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Europe 1 soir,
18h-20h, Pierre de Villeneuve.
Vous êtes sur Europe 1 dans les débats de Europe 1 soir avec Catherine Ney, Antonin, André. Emmanuel Macron a donné un long entretien à Hugo Décrypte, le média social, et il s'en est pris à la fois à LFI et au RN. On écoute.
trouve qu'il y a une désinhibition des violences. Je trouve qu'on a eu plusieurs fois l'occasion d'en parler. On a eu une désinhibition d'un antisémitisme. chez certains et une désinhibition du racisme chez les autres. Mais c'est aussi de voir le manque de compassion. Quand on a un de nos enfants qui tombe sur un acte terroriste, qu'il soit antisémite, qu'il soit anti-chrétien, qu'il soit raciste, la vérité c'est qu'on doit d'abord être aux côtés des familles, le dire, les réconforter, dire la nation est là et on fait bloc. Et donc c'est vital.
Voilà, donc c'est un peu difficile de commenter des petits extraits de cette longue interview d'Emmanuel Macron. Bon, voilà, racisme, on a l'impression quand même que tout est mis dans le même sac. C'est ça qui me dérange un peu.
Oui, c'est une variation du en même temps, c'est que tout le monde en prend un peu pour... Et on n'arrive pas à savoir ce qu'il pense vraiment jamais. De quel côté il penche, de quel côté... Et il a une parole qui... qui n'est pas dimensionné, à chaque fois on s'interroge, c'est-à-dire l'autre jour, quand il dit que c'est la première fois qu'il y a un trappe, lorsqu'il dit que c'est un tournant, et ça n'était pas, je sens que c'est un président qui est un peu perdu, et de plus en plus seul.
Ce qui est frappant, moi je trouve, et c'est frappant depuis longtemps, et notamment depuis qu'Emmanuel Macron n'a plus de pouvoir en réalité effectif, c'est qu'il est dans le commentaire. Donc il commente, il pointe la responsabilité des uns des autres dans les violences, et ça renvoie à sa propre impuissance. Que répond-il lui à la situation du pays ? Que propose-t-il comme réponse concrète aux Français qui souffrent de l'essence, qui souffrent du pouvoir d'achat ? Que répond-il aux jeunes concrètement ? C'est de ça dont on attend les gouvernants. Ce n'est pas qu'ils nous commentent les faits divers avec plus ou moins d'appréciation en distribuant les bons et les mauvais points. On voudrait qu'ils agissent, on voudrait qu'ils fassent quelque chose pour ce pays. Et je trouve que ça renvoie quand même à une espèce d'impuissance qui, dans l'état actuel du pays, est d'autant plus coupable et difficile à accepter, je trouve.
Oui, dans la continuité aussi de cette presse de parole à Marseille qui était assez particulière, où vous avez ce président qui était entouré de plusieurs ministres et qui dit « Oui, écoutez, le 17 octobre, on a failli. » on a failli, comme s'il disait, ben vous voyez, pensez, il y a 2000 policiers au tapis, il y a des enfants, je dis des enfants, c'est des enfants de 15 ans, etc., parce qu'ils ont ramassé une grenade, ils l'ont rejeté, il y en a un qui a perdu la main, il y en a un qui a perdu, et qui sont très très grièvement blessés. Bon, voilà, on ne peut pas arriver comme ça sur un terrain, dès lors qu'il y a une prise de parole présidentielle, encore une fois, dire, bon écoutez, voilà, je crois que c'est Sébastien Lecornu qui a dit, on a merdé. Il n'y a pas de cap dans ce pays.
La première fonction d'un président de la République, c'est de protéger. C'est une forme de bouclier pour les Français. C'est de la Constitution. Donc, il doit être un président protecteur, volontariste, dont on n'a pas le sentiment qu'il est baladé, balotté dans les émotions. Et dans le commentaire, comme il l'a été aussi à Trappes, où on avait, moi j'ai vu son allocution, je me suis dit mais il va nous pleurer, il va falloir, dans les bras du maire de Mantes en plus. Là où on attend du président qui nous renvoie une force, une réassurance, et qui nous dise mais c'est inacceptable, mais on va faire en sorte que ça ne se reproduise plus, on va prendre des mesures, je ne sais pas. Mais là on a l'impression d'une démission avant l'heure, à tel point qu'on se pose la question de savoir, et d'ailleurs ça fleurit quand même un peu dans le débat public, et notamment... au gouvernement, et y compris chez le macroniste, de la nécessité ou non qu'il aille au bout de son mandat. Je veux dire, la question de la démission d'Emmanuel Macron se repose avec une certaine acuité. Mais il avait toujours dit
qu'il resterait jusqu'au... Oui, on connaît la réponse. C'est désespérant et
ça désespère même les premiers convertis au macronisme. On
attend surtout qu'il change les dates des... Vous y croyez ça ? Non, mais il le faudrait, c'est pas possible. Il le faudrait,
mais c'est en attendant, 18 avril, 2 mai.
Il n'a rien signé pour l'instant, donc c'est possible qu'il réfléchisse.
Évidemment, si on bougeait les dates, l'autre désavantage, c'était qu'il y avait une partie, le premier ou le second tour, qui se jouait pendant les vacances scolaires. Je pense que c'est un moindre mal, et qu'aujourd'hui, les gens s'organisent pour une élection aussi importante. Vous donnez des régions. On peut voter par procureur.
On se
demande... Pour cette présidentielle, justement, la question de la primaire des démocrates, se pose Gabriel Attal, le candidat Renaissance à l'élection présidentielle, aussi peut-être parce qu'il est en tête, en queue de peloton dans le bloc central, à proposer cette primaire, c'était hier sur TF1.
pense qu'il faut qu'elle puisse rassembler des candidats qui partagent un certain nombre de valeurs. Mais ce n'est pas à moi, j'ai le boulot, de répondre à la place des candidats s'ils rejoignent ces valeurs ou pas et s'ils se retrouvent dans ces valeurs. Je vais vous dire, ce n'est pas à moi de convier. Moi, je tends la main à tous les candidats qui se retrouvent dans ces valeurs, qui ne veulent pas d'un deuxième tour entre la France Insoumise et le RN, qui semble aujourd'hui établi. comme une quasi-certitude et une fatalité, ce qui fait perdre espoir à beaucoup de Français, et je leur tends la main pour organiser ce rassemblement à travers une grande primaire des démocrates.
La question c'est, est-ce qu'on arrive à la fin de ce premier acte, qui généralement se termine plutôt en décembre, là on est même pas, ouais c'est ça, on est fin octobre, début novembre, et on a l'impression que cette première partie de campagne est déjà en train de s'essouffler.
Moi j'ai le sentiment, j'ai l'impression, et je vous dis ça parce que j'ai eu quelques interlocuteurs au téléphone ces derniers jours, et aujourd'hui même, même à la suite des déclarations de Gabriel Attal, j'ai l'impression que Gabriel Attal, Bruno Retailleau, qui lui-même s'est lié aussi à cette primaire, Edouard Philippe aussi. Oui, mais je pense que Gabriel Attal, Retailleau, Lysnard se parlent entre eux, les états-majors se parlent entre eux, et que leur enjeu maintenant, c'est d'essayer de... pousser Edouard Philippe dans ses retranchements. Ils ont bien vu qu'il avait du mal, qu'il s'érodait, qu'il avait du mal, il est toujours à contre-temps, même dans le commentaire de l'activité. Et je crois qu'il y a une action coordonnée derrière ce que dit Gabriel Attal, qui consiste à essayer d'acculer Edouard Philippe. à une forme de primaire, oui, dont Retailleau dit aujourd'hui qu'il n'en veut pas, mais autour de lui, un certain nombre, Gérard Larcher, peuvent le faire pencher. Je pense que c'est le début d'une offensive, là, qu'on voit avec cette annonce de Gabriel Attal, qui vise vraiment très directement Edouard Philippe. Oui,
mais alors est-ce qu'il faut une primaire ouverte à 10 candidats, ou une primaire ouverte entre 4 ou 5 candidats ? d'un bloc central de droite. Je pense
que Gabriel Attal sait que Glucksmann ne peut pas participer à cette primaire. Mais cette primaire, elle aurait comme périmètre Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Retailleau. David Lissnard, je pense, ne serait pas désintéressé par cette idée, d'autant que dans les sondages, il est donné devant Bruno Retailleau. Donc voilà, le périmètre de cette primaire va, à mon avis, se dégager de façon assez naturelle. La question, c'est est-ce qu'Édouard Philippe va pouvoir résister à cette pression-là ? Parce qu'en réalité, il n'a plus d'argument, puisque dans les sondages, certes, Gabriel Attal vous dit, eh ben, mais Édouard Philippe s'érode quand même petit à petit, et aujourd'hui, il y avait un argument majeur. Et aujourd'hui, terminez votre phrase, Mélenchon augmente, on est à 18%. Voilà, et le principal argument pour voter pour Édouard Philippe, c'était, il était celui qui pouvait battre Marine Le Pen et empêcher Mélenchon d'être au second tour. Aujourd'hui, il n'est plus capable de battre Marine Le Pen, et il n'empêche plus Mélenchon d'accéder au second tour. Donc les raisons de voter pour lui, évidemment, s'affanissent.
Oui, et alors du coup, on se retrouve effectivement avec un Jean-Luc Mélenchon, on l'a dit, qui était parti à 12 et
qui maintenant est à 18. Oui, et qui finit les campagnes électorales généralement en gagnant 4 ou 5 points dans la dernière ligne droite, ce qui laisse présager quand même d'une fin de campagne un peu douloureuse. Petit Rydney
Oui, mais enfin nous sommes à 6 mois, parce que c'est quand même Mélenchon, alors je sais qu'il plaît beaucoup aux jeunes, mais pour toute une génération qui vote beaucoup, c'est... Le diable s'habille en Mélenchon. C'est quelqu'un qui fait très peur de par son caractère, sa façon de... C'est pas un démocrate, il faut voir comment il mène son parti. Ça marche, mais voilà, jusqu'au moment où il faut évidemment essayer de trouver. Mais je crois que c'est le vide qui fait que... Il n'y a plus personne au centre, où il y en a trop et qui ne font pas un gros score. Donc c'est vrai qu'il faut régler ce problème, qu'il y ait une primaire entre 3 ou 4 ou 5. parce que là, ils ne
font que commenter Mélenchon-Le Pen, le duel et l'inéluctable. En fait, on attend d'eux qu'ils soient à force de proposition. qui propose un cap et un peu d'optimisme. Vous avez eu des gens au
téléphone aujourd'hui, ça prouve quand même que dans les états-majors, on travaille. C'est-à-dire qu'on essaie quand même... On travaille, mais
c'est long, le retard accumulé est quand même... Ce bloc central est quand même coupable, je trouve, de la situation à laquelle il est.
Souvenez-vous d'Edouard Philippe qui, au départ, avait dit on se donne jusqu'à février. Février, c'est hyper long. C'est très tard. Merci beaucoup Catherine Ney, merci à vous Antonin André. Eliott Deval vous donne rendez-vous du vendredi au dimanche, 11h à 13h. La parole pour débattre en direct. sur Europe 1, 01 80 20 39 21. L'appel est non surtaxé. C'est de 11h à 13h du vendredi au dimanche sur Europe 1, la radio libre. Merci à tous. Très bonne soirée sur Europe 1. Dans un instant, Maëlle Hassani. Et moi, je vous retrouve dimanche à 10h pour le grand rendez-vous d'Europe 1. A tout de suite.
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