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7h, 9h, Europe 1 Matin. À 8h moins 10, l'édito politique sur Europe 1 avec Le Figaro. Bonjour Alexis Brézé. Bonjour Alexandre, bonjour à tous. Vous nous parlez ce matin de la séance très agitée qui s'est tenue mardi à l'Assemblée. Elle était en principe consacrée à l'hommage aux victimes de l'attentat raciste de Trappes. Elle a en réalité rapidement tourné au pugilat. C'est une scène qui vous a choqué, Alexis.
Oui, elle m'a choqué Alexandre. Comme elle a choqué, je crois, tous les Français qui ont un peu de cœur, un peu de décence et de dignité. Mais quelle honte ! L'ultime seconde de la minute de silence, en mémoire de Pango Bossio-Vangui, était à peine écoulée, que les invectives venues des bancs des insoumis et très vite relayées par l'as de la gauche ont déferlé sur l'hémicycle. Des invectives contre l'ARN et ses alliés, évidemment, auxquelles la gauche, depuis vendredi... Un putain ouvertement, une responsabilité morale dans l'attentat de Trappes et qui, pour ce motif, sont jugés indignes de s'associer au deuil de la nation, mais des invectives aussi, et ça c'est plus nouveau, contre Sébastien Lecornu, ses ministres et les principaux responsables du centre et de la droite, accusés avec véhémence par la secte éléfiste de complaisance, de connivence, voire de complicité avec l'extrême droite raciste. Le Premier ministre... parce qu'il avait eu l'audace d'appeler la veille à lutter contre toutes les formes de violence, en évoquant le meurtre de Quentin de Ranck, battu à mort par les nervis de l'extrême-gauche, a été particulièrement ciblé. Aurore Berger, coupable d'avoir naguère soutenue qu'évoquait la théorie du grand remplacement, qu'elle récule, cela va de soi, n'était pas un délit, a été violemment conspié. Mais au total, ce sont tous les députés macronistes et assimilés. traités de passe-plat du racisme, qui ont découvert, eux qui ont toujours eu la certitude d'appartenir au camp du bien et qui ont appelé à voter pour lui, qu'il ne valait pas mieux, aux yeux des insoumis, qu'un député RN Ony. Alors évidemment, ça leur fait tout drôle, mais ça n'a rien d'un hasard et d'une surprise. Ce qui s'est joué mardi à l'Assemblée, c'est l'aboutissement d'une stratégie perverse mais rationnelle, voulue, conçue, appliquée par Jean-Luc Mélenchon et qui se déploie sur deux fronts, idéologique et... On va commencer par le front idéologique, Alexis. Pour Mélenchon, en bon trotskiste qu'il est, c'est la mère de toutes les batailles. Il faut que les idées du camp de la révolution l'emportent sur celles du camp de la réaction. Et le meilleur moyen, c'est de discréditer, de disqualifier les idées de l'adverselle à un point tel qu'elles ne puissent même plus être exprimées. Et l'arme, c'est l'extension du domaine du racisme. Puisque le racisme est un délit. Il suffit de décréter raciste toute idée qu'on combat pour qu'elle n'ait plus droit de citer. Parler de réguler l'immigration, évidemment, est raciste. Toute politique de sécurité est forcément raciste, puisque l'ordre est racial et que les forces chargées de le faire respecter sont coupables de racisme systémique. Parcoursup est un outil raciste. La langue française est raciste tant qu'elle n'est pas créolisée. Bref, est raciste, donc interdit d'expression. Tout ce qui ne plie pas le genou devant la nouvelle France des racisés. Et le front politique ? C'est celui qui, un jour, doit permettre de conquérir le pouvoir. Alors, pas forcément par les urnes d'ailleurs, plutôt grâce à la rue. L'arme, cette fois, ce n'est pas l'invisibilisation, c'est au contraire l'expansion de l'espace du fascisme. Le levier de la conquête pour Mélenchon, c'est le front antifasciste. Mais pour que ce front se constitue, il faut évidemment une menace fasciste. Et plus cette menace est grande, au moins en apparence, plus le front antifasciste s'impose à gauche. Donc, il faut que tout le monde soit fasciste, du centre à la droite de la droite, pour que Mélenchon règne sur son camp. Fasciste, le RN sur Tizemmour bien sûr. Mais aussi, on l'a vu, Sébastien Lecornu. Fasciste, Gérald Darmanin et Bruno Retailleau, dont le journal Le Monde fait les co-responsables du drame de Trappes. Fascistes ? François Bayrou et Valérie Pécresse. Kali Rabé, le maire de la ville, rangent dans la catégorie des complices de l'extrême droite. Bref, tous fascistes, sauf ceux qui, la corde au cou, voudront bien baiser la babouche de ce grand démocrate qu'est Jean
-Luc Mélenchon. L'édito politique sur Europe 1, Alexis Brézé, merci. A la une du Figaro ce matin, l'Espagne en deuil après le drame ferroviaire d'Urda et puis en Israël. Netanyahou, affaibli, espère toutefois se maintenir.
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