont ceux qui ont la possibilité précisément de prendre les transports en commun. Et ceux qui sont en périphérie ou dans le monde rural, par nature il y a très peu de transports publics ou alors pas forcément très pratiques par rapport à l'activité économique ou à la réalité de sa vie. Et donc, c'est là où les salaires sont les plus faibles et c'est là où on a le plus besoin de la voiture. C'est pour ça que moi, personnellement, vous savez quoi, Véronique ? Je pense qu'il devrait y avoir deux niveaux de taxation. Il devrait y avoir un niveau de taxation pour un certain niveau de salaire et pour les autres. Là, ce serait plus juste.
Oui, moi, je n'en suis pas là quand même. Mais je pense qu'on devrait quand même faire... Enfin, l'État devrait faire l'effort de taxer un peu moins parce qu'il peut tout à fait le faire. Et il ne le fait pas.
En tous les cas, il ne le fait pas assez. S'il estime qu'il le fait, il ne le fait pas assez. On était avec un auditeur tout à l'heure qui nous disait, effectivement, en Espagne, on sait que la pression fiscale sur le prix de l'essence, elle est beaucoup plus faible.
Oui, c'est pour ça. En France, on peut faire ce qu'on veut. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent, mais ils ne font jamais ça pour nous. En fait, c'est leurs avantages, et puis c'est plus simple comme ça. Donc, jamais, jamais, il y a quelque chose pour nous, pour les Français, c'est les impôts qui ont augmenté, c'est le carburant, c'est les produits, l'inflation, surtout les produits. Il n'y a jamais quelque chose pour nous. pour nous donner un petit rayon de soleil, quoi. Jamais.
Et
en plus, avec tout ce qui se passe, et qu'ils ne savent même pas gérer ce genre de crise.
Vous avez limité vos déplacements par ailleurs, en dehors de ce qui est contraint par le travail. Véronique, vous vous êtes restreint. Quelles sont les conséquences de ces augmentations du prix des carburants ?
Alors, on restreint évidemment ces déplacements, mais surtout on restreint son budget, quoi. C'est que c'est de l'argent qu'on n'utilise pas pour autre chose. Et comme on est déjà restreint sur le budget, ça devient très compliqué.
Oui, j'entends et je partage votre sentiment parce qu'effectivement, les contraintes sont là pour la vie personnelle et pour la vie professionnelle. Et c'est sûr que lorsque l'on entend ce genre de phrase, ça pose effectivement un certain nombre de problèmes et surtout on ressent le décalage, évidemment. Bonjour Stéphanie Demuru. Bonjour
Jacques Cardoz.
Comment allez-vous ?
Très très bien. Bon, enfin, il y a des trucs qui m'énervent quand même.
C'est vrai, quoi ? Quand
j'entends Roland Lescure dire les taxes, ça ne m'empêche pas de dormir, les taxes sur le carburant. Mais vous vous rendez compte ? Ça, ça va rester. Non, mais attendez, vous dites ça aux Français qui ont du mal à aller voir, je ne sais pas, leur famille le week-end. Et lui, ça ne l'empêche pas de dormir. Ben écoutez, tant mieux pour lui. Oui, mais c'est ce qu'on disait à l'instant. Il faut mesurer ses propos et rester décent.
Lui, il gagne bien sa vie et il est en centre-ville et je ne parle même pas du chauffeur. C'est ça le problème, c'est tous ceux qui sont... Vous vous rendez compte
de ce que pensent les Français ? Quand on entend ça, Emmanuel Macron, lui, qui prend des postures de Louis XIV et qui nous dit « Restez calmes, les lycéens retournaient à l'école », ça peut être d'accord, il a peut-être raison, mais enfin, il dénonce la désinhibition du racisme et de l'antisémitisme, enfin, on a surtout envie de lui dire, mais... éviter peut-être qu'il y ait des émeutes le 17 octobre, peut-être de mettre le pays en ébullition. Non mais voilà, je suis un petit peu en colère.
Il y a de quoi, les racines de la colère sont là depuis un petit moment. Stéphanie Demuru, c'est donc à suivre dans... Et on aura Bernard de la
Villardière parmi les débatteurs aujourd'hui. C'est sa première... Parmi les débatteurs ? Exactement. Vous l'avez débauché,
mais c'est super ça. Il va
nous raconter, parce qu'il revient des Etats-Unis, Bernard, vous savez que Donald Trump fait un argument de campagne ne surtout pas être comme la France. Oui, ça fait partie des
arguments, effectivement. Ils sont plusieurs avec J.D. Vance également à se servir de tout ça. Bah oui, parce qu'ils font Ils essayent de faire un parallèle. C'est à suivre en tous les cas. 10h30 sur Sud Radio. Merci à Julia Triouffole et Joseph Ruiz pour la préparation des entretiens. John Rakoto Zafi à la réalisation. Emmanuel Galasso aux manettes au standard. Je vous dis très bonne journée. A demain.
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