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Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
à tous, très heureuse de vous retrouver pour ce nouveau numéro de Derrière le décor en compagnie de Martial Bild. Bonjour Martial. Et bonjour Floriane,
médias, pouvoir, influence mais aussi méthode subversive, on va dans l'envers du décor.
Exactement, au programme de cette semaine, on va s'intéresser aux narratives qui dominent quand les incidents... prennent le pas sur les discours. Je parle bien sûr du congrès du RN. Et puis, une autre enquête sera consacrée aux fake news du monde. Je vous le rappelle, chers téléspectateurs, pensez à cliquer sur le pouce en l'air, à nous laisser un commentaire et que vous pouvez également partager cette vidéo pour la propulser dans l'algorithme de YouTube. Allez, c'est parti, on commence avec Sur le fil. Cette semaine était particulièrement chargée en actualité. Et chaque jour, comme vous en avez l'habitude, j'ai fait ma petite vidéo. Et voici qu'on commence avec l'actualité de ce jeudi. Des rebondissements incroyables suite à l'interview de Sarah Knafo dans le 8h30 de France Info avec Audrey Tizon et avec Simon Le Baron. Le SNJ et France Info Pro ont démenti formellement que Sarah Knafo avait reçu des excuses. Ils dénoncent aussi une interview impossible. On ne sait pas pour qui est-ce qu'elle était impossible. Clément Guérin maintient sa version. Et donc pour avoir la suite, c'est parti pour Sur le fil. Ce mercredi matin, Sarah Knafow était face à Simon Le Baron et Audrey Tison, le service public à deux contre un, dans une interview houleuse, accusatrice et agressive de la part des journalistes face à une députée dont le calme. pour le moins force le respect.
Soyez élégants avec les dames. Avez-vous qualifié cet attentat de racisme ? Soyez élégants. Vous ne l'avez pas lu le livre, juste dites-le nous.
Sarah Knafo, vous pouvez arrêter avec ce ton, s'il vous plaît. Je ne vais pas répondre
à vos questions. Donc vous ne l'avez pas lu. Quelle est la ligne budgétaire que vous voulez supprimer ? Vous êtes en train de confondre deux choses, madame. La totalité de l'aide publique de développement. Mais vous ne répondez pas, quelle est la ligne budgétaire que vous voulez supprimer ? Je suis en train de vous répondre, mais si vous arrêtiez de vous prendre pour des procureurs et que vous laissiez parler la personne que vous avez invitée, peut-être que cette interview se passera mieux. Peut-être que vous ne serez pas moqué sur les réseaux sociaux, comme les militants de gauche que vous êtes devant moi aujourd'hui. Mais je pense que vous le saurez. Alors, est-ce que vous pouvez répondre
à la... Après cette interview, le directeur adjoint de la rédaction a lui-même reconnu et dénoncé une attitude militante des journalistes. Sarah Knafo aurait même reçu les excuses d'un responsable de France Info. Bras de fer entre l'ARCOM et Europe 1, dans une décision du 21 octobre rendue publique le 26, le régulateur met en demeure la radio pour des propos tenus par Christine Kelly, le 26 janvier dernier, dans son émission. Christine Kelly et vous. « On ne dit pas que tous les migrants sont des violeurs, mais beaucoup le sont, comme les chiffres le révèlent », avait-elle déclaré, évoquant une affaire de viol à Nice dont le principal suspect était un ressortissant tunisien sous OQTF. Pour l'Arcom, ces propos sont de nature à inciter à la haine et à encourager des comportements discriminatoires. Europe 1 conteste, la journaliste aurait écarté toute généralisation pour renvoyer à des statistiques documentées, issues notamment du ministère de l'Intérieur lui-même et du service statistique de la sécurité intérieure. La présentatrice a de nouveau été placée sous protection policière dans la foulée en raison de menaces reçues. Bardella et Le Pen montent au front, attentat raciste à Trappes. L'ERN veut des excuses après l'affaire du tract dans la voiture de Kevin T. Voici comment, au-delà de la plaisanterie, le quotidien 20 minutes présente les faits sur X, alors que les démentis du procureur concernant les tracts ERN qui n'ont jamais existé a été fait 24 heures avant. De quoi faire de la concurrence ? Ablaste-toi Nova. Pour faire le bilan des manifestations du 17 et du 24 octobre, Emmanuel Macron déclare que ce n'est pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans un tel état d'ébullition. Puis, il accuse les réseaux sociaux. On l'écoute.
Ce n'est pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition. Il y a des gens qui se réjouissent du désordre, moi non. Est-ce que les réseaux sociaux jouent un rôle dans cette affaire ? À coup sûr. À coup sûr. Mais les réseaux sociaux abîment nos démocraties. parce qu'ils polarisent, parce qu'ils créent une espèce de sidération devant les scènes de violence, parce qu'ils sont pour certains des instruments de mobilisation du pire. Ils ont été utilisés en particulier le 17 pour faire venir des jeunes ou des moins jeunes sur les lieux de délinquance, d'attaque, de pillage.
Une déclaration qui n'est pas nouvelle. Il avait déjà pointé les réseaux sociaux après les émeutes de 2023 à la suite de la mort de Naël. Pourtant, ce même président et son équipe sont fiers de recevoir des influenceurs à l'Elysée. Ou même de faire des réunions avec eux pour transmettre la bonne parole présidentielle. Et le président n'est pas à voir lui-même de mise en scène sur TikTok. Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils en chérissent les causes. Fake news du monde sur l'attentat de Trappes du vendredi 23 octobre. Alors que le journal avait initialement prétendu que les traques terraines auraient été retrouvées dans la voiture de l'auteur, le procureur a démenti cette information reprise pourtant très largement par tout le corps politique de la gauche. Le profil de l'homme suspecté de n'avoir visé que des personnes noires ou d'origine maghrébine sous cannabis et cocaïne et sous traitement pour schizophrénie au moment des faits. interroge. Suite à la publication d'images de vidéosurveillance de l'attaque où l'on voit un homme froid et déterminé, il a été reconnu sur des photos de participants d'un événement pro-palestinien à Guyancourt en 2018 et avec des militants proches de la sphère Elefi. Au domicile piégé du tueur, les enquêteurs ont retrouvé un exemplaire de Mein Kampf, mais aussi un Coran. et une Bible. Le caractère raciste de l'attaque reste à ce stade retenu par le parquet national antiterroriste. Notons aussi que Soren Silo, le journaliste du Monde, s'est contenté d'une simple correction dans l'article sans aucune excuse officielle.
Florian, quelques instants, juste pour revenir sur l'affaire de Trappes. Quelques remarques. Primo, parmi les nombreux terroristes islamistes, il y a évidemment des déséquilibrés. Ça existe. En revanche, ce n'est pas parce qu'il est blanc qu'un déséquilibré devient forcément un terroriste. Deuxio, l'appartement de Kevin T, ce loup solitaire de Trappes, était piégé. Le procureur antiterroriste a précisé que le dispositif était fonctionnel. Ce dispositif était donc destiné à viser qui ? – Qui ? – Mais des policiers. – Venu perquisitionner les voisins, bien évidemment, ou si possiblement les secours, tout cela sans distinction de race ou de religion. Et puis Tertio, la petite fille de 12 ans, très grièvement blessée, grâce aux équipes de l'hôpital Necker à Paris, elle semble définitivement sauvée. C'est finalement cela la très bonne nouvelle.
Alors on commence notre décryptage avec un point sur le congrès du Rassemblement national, Martial. À Orléans, le congrès avait lieu pour le lancement de campagne de Marine Le Pen et il a été accompagné d'une importante mobilisation de la gauche, comme le démontre cette publication du Monde, par exemple, Martial.
Oui, à Orléans, vous notez une manifestation antifasciste, empreinte de gravité. et marquée par des divisions des gauches.
– Oui, alors le compte-rendu des manifestations, c'est seulement un seul aspect du traitement médiatique qui est réservé au Rassemblement national martial.
– Oui, ce n'est pas nouveau. Les mouvements de gauche ont toujours, toujours tenté de perturber les congrès du Front national devenu le Rassemblement national. À Strasbourg, alors pourquoi je suis parti à Strasbourg, parce qu'on est en 1997, il y a donc 30 ans de cela, des dizaines de milliers de manifestants défilent contre le congrès du Front National en présence, par exemple. –
Voilà, on a les images de l'INA. – Ah oui,
tiens, je fais une petite incident sur l'INA, parce qu'on ne peut pas utiliser les images de l'INA. – Pas la vidéo, ouais. – On ne peut pas utiliser la vidéo, c'est-à-dire qu'on donne 108 millions d'euros par an, nous, contribuables à l'INA, pour être l'archive de l'audiovisuel français, mais par contre, on ne peut pas avoir d'accès. libre aux images et aux vidéos, il faut encore payer, deux fois. On revient à la manif...
Donc là on voit les manifestants... Avec Catherine Trottmann
à l'époque, elle est maire de Strasbourg, elle va redevenir maire de Strasbourg, elle est actuellement maire de Strasbourg, à 75 ans, elle n'a pas quitté le siège. Et puis il n'y a pas qu'elle, il n'y a pas qu'elle, dans la manifestation, il y aura aussi Robert Hu. pour le Parti communiste et le dirigeant du Parti communiste à l'époque, et Lyonnais Jospin, qui est le premier secrétaire du Parti socialiste et futur premier ministre. Et en marge de cette mobilisation, ça aussi c'est important, 300-400 casseurs d'ultra-gauche s'en prennent au centre-ville. Vitrines brisées, voitures incendiées, affrontements avec les forces de l'ordre. Neuf individus seront d'ailleurs déférés. Au parquet. En 2003, ce sont des antifas qui arrivent à franchir les portes du congrès lui-même du Front National pendant quelques instants avant d'être chassés par le service de sécurité du Front National qui s'appelle DPS, qui s'appelle toujours DPS. Cela se déroule à Nice dans ce qu'on appelait à l'époque l'Acropolis. C'est un palais de congrès qui a aujourd'hui disparaît, a été détruit. En 2011, à Tours, de nouvelles manifestations contre le congrès du Front National donnent lieu à des affrontements avec la police avec des jets de projectiles et de fumée. et le palais des congrès de Tours est en plein centre-ville.
on a à Orléans aussi, le 24 octobre 2026, entre 13 000 personnes selon la préfecture et plus vraisemblablement 26 000 selon les organisateurs qui défilent contre le RN, une manifestation qui devient elle-même un événement médiatique majeur évidemment.
Et c'est précisément ce mécanisme qu'il convient d'examiner. A chaque grand rassemblement du RN, la contre-manifestation peut occuper une partie considérable de l'espace médiatique. On ne parle plus seulement du programme. des propositions et des discours, on parle de la contestation de la rue. Les manifestations et le dispositif de sécurité deviennent donc les sujets majeurs de l'actualité. Par exemple, j'ai regardé le traitement de TF1 dès le vendredi 23. La veille du Congrès, un reportage est consacré à une ville sous haute surveillance. Le lendemain, jour du Congrès, à 20h, le TF1 raconte les inquiétudes des habitants et la manifestation anti-RN. Et pendant qu'on parle de cela, on ne parle pas du RN et accessoirement, on dissuade aussi les militants patriotes de se rendre à Orléans. C'est donc tout bénéfice.
Alors ce sont effectivement des vieilles ficelles médiatiques, je crois qu'on peut le dire. De plus, certains médias sortent souvent de leur rôle aussi pour organiser des incidents qui sont vite relayés à leur tour par la vieille presse. C'est le cas à l'intérieur du congrès avec les journalistes de Mediapart. Je vous propose qu'on regarde d'ailleurs une petite vidéo de comment est-ce que ça s'est passé.
Vous n'empêchez pas les gens de filmer ! Monsieur ! Vous ne sortez pas la presse ! Vous nous laissez travailler ! – Messieurs, qu'est-ce qui se passe ? – Messieurs, messieurs. – On est où là ? – On est où ? Vous nous laissez travailler ! Vous me lâchez, monsieur !
– Très très méchant, alors pas le service de sécurité. – On a quand même un peu plus de bazar. – Le service de sécurité a l'air particulièrement calme. Ah oui, des journalistes de Mediapart, comme on le voit, mais aussi du quotidien, enfin du site YouTube, de la chaîne YouTube Le Média, chaîne d'extrême-gauche qu'on a d'ailleurs évoquée dans des émissions précédentes. Ils sont tous accrédités par la force invitante. Ils provoquent le trouble et sont donc expulsés par le service d'ordre. Ils pourront ensuite revenir en ce qui concerne Mediapart dans la salle après l'intervention du service de presse. Les images circulent immédiatement et ces affrontements, entre guillemets, totalement dérisoires prennent le pas. prennent le pas dans les comptes rendus médiatiques par rapport au contenu politique du Congrès.
Alors, est-ce qu'il ne faudrait pas, Martial, c'est une question que je vous pose, examiner les conditions d'accès au rassemblement politique pour certains médias militants extrémistes ?
– Mais ça, c'est au service de presse du RN de ne répondre pas à nous. Ce qui nous concerne, on notera que le RN laisse tout le monde, y compris les médias d'extrême-gauche, couvrir ses réunions, tandis que les journalistes des médias classés à droite… où des médias alternatifs ne peuvent absolument pas ou ont des difficultés d'accès à des événements organisés par la gauche et les filles en tête.
Alors le lendemain dimanche, on a une nouvelle interruption du meeting, cette fois-ci par des militants qui sont estampillés Union des étudiants juifs de France, c'est-à-dire l'UEJF. Et je vous propose qu'on regarde encore une fois la vidéo. – Bon, alors ce qui est terrible, c'est qu'en fait, le public s'y met aussi parce qu'il déploie une banderole.
– Oui, des militants toujours d'extrême-gauche, donc tentent de déployer une banderole pendant le discours du président du RN, Jordan Bardella. Et ils sont évacués, je dis une nouvelle fois, dans des conditions normales. D'ailleurs, on le voit pas, mais dans les images, on le voit bien. Ce sont souvent des femmes du service de sécurité qui s'occupent de cela. Il n'y a aucune violence, mais la scène devient immédiatement un sujet d'actualité. Et le principe est simple. Je me fais connaître, parce que pour l'UEGF, ça n'existe pas, ça n'existe plus dans la réalité, mais je me fais connaître, je justifie donc les subventions publiques dont je suis le bénéficiaire, et puis je participe à l'occultation du message politique transmis à la tribune, et je passe dans tous les médias, là encore, opération réussie.
– Alors c'est quelque chose qui rappelle un petit peu le meeting d'Éric Zemmour, je crois, à Villepinte, c'est ça, en décembre 2021. – Oui,
c'était la présidentielle précédente. Éric Zemmour a fait son premier meeting, je crois, devant plus de 10 000 personnes, là aussi, à Villepinte. C'est un succès, mais… Il va y avoir une grande difficulté, c'est que des militants d'SOS Racisme, je crois, avaient organisé une intervention d'ailleurs assez violente au milieu du meeting. Ils avaient été refoulés par des participants qui étaient là au meeting. Là encore, ce sont les images des affrontements qui ont largement circulé et ont pris le dessus sur le discours. –
On regarde quelques images aussi. – Bon, et puis ils en rajoutent un peu façon footballeur quand même. Ils savent qu'ils sont filmés.
– Les Italiens.
Alors, finalement Martial, le véritable sujet de notre décryptage, c'est peut-être là. Comment est-ce qu'un événement politique devient-il un événement médiatique qui est dominé par ces incidents ?
– Et surtout, que retient le téléspectateur ? Parce que les propositions présentées à la tribune… C'est ça qui retient ou ce sont les images de bousculades, les expulsions ou les accusations échangées ? C'est cette hiérarchie de l'information qu'il convient d'étudier et c'est pour ça que je vous ai pris une image d'une page du Parisien consacrée aux événements.
– Alors là voici, à Orléans, l'optimisme forcé de Le Pen. – C'est ce qui
est le plus intéressant ? Alors le titre à Orléans, l'optimisme forcé de Le Pen, ce qui est beaucoup plus intéressant, c'est ce qu'on appelle le chapeau. Le sous-titre, ce qu'on appelle le chapeau, la candidate du RN a été rattrapée par la violence. Au sein même de la salle où se tenait son meeting, l'article est signé Alexandre Sulzer, qui est un envoyé spécial du Parisien de Bernard Arnault à Orléans ce jour-là, mais qui suit d'ailleurs l'actualité du RN systématiquement.
Interdite, la manifestation anti-RN s'est déroulée sous haute surveillance. Au total, le discours de Marine Le Pen, ça occupe environ 15% de la page du Parisien, ce qui est quand même fou. Et on apprend que la candidate a failli endormir la salle. Incorrigible vieille presse, on a envie de dire tout de même. Place maintenant à la suite de Sur le fil. Après les danses de Bali Bakayogo, le bal de la censure, on l'écoute.
Si
vous arrivez au pouvoir, vous interdisez l'ERN
? Nous, c'est très clairement ce que l'on va faire. Déjà, on va combattre le Rassemblement National dans les zones, ça c'est acte 1. Acte 2, tous celles et ceux qui participent à propager la haine seront bien sûr lourdement sanctionnés, y compris dans les médias. Mais vous, vous
seriez favorable
à ce qu'on interdise de parole
le Rassemblement National pendant cette campagne
présidentielle ? Ah oui.
Même les journalistes sont choqués par le propos, c'est dire. quelle époque présente une chanson sur le plateau par valérie lemercier comme je cite sans doute le single le plus engagé de la rentrée on écoute le jeu en vaut-il la
chandelle même si tu penses qu'elle est réussie tellement réussi merci N'envoie jamais, jamais, jamais de photos de ta bite à personne. Garde-les bien cachés, cachés, cachés dans ton téléphone. N'envoie jamais, jamais, jamais de photos de ta bite à personne. Es-tu certain de la revoir un jour si tu l'abandonnes
BFM TV a dénoncé dimanche 25 une campagne de dénigrement et des accusations sans fondement après les critiques de la France Insoumise à son endroit. Le parti reproche à la chaîne de laisser prospérer des propos qu'il estime racistes, notamment en invitant régulièrement Éric Zemmour. Samedi, lors d'une manifestation parisienne, Jean-Luc Mélenchon a interpellé un journaliste de BFM TV.
-Luc Mélenchon, les lycéens seront reçus lundi par le Premier ministre. Que doit-il leur annoncer concrètement ?
Ce n'est pas moi le gouvernement à aller leur demander. Et vous BFM, commencez à vous calmer sur les remarques racistes de toutes sortes, parce que ça commence à bien faire.
Dans un communiqué, la chaîne a affirmé qu'elle n'acceptait pas d'être la cible de pression, ni d'être instrumentalisée à des fins politiques, en dénonçant particulièrement les attaques contre Sonia Mabrouk. Encore un revenant, l'ancien ministre de l'économie Pierre Moscovici a annoncé quitter la cour des comptes européenne dix mois seulement après son entrée en fonction. Il invoque une volonté de contribuer aux débats publics dans une période qu'il juge difficile voire tragique à l'approche de la présidentielle. Un parcours qui dessine un étonnant va-et-vient. D'abord l'homme politique, député socialiste, ministre de l'économie et des finances sous François Hollande, avec une politique budgétaire discutable. Puis commissaire européen, et ensuite haut fonctionnaire, premier président de la Cour des comptes, puis membre de la Cour des comptes européenne. Et aujourd'hui, l'homme médiatique qui veut revenir dans le débat public. Reste à savoir qui attend son expertise. Sur cet article de l'Humanité, l'illustration montre un jeune homme encapuchonné et encagoulé avec des boîtes de jeux dans les mains au jour des pillages du 17 octobre. Et vous ne devinerez jamais comment l'Humanité a décidé de titrer cet article plusieurs jours après les faits. La faim a pris le dessus dans les tribunaux, le profil des pilleurs bien loin des fantasmes du gouvernement. Du pain et des jeux. Dans son édito, Clément Guérin, fondateur de CGTV, s'interroge sur le rôle des syndicats de l'audiovisuel. Selon lui, certains semblent vouloir décider qui peut être recruté et qui peut s'exprimer à l'antenne. Je cite « Je croyais que les syndicats étaient là pour défendre ceux qui font de la télévision, pas pour décider lesquels ont encore le droit d'en faire ». Un débat d'autant plus actuel que la CGT de France Télévisions a réclamé la démission de Laurent Delahousse ce jour et de l'équipe du 20h de France 2 pour cause d'un sujet JT au lendemain du 17 octobre avec, selon le syndicat, une fascination pour la violence et une succession d'images de casse jusqu'à la nausée. LCI annonce un deuxième grand débat pour la présidentielle le lundi 16 novembre à 20h40 en partenariat avec les Restos du Coeur sur la solidarité, le pouvoir d'achat et la précarité. Six candidats sont au programme, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Bruno Retailleau, Gabriel Attal, Raphaël Luxman. Mais Edouard Philippe ne sera pas là. Le candidat Horizon était bien invité, mais il préfère assister ce soir-là au conseil municipal du Havre. Le Monde est-il un journal de référence ou un journal de fausses informations ? C'est la question que l'on va se poser dans cette enquête martiale. Comment l'a vu ? Eh bien, le quotidien du soir, Le Monde vient de publier sur son site une information fracassante sur l'attaque meurtrière de Trappes. Il y avait des tracts du Rassemblement National qui auraient été retrouvés dans la voiture du suspect. L'information est mise en avant. Elle est reprise pas... par toute la gauche, et pourtant… – Sauf que
quelques heures plus tard, le procureur national antiterroriste dément formellement l'information du journaliste Soren Silo. Soren Silo, le… – Voici
le titre d'ailleurs original. – Attentat des tracks, il est
retrouvé dans la voiture du suspect décrit par ses proches comme raciste, donc c'est parfaitement clair. –
La tartine totale, voici Soren Silo, parce que c'est très important. je trouve, de montrer la tête des auteurs. – Mais ils ne se gênent pas
de le faire pour nous.
– Voilà, exactement. Donc voici l'heureux responsable de cet article et voici l'article actuel. Il a beaucoup changé, bien évidemment. Et d'ailleurs, le nom de Soren Silo a totalement disparu puisqu'ils l'ont remplacé par Le Monde. C'est intéressant ça, Martial. –
Aucun trait d'apartite politique n'a été découvert dans le véhicule. Le Monde, alors, c'est vrai, corrige son article, sans excuse. Sans excuse, mais le mal est fait parce que le RN a été associé à un crime sur la base d'une information totalement fausse. Dans son édition papier de mercredi, Le Monde confirme d'ailleurs le message et rectifie sans aucun regret. Pourtant, il a bien évidemment jeté l'opprobre sur des millions de Français qui sont concernés puisque le RN a décidé aujourd'hui de poursuivre le journal et son incroyable fake news. Mais ce n'est pas la première fois que le journal dit de référence se retrouve pris gravement. En défaut. Et comme il est jugé de référence, quand il fait une erreur, bien évidemment, elle est validée par l'ensemble du reste de la presse, puisqu'il est de référence.
Alors, Martial, Le Monde, c'est une longue histoire d'erreur, comme on va le voir dans cette enquête. Vous avez d'ailleurs quelques exemples en tête dont vous voulez nous faire part.
Oui, alors là, vous allez vous installer à aller chercher un thé, parce que là, moi j'en ai pour une petite journée. Non, non, allez, je vais faire vite, mais je vais essayer d'être le plus vite possible. Tiens, allez, je vais me faire un. Le Monde annonce que Monique Haville... Monica Vitti, c'est une célèbre actrice italienne, superbe actrice italienne. Et Le Monde indique dans son édition du 4 mai 1988 qu'elle s'est suicidée. Elle s'est suicidée. La célèbre actrice mourra en 2022, c'est-à-dire 34 ans plus tard. Mais ça, c'est un détail, si j'ose dire, un exemple à mes yeux impardonnable. Et celui-là, il est impardonnable, c'est pour ça que je l'ai conservé. En 1999, pendant la guerre du Kosovo, le monde relaie l'existence du fameux plan fer à cheval, censé prouver que le régime serbe avait organisé l'expulsion des Abanais au Kosovo. Vous le voyez là,
l'OTAN
veut faire capituler Slobodan Milosevic, ce plan fer à cheval qui programmait la déportation des Kosovars. C'est-à-dire que c'est un article et un plan qui est révélé et qui vient conforter la justification des récents bombardements qui sont absolument criminels de l'OTAN contre Belgrade, sans accord du Conseil de sécurité de l'ONU, et je le rappelle avec la participation de l'armée française. L'armée française qui a bombardé en Europe en 1999. Trois ans plus tard, Le Quotidien et son journaliste Rémi Ourdan reconnaissent que l'authenticité de ce document n'a jamais, jamais. jamais été établi.
pour ma part, Martial, j'ai relevé qu'en février 2000, j'étais née cette fois-ci, Le Monde annonce à la une une cagnotte budgétaire de 66 milliards de francs. Voici l'article, la vraie cagnotte de M. Jospin, 66 milliards. Oui, parce qu'il
va augmenter les impôts et Le Monde dit mais non, il n'a pas besoin d'augmenter les impôts parce qu'il a mis de côté une cagnotte budgétaire, c'est à l'époque où il y avait encore des cagnottes, de 66 milliards de francs. C'est dire que la manne est importante.
Alors, il y a un gros problème malgré tout, c'est que le calcul est totalement erroné. Évidemment, il y a une erreur de 45 milliards sur 66. Un détail donc, évidemment, baguette-t-elle. Le journal reconnaît ensuite une erreur, une erreur majeure, et il présente des excuses. Les leçons d'une erreur, le monde s'est trompé. Voilà l'article un peu d'excuses de la part du monde. Alors, ce qui est intéressant, Martial, c'est que le monde dispose d'un médiateur. Et ce dernier relève que le rectificatif n'a pas bénéficié de la même place que l'information initiale. Ah, bah oui, parce que c'était à la une, dans un premier temps. L'article d'erreur et d'excuses n'est évidemment pas à la une. Vous vous en doutez. Alors, en 2024, aussi, après avoir publié une enquête accusatrice sur les frais professionnels… du gouverneur de la Banque de France, on a le monde qui ne justifie finalement pas l'angle de l'article qui avait été retenu et qui présente à nouveau des excuses. François Villeroy de Gallo
a dépensé en 2023 plus de 50 000 euros de transports, hébergements et restaurants. Bien évidemment, il n'arrivera pas à le prouver parce que c'est faux.
Ce sont des erreurs de nature différentes,
mais elles concernent tous un quotidien. Je le rappelle, parce que c'est important pour les téléspectateurs, c'est un quotidien qui revendique une autorité particulière, à la fois éditoriale et morale. D'ailleurs, en février 2000, son propre médiateur, à nouveau, qui à cette époque s'appelle Robert Solé, révèle qu'en une seule année 1999, Le Monde avait publié 326 rectificatifs, 77 précisions et 75 droits de réponse. Alors voilà ce qui relativise le mythe de l'infaillibilité. Vous allez me dire, mais oui, mais tout le monde peut faire des erreurs. Sauf comme Le Monde est considéré comme un journal de référence. Quand il dit qu'il fait beau dehors alors qu'il pleut, l'ensemble de la presse et des médias et aujourd'hui des réseaux sociaux indiquent qu'il fait beau alors qu'il pleut.
Alors l'affaire la plus spectaculaire peut-être, Martial, elle remonte à 2003. C'est deux journalistes, Pierre Péhan et Philippe Cohen, qui publient La face cachée du monde. Alors voici l'article, pardon, pas l'article, le livre bien évidemment. Et c'est un pavé de 600 pages. Donc ce n'est pas tout à fait un article, il faut prendre un peu plus de temps pour le lire. Et donc c'est sous-titré Du contre-pouvoir aux abus de pouvoir. – Et Martial, vous allez nous en parler ? – Ah oui, parce que là,
en 2003, c'est une déflagration, et moi je considère que c'est un tournant pour ce journal. C'est un véritable séisme, parce que les auteurs mettent en cause le fonctionnement du journal, les réseaux d'influence de trois personnalités, trois personnages dont deux sont encore particulièrement connus des téléspectateurs. Il y a Jean-Marie Colombani, il y a surtout Edvi Plenel, fondateur de Mediapart, et Alain Minc. Les relations avec les pouvoirs politiques et économiques, ainsi que certaines méthodes journalistiques. Il y a des accusations très graves, alors que les intéressés vont tout de suite contester.
Comment réagit le Monde suite à cette pollution ? Il
réagit très mal. Il va regrouper l'ensemble des journalistes pour solidifier la riposte et engager des poursuites judiciaires. Mais le plus révélateur se déroule au sein même du journal. Son médiateur, toujours Robert Solé, celui que nous évoquions encore en 1999, est toujours là, estime qu'il faut répondre précisément aux accusations. Ça demande des choses, parce qu'on fait des poursuites judiciaires, mais on ne répond pas à un document. important parce que Péan est un personnage sérieux de 600 pages qui a toute une série d'accusations à laquelle bien évidemment le monde ne répond pas. Il dit on engage des poursuites judiciaires. Robert Solé le médiateur dit ben non il faudrait quand même apporter des réponses aux accusations. Ben la direction supprime une partie de sa chronique sans son accord. Imaginez le journal qui revendique son indépendance intervient dans le texte de son propre médiateur.
Alors comment est-ce qu'elle se termine l'affaire finalement
Eh bien figurez-vous qu'elle se termine en 2004 parrain. un accord judiciaire. Les plaintes sont retirées et les auteurs, ainsi que l'éditeur, renoncent à toute édition, nouvelle édition du livre. Il faut dire qu'il y en a eu 200 000 exemplaires qui se sont déjà écoulés, qui ont été vendus. L'affaire aura même marqué quand même durablement la rédaction et définitivement tué, de mon point de vue, moralement, ce journal. Un tournant total qui va faire plusieurs morts dans le quotidien. Daniel Schneiderman, qu'on retrouvera sur Arrêt sur Images et puis qui est aujourd'hui sur Twitter à faire ses petits tweets d'extrême gauche. et évidemment Edwin Plenel, qui n'est pas nécessaire de présenter le téléspecteur. –
Oui, je crois. Alors les tensions entre la rédaction et sa direction ne se limitent évidemment pas à cette affaire. En 2021 par exemple, on a Gérard Davé et Fabrice Lhomme, qui sont deux journalistes d'investigation du Monde, qui publient… Le traître et le néant. Macron, l'enquête, évidemment c'est une enquête extrêmement critique d'Emmanuel Macron et ça ne doit pas tout à fait plaire à la direction du monde. –
Vous avez dit quelque chose de très important, Gérard Davé et Fabrice Lhomme sont à l'époque des journalistes d'investigation. du monde, du quotidien. La décision du quotidien, ça va être de ne pas publier l'extrait du livre, et ça va bien évidemment susciter une terrible controverse, et une question se pose alors, jusqu'où les choix éditoriaux d'un journal peuvent-ils influencer la mise en valeur du travail de ses propres enquêteurs ?
Alors malgré tout, on a le monde qui s'est imposé comme l'un des grands spécialistes de la vérification de l'information, avec ses décodeurs. Et son décodex,
on s'en souvient. – Oui, c'est une belle affaire, les décodeurs et les décodex. – Voilà, juste l'image pour s'en souvenir. – C'est Jean-Yves qui a l'historique des décodeurs et des décodex. Lérifier les informations des autres en faisant l'impasse sur l'exigence de transparence envers ses propres lecteurs. Lorsqu'un média commet une erreur, on attend de lui qu'il la reconnaisse, la corrige et lui donne une visibilité proportionnée, vous l'avez dit tout à l'heure, proportionnée à celle de l'information initiale. Et c'est précisément la question posée par l'affaire de Trappes. Le monde a… corriger son information, mais combien de lecteurs ont vu l'accusation initiale et combien ont pris connaissance du démenti.
que reste-t-il finalement du monde de ce journal de référence martial ?
journal de gauche, souvent au service du bloc central, tenté d'être un torchon d'extrême gauche, mais ce n'est pas contradictoire. Les articles de qualité se sont souvent évaporés, un quotidien qui appelle à interdire le Front National. On rappelle, ça c'est quand même un éditorial du Monde, un demandant l'interdiction du Front National qui va devenir le RN, l'ancêtre du RN. Un journal qui prend position dans les urnes en appelant à voter contre la prétendue extrême droite. Ce journal ne se contente plus donc d'informer. Il intervient directement dans le combat politique. Le Monde est aussi un grand bénéficiaire de l'argent public. Près de 7,8 millions d'euros d'aides pour le seul quotidien en 2024. 17 millions pour l'ensemble du groupe qui comprend aussi, donc on a parlé Le Monde, mais il y a aussi Télérama, Courrier international, Le Nouvel Obs et La Vie, le magazine chrétien. Deuxième groupe de presse le plus aidé de France. Voilà des chiffres à rappeler lorsqu'on examine l'indépendance économique et le rôle politique de ce quotidien.
voilà, on arrive déjà à notre conclusion, Martial. Et le mot de cette semaine, c'est plutôt un nom, c'est Kylian Mbappé. Alors en effet, on lui a demandé dans une interview quel était le montage sur Internet avec sa figure qui le faisait le plus rire. Et je vous propose d'écouter sa réponse qui a été reprise dans un petit entretien de France Info.
Il y en a plein. Celui où j'ai le plus rigolé, c'est qu'on avait mis une vidéo d'un mec, je crois que c'est un dictateur chinois, ils avaient mis ma...
Kylian Mbappé fait référence à ce montage photo créé par des internautes. On y voit son visage mêlé à celui de Mao Zedong, le fondateur du régime communiste chinois.
– Oui, en effet, mauvaise semaine pour le remarquable footballeur d'ailleurs, Kylian Mbappé. L'anglais Harry Kane, puisqu'on parlait de football, lui a volé le ballon d'or, récompense footballistique suprême. Il ne répondait pas, alors semble-t-il, à tous les critères d'attribution du trophée, je ne le connais pas parfaitement, mais aussi c'est sa campagne de promotion, voire d'auto-promotion, qui a été jugée trop excessive. Alors, coup de portée au cœur et à l'égo, mais alors qu'il n'est rien, mais rien du tout, à côté du coup porté au portefeuille. Est-ce que Kylian, vous l'avez vu, affirmé ? que Mao était un dictateur. Pour une fois qu'il ne disait pas n'importe quoi, ils le pêchèrent puisqu'il a aussitôt perdu ses sponsors chinois, Dong Feng, boisson, et Meng Guinyu, fromage et produits laitiers. Kylian a été victime de ce que l'on appelle le sharp power. Le sharp power, le soft power cherche à vous séduire. Le sharp power des États, surtout, lui, vous impose des idées. Par la force. D'un autre côté, quand en 1939, on était sponsorisé par Croup, on évitait de dire du mal d'Hitler. Ça, c'était mon point Goldwyn de la semaine. Petit ange sponsor chinois, parti sitôt. Bon, pour les fans de Killian, il n'est pas à plaindre. Il reste sponsorisé toujours par Nike, Dior, Hublot, c'est les montres de luxe, Beats, etc. Killian s'est néanmoins excusé. Il faut encore déduire que Mao n'était pas un dictateur. Et pour des millions d'euros... – 6 700 millions, exactement. – Qu'est-ce qu'on ne serait
pas prêt à
faire ? – On peut bien manger son chat.
Et voilà, on arrive à la fin de notre émission. Merci beaucoup, Martial, pour ce petit point sur Kylian Mbappé. Merci à tous de nous avoir suivis, surtout, je vous le rappelle, si ce n'est pas déjà fait, pensez vraiment à cliquer sur le pouce en l'air. N'hésitez pas à nous mettre un petit commentaire juste en dessous pour nous dire ce que vous en avez pensé. Et puis on se retrouve la semaine prochaine, bien sûr. À très vite sur TVL.
Jeudi.
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