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Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Mercredi 28 octobre, chez Hugo Décrypte, Emmanuel Macron affirme que 90 à 95% d'une classe d'âge ont le bac. Le chiffre officiel de l'éducation nationale est de 80,1%. 4 sur 5, pas 9 sur 10. Ce n'est pas le seul chiffre lancé ce soir-là. Le président a aussi parlé de la foule des manifestations, des places à l'université, du prix du carburant, des salaires. Et pendant ce temps, les lycées sont toujours bloqués. Alors, que vaut ce que le président a dit ? Et qu'est-ce qui change vraiment, maintenant ? On prend ces chiffres un par un, face aux sources. Ce qui n'est pas confirmé, je le dirai à chaque fois. Retour au samedi 17 octobre. Les services de renseignement attendent environ 250 000 manifestants. Le ministère de l'Intérieur en compte 550 000 dans toute la France. Les organisateurs parlent de 800 000. Chaque camp compte à sa façon. Et l'écart avec la prévision est énorme. Trois chiffres pour une seule journée et un écart de 300 000 personnes entre ce que l'État avait prévu et ce qu'il a compté. Voilà pourquoi le dispositif a été dépassé. il l'était d'autant plus que les forces de l'ordre étaient moins nombreuses qu'à d'autres moments. 60 000 policiers et gendarmes sont mobilisés. C'était 80 000 pour les gilets jaunes et 89 000 pour le mouvement Blocon tout de septembre 2025. Le ministre de l'Intérieur reconnaît lui-même un manque d'anticipation. À Marseille, selon le maire Bruno Payonne, il n'y avait qu'un seul groupement de CRS. Les images de la journée sont connues. Des cortèges pacifiques un peu partout. mais aussi des barricades près de République, des véhicules brûlés, des magasins pillés avenue Montaigne. À Limoges, la mairie est gravement endommagée par un incendie. À Lyon, c'est l'office de tourisme qui brûle. Le bilan est lourd. Selon le ministère de l'Intérieur, 2397 personnes sont interpellées et 997 policiers et gendarmes blessés, dont 7 grièvement. Côté commerce, environ 1500 sont directement touchés, selon la Fédération du commerce et de la distribution, qui évoque une facture de plusieurs centaines de millions d'euros. Et du côté des manifestants ? Au lundi 19 octobre, aucun bilan national définitif n'était disponible. On connaît seulement des cas. À Saint-Etienne, un adolescent de 17 ans a perdu une main à cause d'une grenade. À Mulhouse, une adolescente de 17 ans a perdu l'usage d'un œil, selon le parquet. Maintenant, le chiffre du président. Chez Hugo Décrypte, Emmanuel Macron admet que la colère a été sous-évaluée par les services.
Mais donc, il y a cette colère qui monte. Cette colère, elle est sous-évaluée par les services de renseignement. C'est-à-dire ce qu'on annonce, c'est plutôt 250 000 manifestants et on aura 500 000.
donne l'écart. 250 000 attendus, 500 000 venus. Mais le ministère en a compté 550 000. Le président arrondit donc vers le bas de 50 000. C'est le premier chiffre qu'on peut recouper et il tient à peu près. Le suivant, non, on y vient. Si vous voulez savoir ce qui se passe le 5 novembre, la prochaine journée nationale de grève et de manifestation, abonnez-vous à la chaîne et activez la cloche. Rappelons d'abord la suite immédiate du 17 octobre. Dans une allocution d'une dizaine de minutes, le président promet la fermeté face aux casseurs qui doivent payer. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, écarte l'état d'urgence et laisse les préfets décider des couvre-feu. De 20h à 6h à Lille, Douai, Denain et Ouatinise. Sur le fond, qu'a-t-il admis ? Une seule chose nette. Pour la réponse du gouvernement, il dit...
On n'a
pas été assez rapide, collectivement. C'est selon l'AFP, reprise par France Info, l'aveu le plus clair de l'entretien. Il ajoute un souhait, pas une décision, que les lycées puissent rouvrir à la rentrée après les vacances de la Toussaint. Sur la gestion du maintien de l'ordre, en revanche, il ne sait de rien. Interrogé sur les jeunes blessés, il se dit dans la compassion et le soutien à tous et rappelle que des policiers aussi ont été blessés. Il défend la stratégie des forces de l'ordre. Que retenir de cet aveu ? Il porte sur le rythme, pas sur les choix. Le président reconnaît une lenteur, il ne reconnaît pas d'erreur dans la manière de maintenir l'ordre. Pour être factuel, les violences policières font l'objet d'enquêtes. Près de 50 enquêtes de l'IGPN, l'Inspection Générale de la Police Nationale, sont ouvertes sur les mobilisations d'octobre, selon Dijon Actualité. Aucune conclusion n'est connue. Combien de lycéens ont été blessés depuis septembre ? Pas de chiffre officiel écrit que l'on puisse citer. C'est l'un des points que cette interview ne tranche pas. Reste une autre question, plus lourde. Les réseaux sociaux ont-ils failli être coupés ? Selon le Mediablast, cité par France Info, le Premier ministre aurait demandé aux opérateurs Orange, SFR, Free et Bouygues Télécom, deux jours avant la manifestation, de se tenir prêts à couper TikTok, Instagram, Snapchat et X. Une seule source, donc à prendre comme une information du Mediablast, pas comme un fait établi. Interrogé, Emmanuel Macron répond qu'il y a eu une grande rigueur. Il ne dit ni oui ni non. C
'est-à-dire les services de M. le Premier ministre. Donc il y a eu en tout cas une grande rigueur qui a été mise.
Dijon Actualité précise qu'aucune suspension n'a été décidée, mais que des discussions ont eu lieu. Cette question reste donc ouverte. On ne sait pas si une coupure a réellement été préparée. Et personne ne l'a confirmé. Les articles cités jusqu'ici ont leur lien en description, pour que vous puissiez vérifier par vous-même. Mais l'interview ne s'arrête pas aux lycéens, et c'est sur l'éducation qu'on trouve le chiffre qui ne tient pas. Chez Hugo Descript, Emmanuel Macron affirme qu'entre 90 et 95% d'une classe d'âge a le bac.
'hui, il y a 95% d'une classe d'âge, approximativement ça, 90 et 95% qui a le bac.
La direction de l'évaluation du ministère de l'Éducation nationale publie, en février 2026, la note qui fait référence. Pour l'année 2025, 80,1% d'une génération est titulaire du baccalauréat. C'est 0,4 points de moins qu'en 2024. 4 sur 5 donc, et non 9 sur 10. Pour répondre à la première question de cette vidéo, sur le bac, le chiffre cité ne correspond pas à la statistique officielle. D'où vient l'écart ? On ne le sait pas, et le président ne l'explique pas. Une hypothèse seulement, confondre deux mesures. Il y a la part d'une génération qui obtient le bac et il y a la part des candidats qui réussissent l'examen. La seconde est bien plus haute. Mais c'est une hypothèse, pas une explication donnée par l'Elysée. Ce qui est sûr, c'est le chiffre officiel. Et il ne dit pas entre 90 et 95%. Deuxième chiffre sur l'enseignement supérieur. Emmanuel Macron dit qu'on est passé d'environ 2,5 millions d'étudiants en 2017 à environ 3 millions aujourd'hui, soit 500 000 de plus. Aucune source officielle ne le confirme à ce stade, donc cela reste à prendre comme une déclaration. Face à cela, ce que le gouvernement annonce maintenant. 15 000 places supplémentaires dans le supérieur, dont 10 000 en BTS. France Université y voit un premier pas. Mise en regard des 500 000 de plus revendiqués par le président, c'est 3%. Reste Parcoursup, la plateforme d'affectation dans le supérieur, au cœur de la colère des lycéens. Emmanuel Macron la défend, il parle d'un système bien meilleur que ce qu'il y avait avant. Mais il admet qu'elle crée de la défiance, et qu'il faut donc la refonder. Concrètement, un remplacement est prévu en 2028. Il faudra une loi. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, dit que la réforme exige une clarification politique lors d'un débat à l'Assemblée sans vote. Un droit universel à l'université, en revanche ? Réponse du président, c'est faux et ce n'est pas souhaitable. Là, il tranche.
Il faut qu'on sorte de l'idée qu'en quelque sorte, il y aurait un droit universel à l'université, c'est faux et ce n'est pas souhaitable.
Annoncer, donc, Pas acquis. Et c'est la même question qui se pose pour le carburant. Le président cite un prix, de mémoire, comme il le précise lui-même.
D'abord, on a cette chance d'avoir ce plafond qui a été mis par Total. Si ma mémoire est bonne, c'est 2,25 pour le diesel et 1,99 pour l'essence.
2,25 euros pour le diesel et 1,99 euros pour l'essence. C'est le plafond obtenu auprès de Total Energy. Vérification faite, il a raison. Depuis le 22 juillet 2026, Total Energy plafonne le litre à 1,99 euros pour l'essence et 2,25 euros pour le gazole, en France métropolitaine. Pour le gazole, le plafond est même maintenu au-delà de fin janvier 2027, selon l'annonce du 12 octobre. Le coût pour le groupe, environ 500 millions d'euros à la fin octobre, selon Je Change. Ce chiffre-là est donc vrai. Pour un automobiliste, ce plafond existe déjà. Il ne dépend d'aucune promesse. Reste la baisse annoncée pour novembre. Emmanuel Macron évoque une baisse attendue des prix à la pompe à partir du 1er novembre. Pour le gazole, selon Je Change, un décret oblige les distributeurs à répercuter la baisse. L'État revend une partie de ses stocks à prix coûtant du 1er novembre au 31 janvier. Il n'annonce pas non plus de baisse générale des taxes sur les carburants, il préfère des dispositifs ciblés. L'État a d'ailleurs prolongé jusqu'à fin décembre une aide carburant de 100 euros, réservée aux ménages modestes qui roulent beaucoup. Passons au salaire. Le président demande aux branches professionnelles dont un niveau de salaire est sous le SMIC de renégocier. Combien sont concernés ? Selon la CGT, citée par Le Parisien et France Info, 122 branches proposent encore au moins un niveau de salaire inférieur au SMIC. c'est le chiffre d'un syndicat, donc à attribuer comme tel. Autre affirmation, le salaire d'entrée des enseignants aurait nettement augmenté depuis 2017. Ce chiffre, on n'a pas pu le confirmer, alors on ne le répète pas. Voilà pour les chiffres. Mais la semaine n'a pas été que sociale. Vendredi 23 octobre, le matin, à Trappes et à la Verrière, dans les Yvelines. Un homme tire depuis sa voiture. Un homme de 26 ans, Pengo Bossio Wangui, est tué. Il y a cinq blessés, selon Paris Match Belgique, d'autres sources en comptent quatre. Parmi eux, une adolescente de 11 ans, tirée d'affaires selon le maire de la Verrière. Le suspect s'appelle Kevin T. Il a 39 ans. Il est suivi pour schizophrénie et il était inconnu des services de renseignement. Le parquet national antiterroriste s'est saisi. Le procureur national antiterroriste, Olivier Christen, indique que le suspect ne conteste pas la matérialité des faits, mais conteste le caractère raciste de ses crimes. Il précise qu'aucun tract d'un parti politique n'a été découvert dans son véhicule. Selon une source proche du dossier, un exemplaire de Mein Kampf se trouvait à son domicile. Une seule source, à prendre avec prudence. Dans l'entretien, Emmanuel Macron parle d'une attaque terroriste raciste et d'une désinhibition du racisme chez les autres en visant le Rassemblement national et la France insoumise. Pour être clair, ce sont des jugements politiques, pas des constats judiciaires. L'avocat de la famille de la victime, M. Yassine Bouzerou, s'interroge sur le suivi d'un suspect détenteur d'armes de guerre. Un hommage national doit être organisé. Sur la qualification définitive des faits, c'est donc à la justice de trancher. Alors, que se passe-t-il maintenant ? Voici les dates connues. Aujourd'hui, le 29 octobre, des ministres reçoivent lycéens et régions sur la question des bâtiments. Samedi 31 octobre, journée d'action à l'appel des Gilets jaunes. Lundi 2 novembre, reprise des cours souhaités par le président. Rien n'est réglé pour autant. Et dans les 15 jours, Sébastien Lecornu doit revoir les représentants des lycéens et des étudiants. Trois jours seulement c'est par l'interview de cette reprise. Les lycées rouvriront-ils vraiment ? Pour l'instant c'est un souhait. On sait donc ceci, le plafond du carburant est réel, la foule du 17 octobre a été sous-estimée et le chiffre du bac ne correspond pas à la statistique officielle. On ignore ceci, si les réseaux ont failli être coupés, ce que concluront les enquêtes sur les violences policières et si une loi remplacera Parcoursup en 2028. Pour comparer avec ce que le président disait aux Français juste après le 17 octobre, l'allocution du président du 18 octobre est liée en description. Et pour suivre la suite, abonnez-vous à la chaîne. Le prochain rendez-vous est fixé, le 5 novembre, journée nationale de grève et de manifestation.
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