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Agnès Pannier-Runacher, Gabriel Attal, hier s'est exprimé chez nos confrères de TF1, on va voir ce qu'il a dit dans le verbatim sur l'écran. Il propose une grande primaire démocrate pour contrer les extrêmes. Il est temps d'être tous responsables et d'organiser le rassemblement entre la France insoumise et le rassemblement national. Pour l'instant, il n'y a pas l'air d'avoir un très très grand enthousiasme, ni du côté d'Edouard Philippe, ni de Bruno Rotaillot, ni de David Linard ou d'autres.
nous, nous tendons la main, ça c'est très clair, parce qu'aujourd'hui, la réalité, c'est que ce serait un cataclysme que nous ayons un deuxième tour, Rassemblement national et les filles. C'est ce que nous disent les gens sur le terrain. Moi, j'ai passé mon week-end dernier sur le terrain, dans ma circonscription du Pas-de-Calais. Les gens me disent, écoutez, c'est très bien vos affaires, mais à un moment, il faut se retrouver, il faut se regrouper. La situation est trop grave. Et je crois que c'est ce pas que nous faisons. Alors ce n'est pas nouveau, ce n'est pas la première fois qu'on parle de la primaire, mais la réalité des sondages aujourd'hui, c'est qu'aucun candidat de l'arc républicain, comme on l'appelle, n'est capable de passer au second tour. On va aller voir ces
sondages pendant que vous parlez. Et le sujet n'est pas d'être
le mieux placé dans la défaite. Le sujet... C'est effectivement d'être capable de créer l'enthousiasme des Françaises et des Français derrière nous et effectivement de gagner cette émission. Mais on va
aller voir ces sondages et puis Martin, vous nous rejoignez évidemment dans la discussion. Dernier sondage Ipsos le 21 octobre, c'était il y a une semaine. En tout cas sur l'arc républicain, vous nous direz si. Il faut aller jusqu'à Raphaël Glucksmann. Et Raphaël Glucksmann, 13. Edouard Philippe, 13. Bruno Rotaillot, 7,5. Gabriel Attal, 4% votre candidat. Ça, c'est dans la situation où ils sont tous les deux. Oui, c'est ça. C'est-à-dire
que quand il est testé tout seul, il fait un bien meilleur score.
Mais c'est donc bien la question peut-être de trouver un candidat unique ou de cette fameuse primaire.
Oui, c'est vrai parce que... On a quand même l'impression, Agnès Pannier-Runacher, que les règles du jeu sont aussi un peu changées en cours de jeu. C'est-à-dire qu'on avait eu écho de ce deal, cet accord entre Edouard Philippe et Gabriel Attal il y a quelques mois pour dire si la situation le veut. C'est-à-dire si on est dans la situation d'un deuxième tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. C'est le moins bien placé qui se retirera au profit de l'autre. Qu'est-ce qui a changé aujourd'hui dans la situation pour que ces règles du jeu évoluent
fait, les règles du jeu n'évoluent pas. Aucun n'est bien placé aujourd'hui. C'est juste cette situation aujourd'hui que nous voyons et qui appelle une réaction et qui inquiète sur le terrain ceux qui nous ont fait confiance il y a plusieurs années ou ceux qui aujourd'hui pensent que ce que nous portons a des valeurs. Parce que là, on est sur un sujet de valeur. Aujourd'hui, le Rassemblement national et la France insoumise ne veulent pas soutenir l'Ukraine. C'est quand même un sujet qui est extrêmement structurant pour la France et l'Europe. Aujourd'hui, la France insoumise et le Rassemblement national ne veulent pas soutenir l'Europe et préconisent des mesures qui s'assimilent en réalité à une sortie de l'Europe. Mais pourquoi
aujourd'hui ne pas se dire, bon, ben voilà, effectivement, Edor Philippe est le mieux placé, donc on va tous se mettre derrière Edor Philippe et on va aller. Là où il y a quelques mois,
il semblait qu'un candidat de cet arc est assez large. nous on a une vision assez large du sujet, pouvait gagner l'élection présidentielle, vous l'avez très bien montré avec ce dernier sondage, ce n'est pas ce qui ressort. Donc ça veut dire que les forces démocratiques sont éclatées.
Aucun candidat de ce bloc central ne se distingue, n'est en situation de gagner, ni de passer
le deuxième tour.
Mais Gabriel Attal, il est beaucoup plus loin derrière qu'Edouard Philippe, qui n'est pas en merveilleuse position, je vous le conseille. Mais Gabriel Attal est très loin derrière. Quand est-ce que Gabriel Attal ? Permettez-moi, jette l'éponge et rejoins Edouard Philippe. Mais
ça ne va rien changer. Ça ne changerait rien dans l'absolu. C'est-à-dire que le sujet aujourd'hui que nous avons, c'est d'avoir un débat qui permette enfin de parler des alternatives au Rassemblement national. et à la France insoumise, c'est d'avoir des candidats qui parlent attractivité de la France, qui parlent Europe. Nous avons des propositions fortes. Mais vous avez à peu près tous les mêmes
thèmes, c'est aussi pour ça, au sein de ce bloc central.
Tout à fait, on ne peut pas dire ça. Je pense que Gabriel Attal est le seul à parler d'intelligence artificielle. Gabriel Attal, sur l'Europe, a une vision qui justement renverse la table d'une certaine manière et va bien au-delà de tous les scepticismes et les reculades d'un certain nombre de candidats. Pourquoi a-t-on peur d'une élection ? Qu'est-ce qui inquiète les autres ?
Je vous donne juste une information qui nous parvient à la minute. Edouard Philippe, accusé de détournement de fonds publics, est placé sous le statut de témoin assisté. Information qui vient d'arriver sur l'AFP. Si ni Edouard Philippe, ni Gabriel Attal ne sont en mesure de l'emporter, ne serait-ce que d'accéder au second tour, est-ce qu'il faut une troisième personne ? Quelqu'un auquel on n'a pas pensé. Ce
que nous proposons, et nous tendons la main en responsabilité. à des candidats avec qui on ne partage pas tout. Donc plus Raphaël
Glucksmann, ça on l'a compris. Ah si
si si, il n'y a pas de difficulté. Gabriel Attal disait tout
à l'heure qu'a priori Raphaël Glucksmann n'entrera pas dans cette primaire.
C'est Raphaël Glucksmann qui, au même titre que Bruno Retailleau, ont dit qu'à ce stade, il ne souhaitait pas aller dans cette primaire. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Et ce que dit Gabriel Attal, c'est que ce n'est pas à lui de choisir les candidats. Nous, on propose... autour de valeurs qui nous réunissent. Et je pense que la situation est suffisamment grave aujourd'hui pour être d'accord sur le fait qu'il y a un certain nombre de désaccords entre nous, mais qu'on doit dépasser ces désaccords compte tenu de la situation dans laquelle est la France et compte tenu du fait qu'une élection entre le Rassemblement national et la France insoumise fracturerait. profondément la France. Avec probablement une situation d'ordre public qui serait bien plus grave que celle que nous connaissons ou que nous avons connue le 17 octobre dernier. Et c'est ça que nous voulons. Moi je suis désolée, j'aime mon vie.
Agnès Pannier-Runacher, est-ce que vous parlez les équipes de Gabriel Attal et les équipes d'Edouard Philippe ? On était avec Martin il y a une quinzaine de jours au grand meeting à Lyon de Gabriel Attal. Les deux équipes n'avaient pas l'air de beaucoup se parler à l'époque. Est-ce que ça a changé ? Est-ce que vous vous parlez ?
Je pense qu'il faut sortir de ça. On se connaît, on a travaillé ensemble, on se respecte, on a des amitiés qui ont pu se faire, d'ailleurs au même titre qu'avec des personnes qui travaillent auprès de Raphaël Gluckman. Et donc, dans ce cas-là, cette grande
primaire, elle s'organise comment ? Elle prend forme ou est-ce que vous avez des fins de non recevoir ?
Discutons-en. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, je pense que l'idée, elle s'installe. dans l'espace public. Nous, nous sommes prêts à y travailler. Nous le redisons, nous le répétons et nous alertons sur le fait que ceux qui, aujourd'hui, ne sont pas prêts à aller dans un processus qui permette effectivement d'éviter un deuxième tour entre la France insoumise et le Rassemblement national sont dans une posture d'irresponsabilité. Je ne dis pas plus. J'ai envie qu'on débatte et j'ai envie qu'on débatte des sujets de fond. Cet étau entre l'extrême droite et l'extrême gauche écrase totalement le débat. Nous avons présenté hier le programme économique et d'innovation de Gabriel Attal. n'en a pas parlé. D'autres candidats font des propositions fortes. On n'en entend pas parler. Donc il faut qu'il y ait ce débat et qu'il permette effectivement aux Français d'abord de choisir et d'avoir une troisième solution. qui me paraît la meilleure pour les intérêts des Françaises et des Français.
Au-delà du fond, il y a quelque chose qui est un peu plus technique aussi, qui refroidit au sein des équipes d'Edouard Philippe. Quant à cette primaire, c'est la question financière qui n'est pas négligeable, parce que cette campagne a démarré très tôt, extrêmement tôt. Si demain il y avait une primaire avec des soutiens des candidats, il faudrait intégrer les dépenses. aux dépenses de campagne d'Edouard Philippe, donc les dépenses de Gabriel Attal, qui a beaucoup dépensé dans ce début de campagne, qui s'est beaucoup déplacé, qui a fait deux meetings pour l'instant, à la porte de Versailles et Lyon, mais il faudrait aussi intégrer... Bruno Rutaillot, David Lissnard... Non mais soyons sérieux.
Vous n'allez pas me dire que pour des raisons financières, on n'est pas capable de trouver une solution. On n'est pas capable de trouver une solution dans une élection qui est une des plus importantes de la Ve République, dans laquelle nous avons d'un côté le Rassemblement National, qui est un... quasiment un officier traitant de Vladimir Poutine, et de l'autre côté, la France insoumise qui fracture le pays. Je veux dire qu'il faut être sérieux, ce n'est pas un argument qui tient deux minutes. Et en plus, on parle de chiffres dont personne n'a les éléments. Et je suis désolée, je vais vous rassurer, le budget de la campagne de Gabriel Attal est parfaitement tenu.
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