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centrale peut-il encore se rassembler face à la perspective d'un duel Le Pen-Mélenchon ? En second tour, Gabriel Attal a lancé hier soir un appel à l'organisation d'une primaire des démocrates accueillie plutôt froidement. Pour le moment, on va en parler avec Priska Thévenot. Bonjour, merci d'être avec nous. Député des Hauts-de-Seine, vous êtes la porte-parole de Gabriel Attal. Il a donc hier lancé cet appel pour une grande primaire des démocrates. Est-ce que ça sonne un peu comme un appel de la dernière chance pour votre candidat qui a du mal à trouver une dynamique de campagne
Regardons les choses très clairement. Je pense que ça a été dit avant par ma collègue sénatrice Madame Darkos. Aujourd'hui, fatalement, sondage après sondage, nous voyons s'installer le duel RN face à LFI. Alors soit on regarde ça et on se larmoie et puis on commente, soit on prend la mesure de la situation et on entend non pas ce que réclament certains leaders politiques, mais ce que demandent des Français inquiets. Rassemblez-vous, construisez les conditions de ce rassemblement. Et c'est ce que Gabriel Attal a fait hier de façon très claire. Il tend la main. Il tend la main non pas pour essayer d'envoyer des coups de butoir à droite ou à gauche, mais simplement pour dire les Français nous le demandent, écoutons-les. Et cette demande de rassemblement, elle doit pouvoir s'organiser, se construire et les conditions doivent pouvoir être débattues et organisées.
Mais est-ce que la primaire, c'est la seule voix du rassemblement ? Edouard Philippe aussi vous avait tendu la main. Il a appelé à une réunion en novembre entre tous les chefs de parti, tous les candidats. Pourquoi cette solution, vous ne l'avez pas acceptée ? Pourquoi ce n'est pas la bonne ? Vous plaisantez ! Il y a un comité de liaison qui a été mis en place. Il marche encore ce comité de liaison ? Bien sûr,
il se réunit.
Ce comité de liaison a été mis. Pardon, mais Edouard Philippe s'est fait claquer la porte au nez quand il a proposé une réunion en novembre. Il n'y
avait pas besoin de faire des réunions supplémentaires parce qu'elles existent déjà. Le comité de liaison a été mis, je pense qu'il faut rappeler les choses comme elles existent. Et pas être dans des exercices de communication pour fonter une volonté de rassemblement où en fait le rassemblement ne se fait pas, mais plutôt on parle d'effacement des candidats au profit d'un. Donc il feintait le rassemblement, Edouard Philippe ? Je parle de manière générale et je le dis assez simplement. Aujourd'hui, est-ce qu'il existe un endroit où les candidats se parlent ? Oui, c'est le comité de liaison décidé et mis en place, notamment par Gabriel Attal, avec par exemple le sénateur Hervé Marseille, qu'on connaît bien dans la maison, avec Horizon, c'est M. Béchut qui le représente, avec le modem Marc Fénaud, avec le Parti radical, et bien sûr avec Renaissance, au travers de la voix de Franck Riester. Ce comité existe et... les différentes familles politiques se parlent. Je pense que c'est important de
leur parler.
Et les candidats, je le redis, se parlent. Les familles politiques se parlent. Maintenant, force est de constater, c'est que malgré tout, nous voyons s'installer le duel que ne veulent pas avoir les Français pour le second tour, LFI-RN. Et derrière, 4, 5 candidats qui feront entre 8 et 10% pour le premier tour, mais qui ne passeront pas la frontière du premier tour. Est-ce qu'on peut juste regarder la réalité telle qu'elle existe ? Et donc, face à cette réalité... Eh bien, Gabriel Attal propose une démarche, une primaire pour la France, une primaire de démocrate sur la base de valeurs communes et partagées avec un calendrier à établir.
Alors, on va rentrer dans le détail de cette primaire parce qu'on n'a pas très bien compris. Elle va d'où à où pour lui, cette primaire
Eh bien, justement, plutôt que de réfléchir comme des politiques, réfléchissons comme les Français nous le demandent de le faire, c'est-à-dire se réunir autour de valeurs communes. Sur les valeurs bien évidemment en premier lieu de la République, la laïcité, l'autorité, mais également la construction et la protection de la démarche européenne sur l'attractivité économique ou les progrès sociaux et environnementaux. Je pense que déjà sur ça, ça permet d'avoir un spectre large de familles politiques qui pourraient se retrouver. Vous partagez des valeurs communes avec qui vous me parlez
d'écologie. Est-ce que Marine Tondelier pour vous l'appeler à participer ? Je pense,
attention, pardon, vous avez raison de le préciser. Une des premières, un des premiers sujets, c'est de dire pas d'alliance ni avec le RN, ni avec la France insoumise. Et merci de me le rappeler parce que je pense que c'est important et c'est le préambule de tout. Une fois qu'on a dit ça, nous proposons une démarche, nous tendons la main. Maintenant, voyons qui la prend. Et ça ne va pas se faire, on va se le dire franchement, en deux, trois minutes ou en quatre jours. Il faut que ça décante, il faut que les écosystèmes se parlent. Et c'est vrai que si... On peut avoir des réactions à droite comme à gauche de candidats divers et variés. Moi, ce que j'entends beaucoup, c'est les Français, mais aussi beaucoup d'élus locaux, qui nous disent, mais entendez-vous, parlez-vous, construisez les conditions de ce rassemblement. Aujourd'hui, la seule voix qui va dans ce sens, depuis maintenant plusieurs semaines et plusieurs mois, c'est Gabriel Attal.
là, il y a des réactions de votre camp, du bloc central, de ce qu'on appelle le bloc central élargi. Horizon, par la voix de Laurent Marcandéli, ce n'est pas ce en même temps aussi cafouilleux casardeux qui permettra d'éviter un duel RN-LFI. L'entourage de Bruno Retailleau, cité par l'AFP. Le projet de primaire d'Atal, Mornay, car il n'exclut pas Glucksmann. Est-ce que cet appel, il va sonner creux
question, c'est, je le redis, toutes les personnalités que vous avez citées. font partie de familles politiques dont tous les élus locaux et les électeurs disent une chose, empêcher le duel de second tour RN et LFI. Donc moi, je pose la question suivante, comment faisons-nous si on ne construit pas les conditions d'un rassemblement ? Un rassemblement, vous savez, ça ne se décrète pas, se
construit. Mais un Raphaël Luxemann, par exemple, il sort d'une primaire. Vous pensez sérieusement qu'il peut retourner dans une primaire ? Mais vous avez raison,
il sort d'une primaire. Et vous avez complètement raison, mais force est de constater, c'est qu'aujourd'hui, je le redis encore une fois. On peut regarder comme ça chacun des candidats. Sauf qu'il y a une réalité. Marine Le Pen est à plus de 32%. Jean-Luc Mélenchon est largement derrière elle. Et ensuite, il se passe quoi ? Il n'y a pas de petite finale pendant les présidentielles. Ce ne sera pas à qui sera le meilleur troisième. Ce sera à qui sera en capacité d'aller au second tour. Et en l'occurrence, ça, c'est à Marine Le Pen. On ne se relèvera pas du Rassemblement national à l'Elysée. Alors soit on regarde aujourd'hui les sondages comme une fatalité et on continue à chicailler les uns les autres, soit on se relève les manches et on considère qu'aujourd'hui ce ne sont pas les égaux qui doivent parler, mais bien le sens des responsabilités. On ne peut pas toute la journée dire qu'on veut éviter le duel RN-LFI et ensuite expliquer par toutes les petites phrases qu'on ne veut pas se rassembler. Et je pense que c'est possible. Je pense que c'est souhaitable. Et je pense que la plupart des familles politiques que vous avez citées sont dans cette démarche-là. Maintenant, il faut aussi laisser décanter les choses. Cette proposition vient d'arriver. Nous sommes dans cette démarche. Nous tendons la main. Nous laissons les portes ouvertes. Le débat sur
la primaire, pardon Priscat-Ebnaud, le débat sur la primaire, il ne vient pas d'arriver. C'est-à-dire que ça fait quand même des semaines, des mois qu'il y a des questions autour de la primaire dans le bloc central. Ça n'a pas décanter jusque-là. Pourquoi ça a décanter maintenant ? Il faut se laisser la chance de
pouvoir le faire. Et donc nous, nous continuons à dire que nous continuons à tendre la main. Pas pour nous. Pas pour quelques-uns, mais parce que les Français nous le demandent.
Est-ce que la solution la plus simple, puisqu'il a appelé encore hier Gabriel Attal à mettre de côté les égaux, est-ce que la solution pour quelqu'un qui veut mettre de côté son égo, ce n'est pas de se retirer au profit de candidats qui sont mieux placés que lui dans les sondages ? Elle est jusqu'au bout de la démarche, au profit de qui ? Au profit d'Edouard Philippe par exemple, qui est pour le moment dans le bloc central le mieux placé dans les sondages.
J'ai écouté tout à l'heure la sénatrice Madame Zarcoz. Quand bien même vous feriez ça ? Edouard Philippe n'est pas au second tour. Donc qu'est-ce qu'on fait ? Je veux dire, à un moment, il y a des sondages qui sont regardés. Alors oui, on pourrait dire que ce n'est pas l'alpha et l'oméga d'une élection présidentielle. Très bien. Mais ils donnent une démarche, ils donnent aussi une dynamique. Ce que les Français attendent et veulent, pour celles et ceux qui ne veulent pas ce duel, ils veulent un rassemblement construit sur la base d'un projet identifié et de valeur partagée. Après, est-ce qu
'il n'y a pas pour le moment aucun de vos candidats au second tour parce qu'il y a une multiplicité de candidatures ? On le voit, Raphaël Luxman, quand il a gagné la primaire, il a été en dynamique dans les sondages parce qu'il devenait le seul candidat du bloc social-démocrate. Est-ce que ça ne serait pas la même chose pour vous si vous décidiez, hors primaire, qu'il n'y avait plus qu'un seul candidat de ce bloc central ? Ou tout du moins du camp macroniste ? Entre Gabriel Attal, Edouard Philippe ?
Je vous le redis, moi je les regarde les sondages. Je les regarde, les sondages. Et toutes ces hypothèses sont travaillées en large, en travers, de sondage après sondage. Ça ne fonctionne pas pour le second tour. Il faut se retrouver autour d'une dynamique claire, déterminée et partagée. Et si c'est simplement une démarche pour se dire « certains doivent s'effacer au profit de d'autres », pardon, ce n'est pas un rassemblement. Ça s'appelle un barrage. Et les Français ne veulent pas une candidature de barrage, ils veulent une candidature de projet. Ça ne fonctionne pas parce que pour le moment, dans les sondages, il y a
à minima un candidat. Alors soit Edouard Philippe, soit Gabriel Attal, mais il y a aussi un candidat LR qui est testé. Il n'y a pas de sondage qui teste un seul candidat du Bloc Central. Après, vous avez
des hypothèses. Vraiment, je suis désolée. Moi, je suis allant. Vous avez dit tout à l'heure que j'étais la porte-parole de Gabriel Attal. C'est vrai que je l'ai longtemps été, mais là, je suis surtout la responsable de sa mobilisation sur le terrain. Et donc, j'y vais beaucoup. J'étais hier à Lyon, j'irai tout à l'heure à Nîmes. Je me déplace partout en France et j'entends ce que les Français me disent en dehors des plateaux télé et des débats politiques qu'on peut avoir dans quelques hémicycles. Ils nous le disent, rassemblez-vous. Rassemblez-vous sur une démarche claire, identifiée et transparente. Et c'est ce que propose Gabriel Attal. Je pense que vraiment plus que jamais, ce ne sont pas les égaux des quelques politiciens qu'on doit entendre, mais vraiment la voix des Français qui nous le demandent. Et je suis sûre que sur ce chemin, je suis sûre que sur ce chemin, nous allons tous être en capacité de nous retrouver.
Comment vous l'organisez concrètement cette primaire ? C'est quoi ? C'est une primaire ouverte à tous ? C'est une primaire à laquelle... Il faut qu'elle soit large. Il faut qu'elle soit large. Donc on n'est pas obligé d'être membre soit d'Horizon, soit de Renaissance, soit de LA ?
Beaucoup se sont prononcés déjà dessus. Vous prenez par exemple Hervé Morin, vous pensez François Bayrou, qui ne sont pas des élus ou des personnalités Renaissance et qui ont donné certaines conditions, soit en termes de calendrier, soit en termes de partage de valeurs. Et ensuite, sur la capacité de faire participer le plus largement les Français, Gabriel Attal le disait hier justement, sur le 20h de TF1, il faut aussi faire en sorte que le droit d'entrée à cette primaire ne soit pas aussi haut qu'est-ce qu'il a pu être par exemple au niveau de la République. de la gauche où je crois que c'est 15 euros. Voilà, il faut une valeur symbolique de 1 euro ou 2 euros pour que ce soit le plus largement possible parce que c'est un projet large que nous devons
en mettre en place. Comment concrètement vous l'organisez ? Parce que les primaires des partis, elles ne sont pas organisées par le ministère de l'Intérieur. Comment vous trouvez le bureau de vote ? Comment vous gérez le corps électoral ? Comment vous garantissez la sincérité du scrutin en
si peu de temps ? Ça se fait. On n'est pas quand même des familles politiques qui venant d'arriver. On sait organiser les choses en responsabilité. Et par exemple, on peut aussi le faire au travers du vote électronique qui doit pouvoir se mettre en place pour, encore une fois, avoir cette capacité d'embrasser largement le plus de Françaises et de Français qui souhaitent avoir ce rassemblement et qui, encore une fois,
nous le demandent. Sur la question du fond, Preska Thévenot, parce que je vous ai entendu plusieurs fois dire « moi j'ai pas de point commun avec Bruno Retailleau ». Qu'est-ce que vous faites si Bruno Retailleau remporte la primaire
Moi je dis déjà, est-ce que l'ensemble des... participants éventuels seraient d'accord pour partager un certain nombre de valeurs. Et je ne vais pas faire une liste détaillée. Mais vous, vous serez d'accord pour partager les
valeurs de Bruno Retailleau
? Non. Donc vous avez dit pendant plusieurs semaines que vous n'avez pas
de valeur commune avec lui. Je vous
le redis. Je vous redonne les valeurs. Je vous les redonne. Déjà, pas d'alliance avec le RN et la LFI. Je pense que c'est assez simple à comprendre. Il n'y a pas besoin de sous-titres sur ça. Deuxième point, être pour la défense et la construction européenne, être pour le progrès social et environnemental, être pour les défenses de la valeur de la République. Je ne suis pas sûre que je sois très loin dessus avec beaucoup des personnalités qu'on peut citer. Et puis être pour l'attractivité, la compétitivité économique. Une fois qu'on a dit ça, pardon, je pense qu'il faut voir qui est d'accord pour aller sur cette démarche-là. Bon, mais ça n'exclut pas Bruno Retailleau, ce que vous venez de dire. Ce n'est pas à moi de le dire. Vous l'avez très justement dit, je représente un candidat, une famille politique. Je sais où sont mes ancres, je sais où sont mes lignes rouges. Maintenant, c'est aux autres de le dire. Et pardonnez-moi, je vais les respecter et pas parler en leur nom. Combien de fois vous avez dit que vos lignes rouges, c'était certains propos de Bruno Retailleau ? Eh bien, à eux de voir. Je suis désolée, aujourd'hui, on ne peut pas. Encore une fois, moi, j'écoute tout le monde. J'écoute tout le monde et je ne peux pas entendre matin, midi et soir l'entièreté des candidats en dehors de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen dire il faut absolument éviter ce duel mortifère et puis ensuite se retourner et tourner les talons quand il s'agit de parler de rassemblement. Il faut qu'on puisse regarder quelles sont nos valeurs communes et quelles sont les lignes rouges que nous posons. Et sur cette base-là, voir comment on peut construire un rassemblement.
Si cette idée de primaire n'aboutit pas, que fait Gabriel Attal ? Est-ce qu'il va au bout ? Est-ce que le 18 avril, il y aura un bulletin Gabriel Attal ?
Vous l'avez dit, on est le 29 octobre. Est-ce qu'on peut laisser le temps à cette proposition, cette main tendue d'arriver dans tous les écosystèmes que vous venez de décrire pour ensuite voir les retours ? Je pense sincèrement que l'enjeu, ce n'est pas simplement d'avoir une réaction active et rapide où c'est souvent l'ego qui parle, je vais vous le dire franchement, et c'est peut-être parce que je suis une nana que je le dis comme ça, mais oui, souvent, c'est un peu ça. Et je pense qu'il est aussi bien de pouvoir entendre ces écosystèmes, aussi bien les élus locaux. que son électorat et plus largement les Françaises et les Français. Et si ça ne prend pas ? Je reste convaincue que ça prendra. Vous savez, on ne peut pas, depuis quelques semaines, ne pas être satisfait de l'état du débat politique dans notre pays, des sujets que nous entendons, des noms d'oiseaux que nous entendons et des valeurs qui sont remises en cause et se dire... On ne va pas essayer.
Mais est-ce qu'il dira, s'il n'y a pas de primaire, je mets mon égo de côté, je retire ma candidature, ça fera toujours un
candidat de moins
?
Si c'est simplement dire ça, mais en fait ça fera juste un bon troisième, excusez-moi, moi ça ne me va pas. Moi ça ne me va pas. Quand je vois, attendez, je vous le dis franchement, quand je vois la montée de l'antisémitisme telle qu'elle est dans notre pays, à laquelle s'ajoute maintenant la montée du racisme décomplexée dans le débat politique, vous pensez que ça va me suffire de savoir qui sera un bon troisième ? Moi, non, je veux vraiment éviter ce duel RN-LFI. Et j'ai envie de vous dire, à un moment, ça suffit. Et peut-être oui, peut-être oui, que... Peut-être qu'un peu plus de voix de femme doit se faire entendre sur ça pour accompagner nos familles politiques. Moi, j'ai la chance, j'ai la chance d'être derrière un candidat qui entend cela et qui non seulement l'entend, mais le met en œuvre. Eh bien, j'espère que dans d'autres familles politiques, d'autres voix se feront entendre pour dire aux écosystèmes, écoutez, les égaux, deux secondes, on les met de côté et on regarde ce qui est le plus important, éviter ce duel qui vraiment sera mortifère pour notre pays et dont le pays ne se relèvera pas comme ça.
Est-ce que la mobilisation des lycéens met à mal la campagne de Gabriel Attal qui paye le fait d'avoir été ministre de l'Éducation nationale
Je pense qu'il faut regarder les choses telles qu'elles sont. On peut parler de bilans, de propositions et d'actions. Qui a été un des premiers à parler du bâti scolaire ? D'ailleurs, à l'époque, on en parlait très peu et on nous disait « mais pourquoi mettre un fonds dédié à la rénovation du bâti scolaire ? » C'est Gabriel Attal, qui a été un des premiers, voire le seul, à parler de la rémunération de nos enseignants, de nos professeurs, qui n'avaient jamais été augmentés jusque-là. C'est Gabriel Attal, qui a parlé d'orientation et de retour d'exigence sur les parcours, notamment au collège, et le plus tôt possible avec des évaluations très précises. C'est Gabriel Attal. Donc je pense que nous devons continuer sur cette démarche-là et continuer sur une méthode qui… qui est celle qu'on a toujours faite, c'est-à-dire donner la parole aux jeunes. Et c'est qui, encore une fois, en tant que candidat, a ouvert une plateforme large pour entendre la parole des jeunes pour l'année prochaine,
c'est Gabriel Attal. Dans le même temps, il est associé au bilan d'Emmanuel Macron en tant que ministre de l'éducation nationale et en tant que Premier ministre. Et
son bilan en tant que ministre de l'éducation nationale parle pour lui.
On va poursuivre en parlant de la journée de samedi, journée à risque. La loi Casseur-Payeur qui a été proposée par Gabriel Attal a été durcie par le Sénat. Est-ce qu'elle a été durcie de la bonne manière ?
il faut qu'on voit quand ce texte arrivera à l'Assemblée nationale. Il y a un certain nombre de textes que nous attendons à l'Assemblée nationale pour l'instant. Il y a la loi Casseur-Payeur. Je pourrais vous parler aussi de la police municipale. Ce sont des textes très concrets attendus par les Français.
Emmanuel Macron, il termine son C2 quinquennat avec une multiplication des fractures françaises. Est-ce qu'il aura été le président qui a aggravé ces fractures
sera aux Français de le dire, mais force est de constater que l'état du débat politique et médiatique n'est pas le bon en ce moment. Il me fait peur, il m'effraie. C'est la faute à qui ? le verra. Je ne suis pas là pour dire que c'est la faute à machin ou bidule ou dire que c'est la faute à personne. Je pense qu'on a tous une responsabilité collective et je prends ma part dedans. en faisant en sorte déjà de calmer la façon dont on se répond les uns les autres, en excédant le plus possiblement d'aller effectivement avoir une parole d'apaisement, mais ça ne veut pas dire de non-fermeté dans les débats médiatiques, mais aussi de plus en plus sur le terrain, aussi bien sur ma circonscription que partout ailleurs sur le territoire. Et je pense que c'est cette démarche-là qu'on doit pouvoir retrouver. Et je vous le dis encore une fois, dans toutes les familles poétiques sur lesquelles nous espérons avoir un rassemblement, cette démarche-là est partagée.
Parmi les thèmes forts de la campagne de Gabriel Attal, il y a la question de l'Europe. On va écouter ce que disait Marine Le Pen, c'était dimanche à Orléans.
Le monde qui prend aujourd'hui la France en pitié, après l'avoir admirée, attend son sursaut. Les peuples d'Europe, qui les uns après les autres se libèrent des croyances révolues, attendent que nous prenions la tête d'un mouvement des nations qui emportera le continent tout entier. Ce mouvement, ce sera la Renaissance. Ce jour-là, la France renouera avec sa vocation émancipatrice et sera au rendez-vous. Que l'histoire lui fixe, l'avenir nous appartient. Vive la République ! Vive la France !
-ce que si Marine Le Pen l'emporte au second tour, il y aura un effet domino sur le reste de l'Europe ?
y aura un effet domino dans le quotidien des Français de façon très claire. Quand vous voyez Marine Le Pen... Parce que là, ce qu'elle dit, c'est qu'en
clair, si elle gagne,
il y aura une vague populiste dans les autres pays européens. Super. Moi, je ne suis pas là pour mener slogan et campagne pour d'autres pays. Je suis là pour regarder ce qui va se passer dans mon propre pays et dans le quotidien de nombreux Français et Françaises. Marine Le Pen fait de grands slogans et de grandes diatribes en levant sa main droite et en jurant la main sur le cœur que ça va bien se passer. Mais il faut regarder ce qu'elle fait de son autre main. Elle l'attend. inlassablement à M. Poutine et inestricablement à M. Trump. Je ne suis pas sûre que ces deux personnalités politiques-là soient dans la défense de la souveraineté et de l'indépendance française. Et c'est ça qu'il faut pouvoir regarder. Les paroles s'envolent, mais les écrits et les actes restent. Et Marine Le Pen, en permanence, a courbé l'échine devant les grandes puissances étrangères qui, en plus, le disent assez clairement. n'en ont rien à faire de la France. Donc aujourd'hui, oui, il faut avoir une démarche assumée de protection de notre souveraineté, de notre indépendance, et ça passera par une puissance qui s'appelle la puissance européenne. C'est d'ailleurs ce que Gabriel propose au travers des États-Unis d'Europe. Mais justement,
est-ce que les États-Unis d'Europe, vous pensez vraiment que les Français sont prêts à donner plus de pouvoir à l'Europe ? Est-ce qu'on y a intérêt avec la montée des populismes ? Mais
regardez clairement les choses. Au moment où il y a une revendication, une montée des puissances nations, les États-Unis, la Chine, Qui peut croire qu'on pourra s'en sortir comme ça sans avoir une force affirmée et affichée ? Aujourd'hui, l'Europe est une belle endormie. Réveillons-la. Et elle a su montrer qu'elle était capable. Notamment au moment des crises. On l'a vu pendant la crise Covid, pendant la crise avec l'invasion de Poutine en Ukraine. Mais nous devons avoir cette capacité à le faire maintenant au quotidien. Et donc, regardez assez simple. C'est compatible avec la montée
des partis populistes, la montée des partis souverainistes ? Vous pensez vraiment que les Français et
les Européens ont envie de... Les Français et les Européens ont envie de quoi ? D'être libres chez eux, d'être maîtres de leur destin. Et leur dire que le repli sur soi va permettre de fonctionner, je pense que c'est un leurre. Et on peut le voir notamment au regard de cette montée du populisme et certains populistes qui se sont installés dans certains pays européens. Est-ce que vous avez l'impression qu'ils ont plus défendu leur indépendance et leur capacité à déterminer leur destin ? Non. Regardons aussi ce qui s'est passé en fait dans ces pays-là et apprenons et tirons-en les leçons. Nous serons plus forts en européen. Pas simplement comme un slogan, mais aussi pour aller vers plus d'innovation, plus de planification sur des secteurs d'avenir, et donc faire face aux États-nations, aux États-puissances, qui sont les États-Unis et la Chine.
Merci Prisca Thévenot. Merci beaucoup d'avoir été notre invitée ce matin.
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