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La parole est à madame Géraldine Bagné. Merci Madame la Présidente. Monsieur le Premier ministre, Messieurs les ministres, mes chers collègues, je voudrais profiter de cette occasion qui nous est donnée de débattre pour revenir avec vous sur la question soulevée par les lycéens du contrôle continu. L'idée émanait sans doute d'une bonne intention au départ, faire travailler les élèves plus régulièrement et non pas seulement à la veille des épreuves terminales. Seulement, on constate des travers après quelques années de recul. Les professeurs des spécialités se sentent parfois contraints de très bien noter, surnoter des élèves. D'abord, pour ne pas perdre d'élèves dans leur spécialité, assurer la pérennité de cet enseignement. Manière aussi d'acheter la paix sociale, c'est une collègue qui le dit, avec les parents et les élèves. Et enfin, pour ne pas pénaliser les jeunes lors d'une candidature en classe préparatoire, par exemple. Se pose aussi la question du poids du contrôle continu en première, dont les notes sont conservées même en cas de redoublement. Même s'il faut le rappeler, le stress est toujours bien diversement vécu selon les élèves. Ne pourrait-on pas imaginer quelques devoirs communs dans l'année provenant d'une banque commune standardisée nationale plutôt que ce contrôle en continu, ce qui était d'ailleurs initialement appliqué ? Cela aurait pour avantage d'harmoniser davantage la notation de tous les élèves du territoire français, quelle que soit la localisation, le recrutement IPS des établissements. Notre groupe n'oublie pas aussi le problème des lycéens qui ne reviennent plus en fin d'année une fois passées les premières épreuves ou l'orientation déterminée pour la préparation de l'épreuve terminale. Idem pour les lycéens professionnels qu'on n'oublie pas et le parcours en Y si décrié qui, bien qu'aménagé, est toujours maintenu. Pouvez-vous d'ores et déjà nous dire, messieurs les ministres, je ne sais pas lequel va répondre, ce qui pourrait être amélioré sur ce dispositif précis du contrôle continu ? Merci beaucoup, madame la députée. Monsieur Jeffrey.
madame la députée, mesdames et messieurs les députés qui nous faites l'honneur de rester sur ce débat important pour notre jeunesse. Le contrôle continu, ça fait très longtemps qu'on a cette question entre, si je puis dire, la bonne intention... et l'effet péjoratif. Bon, attention, c'est de se dire, en fait, on va diluer la charge et par conséquent, la prise de risque pour l'élève, effet délétère, il va stresser en continu, là où auparavant il aurait pu être là où auparavant il ne stressait, si je puis dire, qu'en une fois. Moi, je ne suis pas partisan de faire disparaître totalement le contrôle continu. Et d'ailleurs, contrairement à ce que disent certains, il a toujours existé au baccalauréat. Les langues ont toujours été prises en contrôle continu, par exemple. Bon, voilà, c'est oublié aujourd'hui, mais enfin, ça se faisait auparavant. On a aujourd'hui, à mon avis, deux questions. La première, c'est est-ce qu'il faut le maintenir en première ou pas ? Ou est-ce qu'il faut considérer que finalement, il y a des épreuves anticipées en fin de première qui sont le français, désormais les mathématiques. Le français, ça a toujours existé, et mathématiques, on l'a ajouté. Et puis dans le fond, il y a une année de terminale qui est tournée vers le baccalauréat. Ça, c'est l'hypothèse, si je puis dire, un peu haute, mais que moi, je mets sur la table. Deuxième hypothèse que je mets sur la table, c'est l'hypothèse consistant à se dire le contrôle continu n'est pas une mauvaise chose parce qu'il permet une fois encore de lisser. mais est-ce qu'on ouvre la question de ce que certains appellent le droit à l'erreur, c'est-à-dire la correction de l'aléa ? Je peux avoir un excès de parcours, et je ne veux pas que c'est un excès de parcours, me pénalise à l'excès. Donc ces deux sujets-là aujourd'hui sont ouverts. Quant au lycée professionnel dont vous avez bien voulu parler, et au cas où vous le savez, je suis extrêmement attaché, je crois que c'est une des premières questions que j'ai prises quand je suis arrivé au ministère il y a un peu moins d'un an, un peu plus d'un an. C'est de mettre fin au parcours en Y tel qu'on connaissait. C'était avec des épreuves qui étaient très anticipées en avril et qui ont été conduisées les élèves après ça à décrocher. Ce n'est plus le cas cette année. Les épreuves du bac pro seront comme celles du bac général technologique, c'est-à-dire au mois de juin. Je vous remercie.
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